Enfin voici le nouveau chapitre, avec un peu plus d'action, cette fois-ci...
Réponse aux reviews : Merci à oupsiglup, Lone Wolf, Becky666, Me-Violine, et amducias, pour tous leurs encouragements et leurs compliments qui m'ont vraiment touchés.
Lone Wolf : Toujours aussi fidèle! Ce chapitre est un peu moins psychologique, il y a plus d'action, donc on en apprend moins sur Snape. mais les prochains chapitres devraient levé quelques pans obscures de son passé... Ne t'inquiète pas. Je suis heureuse de pouvoir te montrer un Snape un peu plus humain. En fait pour moi, Snape est un des perso les plus humains, tout en ambiguïté...
Becky666 : j'espère que ce chapitre te passionnera tout autant... N'hésite surtout pas à me laisser tes commentaires!
Me-Violine : Ma deuxième fidèle! J'essaie, comme tu me l'as indiqué dans ta dernière review, de conserver les ingrédients qui font une bonne fic. Dis-le moi si je ml'écarte du chemin...
Amducias et oupsiglup : voici la suite que vous me réclamez tant. En espérant qu'elle vous palira tout autant!
Dans l'attente de lire bientôt nombre de vos commentaires!
CHAPITRE 14 : Tue-Loup
Cela faisait maintenant près d'un mois que Severus était arrivé au Square Grimmaud. Il était le matin du vingt-cinquième jour plus exactement, il ne lui restait donc plus qu'un mois. « Un mois, que le temps passe vite et lentement à la fois ! ». La tension se faisait toujours sentir mais était plus sourde, aucune altercation majeure n'ayant encore éclaté. Severus prenait son mal en patience, vaquant à ses diverses occupations.
Quand il descendit à la cuisine ce matin-là, plus tardivement qu'à l'ordinaire, il eut la mauvaise surprise de voir McGonagall attablée et prendre son petit-déjeuner avec Molly, Arthur et le trio Griffondor. Il savait les autres absents pour la journée, ils avaient dû partir tôt vraisemblablement, sinon ils auraient été là eux aussi.
- Bonjour Severus ! Je ne vous attendais plus, vous nous avez habitué à être plus matinal !
- Bonjour Molly ! se contenta de répondre Severus entre ses dents, tout en prenant place à son tour autour de la table, au côté de McGonagall.
Inutile de lui expliquer le pourquoi de ce retard… Lui dire que ses visions nocturnes empiraient et le perturbaient de plus en plus ne servirait à rien, qu'à attirer d'autres questions, plus embarrassantes les unes que les autres. Bien qu'il se demandait comment personne ne l'entendait, s'étant réveillé plusieurs fois en sursaut, en gémissant, et en sueur, mais il était persuadé que parfois, il s'agissait plus que de gémissements. A moins que personne n'osât lui en parler, ce qui était aussi hautement probable. Et cette migraine qui ne le quittait plus !
- Bonjour Severus ! Comment allez-vous ? Vous me semblez fatigué !
- Je vais bien Minerva, ne vous inquiétez donc pas autant pour moi ! J'ai juste hâte de pouvoir sortir de cette prison poisseuse.
- Je l'imagine bien ! J'aurai aimé vous parler, si vous avez du temps à me consacrer !
« Je crois que, tout compte fait, tu ferais mieux de prendre de la potion contre la migraine, parce que, là, je ne crois pas que ça va passer tout seul avec Minerva ! Mais qu'est-ce qu'elle peut bien encore me vouloir ? » Il aurait voulu s'en passer, mais les coups de marteau redoublait dans sa tête et il n'y tint plus. Il sortit alors, d'une de ses poches, une fiole au contenu bleu foncé, qu'il vida d'un trait. Les regards curieux des membres présents le fixaient intensément, mais il n'y prêta aucune attention et reprit :
- Du temps ?! Mais je n'ai que cela ! Je vous écoute Minerva !
- Je pense qu'il vaudrait mieux en parler en privé !
- Que peut-on avoir de privé ici ? Parlez donc qu'on en finisse !
- C'est au sujet de vos … elle se racla la gorge… nuits ! acheva-t-elle, l'air gêné et inquiet. J'ai entendu dire que vous aviez des nuits agitées, perturbées apparemment par des…
- Je vous arrête tout de suite ! Cela n'est nullement ce que vous pensez et d'ailleurs cela ne regarde personne ! Je suis capable de régler ce problème tout seul.
Il fit le tour de la table du regard, dévisageant toute personne présente de ses yeux perçants, comme les défiant de contredire ce qu'il venait de dire. Personne n'osa d'ailleurs intervenir dans cette conversation qui s'annonçait délicate et tendue, mais tous écoutaient attentivement.
