Skulls and Brains FR
Coucou !
Me revoilà pour un septième chapitre ! Quelques surprises en perspective et comme toujours, j'espère que ça vous plaira ! :-D
Cannelle-Black : C'est toujours un plaisir de te lire à chaque chapitre ! Merci beaucoup ! :-)
Valérie L : Hihihi, moi aussi j'aime beaucoup les railleries de Mycroft, celle-là était bien trouvé et elle fait mal, enfin, avec Sherlock, c'est peut-être pas sûr que ça lui fasse grand chose mais bon c'est effectivement bien plus original que celles qu'il fait sur le régime de son frère ^^ Le pauvre, il doit vraiment en avoir marre, d'autant plus que ça a l'air de vraiment le complexer ^^
Ysabelle : Merci beaucoup des encouragements ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant ! :-)
Lafinada : Ohlala, quel joli titre tu m'as donné là ^^ Merci à toi aussi ! :-D Et oui, pauvre Billy, il se sent vraiment seul sur ce manteau de cheminée poussiéreux... Mais peut-être plus pour très longtemps, qui sait ? ;-)
Et merci aussi à tous ceux qui aiment, suivent ou lisent simplement cette histoire ! N'hésitez pas à mettre un petit commentaire si ça vous démange ! ;-)
Allez, zou ! Petit diclaimer de routine : Succi est l'auteure de cette fiction, ni elle ni moi ne possédons Sherlock (c'est bien triste tout ça ^^) et je suis votre humble traductrice ;-) Bonne lecture !
Chapitre 7 : Le bon choix de fleurs
Point de vue d'Helen Louise
Je pensais que la vie après la mort serait ennuyeuse – s'il y avait eu quelque chose qui ressemblait un tant soit peu à la vie après la mort.
Mon ancienne propriétaire n'avait jamais été très religieuse et moi non plus. Mais maintenant que j'avais la preuve qu'il y avait effectivement une vie après la mort, je devais bien l'avouer : la vie après la mort était bien plus intéressante que la vie que j'avais eu avec ma propriétaire.
Oubliez Eastenders ou Coronation Street, ça, c'est le véritable soap opera !
Il n'y manque aucun des composants : nous avons tous les différents personnages, ce qui mène au conflit : nous avons un meurtre, des suspects et bien sûr, une histoire d'amour compliquée.
Et comme j'ai toujours eu le cœur d'une romantique (dans mes bons vieux jours, quand j'en avais encore un...), je suis très intéressée par le schéma de cette histoire à l'eau de rose :
Sherlock le détective consultant et Molly la pathologiste sont comme le jour et la nuit. Elle, est effacée et timide, lui, est un génie suffisant – oh et il semble qu'il soit aussi sociopathe (ce qui semble confirmer la théorie selon laquelle les gentilles filles tombent toujours amoureuses des bad boys...).
Cependant, ils ne sont pas aussi différents comme on pourrait le penser à première vue : ils sont tous les deux intelligents, charitables et oh, si étranges...
Ils semblent se comprendre l'un l'autre d'une façon que personne d'autre ne pourrait comprendre – pour ma part, je ne le peux pas.
Ils ont des conversations muettes uniquement en se regardant. Et je ne sais même pas s'ils réalisent tous les deux que c'est une chose exceptionnelle
Il est facile de voir que Molly est amoureuse de Sherlock mais avec lui, il faut y regarder de plus près. Ce n'est pas flagrant mais c'est là, clairement.
La façon dont il la regarde quand il pense que personne ne le voit, le fait qu'il l'ait défendue avec véhémence contre le Dr Winthrop, qu'il lui ait apportée un café et bien sûr, le fait qu'il veuille qu'elle l'accompagne au mariage de John... J'attend désespérément le moment où il va finalement le lui demander.
Apparemment il a quelques problèmes avec ça parce que malgré toute son éloquence, il est incapable d'exprimer ses sentiments.
Ok, il n'est pas seulement incapable, il est surtout vraiment nul !
