Je tiens à dire que j'ai été enchantée par vos reviews, vous êtes adorables et je suis content que l'histoire plaise ^^ Bon dux semaines pour poster un chapitre c'est pas génial je sais … Mais il est là ! ) Enfin bon, après ces deux longues semaines de cour, j'espère que vous apprécierais la fin de cet OS divisé en deux, aller je vous aime et bonne lecture :3

Mais avant ça, réponse aux reviews anonymes :

Elia : Je suis vraiment ravie de ton enthousiasme et tu as vu : j'ai fait au mieux ^^ Bon c'est vrai que niveau écriture c'était fini mercredi mais en temps qu'interne je ne pouvais pas poster alors me voilà avec ce nouveau chapitre. J'espère qu'il sera à la hauteur de tes espérances en tous cas merci beaucoup pour ta review qui m'a fait chaud au cœur !

SlytherinWrath. : Bonjour à toi cher ami anglais ^^ je suis ravie que cette première partie t'es plu et que tu es pris la peine de le lire puisque tu ne lis apparemment pas beaucoup d'histoire en français. Ne t'inquiète pas pour ta grammaire, je comprends, je serais incapable d'aligner plus de cinq mots en anglais en faisait une phrase correct :'D En tout cas merci beaucoup d'avoir lu, ta review m'a fait très plaisir !


Les deux équipes entrèrent, se faisant face, et les gradins vibraient, grondaient, tonnaient. D'une même voix, tous les élèves de l'école hurlaient à n'en plus pouvoir. Pour la première fois depuis de nombreuses années, le stade n'était pas divisé. Bien sûr que certain scandait à l'effigie de Serpentard alors que d'autres préférait Gryffondor … Mais il n'y avait pas un seul groupe vert et argent auquel ne se mélangeait pas un autre, rouge et or cette fois. C'était atroce pour les yeux bien sûr (imaginez un peu le tableau) mais Merlin, Dumbledore était fier, si fier de tout ce que lui et ses collègues avaient accomplis !

D'ailleurs, en haut des gradins réservés aux professeurs, deux d'entre eux étaient fébriles. Tremblant d'inquiétude et d'excitation à la fois, Minerva McGonnagal et Severus Snape regardait leurs équipes respectives. Ce match, ce n'était pas la coupe du monde de Quiditch. Non, non c'était quelque chose de bien plus important. De bien plus gigantesque, et avec tant d'enjeu. Chacun de ces deux professeurs avaient investit sans compter pour leur équipe. Et ils étaient là, en final, l'un contre l'autre.

Severus avait voué une confiance aveugle dans son équipe pour tous les précédents matchs. Celle-ci n'était pas seulement excellente, elle avait un capitaine rusé, un entrainement à toutes épreuves, un tempérament déterminé et par-dessus tout, cette équipe était soudée. Mais aujourd'hui c'était une autre histoire. Gryffondor. Par Merlin cette équipe était imbattable depuis Harry Potter. Et même si le jeune et arrogant prodige n'était pas là, il était bien conscient que Minerva avait plus d'un tour dans son sac. Cette femme était … C'était tout simplement la femme la plus passionnée qu'il n'ai jamais connu. Elle ne laisserait jamais ces lionceaux se faire devancer si facilement. Par tous les diables, Severus avait peur, et, qui plus est, il tremblait sur son siège comme une fillette. Jurant, il secoua discrètement ces cheveux graisseux et repris contenance. Evidemment qu'il allait gagner. Quelle question idiote, Severus Snape n'était pas nait pour perdre.

A sa gauche, Minerva n'en menait pas large non plus. Ses yeux de faucon étaient rivés sur la jeune brune qui avançait d'un pas déterminé vers le centre du terrain. Par Merlin, la jeune miss Parkinson était venu la hanter jusque dans ces cauchemars, lui collant la Coupe de Quiditch sous le nez en ricanant. Elle frissonna et replaça nerveusement une mèche de cheveux inexistante derrière son oreille. Son équipe était forte. Soudée, stratège et résistante à toutes épreuves. Sauf, peut-être, à un Harry Potter cloué à l'infirmerie. Pourtant, elle avait confiance. Enfin, disons qu'il lui restait une bonne grosse once d'espoir. Elle avait absolument tout mis en œuvre pour faire gagner aux rouge et or la joie d'être premier sur le podium. Une sueur froide la pris tout de même en pensant à l'éventuel défaite mais elle se gifla intérieurement. Etait-elle Minerva McGonnagal oui ou non ?! Et bien alors, aucune raison de s'inquiéter, elle était née avec la victoire en poche et ça n'était pas près de changer !

