Chapitre 2 : C'est ce qu'on verra Granger !

Hello ! Voici un nouveau chapitre qui nous l'espérons vous plaira ! Merci pour les reviews cela nous motivent pour la suite !

Le pic m'atteignit en plein cœur, ce mec me faisait horreur, ce cours me faisait horreur mais surtout il avait osé parler de ça et me rappeler ce sentiment de vide perpétuel dans mon cœur. Je me relevai dans un hurlement de rage et... me jetai sur lui... Ma première réaction depuis deux mois.

Je nous sentis atterrir durement sur le sol. A coup sûr ce devait être des dalles car le choc fut rude. C'est certainement lui qui eut le plus mal et qui amortit ma chute car il se trouvait en dessous mais je m'en fichais royalement, c'était le cadet de mes soucis. Je le tapai de toutes mes forces sur ce qui devait être son torse : je ne voulais plus l'entendre, je voulais qu'il se taise. Autour de nous c'était le chaos, j'entendais des cris. Il hurlait qu'il allait me tuer tout en essayant de me repousser. J'avais eu l'avantage de la surprise, c'est certainement ça qui me mettait en position de force. Je sentais des mains sur mon dos qui tentaient de me faire lâcher prise. Mais je m'accrochais fermement en même temps de le taper, espérant naïvement que cela ferait taire ma douleur. J'avais essayé d'enfouir cette souffrance le plus loin possible en moi mais elle explosait, m'empêchant de réfléchir normalement.

- Calme-toi, me dit Harry. Lâche-le, il n'en vaut pas la peine !

Je me mis à pleurer de rage, c'était purement injuste, ce n'était pas moi la coupable mais lui, ce sale arrogant de sa soi-disant race de sang pur. Je lâchai finalement prise, épuisée de le frapper. Au moment où je m'arrêtai, ils en profitèrent pour me soulever.

- Sale sang-de-bourbe, tu as osé me toucher ! beugla Malefoy, certainement furieux et humilié.

Ma colère remonta d'un coup et, comme je devais être légèrement surélevée par rapport à lui, je pus lui envoyer un coup de toutes mes forces en espérant que cela l'atteindrait. Au moment où mon pied percuta Malefoy, son hurlement de douleur me renseigna sur ce que j'avais sûrement touché. Fière de moi et de mon coup de chance je me mis à rire de façon assez hystérique. Ensuite, j'imagine qu'on m'éloigna de lui.

J'attendis longtemps seule dans le bureau de Dumbledore. On m'avait directement emmenée dans l'office du directeur de Poudlard et on m'avait dit que ce dernier ne tarderait pas. Faux. J'attendais depuis ce qui me semblait des heures. D'ailleurs je me demandais pourquoi on ne m'avait pas plutôt envoyé dans le bureau de McGonagall, c'était elle la directrice de Gryffondor. Je me rappelais de mes gestes ma foi violents. Bon sang ! Il faisait ressortir ce qu'il y avait de pire en moi. Je ne regrettais rien... enfin si un peu mais qu'est qui m'avait pris ?! Ce n'était pas mon genre de faire ça. Je caressai les accoudoirs de la chaise pour essayer de calmer ma nervosité, du velours je pense c'était très doux au toucher. Il y avait ce bruit régulier qui menaçait de me rendre chèvre, une horloge ? Je respirais un grand coup ce qui m'apprit qu'il y avait une odeur forte de réglisse et de … je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Bon récapitulons : maintenant Malefoy devait me haïr plus que tout, enfin encore plus qu'avant, et les représailles ne tarderaient pas... Par Merlin je voulais que l'on me laisse tranquille !Mais par-dessus tout je me demandais qu'elle serait ma punition. Soudain la porte s'ouvrit, faisant grincer les gonds mal huilés, je sursautai et attendis avec appréhension la suite. C'était le directeur.

- Miss Granger, êtes-vous remise de vos émotions ?