Comme vous pouvez le constater, c'est vraiment intéressant ici avec mon petit couple bizarre ! Je vais sûrement radoter mais ils sont vraiment comme le jour et la nuit : elle et sa nature adorable, le soleil de ses sombres pensées...
Bon, assez de « précédemment dans » et place au show !
Molly venait tout juste de finir l'autopsie d'un homme d'une soixantaine d'année qui était mort à St Bart, à cause d'une attaque cardiaque – heureusement, pas à cause d'une négligence, ce qui voulait seulement dire petite paperasse. Même si elle adorait travailler sur des cas énigmatiques, la paperasse qui allait avec était fastidieuse, pour faire court.
Molly lava ses mains et était sur le point de retourner à son bureau lorsqu'elle entendit quelqu'un entrer. Sans se retourner, elle savait déjà qui étaient ses deux visiteurs – elle pouvait reconnaître les bruits de leurs pas à n'importe quel moment et n'importe où.
« Bonjour vous deux ! » les salua t-elle de derrière son épaule avant de se retourner complètement.
Super, le génie et sa conscience sont de retour – avec un peu de chance, ils ont des nouvelles de l'affaire !
Lorsqu'Helen Louise vit les deux hommes, quelque chose lui parut étrange. Au premier coup d'œil, elle n'avait pas réussi à la trouver mais ensuite, elle comprit : ce n'était pas leur chorégraphie d'entrée habituelle.
Normalement, Sherlock arrivait à grandes enjambées, les pans de son Belstaff volant autour de lui et John le suivait. Cette fois-ci, c'était l'inverse : John entra dans la morgue le premier et Sherlock ferma la marche – presque hésitant, les mains dans le dos.
Comme Molly s'était tournée elle-aussi vers eux, elle sembla avoir la même idée que le cerveau puisque ses sourcils se froncèrent pendant une seconde. Mais elle sembla chasser ses pensées immédiatement car son visage montra ensuite sa douceur habituelle.
John salua la pathologiste et alla se placer devant elle. Sherlock ne dit pas un mot (pas de changement de ce côté-là...) et resta près de l'étagère sur laquelle Helen Louise était posée. Il se tint là, les mains toujours cachées derrière son dos. Le cerveau savait que c'était sa posture habituelle : le dos droit, les mains derrière le dos... mais quelque chose semblait bizarre aujourd'hui – sa posture paraissait plus crispée que d'habitude.
Molly nota immédiatement la même chose, regarda avec un peu d'inquiétude le détective consultant mais garda sa voix chaleureuse : «Qu'est-ce que je peux faire pour vous aujourdhui ? »
John se retourna dans l'expectative vers Sherlock qui ne bougea pas. Ses pensées semblaient ailleurs.
Alors son ami expliqua : « Il m'a dit qu'il avait besoin de voir le corps de Mr Pratt une fois de plus. Il a eu ce regard excité, qu'il a quand... tu sais... Mais au moment où nous sommes arrivés à St Bart, il est... devenu comme ça. » Le blogueur fit un petit geste d'impuissance en direction de Sherlock.
Molly dirigea son regard d'un homme à l'autre. « Okay... il a dit pourquoi il... » mais elle ne put finir sa question puisque soudainement le détective consultant revint à la réalité et ordonna : « Molly, j'ai besoin de voir le corps de Mr Pratt. »
La pathologiste sursauta un peu devant ce commandement si soudain mais elle partit quand même chercher le corps de Mr Pratt et le sortit. Alors que John la rejoignait et qu'elle relevait la couverture blanche du corps, Helen Louise entraperçut Sherlock Holmes poser quelque chose sur la paillasse. C'est pour ça qu'il gardait ses mains derrière son dos, il cachait quelque chose !
Puis, il s'avança vers ses amis et se pencha sur le corps de Mr Pratt. Un sourire satisfait se forma sur son visage et il s'exclama soudainement : "Je le savais !"
" Quoi ?" demandèrent John et Molly à l'unisson.
Sherlock ne répondit pas mais il se pencha encore un peu plus près pour avoir une meilleure vue.
