Coucou !

Soeurette : Bonjours lecteurs et lectrice, nous nous excusons pour ce retard. Nous sommes très occupés en ce moment entre devoirs et heures de cours, il faut avouer c'est pas simple ! Ce chapitre 7 est spécial, il donne un sens au titre de cette fic.

Frérot : Il faut le dire vous aurez envie de nous tuer à la fin de ce chapitre ! Voilà pourquoi vous ne savez pas où on habite ! Moi je vous adore alors ne me tuez pas ! C'est vrai quoi c'est pas ma faute c'est soeurette qui voulait !

Soeurette : Ne l'écoutez pas, nous avons eu l'idée ensemble. C'est de cette idée que notre fic est née. Vous l'aurez compris cette fic ne fait que commencez … Je ne peux rien vous promettre juste que cette fic aura une fin je vous le jure.

Frérot : Ce chapitre a été très complexe à écrire je ne sais pas si il va vous plaire mais sachez que vos commentaires nous font avancer, ça nous va droit au cœur.

Soeurette : Exceptionnellement nous allons répondre aux commentaires avant d vous laissez lire le chapitre, pour éviter que certaines personnes ne fasse de gaffes...

Frérot : PPPfff bon je commence. Alors Delphine03 : Oui Hermione est super fortiche, moi dès que je visualise la scène je ne peux m'empêcher de rire.

Soeurette : : je ne sais pas si ce chapitre va te plaire mais sache que certaines relations vont évoluer...

Frérot : van3xxx : Tu vas savoir pour Hermione dans ce chapitre ….

Soeurette : Boubou15 : Voilà la suite, en espérant que nous ne te décevrons pas...

Voici le chapitre 7 : Ultimatum ….

Chapitre 7 : "Ultimatum "

C'est l'odeur qui me réveilla, celle de propre ou plutôt celle aseptisée. Je fronçais les sourcils, je détestais cette odeur non pas que je n'appréciais pas le propre mais elle était entêtante et m'empêchais de me concentrer. J'ouvris les yeux avec précaution pour regarder où j'étais alors que ça ne servait rien, puisque j'étais aveugle, fichu réflexe. J'étais allongée dans un lit. Un bon point déjà. Mais qu'est ce que je fichais là ? Je ne me souvenais pas m'être couchée. J'essayais de me rappeler les derniers événements et une chose était sûre quelque chose clochait. Mais quoi mystère... Je tendis l'oreille pour tenter d'avoir d'autres renseignements sur mon environnement. Je ne me sentais pas en danger, j'étais étrangement calme.

-Miss Granger ?

Je sursautai, la voix de Mme Pomfresh me ramena à la réalité. Je ne l'avais pas entendu venir ce qui voulait dire qu'elle était sûrement restée à mon chevet. Ainsi j'étais à l'infirmerie. Une autre question me vint à l'esprit : qu'est-ce que je faisais ici ?

- Miss Granger ? Vous sentez-vous mieux ? me demanda t-elle d'une voix que je jugeais inquiète.

Mon pouls s'accéléra, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Vous savez, ce pressentiment qui vous noue l'estomac ? C'était ça. Je pouvais le sentir. Non je ne me sentais plus bien du tout.

-Mme Pomfresh, qu'est-ce que je fais à l'infirmerie ?
-Miss Granger…

Le lit grinça, elle venait de s'asseoir. Je sentis sa main fraîche s'installer sur la mienne dans le but de me tranquilliser ? Je n'étais plus du tout rassurée. Ce comportement, ce n'était pas normal. Mme Pomfresh d'habitude si réservée presque froide ne se comportait jamais comme ça.

-Qu'est-ce qui se passe ? criai-je angoissée.

Mon dieu, mon dieu ! Était-il arrivé quelque chose à Harry ? Ron ?

-Miss Granger …J'ai quelque chose à vous dire, ça ne sera pas facile entendre

Sa voix tremblante m'indiqua que c'était grave. L'infirmière me serra la main. Mon cœur battait la chamade.

-J'ai tout essayé, mais je ne l'ai vu que trop tard… le sort que vous avez reçu ce soir là…

-Oui, murmurai-je de façon automatique, l'inciter à continuer même si une part de moi refusait d'entendre la suite.

On m'avait raconté mais de ce soir là il n'en restait que des bribes floues.

-Nous pensions que le sort s'était arrêté, mais il a évolué, qu'il n'avait que pour effet de vous rendre aveugle mais il a en quelque sorte continué son chemin.

Qu'est-ce que ça voulait dire ? J'étais dans l'incompréhension la plus totale.

