Skulls and Brains FR
Bonjour ! Après quelques semaines de vacances, me revoilà avec le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture !
Disclaimer : Je ne possède rien et Succi est l'auteur de cette fanfiction. Vos messages lui font d'ailleurs très plaisir !
Chapitre 3 : Le pouvoir des fleurs
Point de vue d'Helen Louise
Beaucoup de choses m'étaient arrivées dans les dernières vingt-quatre heures de ma non-vie. J'avais été séparée de mon corps (littéralement), quasiment coupée en morceaux (là aussi, littéralement) et j'avais rencontré quatre des personnes les plus étranges de tout Londres.
La première était une gentille pathologiste à la curiosité malsaine, le deuxième un sociopathe aux cheveux bouclés, le troisième un homme au bon cœur, qui semblait pourtant proche du sociopathe et le quatrième un homme aux cheveux grisonnants qui fournissait des corps aux trois autres.
Ça fait beaucoup de choses à gérer, qu'est-ce que vous en pensez ?
Alors que la pathologiste finissait les autopsies, elle fut interrompue par quelques coups de téléphone et visites d'autres employés. Pendant ce temps, j'avais pu en déduire un peu plus sur mes quatre nouveaux « amis » :
Molly en pinçait pour ce Sherlock, c'était évident. Lui avait essayé de lui proposer de l'accompagner à un mariage (ce qu'elle n'avait pas deviné), puis était devenu froid comme la glace.
C'est un détective consultant – je ne sais pas du tout ce que c'est et je suis tentée de dire qu'il a inventé lui-même ce titre. J'ai deviné qu'il aide la police à enquêter sur des crimes. Ce qui nous mène à Greg Lestrade : c'est un inspecteur et il a clairement besoin de l'aide de Sherlock. Puis reste John : je ne vois vraiment pas quelle part il peut avoir dans tout ça. Il semble être une sorte d'assistant de ce détective consultant et ils paraissent être, tous les deux, amis. Jusqu'ici, tout va bien.
Comme Molly devait s'occuper des deux autopsies, elle m'a mise dans une sorte de congélateur. Il fait plutôt froid là dedans mais au moins, il y a une vitre, je peux donc voir ce qui se passe à l'extérieur, même si les voix sont un peu étouffées. Molly a envoyé ses résultats, attend maintenant leur retour et...
Les portes battantes s'ouvrirent et vint le détective consultant suivi de son assistant. Molly leva la tête de sa paperasse et les rejoignit au milieu de la pièce.
«Bonjour » sourit-elle doucement et peut-être un peu nerveusement.
John était sur le point de la saluer lui aussi quand Sherlock le devança d'un ton brusque : « Tu as dit que tu avais des résultats. »
Le sourire de Molly faiblit mais ne disparut pas.
Elle semble habituée à ce type de traitement.
« Oui. » Elle se dirigea vers les corps. Les deux hommes suivirent.
« Mr Pratt a été battu à mort avec un objet contondant. Je ne peux pas vraiment identifier l'arme mais ça peut être quelque chose avec une surface plate. Je n'ai pas trouvé de traces de cheveux ou tout autre fibre organique sur lui qui aurait pu nous mener au tueur. Pareil pour notre mariée de quelques heures..." A ces paroles, la légiste joignit un grand sourire, mais il s'éteignit à la seconde où elle vit qu'aucun des deux hommes ne l'avait imitée.
Oh allez, nous sommes dans une morgue, si personne ne peut avoir un humour morbide ici, alors où donc ?
La pathologiste passa à autre chose. « Et bien, la jeune femme a été empoisonnée avec de la convallaria majalis, communément appelée muguet de mai. »
Sherlock ouvrit la bouche mais John le devança. « N'y a t-il pas des symptômes évidents comme des vomissement ou des maux de tête ? »
Molly regarda alternativement les deux hommes. Helen Louise nota l'assurance avec laquelle la pathologiste expliquait les notions médicales.
Mais là encore, c'est son métier.
« Oui, les autres symptômes typiques sont une vision trouble, une désorientation, une salivation excessive et des diarrhées. Ça cause des dégâts au niveau de l'appareil gastro-intestinal, du système circulatoire et nerveux. Donc les symptômes sont difficiles à manquer. »
John sembla troublé. « Alors pourquoi personne ne les a remarqués ? »
« Parce qu'elle s'est retirée. » Expliqua Sherlock.
Les deux autres humains et le cerveau le regardèrent avec un regard interrogateur.
Sherlock roula des yeux. « Sais-tu comment on conduit un interrogatoire, John ? »
Mais avant que son ami ne réponde, le détective consultant le devança, « La demoiselle d'honneur a dit que Mrs Melrose s'est excusée pour aller aux toilettes et sur le chemin du retour... » le son de sa voix diminua.
« Elle devait vraiment être prise de vertiges, il devait lui être presque impossible de se tenir debout. Personne ne l'a rencontrée sur le chemin des toilettes ? Ça me parait peu probable. » Molly ne paraissait pas convaincue.
OK, j'en ai entendu assez, le prochain mec qui m'offre un bouquet de muguet peut aller se faire... attendez... je ne crois pas qu'on m'offrira de nouveau des fleurs ...
Les pensées d'Helen Louise furent interrompues par la lueur qu'elle vit dans les yeux de John. « Alors elle a été empoisonnée par les fleurs de la décoration ! »
Sherlock renâcla : « Ne sois pas stupide, John. Il faut bien plus que trois ou quatre fleurs pour tuer quelqu'un. Ensuite, on l'aurait remarqué si les fleurs des compostions avaient été endommagées.
