Bonsoir à tous, voici la suite. Je remercie Anaëlle pour me suivre dans mes délires et bien vouloir corriger mes fautes digne selon elle d'un gosse de 11 ans (n'importe quoi ! Non mais vraiment). J'espère que ça vous plaira.

XoX

8. Pas si simple que ça

Le dîner était bruyant et animé comme tout repas chez les Weasley. Les Malefoy détonnaient dans ce décor. Ils prirent part aux conversations et mangèrent comme tout le monde mais leurs gestes et leurs postures restaient nobles et raides. Hermione et Harry entouraient Drago. Ils savaient que Drago n'était pas à l'aise parmi tout ce monde alors naturellement ils faisaient barrière entre Drago et les autres. Ron leur jetait des petits coups d'œil tout en engloutissant la nourriture comme s'ils allaient disparaître à tout moment. Ginny ne les regarda pas une seule fois du repas discutant avec Tonk avec animation mais Hermione voyait bien qu'elle était blessée. Hermione soupira Ce n'était pas gagné. Il fallait qu'elle trouve un moyen de parler à Ginny rapidement. Elle repoussa son assiette à peine entamée. Drago entendit Hermione soupirer et la vit regarder Ginny avant de repousser son assiette. Il posa sa main sur sa cuisse et lui sourit.

- Ça va ? demanda-t-il doucement.

Hermione hocha la tête mais son sourire n'était pas convaincant. Drago passa son bras derrière elle et l'attira par la taille contre lui. Hermione soupira et se détendit. Harry ne savait pas ce qui se passait mais l'inquiétude de Drago et la soudaine tristesse d'Hermione ne lui plaisait guère. Il prit la main de Drago sous la table en l'interrogeant du regard. Les yeux plein de colère de Drago passèrent sur Ginny et Harry comprit. Hermione perdait sa meilleure amie à cause de lui. La culpabilité l'envahit et il baissa les yeux.

- Madame Weasley pouvons-nous sortir de table, s'il vous plait ? demanda Drago.

Harry et Hermione relevèrent la tête vers Drago en même temps.

- Mais bien sur mon chéri. Je vous appellerais pour le dessert, répondit Molly.

Drago se leva sans retirer son bras de la taille d'Hermione et sans lâcher la main d'Harry. Il sortit de la cuisine, longea le couloir puis, se rendant compte qu'il ne connaissait absolument pas la configuration de la maison, s'arrêta en plein milieu du hall d'entrée.

- Peux-tu nous conduire dans une pièce confortable où on pourrait discuter, demanda Drago à Harry.

- La bibliothèque, murmura le brun avant de monter les escaliers.

Drago relâcha la taille d'Hermione et lui prit la main avant de suivre Harry au premier. Harry ouvrit une porte sur une large pièce où trois murs sur quatre étaient recouverts d'étagères qui croulaient sous le poids des livres. Deux grandes fenêtres de chaque côté d'une cheminée, un large canapé en face de la cheminé dos à un bureau en bois sombre. Tout y était vert de l'épais tapis au sol aux lourds rideaux en passant par les murs. Le parquet était du même bois sombre que le bureau. Ils entrèrent et Drago referma la porte avant de lancer plusieurs sorts sur celle-ci. Hermione alla ouvrir les grandes fenêtres. Harry les regarda faire, attendant. Drago se rapprocha de lui et l'attira dans le canapé avant de tendre la main à Hermione. Une fois ses deux rouges et or blottis contre lui Drago demanda :

- Que se passe-t-il avec la fille Weasley ?

- Elle s'appelle Ginny, murmura Hermione.

- Bien. Donc, que se passe-t-il avec Ginny ? répéta Drago.

Harry baissa les yeux et Hermione regarda la cheminée avant de répondre.

- Elle est malheureuse par ma faute. Je l'ai blessée en lui volant la seule personne qu'elle n'ait jamais aimée.

- Ce n'est pas ta faute Hermione, intervint Harry. J'aurais dû lui dire que je la considère comme une sœur, que je ne serais jamais libre. J'aurais dû mettre les choses au clair plutôt que lui laisser espérer quelque chose qui n'arrivera jamais.