- Ce sort qui vous a rendu aveugle vous consume, il… vous tue petit à petit …

Au début le silence succéda à cette annonce. Pourtant tandis que les secondes s'égrenaient les mots se répétaient dans ma tête prenant tout leur sens. Non c'était impossible ! J'enlevai mes mains des siennes. Puis je les mis sur mes oreilles refusant de comprendre ce que voulait dire ces mots, refusant ce qui allait arriver ! Qu'elle se taise ! C'était une menteuse ! La colère m'envahit. De la rage envers ces mots injustes, de ce qui allait se passer. Je voulais qu'elle parte avec sa compassion.

-Laissez-moi, laissez-moi tranquille ! hurlai-je hystérique Vous mentez ! C'est faux !

J'essayais de sortir de ce foutu lit. Dans ma précipitation je tombai par terre, je ne sentis pas la douleur trop préoccupée à essayer de fuir cette chambre maudite qui puait. J'entendis vaguement Mme Pomfresh demander de l'aide. Ils m'empoignèrent fermement, je me débattis furieusement. J'allais me réveiller, ce n'était qu'un mauvais rêve. Je continuais à crier. J'atterris sur une surface moelleuse qui devait être le lit. Brusquement mes muscles se détendirent, je cessais de me débattre avant d'être avaler dans un sommeil sans rêve.

Naïve, j'avais été naïve ! Tous ces symptômes, fatigue, sang qui coule des yeux, des oreilles, du nez et de la bouche, maux de tête constants. Je refusais de l'admettre, mais je le savais depuis le début. J'avais juste repoussé le moment de vérité. J'aurais dû mourir sur le coup ce soir-là et j'avais survécu pour ça ! Je pleurais, des sanglots que j'étais incapable de retenir. Je m'étais installée en position fœtale, je refusais de parler à Mme Pomfresh. Dès qu'elle venait je l'ignorais et je mettais mes mains sur mes oreilles jusqu'à ce qu'elle parte. Je voulais que l'on me foute la paix. Je ne pouvais pas à mourir ! Je sanglotais sans pouvoir m'arrêter, c'était trop dur. J'avais à nouveau des projets ! Vivre, je voulais vivre ! Injuste, c'était injuste ! J'étais en colère contre le monde entier. La vérité restait pourtant là, cruelle et réelle : j'allais mourir.

Pouvait-on se battre contre la Mort ? J'avais voulu mourir après l'accident. La mort à ce moment là paraissait douce et apaisante. Tout avait un goût de cendre, plus rien n'avait d'intérêt. Et pourtant ces derniers mois, j'avais fait une découverte incroyable : la vie méritait d'être vécue, de la croquer à pleines dents. Harry et Ron avaient besoin de moi pour la suite, la guerre à venir mais aussi cette vengeance qui attendait depuis trop longtemps.

Je restais plusieurs jours dans ce lit à pleurer refusant toutes les visites de mes amis. Le silence semblait être mon meilleur allié. Ne rien entendre, rester dans mon coin, marquait le refus de cette sentence. Pourtant ce matin-là, quand Mme Pomfresh arriva, elle me trouva assise, les yeux rouges mais secs.

- Combien de temps ? demandai-je tout de suite.

Elle s'assit sur le lit. J'eus un mouvement de recul, je n'avais pas besoin de sa compassion.

- Mes potions ralentiront le sort, ça laisse quelques mois.
- Combien ?
- 6, peut-être 8 mois. 9 mois si vous allez à St Mangouste.
- Je préfère rester ici. Je ne veux pas rester 9 mois dans un hôpital à attendre la mort…
- Oui, je comprends, nous continuons à chercher une solution. Je vais travailler d'arrache-pied avec le professeur Rogue, je vous le promets Miss Granger !
- Vous l'avez dit à quelqu'un ?
- Non, j'attendais votre avis et celui du directeur Dumbledore qui n'est pas encore revenu de sa réunion de Londres.
- Personne ne doit savoir. Mon ton était catégorique.
- Mais vos amis pourront vous soutenir !
- Non ! Je ne veux pas sentir sur moi, leur regard plein de pitié. Je veux vivre ce qu'il me reste, comme si tout allait bien ! Pas besoin qu'ils s'inquiètent.
- Je… je ne dirais rien, promit Mme Pomfresh, soucieuse.
- Que va-t-il se passer pendant les prochains mois ?

- Mon état va se détériorer, c'est ça ?
- Oui, murmura-t-elle.
- Comment ?

- Je veux savoir ! criai-je.
- Vous vous sentirez de plus en plus fatiguée, vous perdrez souvent connaissance, vous saignerez du nez, des yeux, de la bouche et des oreilles. Votre tête vous fera de plus en plus souffrir et à la fin…
- Quoi à la fin ?
- Vous…n'aurez plus la force de bouger.

Maintenant elle pleurait, je l'entendais... La gorge nouée, moi aussi j'avais envie de pleurer
mais si je pleurais à nouveau je n'étais pas sûre de pouvoir me relever.