Molly rejoignit la conversation. « En plus, elle les a mangées. C'était dans son estomac. »
John fit un bruit sec avec sa bouche. « Quoi, volontairement ? »
Sherlock soupira profondément et expliqua ironiquement. « C'était dans sa soupe. La soupe au menu était à l'ail des ours. Le muguet de mai peut être facilement confondue avec l'ail. »
« Alors c'était un accident. »
« Bien sûr que non ! Es-tu délibérément lent aujourd'hui, John ? »
Les lèvres de John se pincèrent en une fine ligne.
« Pense logiquement, pour une fois : si cela avait été accidentel, toutes les soupes auraient été empoisonnées, pas seulement celle de la mariée. C'était forcément délibéré. » Conclut Sherlock.
Oh, il est vraiment intelligent ! J'adore sa logique.
Le silence s'installa. Tout le monde semblait perdu dans ses pensées.
Molly fut celle qui le brisa. « Alors, ils ont utilisé du muguet pour les arrangements floraux ? C'est quand même bien joli ! » Sourit-elle rêveusement, comme si elle se les imaginaient mentalement. C'était un réel contraste avec Sherlock, qui la regarda sans y croire. « Vraiment, vous choisiriez du muguet de mai pour votre mariage ? »
Molly revint de son monde fleuri fantaisiste. Helen Louise put seulement détecter une once d'incertitude dans la voix de la pathologiste : « Bien sûr. Ils symbolisent le retour du bonheur. En plus, William et Kate en avaient pour leur propre mariage, eux aussi. »
« Qui ? »
Molly gloussa. «N'y prêtez pas attention. »
Sherlock la regarda intensément et statua « J'aurais choisi une autre fleur pour vous. »
Les têtes de Molly et John se tournèrent d'un coup pour regarder, sidérés, le détective consultant.
Quelle fleur choisirais-tu ? Dis nous ! Et si tu annonces le cactus, je te tuerais !
Helen Louise savait que Molly était en train de rassembler son courage pour lui demander elle aussi quelle fleur, quand une voix les interrompit. « J'ai entendu dire qu'il y avait une assemblée ici. »
Tout le monde, y compris Helen Louise, se tourna vers la porte battante pour voir qui était le propriétaire de cette voix. Elle appartenait à un homme d'une cinquantaine d'année, aux cheveux bruns grisonnants. Il portait une blouse blanche, un hideux pull vert et une cravate assortie, verte et violette, encore plus affreuse.
Au moment où Helen Louise le vit, elle le détesta.
L'homme marcha vers le groupe d'investigateurs. Les épaules de Molly s'affaissèrent et elle regarda ses chaussures.
« C'est une morgue ici, pas un hall de gare. » Dit-il en arrivant.
« Brillante observation. » Les mots de Sherlock ruisselaient de sarcasme.
L'homme s'arrêta, se tourna vers lui, essayant de s'élever à sa hauteur en levant la tête bien haut. Il n'y parvint pas et cela le rendit encore plus ridicule. « Ah, Sherlock Holmes, j'ai beaucoup entendu parler de vous. »
« Je ne peux, honnêtement, pas dire la même chose. » Le visage du détective consultant sembla plus froid que jamais.
L'homme se retourna vers John. « Et John Watson – le blogueur et meilleur ami. »
John écrit un blog ?! Je pensais que c'était seulement les pré ados qui faisaient ça !
John croisa les bras et s'éclaircit la gorge : « Pardon ? Mais vous êtes ? »
« Je suis le docteur Winthrop. Je suis en charge du labo jusqu'à ce que Mike Stamford soit de retour. Et je peux vous dire que les choses ne seront pas gérées ici comme avec Mike. Il y a certaines règles que tout le monde se doit d'obéir (il regarda successivement Molly et Sherlock). J'aimerais le dire tout de suite au cas où il y aurait plus de malentendus. »
Je savais que je le détestait !
Le Dr Winthrop se tourna vers Molly. « Dr Hooper, rendez-vous utile et allez nous chercher du café. Cela devrait vous occuper. »
Même si n'importe qui aurait pu voir la colère dans le regard de Molly, celle-ci était sur le point de suivre son ordre, quand la voix autoritaire de Sherlock la stoppa. « Nous sommes sur une enquête et n'avons pas le temps pour vos futiles jeux de pouvoir. Nous sommes autorisés à être ici – si vous ne me croyez pas, vérifiez-le. Et si vous voulez du café, faites-le vous-mêmes. Le Dr Hooper est une pathologiste, pas une serveuse. Alors, dégagez ! Je ne peux pas réfléchir en présence d'autant de stupidité dans cette salle! »
Un - Zéro pour Sherlock !
Les yeux de Molly étaient grands comme des soucoupes. John dut cacher un sourire. Le visage du Dr Winthrop devint rouge de colère. Il ouvrit la bouche pour sortir un mot mais la seule chose qui lui vint fut un piètre « Il y aura des conséquences. »
Puis il sortit en coup de vent.
Tout le monde regarda Sherlock. Il soupira : « Oh John, ferme-là! »
Le blogueur arbora un large sourire : « Je n'ai absolument rien dit. »
Le détective consultant grogna avec exaspération et sortit.
John se tourna vers la légiste. «As-tu entendu ça : tu n'es pas une serveuse ! Ne penses-tu pas qu'il fera son propre café à partir de maintenant ? »
Molly gloussa. « Non, je pense qu'il préfère que je sois sa serveuse. »
Moi je pense qu'il voudrait que tu sois bien plus que ça...
John rigola : « Alors, je ferai mieux d'aller occuper le rôle de son blogueur. A plus tard! »
A suivre !
Voilà ! Alors qu'en pensez-vous ? :-)