- Donc, Ginny est amoureuse d'Harry, récapitula Drago. Hermione, tu es sa meilleure amie donc tu te sens coupable car tu connaissais ses sentiments pour Harry et toi Harry tu te sens coupable de casser la relation d'Hermione et Ginny car tu l'as laissé espérer.

Harry ouvrit la bouche pour contester mais Drago leva la main pour l'interrompre et continua :

- Harry, tu n'as pas à te sentir coupable. Si tu la considère comme une sœur, il est normal que tu aies voulu l'épargner. Hermione, si c'est vraiment ta meilleure amie, elle comprendra que tu ne contrôle pas ce qui t'arrive, ce qui nous arrive. Elle est de sang pur, elle connait mieux les histoires et les règles qui concernent les veelas. Donc, elle sait que ni toi, ni Harry n'êtes responsable. Elle sait que ni toi, ni Harry n'avait voulu lui faire du mal intentionnellement. Elle a juste besoin de temps. Tous les chagrins d'amour ont besoin de temps pour passer.

Hermione posa sa tête contre l'épaule du blond et demanda :

- Depuis quand est tu aussi sage ?

- Je ne suis pas impliqué, il est donc plus facile pour moi d'avoir du recul sur la situation. Et je n'aime pas vous voir malheureux tous les deux.

Le silence se fit et Harry se calla aussi contre Drago. Ils étaient bien ainsi. Drago rompit le silence.

- Que diriez-vous d'inviter Ginny et la belette au manoir Hubbard ?

- Il s'appelle Ron, Drago, le gronda Hermione.

- Pardon. Donc qu'en pensez-vous ?

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Ginny n'a pas à supporter de nous voir ensemble. C'est déjà assez dur comme ça, dit Harry.

- Et si j'invitais Blaise, Théo et Pansy comme ça ils feraient tous connaissance et ne seraient pas seul avec nous trois.

- Tu veux réunir des Serpentards et des Gryffondors au même endroit et tu penses que tout se passera bien ? demanda Harry abasourdi.

- Oui, si je suis capable de faire des efforts avec vos amis, je pense que vous en serez aussi capable avec les miens. Et si nous faisons des efforts nos amis feront de même, déclara Drago sur de lui.

Hermione et Harry s'interrogèrent du regard.

- Je pense que c'est faisable si tout le monde y met du sien, accepta Hermione. Par contre nous risquons d'être un peu à l'étroit. Le manoir n'a que cinq chambres.

- Si nous mettons Blaise et Théo dans ma chambre, Ron et Ginny dans la chambre rouge et Pansy dans ta chambre, c'est bon, expliqua Drago. Nous prendrons la chambre blanche.

- Je ne sais pas, c'est la seule chambre que je n'ai pas vue avec celle de tes parents. J'aime bien ma chambre actuelle mais je ne pense pas que tes parents soient à l'aise de dormir dans la chambre blanche.

- Nous n'avons qu'à leur demander. C'est quand même la plus grande chambre et la salle de bain attenante est gigantesque.

Des coups à la porte interrompirent leur conversation. Harry se leva pour aller ouvrir pendant que Drago retirait les sorts sur la porte. Lucius sourit à Harry et demanda :

- Vous joindriez-vous à nous pour le dessert ?

- Père, interpella Drago. Nous souhaiterions que Ron et Ginny viennent avec nous au manoir jusqu'à la rentrée ainsi que Blaise, Théodore et Pansy.

- Cela ne me dérange pas, répondit Lucius après un moment de réflexion. Si votre confiance leur est acquise, je n'ai rien à dire. Cependant, ils seront tous soumis à un serment sorcier.

- Encore une chose Père, ajouta Drago alors que Lucius tournait le dos. Nous avons pensé à une répartition selon les chambres de disponible au manoir et je voudrais savoir si cela vous dérangerais d'échanger votre chambre contre la chambre blanche.

- Et pourquoi donc ? demanda Lucius en haussant un sourcil.

- Et bien Hermione ne se sent pas très à l'aise de dormir dans l'ancienne chambre de ses parents, expliqua Drago.

- Et pourquoi Hermione devrait-elle changer de chambre ?