Je hochais la tête rapidement comme une enfant prise en faute, ce que j'étais en somme. Et puis zut ! Malefoy l'avait mérité ! Qu'est ce que serait une punition minable fasse à ce que tu as vécu ?! me réprimanda la voix au combien agaçante de ma conscience. Pas complètement faux. Franchement je n'avais rien à craindre. Mais il fallait avouer que même aveugle je ressentais l'autorité que dégageait le vieux sage, c'était l'impression de se sentir soudain minuscule. Ce n'était pas de la peur après réflexion, c'était le sentiment de ne pas vouloir le décevoir.

- Bien. Vous allez mieux ? s'enquit-il.

En effet maintenant qu'il me le rappelait, avoir tapé Malefoy m'avait prodigué un étrange bien-être.

- J'en suis heureux, votre mutisme nous inquiétait beaucoup.

Là je me posais quelques questions, je venais d'agresser physiquement ce sale blondinet et on s'inquiétait de mon mutisme. J'imagine que mon air interrogateur le renseigna sur que je pensais.

- Ah, Miss Granger, Monsieur Malefoy va bien et malgré un coup stratégiquement fort bien envoyé, c'est toujours un garçon.

Je souris, gênée mais je trouvai cette remarque hilarante.

- Mais quelle punition vais-je vous donner ? fit-il songeur.

Je baissai la tête en priant que ça ne soit pas, par exemple, un mois de punition auprès de Rusard : je n'avais aucune envie d'être à son service, c'était un vrai sadique. À ce moment-là on toqua fermement à la porte.

- Entrez M. Malefoy et asseyez-vous. Parfait. Oh ! j'ai vu que vous boitiez un peu, ça va mieux ?

- Oui, grommela Malefoy qui devait certainement envisager de me tuer.

Être à côté de lui ne me semblait pas une idée judicieuse je dirais même plutôt suicidaire.

- Miss Granger, pourquoi avoir tapé Monsieur Malefoy ?

- Il m'a provoqué, murmurai-je avec réticence.

- Et de quelle manière ? demanda Dumbledore.

- Peu importe, dis-je en détournant la tête et en refusant de le dire à voix haute.

- Miss Granger, taire ce qu'il vous a dit n'arrangera pas votre situation, croyez-moi.

-. ..

- Miss Granger ?

- Il... a dit que je leur faisais honte...

- Mais elle ment ! Elle m'a agressé parce qu'elle est jalouse de mes capacités ! cria Malefoy

- Voyez-vous ça, dit Dumbledore d'une voix songeuse.

- Miss Granger vous pouvez sortir, je vais m'entretenir avec M. Malefoy.

Je me levai, satisfaite de sortir sans punition. Étrange, j'avais quand même agressé un élève. Je sortis en trébuchant à cause du tapis. J'aurais pu demander de l'aide mais je ne voulais pas que la sale fouine puisse saisir une nouvelle occasion de se moquer de moi. J'eus beaucoup de mal à rejoindre mes appartements car je n'arrivais pas à m'orienter. D'habitude mes amis étaient là pour m'aider. Heureusement Neville dut remarquer ma détresse car il m'aida à rejoindre mes quartiers .

Dans le bureau de Dumbledore :

- Monsieur Malefoy, je ne doute pas de votre rôle dans cette affaire, je pourrais punir Miss Granger mais, dans ce cas, je vous punirais aussi, commença ce vieux sénile .

Outré, Malefoy essaya de protester mais Dumbledore lui coupa la parole en levant la main, stoppant nette toute protestation.

- Mais il y aurait une autre solution.

Malefoy semblait décidé à écouter attentivement et le vieux renard continua.

- Comme vous avez pu le voir, Miss Granger n'est pas dans son état normal, elle est plongée dans une sorte de... nous allons dire de sommeil, elle ne réagit plus depuis deux mois. Mais là, on m'apprend qu'elle a eu une réaction grâce à vous.

- Je ne vois pas pourquoi cela devrait m'intéresser, grogna Malefoy

- Oh que si, je pense à une punition qui serait bénéfique pour vous deux.

- Mais je n'ai rien fait !