John soupira d'irritation "Nous savons tous que tu as le cerveau le plus brillant de cette pièce..."
Je ne compterais pas là-dessus !
« Alors pourrais-tu être possiblement sympatique et laisser les personnes normales de cette pièce savoir ce qui se passe dans ton cerveau ? »
J'aimerai beaucoup diner avec son cerveau...
Sherlock se redressa et expliqua : « Mr Pratt a été tué avec une poêle à frire. C'est sûrement quelqu'un qui travaillait dans les cuisines. »
John ne suivait pas son raisonnement. « Pourquoi ? Juste parce que l'arme du crime y était rangée ? »
Sherlock n'eut pas besoin de dire « Ne sois pas stupide » puisque son regard en disait déjà long : « Non, parce que pour quelqu'un qui travaille dans la cuisine, ça aurait été aussi un jeu d'enfant d'empoisonner la soupe de la mariée sans que personne ne le remarque. Nous devons vérifier leurs alibis."
"Lestrade l'a déjà fait. Personne ayant travaillé dans la cuisine ne s'est comporté suspicieusement. Et aucun non plus n'avait pas de mobile. »
Le détective consultant se redressa et leva les yeux vers le ciel « Toi et tes mobiles... Ce n'est que du non-sens psychologique. Peut-être qu'ils ont été tués juste pour le fun. »
John mit les mains sur ses hanches. « Tu ne penses pas ce que tu dit. Et même si tu le pensais, le « fun » compte aussi comme un mobile. »
Molly fit sa propre suggestion : "Peut-être que cela avait à voir avec l'amour ou la jalousie."
Maintenant Sherlock semblait vraiment irrité : « Pourquoi tout le monde devient sentimental... Juste parce que le meurtre s'est produit lors d'un mariage ? »
Et bien, le mariage est quelque chose que l'on accomplit par amour – dans notre société du moins...
Molly fixa ses chaussures. John considéra Sherlock avec un regard répréhensif.
Oui, honte à vous, Mr Holmes ! Ce n'est pas une façon de traiter la femme à qui vous allez demander de sortir avec vous !
Comme Sherlock ne semblait pas réagir, John fit tomber ses mains de part et d'autre de ses hanches, soupira profondément et demanda : « Bien, alors on doit aller parler aux membres des cuisines ?"
« Oui. »
Pour s'occuper, Molly rangea Mr Pratt pendant que Sherlock regardait avec insistance son ami.
" Et bien John, qu'est-ce que tu attends ?"
Le blogueur sembla confus. « Je t'attends toi... »
« Pars devant et trouve-nous un taxi. Je te rejoins dehors. »
John parut encore plus déconcerté mais la voix de Sherlock ne laissa place à aucun argument. Puis, la compréhension s'empara du visage de John et son regard passa de Sherlock à Molly. Ses lèvres dessinèrent un petit sourire entendu.
Il se tourna vers son ami : "Très bien. On se voit tout à l'heure alors."
Avant qu'il ne sorte, Helen Louise put voir que le sourire sur le visage de John était devenu encore plus immense.
Molly avait été trop occupée à se concentrer sur son travail pour avoir entendu la conversation entre le détective consultant et son ami, alors elle sembla plutôt surprise de voir Sherlock toujours derrière elle lorsqu'elle se retourna.
Elle le regarda, attendant qu'il lui donne un nouvel ordre. Mais comme rien ne venait, elle demanda avec hésitation. « Sherlock, y-a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ?"
Il la contempla comme s'il venait tout juste de réaliser qu'elle était aussi dans la pièce.
Mon Dieu, a-t-il vraiment une sorte d'endroit où ses pensées se retirent systématiquement ? Quoi que ce soit, ça doit vraiment être super intéressant...
Il ne lui répondit pas mais posa à son tour une question : « Où est Helen Louise ? Vous l'avez déjà disséquée ? »
Oh, il se rappelle de moi !