- Eh bien, si je laisse ma chambre à Théo et Blaise, que Ginny et Ron prennent la chambre rouge et Pansy la chambre d'Hermione il ne reste que votre chambre et la chambre blanche de disponible.

Lucius eu un drôle de rire qui étonna les trois adolescents.

- Je suppose que dans vos plans vous dormez ensemble, lança-t-il. Hermione dormira dans sa chambre avec Miss Weasley et Miss Parkinson. Tu partageras la tienne avec M. Nott et M. Zabini et Harry prendra la chambre rouge avec M. Weasley. Ainsi la chambre blanche reste inoccupée. Vous croyiez vraiment que parce que tout ceci arrive vous alliez dormir ensemble ? ricana Lucius.

- Mais… balbutia Drago.

- Mais quoi Drago ? Vous n'avez que seize ans !

- Dix-sept, rétorqua Hermione.

- Peu importe ! Vous êtes encore des enfants. Prophétie ou pas, lien ou non. Tant que vous êtes sous ma responsabilité, je ne laisserais pas ce genre de chose arriver.

Sur ces derniers mots, Lucius tourna le dos laissant trois adolescents abasourdis derrière lui. Hermione fut la première à reprendre ses esprits.

- Je l'avais pas vu venir celle-là, annonça-t-elle.

Drago et Harry tournèrent une tête dépitée vers elle et elle alla les prendre dans ses bras.

- Ce n'est rien, dit-elle. Il ne reste qu'une semaine avant la rentrée après nous aurons des appartements privé rien que pour nous.

Drago sourit face à cette déclaration, planta un baiser sur la joue d'Hermione et d'Harry avant de sortir. Hermione et Harry le regardèrent partir. Harry riva son regard sur Hermione lorsque le blond disparut dans les escaliers. Elle lui sourit.

- Je t'aime Hermione, dit-il doucement. Je voulais dire ces mots depuis tellement longtemps.

- Je t'aime aussi Harry, murmura-t-elle.

Harry l'attira dans ses bras.

- Ne sort pas tes ailes, s'il te plait.

Harry se pencha légèrement et posa ses lèvres très doucement sur celles d'Hermione. Il voulait un moment à eux sans que la magie particulière d'Hermione n'intervienne. Il passa sa langue sur sa lèvre inférieure et la langue d'Hermione vint à sa rencontre. Leurs langues dansèrent un ballet langoureux. Hermione ne ressentit pas le besoin de sortir ses ailes. Il n'y avait rien de pressant dans le baiser d'Harry, juste de l'amour et de la tendresse. A bout de souffle, elle rompit le baiser et posa son front contre celui d'Harry. Ils se sourirent et descendirent prendre le dessert main dans la main.

Drago était assis entre sa mère et son père ce qui étonna Hermione autant qu'Harry. Ils pensaient que Drago avait autant besoin d'être près d'eux, qu'eux de lui. Le regard qu'il leur adressa fit écho à une soudaine douleur. De la peine. L'un d'eux avait mal. Hermione pressa la main d'Harry qui lui rendit un regard angoissé. Si ce n'était ni elle ni Harry, cela voulait dire que Drago n'allait pas bien. Hermione se dirigea vers Narcissa et Lucius et exigea plus qu'elle ne demanda qu'ils se lèvent. Lucius comprit bien plus vite que sa femme le danger que représentait Hermione à ce moment-là et se leva en l'entrainant à sa suite. Hermione s'assit alors en se collant contre Drago, Harry fit de même de l'autre côté.

- Qu'est-ce qu'il y a mon ange ? demanda Hermione doucement en posant sa main sur sa cuisse.

Drago l'ignora et continua à manger son dessert à petite cuillérée. Hermione lança un appel au secours des yeux à Harry. Celui-ci prit le dessert des mains de Drago, le posa sur le sol et se tourna vers les autres qui les observaient bizarrement avant de dire :

- Nous vous prions de bien vouloir nous excuser.

Puis se tournant vers Hermione, il demanda doucement :

- Hermione, tes ailes.

