Skulls and Brains FR
Coucou ! Voici le nouveau chapitre ! Helen Louise est de retour ! Bonne lecture !
Chapitre 5 : Une chambre avec vue
Point de vue d'Helen Louise
Je possède ma propre chambre avec vue maintenant ! Ma nouvelle maison est un bocal en verre au dessus d'une étagère de la morgue. Il est plutôt spacieux, et puisqu'il est en verre, j'ai une vue de 360° degrés.
Molly l'a placé de telle manière que je peux voir, non seulement tout ce qui se passe dans la morgue, mais aussi dans le labo. Elle est très attentionnée !
Au moment où elle me rangeait, elle m'a dit qu'elle avait déjà acheté une robe pour le mariage de John. Elle est jaune. Même si je n'ai jamais été fan de cette couleur pour les fringues, je peux imaginer qu'elle va être très mignonne dedans. Si le jaune va à quelqu'un, c'est bien à Molly Hooper – le soleil de cette morgue. Woaouh... La solution alcoolique dans laquelle elle m'a mise semble avoir un drôle d'effet sur moi... je deviens très poétique et tout et tout...
La pathologiste avait eu une longue journée hier et avait du gérer les deux meurtres du mariage des Melrose. Elle savait que Sherlock voudrait d'autres résultats le plus vite possible. Et elle aussi. Elle ne voulait pas seulement l'aider, elle voulait aussi satisfaire sa curiosité personnelle. Qui voudrait tuer une mariée le jour de son mariage ? C'était complètement cruel !
Ce qui la dérangeait le plus, c'était qu'elle ne réussissait pas à identifier l'arme avec laquelle Mr Pratt avait été tué. Elles n'avait jamais vu de telles marques sur un corps auparavant. Ce n'était pas un marteau, ni une batte de baseball (ok, qui se baladerait à un mariage avec une batte de baseball ? ) Elle réfléchit sérieusement à tous les objets qui auraient pu être présents à un mariage et qui auraient pu servir à battre quelqu'un à mort. Soudainement, elle gloussa.
Pourquoi est-elle en train de rire ? Je devine qu'elle a de nouveau des idées morbides !
Le cerveau avait raison, puisque la pathologiste s'était imaginée elle-même au mariage des Watson et pensait à tous les objets qu'elle aurait pu utiliser pour tuer quelqu'un. Peut-être pas si cool...
Elle soupira et reporta quelque chose dans le rapport qu'elle était en train d'écrire. Elle détestait la paperasse. Mais c'était une partie de son job. Elle devait être très précautionneuse maintenant. Comme Sherlock était revenu d'entre les morts, il était évident qu'elle l'avait mal identifié – et n'importe qui avec seulement la moitié d'un cerveau aurait pu conclure qu'elle avait juste falsifier le rapport d'autopsie.
C'est pourquoi, on examinait dorénavant de plus près ses dossiers et elle se devait d'être très précise. C'était encore plus ennuyant mais pour elle c'était un petit prix à payer pour la vie de Sherlock Holmes.
« Tu ne trouves pas qu'il se comporte bizarrement ces temps-ci ? »
Est-ce que c'est à moi qu'elle parle ?
Comme pour approuver les pensées du cerveau, Molly leva la tête vers Helen Louise.
Je ne peux honnêtement pas imaginer qu'il ait pu être un jour un peu moins bizarre. Mais après tout, je ne le connais pas depuis longtemps.
Molly poursuivit : « Il a toujours été étrange mais depuis qu'il est revenu, il y a des fois, quand j'y pense... où il semble vraiment me remarquer, tu ne penses pas ? »
Non, pas vraiment.
« Comme s'il pensait vraiment ce qu'il disait. »
Mais à quoi penserait-il ?
Helen Louise n'eut pas de réponse. Au lieu, la pathologiste soupira profondément et marmonna : « Je ne sais pas »
Elle retourna à ses papiers sur la table et se mit à gribouiller dessus.
Et bien ça fait deux.
Helen Louise ne put réfléchir bien longtemps à ce que Molly avait bien pu vouloir dire car un nouveau visiteur entra.
Le cerveau et la pathologiste tournèrent simultanément leurs regards vers la porte et alors que la première montra ouvertement sa joie (puisque les humains ne pouvaient pas la voir), la seconde essaya du mieux qu'elle put d'apparaître indifférente.
Chérie, il est le seul à pouvoir feindre de manière convaincante l'indifférence, pas toi !
Molly sourit timidement. «Bonjour Sherlock. »
Il ne dit pas un mot et prouvant la théorie d'Helen Louise, son visage ne montra rien. Une nouvelle fois, son Belstaff volait dramatiquement derrière lui et son col était relevé.