- Voyons, Monsieur Malefoy, nous savons tous les deux que vous n'êtes pas innocent dans cette histoire. Vous nous feriez gagner du temps en nous évitant de vaines et puériles protestations. Bien je veux que vous donniez des cours à Miss Granger, je connais vos capacités et je sais que vous pouvez l'aider.

- Quoi ?! C'est hors de question !

- Arrêtez de protester : soit vous entraînez Miss Granger à se déplacer seule et à se défendre, soit c'est deux mois au service de Rusard. A vous de choisir.

- ...

- Vous aurez tous les droits d'un professeur envers son élève, le tenta Dumbledore qui décidément connaissait bien ses élèves.

- Vraiment ? demanda le serpentard encore réticent mais qui voyait là une bonne occasion de se venger et d'éviter de se retrouver aux ordres de ce cracmol de Rusard (il avait déjà testé, merci bien).

- c'est oui, alors ? demanda Dumbledore avec son habituel sourire malicieux.

- Vous n'avez pas peur que je lui fasse du mal ?

- Dans votre intérêt il ne vaut mieux pas, Monsieur Malefoy. Mais, je vous fais confiance. Je veux que Miss Granger se rétablisse.

- D'accord, grommela le prince des serpentards.

- Vous lui expliquerez ?

- D'accord, soupira Malefoy résigné.

- Bien, et elle n'a pas le droit de répliquer, lança Dumbledore en voyant Malefoy quitter son bureau afin d'aller à ses autres cours de l'après-midi.

Retour point de vue Hermione

Devoir attendre devenait une habitude pour moi. L'après-midi était passé lentement et je n'avais pas recroisé Malefoy. Du coup j'y avais pensé tout l'après-midi. Connaissant Malefoy, il serait furieux. Ron était allé se coucher après que je lui avais raconté mon entrevue avec Dumbledore. Il m'avait appelée "championne" grâce à ce coup magnifiquement bien placé. Apparemment la visage de la fouine avait viré au rouge, au blanc puis au verdâtre selon les dires de Ron. J'avais trouvé ça hilarant et je souriais encore quand brusquement la porte s'ouvrit. C'était ce sale blond sans aucun doute. Je m'attendais à une explosion de fureur mais ce dernier resta calme, enfin sa respiration semblait calme. Ron semblait étonné et inquiet. Il ne voulait pas que l'on me fasse du mal à nouveau. Mais je l'avais rassuré et il était allé se coucher, avec réticence.

- Granger.

La voix de de ce sale serpentard était mielleuse, trop mielleuse. Je fronçais les sourcils, ce ton ne me disait rien qui vaille.

- Dumbledore et moi avons discuté et on a trouvé un ... compromis pour toi et moi.

Je déglutis pas franchement rassurée par ce fameux compromis et surtout par son ton satisfait.

- C'est quoi ce ... compromis, demandais-je inquiète.

- C'est simple Granger. Je vais "t'aider"à regagner la surface.

Mon air interloqué dut le renseigner sur mon incompréhension quant à ses mots.

- Je vais te donner des cours "obligatoires" pour que tu puisses te déplacer sans ton toutou et que tu puisse te défendre convenablement.

- Hein ! criais-je, Dumbledore n'aurait jamais, au grand jamais, dit ça ! Tu inventes ! C'est juste pour m'énerver !

Je me levais furieuse de cette blague stupide de cette sale ... FOUINE ! Voulant faire une sortie fracassante je fis tout le contraire en m'étalant lourdement, Malefoy arriva vers moi, je pouvais sentir son souffle sur ma joue.

- Il y a du travail. Demain 8 h, on commencera notre premier cours, Granger. Sois à l'heure, c'est un conseil.

Je l'entendis repartir tandis que je lui hurlais

- Tu peux aller te faire cuire un œuf d'Hypogriffe, Malefoy !

Il me lança sur un ton moqueur.

- C'est ce qu'on verra Granger !

Voilà ce n'est que le début, vous irez de surprise en surprise. Après tout il y a une raison très précise pour que cette histoire se nomme Ultimatum...