Sur le terrain, Ronald Wesley était décontenancé par l'onde indescriptible qui se dégageait des gradins. Ils étaient tous là, toute l'école. Neville Londubat qui, ma foi, avait bien changé hurlait des paroles qui se noyait parmi les autres. Lavande Brown, fidèle admiratrice du roux, arborait bien haut une pancarte à son nom. Chose qui fit grimacer l'intéressé par ailleurs. Luna Lovegood et son éternelle tête de lion qui rugissait était perdue au milieu d'une foule teinte de vert et d'argent. Enfin, c'était Luna, il n'y avait pas d'inquiétude à avoir face à ce comportement… Et pour finir, Hermione arborait une jolie écharpe verte pomme.

Vert pomme ? Il y regarda à deux fois. Oui, verte. Le même vert que son bonnet. Et ses gants. Et les revers de sa cape également. Par tout les calçons de Morgane mais que faisait Hermione Granger en supporter de l'ennemie ? Elle avait surement perdu la tête aux vues des examens. Ou elle s'était cognée, était tombée sur la tête au sens littéral du terme … Enfin, il s'était passé quelque chose et pas des moindres ! Sa meilleure traitresse ? Sûrement pas, jamais ! Il détourna la tête avant de voir les signes que lui faisait la jeune fille. Son attention se porta sur tout autre chose.

Pansy Parkinson. Il la connaissait bien maintenant. Rusée, prête à tout. Cette jeune femme ne reculait devant rien. Alors il n'était pas étonné par la pensé qui lui traversait l'esprit. La brune qui lui faisait face avait tout manigancé. C'était tellement logique. Cette garce qui avait l'audace de lui sourire à pleine dents ne payait vraiment rien pour attendre ! Il lui lança un regard des plus noirs. Auquel elle répond bien évidemment par un clin d'œil … Très bien, elle voulait jouer ? Et bien que la partie commence. Les règles : une seule. Gagner. Gagner à tout prix et par tout les moyens. Il était absolument hors de question que cette sale peste gagne. Il était irrévocablement exclu que la brune s'empare du Vif d'Or avant lui. Et enfin il était inadmissible que le jeune homme tombe dans son piège une fois de plus.

Pansy, elle, jouissait de son petit effet. Alors quoi, ils avaient droit à des traitements privilégiés et il pensait pouvoir s'en sortir comme ça ? C'était mal la connaitre. Elle n'accepterait sous aucun prétexte de perdre. Pour qu'il la ridiculise encore ? Elle ricana. Elle se le jurait : elle allait faire mordre la poussière à ce petit prétentieux. Il voulait jouer ? Parfait. Mais qu'il ne s'attende pas à ce qu'elle respecte de quelconques règles ou qu'elle fasse part du moindre fair-play. Si elle était là c'était pour gagner. Son seul et unique but était celui-là : gagner. Vaincre.

Les deux équipes se tenaient l'une face à l'autre, les capitaines se faisaient face. A droite de Draco, elle voyait parfaitement dans les yeux océans de son adversaire qu'il était arrivé aux mêmes conclusions. Au coup de sifflet, le jeu commencerait enfin et il n'y aurait plus aucune place pour les doutes. Ni pour la défaites. Et pourtant, à l'instant, alors que l'arbitre rappelait brièvement les règles du Quiditch, l'un comme l'autre se sentait cloué au sol par la peur.

- Les capitaines, on se serre la main, annonça l'arbitre.

Ils se foudroyèrent du regard pour la forme et se serrèrent la main.

- A mon coup de sifflet ! Trois …

Ça y est. Le cœur qui bat à toute allure, l'adrénaline qui monte. On ferme les yeux, on attend. On écoute le vent, on sent la caresse du soleil sur notre peau.

- Deux …

Une grande inspiration. L'air se bloque. On attend encore. On relâche, et voilà. On y est ? Enfin. On ouvre les yeux. L'oreille aux aguets.

- Un …

Plus que quelques secondes. Et sans même entendre le sifflet, sans même voir les autres, on sait. C'est le moment. On décolle. Toute les peurs restent au sol.

Voler. Être libre. Le vent siffle et attenu tout les bruits. Le soleil brille et rend futile tous autre chose qu'un éclat doré. Là. Ce moment précis. C'est celui que préfère Pansy.