Je pus sortir de l'infirmerie après deux jours à prendre des potions qui me redonnèrent un peu de vitalité. Mes amis m'attendaient croyant que j'avais fait une grosse crise de fatigue.

- Ça va mieux ? me demanda Harry.
- Oui, tout va bien, c'était juste de la fatigue, lui répondis-je.
- Quand Harry m'a raconté ce qui était arrivé, j'étais mort d'inquiétude ! Ne me refais jamais ça ! s'exclama Ron en me prenant dans ses bras.
- Ron, t'y étais pas ! Moi j'ai frôlé la crise cardiaque ! lui dit Harry.
- Je ne savais pas que l'on pouvait saigner du nez, des yeux et des oreilles quand on est fatigué !
- Tu m'étonnes, ça t'arriverait tout le temps sinon, Ron !
- Stop les garçons ! m'écriai-je pour me faire entendre, tout en m'arrachant des bras de Ron.
- Et Mme Pomfresh ne voulait pas nous laisser entrer sous prétexte que, je cite « Miss Granger a besoin de repos, Mr Ronald Weasley ! » imita Ron.
- Ron a failli défoncer les portes pour renter !
- J'y suis presque arrivé, d'ailleurs !
- Presque ! Seulement à peine entré, il en est ressorti illico presto ! rigola Harry.

J'accrochai un sourire sur mon visage. C'était avec eux que je voulais …finir …mes derniers instants pensai-je tristement. C'était si dur à admettre, comme une mauvaise rechute, sauf que celle-là serait la dernière. Les larmes me montèrent aux yeux, c'était si cruel ! Je les essuyais discrètement, pendant que mes amis se chamaillaient. Je levais les yeux au ciel, de vrais gamins ! S'ils savaient …

Le reste de la journée fut monotone. L'heure du cours de Défense Contre Les Forces Du Mal fut la plus calme, Rogue ne m'embêta pas, ce qui était assez bizarre venant de sa part.
Je me rendis avec Ron jusqu'à nos appartements. Il me demanda comment j'allais, si j'aurais de nouvelles rechutes… Je lui répondis que tout allait bien. Je déglutis, je détestais leur mentir, une vraie torture, un coup bas. Ron rentra dans sa chambre pour aller se coucher. Moi je ne pouvais pas, j'avais l'impression d'être au bord du gouffre. Aller me coucher m'effrayait et si je ne me réveillais pas demain matin ? Je me laissai tomber dans le fauteuil de guerre lasse. Mon pied percuta quelque chose à côté du sofa. Je tâtonnais curieuse de savoir ce que c'était. Je pris le truc en question. Ça avait tout l'air d'avoir la forme d'une bouteille. Je réussis à trouver le bouchon que j'enlevais avec facilité. Une odeur forte en sortit, pas besoin d'être devin pour savoir ce que contenait cette bouteille. De l'alcool. Fort en plus. De l'hydromel aux épices sans aucun doute. Ça c'était forcément à Malefoy. La tentation était forte. Ne disait-on pas que l'alcool était le meilleur remède pour oublier ? Une gorgée m'aiderait à m'endormir j'en étais sûre ! Juste une, ça ne me pouvait pas me faire de mal, me souffla cette petite voix insidieuse dans ma tête. Je n'étais plus à ça prêt. Les potions n'étaient pas comme les médicaments moldus, boire de l'alcool ne gênait pas l'action des remèdes sorciers. Tu vas certainement mourir... Je bus une gorgée qui me brûla la gorge, je manquai de m'étouffer mais je tins bon. Un seconde lampée m'apporta dans tout le corps une chaleur réconfortante. C'était si bon. Je n'avais jamais bu avant, je trouvais que l'alcool était un sujet tabou, mauvais pour la santé. Nouvelle gorgée. Un frisson m'envahit. Malefoy aimait l'alcool fort !

La porte claqua. Je cessai de chantonner.

-Granger ? Qu'est que tu fous avec une de mes bouteilles?!

-Ouh le blondinet est là !

Je me mis à rire incapable de m'en empêcher. J'entendis son soupir exaspéré presque fataliste.

-Granger, ne me dis pas que tu as bu ?!

-Non ! Presque pas. Je discutais juste avec Boubou !

-Boubou ? m'interrogea un Malefoy incrédule.

Je levai ma main pour qu'il voit Boubou.

-Tu es ivre Granger, c'est franchement pathétique.

-Pfffff, parle pour toi l'alcoolique !

-Moi, je tiens l'alcool, toi non. Tu n'as même pas bu la moitié de la bouteille c'est dire ! Maintenant rends-moi ce qui m'appartient !

-Non ! Boubou est à moi !