Le besoin d'Harry résonna en elle si fortement, que ses ailes se déployèrent pour se refermer sur eux instinctivement. Drago fixait ses mains, luttant contre la sensation de bien-être qui tentait de l'envahir. Il ne se laisserait pas avoir par cette magie. Ils ne l'aimaient pas. Ils se jouaient de lui pour se venger de toutes ses années d'injures et de coups bas. Il n'aurait pas dû les laisser entrer aussi facilement dans son cœur. Il aurait dû se méfier. Harry posa sa main sur sa joue déclenchant des frissons sur tout son corps.

- Drago, dis-nous, s'il te plait, ce qu'il se passe ? demanda-t-il en caressant sa pommette de son pouce.

Drago ferma les yeux et inspira profondément. Il ne pouvait se laisser aller alors il céda à ses vieilles habitudes. La meilleure défense étant l'attaque.

- Vous vous êtes bien amusés la haut, j'espère, lança-t-il sarcastique en ouvrant les yeux.

Harry regarda Hermione interloqué. Ils l'avaient blessé par leur petit intermède. Drago avait surement ressenti leur échange et s'était sentit exclu. Hermione se rapprocha encore plus. Harry et elle était quasiment sur les genoux du blond. Elle posa sa main sur la joue libre de Drago.

- Drago, appela-t-elle. Drago, regarde-moi. Regarde-moi Drago.

Drago gardait obstinément les yeux baissés.

- Mon ange, murmura Hermione. Je t'aime. Je veux que tu fasses entrer ça dans ton petit crane de Serpentard abruti. Je t'aime autant que j'aime Harry. Nous n'avons pas voulu te mettre à l'écart. Nous… je …

- Nous ne pensions pas que tu puisses croire cela, intervint Harry. Je croyais être celui qui avait le plus besoin d'être rassuré sur l'amour que me portent les autres mais j'ai trouvé mon maître. Drago, il faut que tu arrêtes de t'enfermer derrière toutes ses barrières, derrière ce masque de méchant Serpentard. Je t'aime. J'aime Hermione tout autant. Ce qui s'est passé plus tôt se reproduira. Et lorsque cela arrivera entre toi et Hermione, je ne le prendrais pas mal. Tout comme Hermione, lorsque cela se produira pour nous. Une fois à Poudlard, nous ne serons pas toujours tous les trois ensembles. J'ai des cours qu'Hermione et toi n'avez pas et vice versa. Nous serons forcement a un moment ou un autre à deux et non à trois.

Drago releva la tête, il fallait qu'il voie dans les yeux d'Harry s'il disait la vérité. L'amour qu'il y vit le souffla. Les larmes affluèrent et glissèrent sur ses joues sans qu'il ne puisse les arrêter. Hermione l'enlaça autant qu'elle put et posa sa tête au creux du cou de Drago. Harry posa son front contre celui de Drago et l'embrassa doucement.

- Je suis désolé, murmura Drago. J'ai été con.

- Promet moi de ne plus jamais douter de nous, ni de l'amour que nous te portons, demanda Hermione.

- Je vous le promets. Je suis désolé. J'ai toujours dû protéger mes arrières, me protéger des autres. Je ne sais pas faire confiance surtout que vous êtes maintenant les deux seules personnes capables de me faire du mal. Je ferais des efforts, je le promets mais vous devrez être patient avec moi.

Hermione releva la tête embrasa Harry puis Drago et après un sourire referma ses ailes. Les autres discutaient en mangeant leur desserts comme si de rien n'était. Ron leur jeta un coup d'œil la bouche pleine puis continua de manger. Molly vint donner des assiettes à Harry et Hermione et resservit Drago avant de partir. Hermione fit signe à Ron de venir et celui-ci se leva et vint vers eux. Hermione métamorphosa une assiette en pouf après l'avoir nettoyée. Ron se laissa tomber dessus avec la grâce d'un phacochère. Hermione appela alors Ginny à voix haute pour qu'elle ne puisse pas l'ignorer, pas devant tout le monde. Ginny se leva doucement et traîna littéralement des pieds jusqu'à eux. Elle s'assit près de son frère et les regarda sans haine mais avec de la tristesse dans les yeux.