« Pourquoi faut-il qu'elle aborde ce sujet, précisément ? Tu aurais mieux fait d'accepter d'aller en privé ! Ah Minerva ! »
- Oui je vois ça ! C'est pour ça que vous prenez de la potion pour vos migraines ! Il y a bien un problème, n'est-ce pas ? Vous venez vous-même de le déclarer !
- Ce n'est pas ce que je disais ! Vous déformez mes propos.
- Severus ne jouer pas sur les mots, je vous connais assez bien maintenant !
- Vous perdez votre temps, vous dis-je ! Mes nuits se déroulent à merveille, je dors comme un bébé d'un sommeil reposant et apaisant ! Cela vous convient-il ? fit-il sur un ton ironique.
- Non, Severus ! Comment expliquez-vous alors les cris et hurlements que vos compagnons de « prison » ont entendus ces derniers jours provenant de votre chambre ?
« Cris ? Hurlements ? A ce point ? Il est vrai que les dernières nuits ont été plus éprouvantes que les précédentes, mais à ce point ? Il va falloir te surveiller Severus ? »
- Ils ont dû se tromper et mal entendre. Je ne saurai vous dire ce qui s'est passé, ce doit être un mal entendu.
- Vous m'avez l'air d'un malentendu !
- Puisque vous en parlez ! Effectivement je suis un malentendu à moi tout seul, ma vie entière est un malentendu !
- Plus sérieusement Severus ! Nous avions déjà abordé ce problème lors de votre arrivée. Vous m'aviez promis de faire le nécessaire et de prendre de la potion de sommeil sans rêve.
- Assez, Minerva ! la coupa-t-il d'un ton froid et cassant sans équivoque. Je ne suis pas un de vos élèves qu'il faut materner constamment ! Je ne vous ai rien promis de ce genre et vous savez pertinemment bien pourquoi je me refuse à prendre de cette potion plus que de raison ! Rien de ce que vous pourrez dire n'y changera quoique ce soit. Si mes « nuits agitées » sont si inopportunes pour certaines personnes, ils n'ont qu'à insonoriser chaque soir leur chambre ou la mienne, peu importe… Mais je ne céderai pas. Maintenant la discussion est close !
- Soit Severus ! Je n'insisterai pas plus.
- Je vous en sais gré. Mais vous n'étiez pas venu rien que pour ça, j'espère ! Vous avez d'autres préoccupations bien plus importantes pour perdre du temps à ce genre de futilités.
- Non je ne suis pas venu rien que pour ça. Nous avons fixé une date pour la prochaine réunion : nous pensions que le 23 décembre devrait convenir. Même si c'est un peu proche des fêtes, je pourrai plus facilement me rendre disponible. Qu'en pensez-vous ?
- Je ne vois aucune objection. Cela permettra d'ailleurs de rappeler quelques consignes de sécurité élémentaires avant ces périodes de fête et d'euphorie ! Ce ne sera peut-être pas du superflu !
- Quel sera l'ordre du jour de cette réunion ? Demanda Harry, prenant enfin part à la discussion
- Nous devons parler du retour de Severus auprès de Vous-savez-qui. Il faut aussi faire un point sur les démarches entreprises ce mois-ci pour agrandir nos troupes. Enfin, nous devons aborder la question des Horcruxes laissée de côté la dernière fois.
- Ce qui nous laisse présager encore une longue réunion ! répondit Ron, avec un air dépité.
- Oui, Ron ! Mais c'est toi qui as voulu faire parti de l'Ordre ne l'oublie pas ! Alors ne te plains pas !
- Mais je ne me plains pas, Hermione ! Je dis juste cela parce qu'il faudra peut-être prévoir un encas, au cas où !
- Pas d'inquiétude Ron, je crois que ta mère a déjà tout prévu ! rétorqua Arthur, amusé de cette réaction, somme toute juvénile et caractéristique de son jeune fils.
- Oui, pas d'inquiétude, je m'occupe de tout.
- Bien dans ce cas, je vais devoir vous laisser. Je vous reverrai très bientôt, je repasserai certainement dans deux ou trois jours… dit McGonagall d'un air sous-entendu à l'adresse de Molly et Arthur qui acquiescèrent.
« Que peut-il y avoir dans deux – trois jours de si particulier ? Mais bien sûr Severus, la pleine lune ! Mais comment font-ils pour assurer leur sécurité, si Lupin n'a plus de potion Tue-Loup ? Enfin là n'est plus la question, cette pleine lune devrait se passer sans incident, et les suivantes aussi, avec ce que tu lui a préparé… »
- Avant de partir Minerva, j'ai quelques petites choses à vous confier à l'attention de Madame Pomfresh.
- Bien je vous suis !
Ils montèrent tous deux jusqu'à la chambre de Severus. Quand elle pénétra dans la pièce, McGonagall remarqua aussitôt quantité de fioles de potions, précieusement étiquetées, sur la table. Une autre partie était déjà rangée dans une caisse dédiée au transport des fioles, caisse que lui avait demandé Molly il y a une petite semaine. Elle en resta bouche bée, anticipant ce que Severus allait dire.