-Fais pas l'enfant Granger, grogna Malefoy à bout de patience.

Je serrais fermement ma bouteille contre moi, comme une moule accrochée à son rocher.

-Granger ! Gronda-t-il.

Je pus vaguement l'entendre arriver vers moi. Puis empoigner avec force ma bouteille ! J'eus beau batailler ferme, il réussit à me la voler.

-Malefoy ! Rends-la-moi !

-Tu es fatigante, je déteste quand on prend mes affaires ! Tu recommences et je te le ferai regretter chèrement !

-Même pas peur !

Au début j'avais une irrépressible envie de rire maintenant c'était le contraire. Les larmes coulèrent d'elles-mêmes. Impossible de les retenir.

-Oh Granger par pitié !

Soudain il se mit à rire.

-J'adore. Tu passes de la phase fou rire à celle de la crise de larmes ! Tu n'as même pas bu la moitié que tu es ivre, t'es un sacré spécimen, tu ne fais jamais rien comme les autres ! dit-il sur un ton moqueur.

J'essayais de me lever dans le but de le faire passer de vie à trépas. Mais il faut l'avouer mes repères étaient brouillés. Je tombais sur le sol dans un bruit sourd. Suivi du rire de Malefoy.

-Je vais me coucher Granger ! Bonne chance !

Je l'entendis s'éloigner. Désespoir complet. Quel crétin ! Même boire de l'alcool m'était enlever ! J'essayai de me lever. Peine perdue ! Plus rien ne me paraissait amusant. Je lâchai un sanglot. Foutue j'étais foutue. Un remède, ils trouveraient peut-être une solution ! Avec un peu de chance...

-Tu m'empêches de dormir Granger. Demain, il y match de Quiddicth contre ta maison stupide, alors fais-moi le plaisir de te traîner en silence jusqu'à ta chambre !

Il m'avait fait sursauter l'idiot ! J'essayai de réprimer mes sanglots ce qui produisit l'effet contraire : un bruit monstre.

-Fais chier ! S'exclama t-il.

Il poussa un soupir. Brusquement je sentis des mains fermes m'empoigner et me jeter sur une surface dure. J'avais la tête en bas aussi, je pus donc en déduire qu'il m'avait jetée sur son épaule comme un sac à patates. Oula ! mauvaise idée ! Ça bougeait dans tous les sens, mon estomac protestait fermement, la salive qui s'accumulait dans ma bouche. Constat terrible : j'allais vomir.

-Malefoy bégayai-je. Je vais …. vomir !

-Merde ! Retiens toi !

Les soubresauts s'accentuèrent. Visiblement il s'était mis à courir ! Je me retrouvai brusquement par terre et à je régurgitai violemment tout ce que j'avais dans l'estomac. C'était horrible !

-Je vais mourir, hoquetai-je les larmes aux yeux d'avoir trop vomi.

-Mais non ! Tu vas juste réveiller la terre entière Granger ! T'as de la chance que je sois rapide, tu as vomi dans les toilettes et non sur le tapis du salon.

Je reniflais misérablement, l'envie de vomir était passée et j'étais crevée.

-C'est pas la modestie qui t'étouffe, Malefoy !

-T'as fini de vomir Granger ? me demanda t-il sarcastique.

Je hochais la tête. Il me souleva à nouveau et me fit asseoir sur une surface froide. Je m'interrogeais : pourquoi m'avait-il installé là ? De l'eau glaciale me tomba dessus. Je poussai un cri de surprise en essayant de me soustraire à cette cascade glacée. Malefoy m'en empêcha.

-Pas question Granger. Tu vas voir, une bonne douche froide ça réveille !

-Salaud ! criai-je furieuse et complètement éveillée.

Il arrêta enfin l'eau. Je frissonnai à cause de cet imbécile en puissance.

-Besoin d'un peu de chaleur ? me proposa ironiquement l'altesse de la bêtise.

-Non merci passe-moi mon peignoir !

-Tu oublies le mot magique Granger !

Mon dieu ! mais quel gamin ce mec !

-S'il te plaît ! Ça te va ?

Je me pris le peignoir en pleine figure. Je sortis maladroitement de l'habitacle. Et je réussis tant bien que mal de mettre mon peignoir. Puis sans demander mon avis, Malefoy m'empoigna et me transporta jusqu'à ma chambre. De guerre lasse je ne protestai pas. La bêtise était une maladie incurable, on va dire que j'avais pitié. Un peu moins quand il me lâcha sans douceur sur mon lit.

-Bonne nuit Boubou ! cria le bond platine.

Il claqua la porte sans un mot de plus. Je fermai les yeux, trop fatiguée. Mais une dernière pensée persista et m'accompagna dans mon sommeil : j'allais mourir.

Le compte à rebours commençait. L'ultimatum...