- On se demandait si ça vous direz de venir finir les vacances chez moi, demanda Hermione. Il y a une piscine et c'est à côté de la mer. Il y a même une piscine naturelle d'eau de mer.

- Ouah, génial ! s'exclama Ron. Maman ! On peut aller chez Hermione ? S'te plait, s'te plait, supplia-t-il.

Molly se tourna vers eux et les étudia sans répondre.

- Je me suis déjà entretenu de cela avec mon fils, Hermione et Harry et tu n'as rien à craindre, Molly. Les choses ont été mises au clair. Il n'y aura aucun problème, déclara Lucius.

- Ils pourront s'amuser un peu et faire connaissance, intervint Narcissa.

- Bien, dit Arthur. Je suis d'accord Molly.

Molly observa tour à tour les enfants avant de dire :

- Vous vous tenez bien, sinon gare à moi. Allez récupérer vos affaires. Passez par la cheminée, Bill est à la maison. Et faite vite !

Ron se leva comme un ressort et disparut dans des flammes vertes avant même que Ginny ne se lève. Hermione saisit là l'opportunité de parler avec elle.

- Je t'accompagne Ginny. Nous irons plus vite à deux, dit Hermione.

Ginny se contenta d'hocher la tête et Hermione se leva. Les garçons se crispèrent sur le canapé. Hermione les embrassa rapidement et se dirigea vers la cheminée. A la seconde ou Hermione disparut dans les flammes vertes, Drago se sentit mal. Il regarda Harry et sut que le brun ressentait la même chose alors il lui prit la main. Hermione atterrit au Terrier et un sentiment de manque l'étreignit immédiatement. Le mal être des garçons lui faisait mal à elle aussi. Elle ferma les yeux et se concentra sur tout l'amour qu'elle leur portait. Harry et Drago sourirent en sentant la vague d'amour qu'Hermione leur envoyait.

- Comme tu l'as dit, nous ne serons pas toujours ensemble à Poudlard. Il faut qu'on s'habitue, dit Drago.

Remus vint discuter avec eux et malgré le manque, l'absence d'Hermione à leur côté ne fut pas insurmontable. Hermione monta à la suite de Ginny et s'assit sur le lit.

- Tu m'aides ou tu restes assise ? lui demanda la rousse un peu brutalement.

Hermione agita sa baguette et prononça un 'Failamal'. Les affaires de Ginny volèrent d'elle-même pour venir se ranger dans sa malle.

- On a besoin de parler, annonça doucement Hermione. Viens t'asseoir s'il te plait.

Ginny hésita et Hermione lui laissa le temps de venir d'elle-même. Une fois la rousse assise près d'elle Hermione lui prit les mains.

- Je suis vraiment désolée, Ginny. Si j'avais pu éviter cela, je l'aurai fait. Crois-moi. Tu es ma meilleure amie et la dernière chose que je veux, c'est te faire du mal. Je n'ai rien prémédité, ni rien contrôlé dans cette histoire. Je ne peux pas te dire que je regrette ce qui m'arrive car c'est la plus belle chose que j'ai vécue mais je regrette sincèrement que tu souffres à cause de moi. Je ne veux pas que tu souffres à cause de moi alors si tu veux crier ou me lancer un 'chauve furie', vas-y. Je le mérite, lâcha Hermione d'un trait.

Ginny rigola. Hermione la regarda déboussolée par une telle réaction.

- Je me voie mal lancer un 'chauve furie' sur une harpie, déclara Ginny toujours en rigolant. Je sais tout ça Hermione, reprit-elle plus sérieusement. Je ne t'en veux pas car je sais que tu n'es pas responsable. C'est dur. C'est juste dur et ça fait mal. Mais je sais que ça passera. Je n'aimais pas Dean autant que j'aime Harry et ça a été dur mais la douleur et la peine ont fini par sans aller. Alors, oui je suis triste, oui, je souffre mais je ne t'en veux pas. Pas plus que je n'en veux a Harry.

Hermione la prit dans ses bras et la serra à l'étouffer un énorme poids en moins dur la poitrine.

- Mais le premier qui te fait souffrir toi ou Harry aura à faire à moi, menaça la rousse lorsqu'Hermione la relâcha. Et si c'est toi, harpie ou pas tu goûteras de ma baguette.