- Mais… mais Severus, c'est vous qui avez confectionné toutes ces potions ?
- Qui d'autre sinon ? Surtout des potions entreposées dans cette pièce ! lui répondit-il en arquant un sourcil, et esquissant un rictus narquois.
- Mais pourquoi ?
- Voyons Minerva ! Je ne suis pas maître de potions pour rien ! Il fallait bien reconstituer le stock de Madame Pomfresh, que j'ai bien contribué à vider d'ailleurs. Je doute que le Professeur Slughorn en prenne la peine, et s'il faut attendre que la commande arrive… Vous savez tout comme moi, que cela peut mettre plusieurs mois parfois pour avoir la commande… Madame Pomfresh ne peut, quant à elle, assurer à elle seule, et la confection des potions, et les soins de toutes les personnes vivant à Poudlard…
- Parce que, vous, vous le pouvez ? Rétorqua McGonagall, avec un sourire espiègle. Puis elle reprit, sans laisser le temps à Severus de répondre quoi que ce soit. Et tout ça, c'est pour l'infirmerie de Poudlard ?
- Non, pas tout. Seulement ce qui est rangé dans la caisse, je pense que cela devrait suffire dans un premier temps. Le plus simple serait que Madame Pomfresh me fasse une liste de ce qui lui manque pour les prochains mois…
- Et le reste ? S'enquit McGonagall, désignant de la main les fioles parfaitement alignées sur la table.
- Celles-ci sont pour l'Ordre.
Puis voyant l'air interrogateur et surpris de McGonagall, il reprit sur un ton légèrement moqueur.
- Oui, j'ai pu remarquer que le stock, que l'Ordre possédait, avait été totalement épuisé ! En somme, que deviendrait l'Ordre sans un Maître Es Potions tel que moi ! J'ai donc pris la liberté de m'atteler à la tâche. Ce n'est qu'un stock minime, mais j'ai encore un peu de temps pour le compléter…
- Severus, je ne sais quoi dire ! Je ne m'attendais pas à ça !
- Il n'y a rien à dire, Minerva ! Répondit-il sèchement. Voici, pour Madame Pomfresh !
- Et bien, merci beaucoup Severus ! Je suis sûr que Madame Pomfresh sera soulagée et touchée de cette attention.
- Ah j'oubliai ! rajouta-t-il, alors que McGonagall s'apprêtait à sortir. Voici également quelques potions Tue-Loup. Il lui tendit quatre fioles remplies d'un produit vert émeraude argenté. Il serait sage de les remettre au plus vite à Lupin, la prochaine pleine lune arrivant à grand pas, dans deux – trois jours. Il lui lança alors un regard lourd de sous-entendu.
- Je vais de surprise en surprise, je ne pensais pas que vous auriez le temps pour cette potion. Mais je ne pourrai pas lui donner avant l'heure fatidique, je crains que vous ne deviez vous en charger vous-même.
Elle lui tendit à son tour un regard taquin et un sourire plein de sous-entendus, à la vue du visage défait de Severus.
« Elle plaisante là ! Non ?! Non, apparemment pas ! Me rabaisser à lui donner sa potion ! Comme si elle ne pouvait pas lui donner elle-même. Mais que croit-elle à la fin ? Que l'on peut m'amadouer aussi facilement et que cela suffira à arranger mes relations avec Lupin ? Alors là elle peut toujours rêver ! Cependant Severus, pour ta propre sécurité, tu vas bien être obligé de te plier cette fois-ci à cette fantaisie de Minerva ! »
- Puisque je vois que je n'obtiendrai pas votre coopération sur ce point ! Je suis donc contraint de me débrouiller seul.
- Je vais devoir vous laisser, Severus ! Et encore merci.
Sur ce, elle partit, le laissant seul dans la chambre, plutôt agacé.
…………………………………………………………………………………………………
Le soir même, avant de descendre pour le dîner, Severus s'assura qu'il avait bien mis dans sa poche les quatre fioles en question, ainsi que le parchemin qu'il avait préparé.
Le dîner se déroula sans accros, les conversations allant bon train entre les Blacks, Weasley, Lupin, Nuwan et le trio griffondorien. Severus restait, quant à lui, toujours aussi silencieux, observant avec attention les faits et gestes de chacun, notant ainsi toutes leurs habitudes dans un coin de sa tête. Cela n'était pas forcément utile dans ce cas, mais c'était un don qu'il avait développé très tôt, dès Poudlard en fait, voire avant, et qui lui avait grandement servi par la suite dans son rôle de mangemort puis d'espion, lui ayant souvent permis d'en savoir bien plus sur les gens que ce qu'il voulait bien laisser voir. Il était somme toute difficile de se départir de ses vieilles habitudes…
Il guettait patiemment que Lupin et Black sortent de table pour pouvoir donner son « colis » à Lupin, traînant ainsi plus que de coutume, ce qui lui valut bien sûr des regards de plus en plus interrogateurs et insistants au fur et à mesure que le repas s'éternisait. « Que pouvaient-ils trouver de si intéressant à traînasser ainsi à table ? » Mais il ne se départit pas de sa maîtrise, attendant comme si de rien n'était.