Molly sembla un peu suspicieuse vu le changement de sujet mais elle répondit « Non, nous avons été capables de clore l'affaire sans la couper en petits morceaux, ce dont je suis contente car j'ai pensé qu'elle ferait un beau spécimen. »
Merci beaucoup ! Je ne veux pas paraître arrogante mais je suis d'accord avec toi : Je me trouve plutot jolie.
"Alors, je l'ai mise là-haut." Molly pointa l'étagère sur laquelle Helen Louise était rangée. « J'ai pensé qu'elle s'y plairait"
Ouiii !
Sherlock haussa seulement les épaules et acquiesca comme s'il était parfaitement normal d'avoir une telle conversation. Et Helen Louise savait que pour eux deux, c'était probablement leur version de la causette.
"C'est pour cela que j'ai aussi mis Billy sur le manteau de la cheminée."
Là, ce fut au tour de Molly d'acquiescer d'un air entendu.
Oh Billy, j'aimerai vraiment le rencontrer. Pourriez-vous nous arranger un rendez-vous ?
Il y eut un silence et de nouveau Helen Louise sentit que les deux humains avaient une conversation entièrement sans dire un mot.
Je sais que tu veux lui demander pour le mariage. Just do it !
Sherlock regarda attentivement la petite pathologiste et elle commença à se tortiller sous son regard en mordant sa lèvre inférieure.
C'est vraiment un signe de nervosité chez elle !
Il s'éclairçit la voix. «Euh, je crois... » Il passa une main dans ses boucles brunes.
Et ça, c'est son tic nerveux à lui !
Une mèche de ses cheveux glissa sur son visage et Helen Louise put voit la main de Molly tressaillir. Il n'était pas difficile de conclure que la pathologiste devait contrôler l'envie de la replacer comme il fallait. Le cerveau la comprenait.
« Je crois. » commença-t-il une nouvelle fois. « Je crois que je vais y aller. John m'attend."
Molly leva la tête vers lui. « Je crois aussi. Je vous revois bientôt ? » Le son de sa voix diminua, incertaine.
"Oui." Il y avait quelque chose dans sa voix qu'Helen Louise ne put deviner. Etait-ce du désespoir, de la déception ? Quoique ce fut, cela ne rendit pas seulement le cerveau curieux, mais aussi Molly car ses yeux s'ouvrirent en grand en entendant sa réponse.
Il hocha la tête comme à lui même, tourna les talons et s'en alla.
Noooooooon ! Tu ne peux pas partir, espèce de lâche ! Tu n'en as pas fini ! Et tu oublies ta boîte sur le comptoir, c'est... Non, attendez.. est-ce que c'est ? Il ne l'a pas oublié. Il l'a laissé exprès ! Molly ! Molly ! Viens par là !
Bien sûr, la pathologiste n'écouta pas le cerveau. Au lieu, elle ferma les yeux pendant un moment, secoua la tête et laissa échapper un long soupir de frustration. Ses épaules s'affaissèrent un peu.
Même si la pathologiste n'avait pas pu entendre le cerveau, Helen Louise fut chanceuse car Molly avait laissé son bloc-note sur la paillasse et elle vint le reprendre. Juste au moment où elle l'attrapait, Molly aperçut la boite allongée. Elle l'attira vers elle. « MOLLY » était écrit d'une élégante caligraphie dessus et Helen Louise devina que c'était l'écriture de Sherlock.
Ouvre-là ! Je meurs (de nouveau...) d'excitation !
D'une manière trop lente au goût d'Helen Louise, Molly ouvrit la boîte avec précaution. Toutes les deux, elles haletèrent lorsqu'elles virent ce qu'elle contenait : un chrysanthème blanc et un gerbera orange accompagnés d'un mot disant : « Voici les fleurs qui te correspondent vraiment."
Le doigt de Molly traçant l'écriture sur la carte trembla un peu, tandis qu'au dessus d'elle, Helen Louise jouissait des développements du soap opera de son au-delà.
Restez à l'écoute !
A suivre !
Alors alors, qu'en pensez-vous ?
Ne vous inquiétez pas, la signification des fleurs viendra !
A bientôt ! ;-)
