Skulls and Brains FR
Youpidou ! Comme promis, voilà le neuvième chapitre ! Snif... plus que deux et ce sera fini ! Mais pour le moment, place au retour d'Helen Louise !
Réponses aux reviews :
Cannelle-Black : Sherlock ne sera peut-être pas très explicite à propos de son plan pour se rapprocher de Molly mais sa technique de "drague"ne sera pas si mauvaise que ça parce qu'elle permettra sans doute à ton rêve de se réaliser ! :-D Gros bisous !
Lafinada : Tronquer les chapitres ? Loin de moi cette idée ! :-P Quoique... c'est peut-être pas mal comme idée, ça permettrait de faire durer le plaisir ! ^^ Quel genre d'idée a Sherlock ? Tu liras par toi-même ;-) Mais j'ai peur que l'issue de ce chapitre ne te laisse sur ta faim :-D Merci pour le courage, j'en aurai bien besoin ! Gros bisous !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 9 : Preuves photographiques
Point de vue d'Helen Louise
Comme il se l'avéra, Helen Louise n'était pas la seule à penser que Molly représentait le soleil de la vie de Sherlock car il semblait lui aussi penser la même chose. Pourquoi d'autre sinon aurait-il choisi pour elle un gerbéra orange qui voulait dire : « Tu es mon soleil » et « Avec toi, tout est magnifique » ? Mais Helen Louise aimait encore plus la signification derrière le chrysanthème blanc : pureté, honnêteté et vérité. Elle se rappelait aussi d'un article sur le langage des fleurs où elle avait lu que les chrysanthèmes blancs voulaient dire « Il y a beaucoup de mystères en toi et quand je pense enfin t'avoir entièrement deviné, je trouve toujours quelque chose de nouveau. » Helen Louise aimait beaucoup cela et pensait qu'il y avait une véritable correspondance avec le Dr Molly Hooper.
Sherlock aurait pu choisir des roses ou des lys pour elle – quelque chose de classique, presque cliché – mais il a choisi autre chose. Ces deux fleurs sont beaucoup plus personnelles.
Helen Louise ne savait pas si Molly connaissait la signification de ces fleurs mais elle semblait vraiment touchée. Si touchée qu'une petite larme avait fait son chemin sur sa joue. Et le cerveau devait l'admettre, c'était un doux geste miraculeux. Cela montrait qu'il faisait attention à elle et qu'il pensait à elle. Certains auraient pu objecter en disant que ce n'était pas flagrant, surtout quand ils étaient ensemble. Mais il semblait aussi parfois ignorer John alors qu'Helen Louise était sûre qu'ils étaient amis, si ce n'est meilleurs amis.
Helen Louise était certaine que les fleurs avaient maintenant une place spéciale quelque part dans l'appartement de Molly.
Mr Belstaff n'est peut-être pas très bon pour exprimer ses sentiments avec des mots mais dans son cas je dirais : L'action parle plus fort que les mots. Et vraiment fort – c'est presque assourdissant ! J'ai le sentiment que Molly a surtout besoin qu'il exprime son attirance pour elle. Il semble qu'il y ait beaucoup de non-dits entre eux – comme s'ils avaient eu des conflits par le passé. De mon point de vue (ce qui est après tout littéral), Molly a peur de croire en sa sympathie. Comme elle l'a fait entendre lorsqu'il est venu lui apporter un café, il a été gentil avec elle par le passé mais seulement pour la manipuler. Peut-être est-ce cela qu'il voulait dire, quand il a déclaré "J'ai changé depuis ma chute". Quelque chose a du se produire et a fait changé son opinion sur elle... ou sur lui-même ?
C'est ça le problème avec le réel soap opéra : je ne peux que spéculer et je ne peux pas être sûre d'avoir une conclusion satisfaisante.
Quand Molly fut de retour au labo après sa pause de midi, elle y trouva le détective consultant et son blogueur. Elle s'arrêta et Helen Louise put constater qu'elle fit l'effort de ne pas rougir lorsqu'elle vit Sherlock – se souvenant certainement des fleurs.
Je le jure, je leur ai dit de nombreuses fois qu'ils n'étaient pas autorisés à être ici sans toi, mais ils n'ont pas écoutés !