Enfin il vit Lupin se lever, seul, et quitter la pièce, prétextant devoir se rendre aux toilettes. L'occasion rêvée ! Severus se leva à son tour, sans un regard ni un mot pour ses compagnons de table, comme à son habitude d'ailleurs, et sortit à la suite du loup-garou. Il le rattrapa dans les escaliers et le bouscula innocemment. Tout en marmonnant quelques mots d'excuse à peine audibles, il en profita pour glisser les quatre fioles et le parchemin dans une des poches de Lupin. A priori ce geste passa inaperçu aussi bien pour Lupin que pour les autres qui les suivaient des yeux. Severus continua son chemin, sans se préoccuper plus avant des autres et regagna sa chambre avec soulagement.
Quelques minutes plus tard, Lupin retourna à sa place. Quelle ne fut pas sa surprise, quand il entendit, au moment de se rasseoir, quelque chose tinter étrangement dans sa poche contre la chaise. Il porta la main à sa poche, et sortit, ébahi, quatre fioles, dont il reconnut de suite le contenu, accompagnées d'un bout de parchemin.
Il le déplia, sous l'œil attentif de l'assemblée, qui ne perdait pas une miette de la scène et attendait avidement d'en savoir un peu plus.
Lupin leva enfin les yeux du parchemin, visiblement troublé et interloqué. Soudain, n'y tenant plus, Sirius lui prit le parchemin des mains et le lut à son tour, à haute voix, pour que tous en profitent.
« Lupin,
Voici quatre fioles de potions Tue-Loup, qui devraient permettre de reconstituer momentanément ton stock et d'assurer à tous des pleines lunes tranquilles et sécurisées. Si besoin est, tu trouveras également des potions revigorantes sur l'étagère de la cuisine prévue à cet effet.
Dès que possible, je t'en ferai parvenir d'autres.
SS »
- Toujours aussi aimable ! Toujours prêt à vous rabaisser à la moindre occasion ! fit Sirius à la fin de la lecture.
Tous regardèrent tour à tour Lupin et les potions qu'il tenait à la main. Puis Molly se leva et ouvrit la porte masquant l'étagère en question, dévoilant alors quantités de potions diverses, rangées avec soin et étiquetées.
- Potion revigorante, fortifiante, de régénération sanguine, anti-douleur, cicatrisante, potion de sommeil sans rêve, de tranquillisation… et quelques autres encore… Et bien je crois que notre stock est enfin reconstitué…
- Qui l'eut cru ! s'exclama Arthur
- Oui, qui l'eut cru de la part de Snivellus ! Mais je suis persuadé que cela cache quelque chose !
- Que veux-tu dire Sirius ? Qu'il voudrait nous empoisonner ? demanda Tonks, incrédule.
- Non, je ne pense pas. Il m'a toujours procuré une potion Tue-Loup irréprochable, et je ne doute pas un seul instant que celles-ci soient de même. Leur aspect semble parfait. Non, mais je ne comprends pas plus que vous.
- Monsieur Snape est bien trop intelligent pour tenter une telle chose ! Nous empoisonner par ses propres potions correspondrait à s'accuser directement !
- Oui je suis d'accord avec toi, Hermione ! Mais avoue tout de même que ce comportement est étrange, non ? répliqua Harry, toujours sur la défensive concernant la question Snape.
- Severus ne peut pas toujours avoir de mauvaises intentions ! Pour moi, ceci est une preuve qu'il ne cherche réellement que l'intérêt de l'Ordre.
- Molly ! Ne me dîtes pas que vous êtes aussi naïve ?
- Appelez ça comme vous le voulez Nayasta ! Mais je ne pense pas que Severus veuille nous nuire.
Ils finirent ainsi le repas, en spéculant à tout va sur les hypothétiques intentions, mauvaises ou non, de Severus. Ce dernier, quant à lui, était de nouveau plongé dans ses réflexions tortueuses, planifiant déjà ce qui lui restait à régler avant son départ, et le bilan n'était pas vraiment positif pour le moment.
…………………………………………………………………………………………………...
Deux jours plus tard.