Aussitôt les balles lâchées, tous les joueurs se mettent à voler dans tous les sens. C'est une danse. Elle est rapide, trop rapide, mais il y a ce mouvement, le votre, celui que vous devez effectuer, qui parait si lent. Le commentateur se met à hurler de sa voix amplifiée et les gradins tressaillent à chaque nouveau but. Elle, elle monte plus haut, encore plus haut. Au dessus de tous, elle commence à faire le tour du terrain. Elle observe minutieusement chaque parcelle, chaque espace vide. Elle descend.

Si elle avait appris une chose c'est qu'un attrapeur ne doit jamais rester statique. Comment Draco aurait pu voir le Vif d'Or voletant juste au dessus de son oreille en deuxième année ? En bougeant. Il était bien resté cinq minutes, là, à regarder se qui se passait et à bavarder tranquillement. Et Harry. Harry avait un réel talent, certes. Mais il avait surtout une très bonne stratégie. Elle avait appris deux ou trois choses du jeune homme. A son insu, évidemment. Du coin de l'œil, elle jeta un regard à Ron. Autre chose, ne jamais perdre de vue l'adversaire. Il fallait pouvoir anticiper ces mouvements avant même qu'il ne les amorce. Il fallait connaitre son environnement mieux que lui-même. Pourquoi ? Débusquer une stratégie.

Par exemple, le roux ne cessait de regarder en direction des gradins de Serpentard. Elle fonça vers ceux-ci et prévint discrètement le gardien qu'une attaque approchait. Depuis le début de l'année, elle avait établi un certain code avec lui. Ils se parlaient sans que personne ne s'en aperçoive. Pansy avait des yeux partout alors que le gardien restait fixé sur le Souaffle. Souvent elle voyait des choses qui lui échappaient et ça ne manqua pas. Les Gryffondors entamèrent une sublime feinte. Ça aurait vraiment était spectaculaire mais non.

Elle sourit tout en remontant vers le ciel. Elle retourna à son Vif d'Or, les yeux plissés, tout en gardant un œil sur le jeu et sur Ron. Les Gryffondors menaient 30 à 20.

Le match continua ainsi une longue demi-heure pendant la quelle Serpentard évita une bonne partie des attaques Gryffondors. Celle-ci venait d'ailleurs tout juste de ré-égaliser les scores quand notre roux, après quelques mots échangés à sa sœurs, demanda un temps-mort. Tous les joueurs redescendirent à terre et les deux équipes se regroupèrent.

- Il y a quelque chose qui cloche, soit leur gardien est devin, soit nous sommes vraiment nuls, s'exclama Ginny à peine descendu au sol.

- Je suis d'accord avec elle, avança Parvati, nouvelle poursuiveuse de l'équipe. Il a paré trois de nos attaques en une demi-heure et avec une facilité déconcertante.

- Je crois que j'ai compris le problème alors voilà ce que nous allons faire … Pour commencer, McLaggen essais de te concentrer. Tu es excellent mais tu fais trop attention aux faits et gestes de chacun de nos joueurs. Je ne sais pas, imagine que tu es dans une bulle, détache toi du reste de l'équipe et ne perd pas des yeux le souffle. Après le temps mort, celui-ci sera en leur possession mais dès qu'il nous reviendra …

Ron fini ces explications sous les hochements de tête de ces camarades et l'arbitre vint leur dire qu'il était temps de se remettre en selle. Le capitaine lança un sourire d'encouragement à son équipe et ils décollèrent à nouveau. Ron observa un instant ses joueurs et fut ravi de constater qu'ils appliquaient ces ordres. Son gardien se concentra davantage. Les joueurs –un batteur généralement- empêchèrent à Pansy l'accès aux buts de Serpentard dès que Ginny, Parvati ou Paul –un petit nouveau- avait le souaffle.

La technique marcha très bien. Gryffondor marqua 20 points de plus alors que le score des Serpentard restait inchangé.

Le roux faisait le tour du stade, bien au dessus des autres joueurs quand une furie brune toute vêtue de vert fonça sur lui, manquant de lui arracher un bras.

- Dit à tes idiots de batteurs d'arrêter de me coller aux basques ! rugit-elle

- Quand tu cesseras d'aller voir ton gardien pour lui parler de nos attaques … Peut-être mon ange, peut-être.

Après ça il ignora les jérémiades incessantes de son adversaire et fixa un point tout prêt du sol. Il fallait qu'il y a arrive, il fallait que ça marche. Pansy, lassée de parler dans le vide, jaugea le rouquin du regard mais à peine eu-t-elle le temps de suivre son regard qu'il s'élançait à toute vitesse vers le sol. Elle le suivit aussitôt. Son balai étaient moins rapide, certes mais elle était plus légère. Il fallait qu'elle gagne, il fallait que ça marche.