Non pas que ce ne soit pas sexy mais pourquoi fait-il cela ? A-t-il un cou de girafe ?
Le détective consultant avança vers Molly et mit à côté d'elle un gobelet en plastique.
La pathologiste leva la tête vers lui, surprise.
« Je ne vous attendais pas. Je n'ai pas encore eu de nouveaux résultats. »
Il ne répondit pas mais sembla observer un point invisible sur le mur opposé.
Ça va devenir intéressant !
Puisqu'elle n'avait pas eu de réponse, la légiste regarda suspicieusement tour à tour le gobelet et le détective.
« Sherlock, qu'est-ce que c'est ? »
« Du café, de toute évidence. »
Je dois l'admettre, c'était une question stupide Molly ! Si tu as oublié ton cerveau, je suis là !
« Oui, je peux le constater. »
« Alors pourquoi vous le demandez ? » Il se tourna pour la regarder avec une expression critique.
« Parce que vous ne m'apportez jamais de café. »
Les yeux de Sherlock se rétrécirent. Molly croisa les bras devant sa poitrine.
« Que voulez-vous Sherlock ? »
Ses yeux se rétrécirent encore plus.
« Pourquoi êtes vous si suspicieuse ? Je pensais que c'était considéré comme une bonne intention que d'apporter un café à quelqu'un ? »
La pathologiste soupira profondément : « Ça l'est, oui mais vous n'êtes habituellement pas si gentil. Donc, dites-moi ce que vous voulez, parce qu'on le sait très bien tous les deux, je le ferai dans tous les cas. » Il était difficile pour Helen Louise de dire si Molly était plus en colère contre lui ou contre elle-même.
Évidemment, il fait des choses gentilles uniquement pour la manipuler. Et ce Sherlock Holmes est tout sauf gentil !
Le détective se composa une tête boudeuse qui le fit ressembler à un gamin grincheux : "J'ai changé depuis la chute."
Si tu étais encore plus suffisant avant, je ne pense pas que je t'aurais aimé.
D'un coup, toute la colère disparut du corps de Molly et son regard redevint chaleureux, ainsi que sa voix. "Je sais."
Helen Louise put voir que la pathologiste essayait de le regarder dans les yeux mais de nouveau, il fixa son regard sur le mur derrière elle. Mais soudainement, sa tête se baissa pour rencontrer ses yeux et le cerveau ne sut pas ce qui avait entraîné ce geste. Après les avoir observés de plus près, elle put voir que Molly avait pris la main de Sherlock.
Maintenant, je sais ce qui l'a fait réagir. Dire qu'il semble décontenancé serait l'euphémisme de l'année. Il ne semble pas seulement être émotionnellement inapte mais aussi haptophobique, il ne supporte pas les contacts physiques - superbe combinaison ! Quelqu'un a besoin d'un bon thérapeute... ou peut-être d'une pathologiste ?
Le détective consultant resta figé comme une statue de glace pendant un certain temps où le pouce de Molly dessina des cercles lents sur ses jointures. Puis, presque aussi lentement, sa main à lui se déplaça et la petite main de Molly s'y retrouva emprisonnée. Il la serra avec douceur et Molly lui sourit timidement.
Maintenant, c'est le bon moment : demande lui de t'accompagner au mariage ! Mais va jusqu'au bout cette fois !
Helen Louise put le voir déglutir – il avait de toute évidence la gorge nouée.
Pour quelqu'un d'aussi éloquent, il était fascinant de le voir tout d'un coup réduit au silence par une toute petite femme...
Sherlock ouvrit la bouche et... fut interrompu de nouveau. Cette fois-ci par son téléphone...
C'est pas possible !
Ils se séparèrent et Sherlock attrapa son téléphone avec la même main qui avait tenu celle de Molly quelques secondes plus tôt.
"Qu'y a-t-il Lestrade ? » aboya-t-il. « Vous savez parfaitement que je préfère les sms. »
Le détective consultant se détourna de Molly et ce fut le travail qui reprit le dessus. Elle se remit à ses papiers et écrivit quelque chose. Helen Louise était sûre que la pathologiste essayait juste de paraître occupée elle aussi. Elle pouvait voir ses mains qui tremblotaient.
Sherlock raccrocha. « Je dois y aller. Je reviendrai plus tard pour examiner les prélèvements. » Il tourna les talons. Au moment où il était sur le point de sortir, la voix de Molly le stoppa.
"Merci pour le café, Sherlock. C'était gentil de votre part."
Il ne se retourna pas. « De rien. » La nuance de gentillesse dans sa voix était immanquable. Et puis, il ne fut plus là.
A suivre !