« Deux jours de plus ! Déjà deux jours, et en même temps seulement deux jours ! Ce soir ce sera la pleine lune. Elle ne devrait pas tarder à se lever d'ailleurs. Ce bel astre lunaire qu'Albus aimait contempler, comme si sa lueur laiteuse l'aidait à mieux réfléchir. Quelque part, je pense le comprendre ! La lune m'apaise en quelque sorte, me donne un sentiment de paix, douce intimité et solitaire plénitude. Si différente de son frère, le soleil, cet astre si brillant et si agressif à la fois, sa lumière vous brûlant et vous transperçant sans aucune délicatesse. Ah Severus si tu t'entendais, tu deviens vraiment pathétique parfois à te perdre dans tes rêvasseries sans fin. Allez descend donc un peu, au lieu de rester enfermer dans cette maudite chambre, ou sinon tu vas perdre le peu de raison qu'il te reste ! »
Severus descendit ainsi directement au salon, sans rencontrer âme qui vive. Il s'installa à la fenêtre contemplant le jardin, baigné peu à peu d'une douce pénombre, le jaune vif du soleil tirant progressivement vers un dégradé aux couleurs chaudes, les ombres grandissant au fur et à mesure que le soleil déclinait. Il percevait déjà la silhouette de l'astre blanchâtre se profiler à l'horizon. Il devait être à peine 17 heures.
Il entendit soudain des pas se rapprochant puis s'arrêter sur le seuil de la pièce. Il se retourna nonchalamment et aperçut, hésitante sur le pas de la porte, Nuwan. Ils se jaugèrent quelques fractions de secondes, puis, sentant le malaise grandissant chez la jeune femme, Severus se décida à rompre le silence.
- Bonsoir Nuwan ! fit-il de sa voix suave et doucereuse. Je m'en allais justement ! Je vous laisse place libre.
- Non ! lui répondit-elle alors que Severus s'avançait déjà pour sortir. Restez ! Nous pouvons très bien être deux dans cette pièce, il y a suffisamment de place ici apparemment. Et votre présence ne m'insupporte pas au point de vous chasser de ma vue !
- A quel point ma présence vous insupporte-t-elle dans ce cas ?
Il la vit alors rougir légèrement à cette réplique, mais elle ne se départit pas de son calme pour autant. Elle s'apprêtait à répondre quand ils furent interrompu par des hurlements provenant du tableau de Madame Black, annonçant ainsi l'entrée de deux personnes.
- Sirius, tu exagères tout de même ! Allez tu peux reprendre forme humaine maintenant !
- Ah Rémus ! Ca fait du bien un peu d'air frais.
- Oh désolé ! On ne voulait pas vous déranger ! s'exclama Rémus en arrivant au salon et voyant Severus et Nuwan ensemble.
- Mais vous ne nous dérangez absolument pas, voyons ! répondit Severus d'un ton narquois. D'où te viens cette idée saugrenue ! De toute façon j'allais partir !
- Oh Snivellus ! Tu nous quittes déjà ! Quel dommage, moi qui me faisais un plaisir de discuter avec toi !
- Black ! Cesse ce petit jeu tout de suite et laisse moi passer !
- Ne t'énerve pas comme ça !
- Je ne m'énerve pas, je voudrais juste passer !
- Oh Snivellus…
Mais il s'arrêta net en pleine phrase, voyant le regard de Severus et de Nuwan se pétrifier en direction de Rémus. Il se tourna alors vers son ami et le vit avec horreur se crisper sous les spasmes de la transformation débutante, son visage et ses membres s'allongeant dangereusement, griffes et dents acérées se profilant au fur et à mesure, et son corps se couvrant peu à peu d'une épaisse fourrure hirsute grisâtre…
- Non, ce ne peut pas… La pleine lune devait avoir lieu que demain !
- Tu vois bien que non, Black ! La pleine lune c'est ce soir ! Et il n'a pas pris la potion ! Stupide lupus! Il va tous nous tuer !
Severus ne perdit pas plus de temps et réagit en un quart de tour. Il s'interposa entre le loup-garou et Nuwan. Ils leur étaient pour le moment impossible de sortir, le loup-garou se tenant juste devant l'entrée.
- Fermez la porte et barricadez la à l'aide de sortilèges ! ordonna Severus, parfaitement conscient qu'ils s'enfermaient ainsi avec le loup-garou et risquaient par la même de se condamner. Mais d'un autre côté, il fallait isoler Lupin du reste de la maisonnée, trois victimes suffiraient amplement.
- Qu'attendez-vous pour fermer la porte ! rugit-il ne voyant aucune réaction des deux autres.
Sirius sortit alors sa baguette et verrouilla la porte qui les séparait de la cuisine, ainsi que la fenêtre au bout de la salle. Puis il se métamorphosa en chien tandis que la transformation du loup-garou prenait fin.
- Sirius, protège-la et fais la sortir dès que possible ! fit Severus à l'intention de l'animagus tout en gardant Lupin à l'œil.