Dans les gradins, toute l'école semblaient avoir le souffle coupé, plus personne ne parlait. Leurs cœurs battaient comme un seul et tous les regards étaient braqués sur les deux attrapeurs. Le commentateur s'époumonait « Weasley semble avoir aperçu le vif d'or, il file à toute allure, suivie de très près par son adversaire … Mais qui de Serpentard ou de Gryffondor attrapera le Vif en premier ? ». Minerva était aussi livide que Severus et elle serrait les poings avec tant de force que ses ongles rentraient dans sa peau laissant perler quelques gouttes de sang.

Pansy réfléchissait à toute allure. Ça ne pouvait pas être une feinte. Ce n'était pas vraiment le genre de Gryffondor et le petit Rony était débutant dans son rôle. Elle ne se retint donc pas et poussa son balai au maximum de sa puissance. Le vent hurlait dans ces oreilles et lui faisait plisser les yeux au maximum. Ces mains bien que gantés était transis par le froid et elle voyait le sol qui se rapprochait à toute vitesse. Son cœur cognait si fort dans sa poitrine qu'il lui donnait l'impression de vouloir l'abandonner là. Elle sentait la peur envahir son ventre alors qu'elle collait Ron de prêt, à moins de cinq mètre au dessus du sol. Elle se pencha un peu plus en avant et parvint vite à la hauteur du roux et en quelques seconde elle vit qu'elle avait été dupée. Ron avait commencé à remonter dès lors qu'elle avait atteint son niveau. La brune n'amorça sa remontée que plus tard et elle du remonter ses jambes sur le balais quelques secondes pour qu'elles ne touchent pas le sol. Ce qui aurait eu pour regrettable effet de lui faire mordre la poussière au sens propre du terme.

Ron s'était arrêté un peu plus haut en regardant avec délice la jeune fille qui se sortait à grande peine de sa feinte. Il fut d'ailleurs impressionné par sa prouesse. Cela dit son cœur battis à toute allure quand il vit que la Serpentard peinait à reprendre une position adéquate. Ainsi déséquilibrée elle risquait de lâcher prise sur le manche et de chuter. Il la regarda, impuissant se débattre sur son balai alors que la peur lui enserrait l'estomac. Il avait finalement décidé de la rejoindre pour l'aider quand elle se remit en celle et remonta vers le ciel. C'est après un soupir de soulagement qu'il fit le tour du terrain.

Pansy inspira une grande bouffé d'air. Elle s'en était sortie. Mais elle ne laissa pas place au soulagement où à la peur et se hâta en direction des buts Serpentard où il lui avait semblé discerner un étrange éclat doré. Aussitôt elle entendit fuser un cognard à sa droite. Elle l'évita habilement et poursuivi sa route. Il était là. Elle en était persuadée. Elle le voyait, elle pouvait presque discerner ces minuscules ailles d'argent qui battaient frénétiquement autour de la balle doré. Alors qu'elle n'était plus qu'à un mètre de son but, elle vit un cognard se diriger vers elle. Il était juste en face et si elle ne bougeait pas il allait lui fracasser la tête. Elle remonta en chandelle et regarda en arrière. Les quelques secondes où elle avait quitté le Vif d'Or des yeux avait permis à celui-ci de s'échapper. Elle s'éloigna avant d'être à nouveau pourchassé par une de ces maudites balles. Les batteurs adverses tenaient visiblement leurs rôles à cœur.

- Ils sont doués tu ne trouves pas ? la nargua Ron.

Pour toute réponse, la jeune fille se contenta d'accélérer.

- Oh allez sois pas rancunière, c'est le jeu !

- Je ne suis pas rancunière Wesley, j'essais de remporter se foutu match. Et arrête de me coller au basque, dégage.

- Et tu demande encore ce qui t'a valu le surnom de bulldog enragé ? Non mais franchement …

Brusquement, la jeune fille s'arrêta et lança un regard noir à son adversaire. Si son regard avait pu tuer, le roux sera déjà tombé raide mort.

- WEASLEY, JE JURE QUE JE VAIS TE TUER !

- Tu sais, tu es vraiment très belle quand t'es en colère.

- Et toi tu n'es qu'une enflure.