Sherlock était en train d'examiner des échantillons à travers un microscope pendant que John s'était assis à la table opposée et regardait des photos.
« Salut vous deux ! Vous savez que vous n'êtes pas autorisés à être ici sans moi. »
Il était clair qu'elle s'adressait seulement à Sherlock. Qui avait choisi de l'ignorer. Au lieu, ce fut John qui répondit : « Salut Molly. Je suis désolé mais tu sais... » Ses yeux indiquèrent Sherlock et Molly soupira profondément. Elle marcha vers John.
« Qu'est-ce que tu es en train de regarder ? »
« Les photos du mariage des Melrose. »
« Oh, qu'est-ce que c'est beau ! Je peux voir ? »
Au moment où Molly attrapa la première photo, l'impertinente voix de baryton de l'homme au microscope se fit entendre : « J'ai déjà dit à John qu'il ne trouverait pas le meurtrier sur ces photos. Je les ai déjà toutes examinées. Il n'est pas sur l'une d'entre elle. » Il ne leva même pas la tête de son microscope.
John se défendit : « Oui, mais peut-être que nous trouverons un indice. »
Le cerveau put voir Sherlock lever les yeux au ciel mais il choisit de rester silencieux.
Le fait que tu n'ai pas encore trouvé la solution ne veut pas dire que tu as besoin de te comporter comme un vrai connard !
Molly était en train de regarder quelques photos, quand soudainement quelque chose retint son attention et elle regarda une d'un peu plus près. Helen Louise ne put apercevoir ce qu'il y avait sur cette photo. Molly la reposa sur la table et soupira de nouveau.
« C'est plutôt triste. »
" Qu'y a-t-il " lui demanda John, à côté d'elle.
" Il y a de belles compositions florales un peu partout, mais aucune photo du bouquet de la mariée. Elle a du le lancer tout de suite après la cérémonie ou en arrivant à la réception. Dommage, j'aurai bien voulu savoir à quoi il ressemblait."
Soudain, une chaise grinça. Sherlock se leva et après trois longues enjambées, se tint aux côtés de la pathologiste. Il semblait excité et alerte – sans aucune ressemblance avec l'expression d'ennui qu'il arborait quelques secondes plus tôt. Ses yeux glissèrent des photos à Molly. Dans un mouvement fluide, il prit son visage dans ses deux mains et se baissa vers elle – leurs front se touchaient presque, leurs yeux étaient ancrés dans ceux de l'autre. Helen Louise put voir que la poitrine de Molly ne bougeait pas. Elle s'était arrêtée de respirer.
La voix de Sherlock n'avait jamais été aussi excitée d'après Helen Louise
« Je pourrais vous embrasser, Molly Hooper. »
Alors, fais le, triple idiot !
"Parfois, les sentiments d'une femme peuvent vraiment être utiles."
Là, tu as tout gaché …
Il caressa doucement avec ses pouces ses joues puis aussi brusquement qu'il avait mis ses mains sur son visage, il les retira, se tourna et marcha vers la sortie.
Molly reprit finalement sa respiration qu'elle avait retenue. John et Helen Louise regardèrent inquisitivement la pathologiste et le détective consultant sur le départ. Alors qu'Helen Louise semblait être dans la même transe que Molly Hooper, John Watson secoua la tête, regagna son calme, attrapa rapidement les photos éparpillées et se dépêcha de rejoindre son ami à la porte.
Sur le chemin, Sherlock lança derrière son épaule : "L'enquête sera classée ce soir. J'aurai besoin d'un cerveau."
Après que les deux hommes soient partis, la pathologiste reprit son souffle. Son visage était encore rouge. Helen Louise regarda avec sympathie Molly qui glissa doucement ses doigts sur la joue que Sherlock avait touchée.
Elle se sourit à elle-même.
Bien sûr, elle pense être seule dans la pièce.
Puis Molly lança un regard dans la direction d'Helen Louise et murmura : « Je pense avoir le parfait cerveau pour toi, Sherlock Holmes. »
Quoi ?!
A suivre ! N'hésitez pas à donner votre avis en laissant une review !
Bisous à tous !