Et se disant, il s'empara d'un des tabourets de la cuisine, laissé dans cette pièce par inadvertance près de la porte, et le brisa pour convertir un des pieds en bâton de défense. La transformation de Lupin venait juste de prendre fin. Il fit alors tournoyer le bâton devant lui d'une main, titillant le loup-garou pour attirer son attention vers lui, tout en se déplaçant de côté, l'attirant ainsi lentement de l'autre côté de la pièce et libérant l'entrée. Sirius d'un même mouvement pris la place qu'occupait Severus quelques secondes auparavant, pour protéger Nuwan d'une éventuelle attaque de Lupin. Nuwan se remit enfin du choc et sortit sa baguette à son tour, prête à se défendre si nécessaire. Même si une baguette ne servait pas forcément à grand-chose face à un loup-garou.
La diversion de Severus se révélait utile, Lupin s'avançant peu à peu vers lui, tentant de s'emparer du bâton à coup de pattes violents, toutes griffes dehors. Mais il n'était pas encore suffisamment éloigné de la porte pour que les deux autres puissent sortir sans risques. Severus recula donc encore de quelques pas, s'approchant de plus en plus de la fenêtre. Il pourrait ainsi permettre à Nuwan (et à Black,grr… !) de sortir, mais se faisant, il se trouvait lui-même cerné, sans retraite possible.
- Black, fais-la sortir, IMMEDIATEMENT ! Hurla-t-il. Et allez chercher de l'aide !
Il évita soudain, d'un léger écart vers l'arrière, un coup de patte plus violent qui menaçait de le défigurer, mais il ne put éviter le second coup de patte qui suivait et qui frappa de plein fouet son bras, le désarmant par la même occasion. Il parvint à maintenir son équilibre, et s'empara alors d'un candélabre encore allumé sur le rebord de la bibliothèque derrière lui. Il le pointa vers le loup-garou, le menaçant des flammes qui animaient encore les bougies. Ce dernier hésita quelques instants devant le feu, stoppant momentanément son attaque, mais très vite se reprit et repartit à l'assaut. Il gifla le torse de Severus, qui tomba par terre sur le côté, lâchant le candélabre, seule barrière, qui lui restait encore entre lui et Lupin, si maigre soit-elle. Il releva alors les yeux vers le loup-garou, des mèches noires lui voilant partiellement le visage, juste à temps pour voir Lupin se jeter violemment sur lui.
Sirius et Nuwan avaient réussi pendant ce temps à sortir, barricadant le salon derrière eux. Les autres membres étaient déjà descendus, baguette au poing, ayant été alertés par les hurlements de la bête et les vociférations de Severus. Comprenant enfin ce qui se passait, Molly partit à la cave, chercher les chaînes qu'ils utilisaient d'habitude lors des précédentes transformations, et revint essoufflée.
Entre temps, Severus était encore aux prises avec le loup-garou, étendu au sol sur le dos, le loup-garou le surplombant carrément, et tentant difficilement d'éviter de se faire mordre. Il appuyait ainsi de toutes ses forces contre le torse de Lupin à l'aide de ses jambes, cherchant à le repousser le plus possible, lui et ses crocs, se protégeant par ailleurs le visage de ses bras, mais il se sentait fléchir, les griffes continuant par ailleurs de lui lacérer poitrine, bras et jambes. Il sentait ses forces l'abandonner, quand il entendit soudain la porte s'ouvrir avec grand fracas.
Lupin se retourna d'un coup vers ce bruit inopportun, permettant à Severus de reprendre son souffle quelques secondes. Les sorts fusèrent contre le loup-garou, mais ils semblaient ne lui faire aucun effet. Dans un éclair subit de lucidité, Severus faucha d'un coup de pied rapide les jambes de son adversaire, le renversant ainsi sur le dos. Ce qui permit aux autres de s'avancer et d'assommer le loup-garou, puis de le ligoter à l'aide des chaînes. Arthur et Sirius, de nouveau sous forme humaine, se chargèrent de l'enfermer à la cave, solidement ligoté et la porte cadenassée, comme ils le faisaient à l'accoutumée lors des autres pleines lunes.
Severus se redressa tant bien que mal et s'adossa contre la bibliothèque. Il était endolori, et épuisé, plusieurs estafilades plus ou moins profondes entaillant son torse, ses bras et ses jambes, son costume déchiré en lambeaux et une entorse au genou droit. Seul son visage était quasi intact, mais surtout il avait évité de se faire mordre. Il ferma les yeux, reprenant peu à peu ses esprits et une respiration normale. Il sentait quelques élancements à chaque respiration, mais il était soulagé : « Merci Merlin ! Au moins ce n'est pas encore aujourd'hui que tu deviendras loup-garou, Severus ! »
- Comment allez-vous Severus ? fit une voix à sa gauche.
Il rouvrit les yeux et tourna la tête dans sa direction. Il vit alors Molly et Nuwan agenouillées à ses côtés, les trois Griffondors, Tonks et Nayasta debout derrière elles.