- A vos ordres chef.

Ron ouvrit la porte à la volée et entra.

- J'suis prêt, lança-t-il joyeux.

- Bien, dit Hermione en se levant.

Elle cogna contre la malle de Ron en sortant de la chambre de Ginny et ne put retenir un petit cri de douleur avant de se mettre à sautiller su un pied.

- Ron ! Tu aurais pu mettre ta malle ailleurs ! s'indigna Ginny.

- Ça va, Ginny. Rien de casser, la rassura Hermione.

Elle rétrécit la malle de Ron puis celle de Ginny avant de les faire léviter jusqu'à eux. Elle se tournait pour descendre les escaliers lorsqu'elle fut écrasée contre deux torses. Elle leva la tête et s'écria :

- Qu'est-ce que vous faites là les garçons ?

- Tu as eu mal. Physiquement mal. Alors on est venu, expliqua Drago baguette en main la tenant fermement de l'autre et jetant des regards suspect un peu partout.

- Tu es blessé ? Où as-tu mal ? demanda Harry en la vérifiant sous toutes les coutures.

Lucius, Arthur et Remus arrivèrent derrière eux baguettes sorties le regard alerte.

- Tout va bien ? demanda Remus.

- Heu, oui, répondit Hermione. Qu'est-ce qui ce passe ?

- J'étais en train de discuter avec Drago et Harry quand soudain ils se sont regarder avant de se lever et de disparaître dans la cheminée sans un mot, expliqua Remus. Lucius a dit que quelque chose devait t'être arriver et nous les avons suivi.

- Que se passe-t-il ? demanda Lucius. Pourquoi avez-vous accouru ici ? Hermione va bien. Il n'y a aucun danger. Le Terrier n'est pas attaqué. Alors, par Salazar, pourquoi sommes-nous là ?

- Euh… commença Harry un peu intimidé devant un Lucius en colère.

- Nous avons ressentis la douleur d'Hermione alors nous sommes venus, déclara calmement Drago.

- Hermione va bien d'après ce que je peux voir, déclara Lucius plus froid que le pôle nord.

- Je me suis cogné le pied dans la malle de Ron, explique Hermione penaude. C'est surement ça que vous avez ressentis. Je suis désolé.

- Il va falloir réglé cela au plus vite. Il faut que vous appreniez à maîtriser le lien, dit Lucius en se pinçant l'arête du nez.

- Mais père, vous avez entendu Finelle. Tant que le lien n'est pas complet, il est instable, dit Drago avec un sourire en coin. Et nous ne risquons pas de finaliser celui-ci avant la rentrée en faisant chambre à part.

- Drago, cela suffit. Je ne reviendrais pas sur ma décision, annonça Lucius avant de faire demi-tour et de descendre les escaliers.

Arthur et Remus firent de même après un dernier regard de réprimande.

- C'est quoi cette histoire de chambre à part ? demanda Ron.

- Je vous expliquerais tout au manoir, dit Drago avant d'entraîner Harry et Hermione dans les escaliers.

Arthur discutait avec Bill mais Lucius et Remus n'était plus là lorsqu'ils arrivèrent au rez-de-chaussée. Ils saluèrent Bill avant de sortir pour transplaner. Harry et Drago ne lâchaient plus Hermione. Ils se firent gronder par Molly et Narcissa a peine le seuil franchit mais ne restèrent pas longtemps au Square Grimmaud. Ils dirent au revoir aux Weasley et aux autres avant de transplaner. Ils transplanèrent dans un petit bois qui bordait la propriété. Il faisait encore clair malgré l'heure avancée. Ron et Ginny furent agréablement surpris de la beauté du parc et du manoir. Lucius les envoya à l'étage avec un regard d'avertissement pour Drago en disant qu'il avait des lettres à envoyer. Hermione leur fit visiter l'étage et leur montra leur chambre respective avant de les laisser ranger leurs affaires. Ils se donnèrent rendez-vous dans la chambre d'Hermione. Le trio avait besoin de se retrouver seul un moment. La séparation avait été plus éprouvante que prévue.