- Comment voulez-vous que je me sente après avoir failli être mordu par un stupide Lupus ! répondit-il la voix plein de hargne et de mépris. Plutôt entaillé apparemment mais entier ! Il vous en a fallu du temps pour arriver !
- Désolé Severus ! Mais avec la potion Tue-Loup que vous lui aviez fournie, nous étions loin de nous imaginer une telle chose ! fit Arthur, revenu avec Sirius dans la salle.
- Ce n'est pas de notre faute si la potion Tue-Loup s'est révélée inefficace ! Comment pouvions-nous le savoir ! rétorqua Nayasta, jubilant presque de prendre Severus en faute.
Severus ricana alors doucement, mais s'arrêta aussitôt pris d'une violente quinte de toux.
- Pourrait-on savoir ce qui vous fait rire ? demanda Harry, agressif.
- Vous tous ! Si Lupin s'est transformé ce soir, la potion n'y est pour rien. C'est justement parce qu'il ne l'a pas prise ! Depuis le temps que je vous assène qu'il est dangereux et inconscient !
- Il n'a pas pris sa potion ? s'exclamèrent plusieurs voix en même temps.
- Non, Snivellus ! C'est un simple accident ! D'habitude, tout se passe bien !
- Un simple accident ?! Attends un peu que je me relève et je vais te montrer moi si c'est un simple accident !
- Severus, je vous en prie, cessez de bouger sans arrêt ! Comment voulez-vous que je vous soigne ! s'exclama Molly qui tentait tant bien que mal de soigner les blessures de Severus. Vous avez de multiples plaies plus ou moins profondes, mais assez facilement guérissables. Par contre, vous avez une entorse du genou droit et votre bras gauche est salement amoché. Sans compter votre ancienne blessure qui se remet à saigner.
Severus porta alors son regard vers son flanc et vit effectivement, à travers les lambeaux de sa robe et de sa chemise, les bandages se teinter à nouveau de rouge.
- Tonks ! Allez me chercher Madame Pomfresh et McGonagall ! Je ne suis pas sûr de pouvoir soigner tout ça moi-même !
- Restez Tonks ! Molly ! Il serait superflu de les déranger à cette heure-là pour quelque chose d'aussi futile ! Faîtes ce que vous pouvez et l'on verra pour la suite plus tard !
- Mais Severus…
Il jeta à Molly un regard noir furieux qui la fit taire sur le champ.
- Bon comme vous voudrez ! Plus têtu, on meure !
- Je saurai peut-être arranger ça ! risqua finalement Nuwan, qui examinait les blessures avec attention. Je ne suis pas aussi experte que votre Madame Pomfresh, mais je m'intéresse de près à la médicomagie. J'ai donc quelques notions.
Non pas qu'elle appréciait particulièrement cet homme, mais après tout il venait de prendre ces risques pour lui permettre de sortir indemne de cet « accident ». Et d'un certain point de vue, elle partageait son avis concernant le loup-garou. Elle aimait beaucoup Rémus, mais là tout de même, il avait agi de façon inconsidérée !
- Vos notions me suffiront ! Allez-y !
- Par contre, il va falloir que je vous enlève vos vêtements, ou plutôt ce qu'il en reste !
Severus déglutit, jeta un regard à la dérobée à Molly, comme cherchant son aide. Après tout elle avait déjà tout vu, donc ne serait pas plus choqué que ça. Tant pis si elle ne pouvait pas tout guérir, il verrait par la suite ! Mais il était hors de question que cette jeune femme, qu'il connaissait à peine, le voit dénudé ! Surtout qu'elle était peut-être… enfin elle avait vingt ans de moins, quoi !
- Dans ce cas, je préfère me débrouiller seul ! articula-t-il finalement.
- Severus voyons, vous n'êtes pas raisonnable ! Comment voulez-vous faire ! Allez laissez-vous faire ! Nuwan ne va pas vous manger. Lui répondit Molly, un léger sourire réprobateur sur les lèvres.
- Snivellus fait son pudique maintenant !
- Toi Black, sors d'ici, avant que je puisse me relever pour t'étriper ! Une quinte de toux le reprit, l'empêchant d'en dire davantage.
Il sentit alors des mains commencer à lui retirer sa robe, Molly et Nuwan étant bien déterminées à faire comme elles l'entendaient.
- Pas ici alors ! Finit-il par concéder, leur écartant doucement les mains de son bras valide.
- On ne peut pas vous déplacer dans cet état. Nous ne sommes pas suffisamment compétentes pour se risquer à aggraver l'entorse ou certaines blessures.
Severus observa rapidement les autres membres restés en retrait, puis son regard revint sur Molly. Cette dernière comprit le message et dit à l'adresse des autres :
- Si vous pouviez sortir, nous n'avons pas besoin de tout ce monde. Et fermez la porte derrière vous ! Sirius, je vous laisse le soin de contrôler que tout se passe bien en bas !
- Pas de problème ! Maugréa celui-ci en sortant.
- Non Arthur reste ! Nous pourrions avoir besoin de ton aide. Déjà si tu pouvais aller chercher une potion revigorante et une potion cicatrisante, ça ne fera pas de mal.
Tous sortirent, commentant avidement les événements. Severus entendit entre autres Potter faire des commentaires désobligeants à Granger et Weasley sur le comportement buté de son ancien professeur de potions. « Petit morveux insolent ! Je vais lui en faire voir des comportements butés ! Il peut toujours parlé, s'il croit que son comportement à lui est exemplaire ! »
- Severus laissez-vous faire à la fin ! rugit Molly tandis qu'elle s'efforçait de défaire à présent sa chemise et que Severus la repoussait à nouveau.
Il finit pas céder et se retrouva torse nu. Nuwan eut un mouvement d'arrêt devant la vue des multiples cicatrices apparemment anciennes, puis se reprit très vite. Cependant cette réaction n'avait pas échappé à Severus, qui resta aussi impassible que possible, mais qui intérieurement était plus troublé qu'il ne vouait bien l'admettre.
Il les laissa psalmodier plusieurs sortilèges d'affilée, voyant peu à peu les estafilades se refermer. Nuwan lui prit alors délicatement le bras, ce qui lui décocha des élancements jusqu'à son épaule. Tandis que Nuwan commençait ses incantations, baguette pointée vers le bras de Severus, celui-ci l'observait attentivement. Mais, quand il perçut les frissons que Nuwan ne put réprimer à la vue de la Marque sombre sur son avant bras gauche, il se rembrunit et son regard se perdit peu à peu dans le vide, se ternissant au fur et à mesure. Leur relation commençait mal, s'il fallait à chaque fois que cette Marque s'interpose entre eux !
Arthur revint alors avec les fioles et les tendit à Severus, qui en but le contenu avec une moue légèrement dégoûtée. Mais déjà il sentait les effets bénéfiques du liquide se répandre dans son organisme.
- Voilà qui est mieux pour ses blessures ! dit-elle enfin, contente de son travail. Bon, votre bras n'est pas totalement guéri, mais ce sera une question de jour tout au plus, à moins que Madame Pomfresh puisse venir avant, pour consolider ce que j'ai fait.
Puis elle tourna son attention vers les jambes de Severus et reprit :
- Pour pouvoir soigner ça, nous allons devoir aussi enlever votre pantalon ! De toute façon pou ce qu'il en reste, là encore !
- Non, mais vous ne croyez pas que vous exagérez un peu !
- Non Severus ! Nous n'exagérons pas. Allez Arthur aide-nous !
- Non, débrouillez-vous autrement, mais… j'ai dit non ! rugit Severus d'une voix sourde et rauque.
Il tenta de se lever pour les empêcher d'attenter encore à sa vie privée, mais n'y parvint pas et une douleur fulgura le long de sa jambe droite, lui arrachant un gémissement, accompagné d'un flot de jurons. Mais il ne se déclara pas vaincu pour autant, et ils durent céder et entreprirent de dégager simplement sa blessure. Il ferma alors les yeux, et s'adossa épuisé contre la bibliothèque, les laissant travailler comme précédemment.
- Pour l'entorse, vous risquez de boiter légèrement quelques jours ! Mais tout devrait rentrer dans l'ordre d'ici peu. Vous avez eu de la chance !
- J'ai surtout eu de bons réflexes ! répondit-il, ré-ouvrant enfin les yeux sur les obsidiennes de Nuwan, qui le détaillait attentivement. Ils se scrutèrent un bon moment mutuellement, jusqu'à ce que Molly décide de rompre le silence.
- Nous allons vous aider à regagner votre chambre et à refaire vos bandages. Moi je vais tacher de redonner allure à vos vêtements ! Décidément, ils ne font pas long feu avec vous ! Nous reparlons de cet « accident » demain, quand nous aurons tous les idées plus claires.
Arthur aida Severus à se relever, lui passa une cape noire qu'il avait eu la présence d'esprit de prendre au passage et le soutint jusqu'à sa chambre. Arrivé sur le seuil, il se dégagea des bras d'Arthur, et se retourna vers celui-ci.
- Merci Arthur ! Je pense pouvoir me débrouiller seul à ce stade ! Je ne voudrai pas vous accaparer plus que nécessaire !
- Mais Severus…
Severus n'avait pas attendu la réponse et s'apprêtait déjà à refermer la porte, quand Arthur retint momentanément cette dernière entrebâillée.
- Molly vous montera votre repas tout à l'heure.
- Qu'elle ne se dérange pas ! Si la faim me tenaille, je serai bien encore capable de descendre !
- Elle passera tout de même pour redonner allure à vos vêtements !
- Soit !
Et il ferma la porte sans plus attendre. « Satané lupin ! Dès que tu reprendras forme humaine, je te jure que tu vas le payer ! »