A ces mots elle déguerpi mais le roux la suivait encore. Pitié, par Merlin, Morgane et Dumbledore s'il le fallait, faite quelque chose pour que cette sangsue ne dégage ! Alors qu'elle allait abandonner tout espoir et céder à ces pulsion meurtrière, elle aperçu le Vif d'Or. Il y en avait au moins un qui avait entendu sa prière, dieu merci ! Mais apparemment, elle n'avait pas était la seule à voir le petit bout de métal parce qu'à peine eu-t-elle accélérée que le roux se positionnait à côté d'elle. Au coude à coude, il avançait vers le même but.

- Dégage de là Weasley il est à moi !

- Désolée, ta compagnie et bien trop plaisante, répliqua celui-ci.

Ils n'étaient plus très loin du but quand Pansy lâcha, sûre de son effet :

- Arrête un peu les compliments mon beau, je vais finir par croire que tu es tombé amoureux de moi.

Et ça ne manqua pas. Le roux la regarda ahuris et, déconcentré, il ne réagit pas quand elle tandis le bras pour essayer de saisir la petite balle doré. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il se concentra de nouveau sur son objectif premier et étendis à son tour le bras vers la petite balle.

Cette fois ci, les gradins ne plongèrent pas dans un silence total. Au contraire, la foule hurlait le nom de son équipe où de l'attrapeur qu'il voulait voir gagner. Le chaos était total. Severus s'était levé d'un bond pour mieux voir le spectacle et ses petits yeux noirs ne quittait pas la lueur doré des yeux. Les deux mains, côte-côte, se rapprochaient inlassablement et au moment fatidique Minerva ferma étroitement les yeux. Elle se laissa porter par les hurlements de joie des élèves. Mais ces élèves supportaient quelle équipe ? Gryffondor ou Serpentard ? Au milieu de cet enchevêtrement de voix, elle entendit le commentateur s'égosiller « Et c'est une fin de match digne de Harry Potter ! »

Au moment où ils allaient tous les deux effleurer la balle des doigts, Pansy resserra les jambes autour de son balai et en lâcha le manche. Elle saisit la main du roux de celle qui était tendue et le Vif d'Or de celle qui avait lâché le balai. Elle serra le poing autour de la petite balle de métal froid, ne voulant pas y croire et tenta de récupérer sa seconde main mais Ron ne la lâcha pas. Elle se rendit compte que c'est lui qui maintenait désormais son propre balai stable. Elle le foudroya d'un regard sombre mais il se pencha vers elle et lui chuchota un « Bravo » à l'oreille avant de relâcher sa main.

A nouveau libre de ces mouvements, elle remonta en chandelle, le poing qui maintenait la balle prisonnière vers le haut. Les acclamations des élèves résonnaient à ces oreilles comme la plus belle des musiques et elle lâcha une larme en réalisant enfin ce qu'elle venait de faire. Elle avait vaincu Gryffondor. Elle avait gagné.

Quand elle posa les pieds au sol, elle eu l'impression qu'une véritable marée humaine l'accueillait. Elle sourit, rit beaucoup aussi, avant de rejoindre les vestiaires avec son équipe. Serpentard menait largement 60 à 45 avant même que Pansy ne s'empare du Vif. Il n'y avait pas à dire, elle avait la meilleure équipe de Quiditch dont elle ait pu rêver. Mieux encore, peut-être. En out cas une chose était sûre : elle ne pourrait pas être plus heureuse. Ce moment resterait gravé à jamais dans sa mémoire…


Elle ne savait pas vraiment comment elle s'était retrouvée là, au milieu de la Salle sur Demande qui n'était apparemment plus un lieu inconnu des élèves. Aujourd'hui, la salle arborait une ambiance conviviale. Sur les murs s'étendaient des étoffes à l'effigie de Serpentard, un feu de cheminée ronronnait dans un coin et il y a avait une grande table contre le mur du fond, drapée de vert et d'argent, qui soutenait une quantité impressionnante de friandises, nourriture en tous genre et alcool doux. Au milieu de la pièce avait été aménagée une piste de danse de fortune où un bon nombre de personnes dansaient.

La salle sur demande peut paraître un lieu assez incongru pour une fête de Serpentard non ? Mais figurez vous que les instigateurs de cette fête n'étaient autre que Fred et George. Evidemment, l'idée leur avait été soufflée par Hermione mais les jumeaux n'avaient pas rechigné devant leur tâche, au contraire. On ne pouvait pas dire que tous les élèves de l'école étaient amis et que la méfiance avait totalement disparue mais on pouvait voir une énorme amélioration qui menait dans ce sens !

La jeune fille fut félicitée par des Serpentards (tous en fait), mais aussi des Serdaigles et des Poufsouffles (mais si, mais si, des Poufsouffles à une fête c'est possible !) et même quelques Gryffondors. Hermione avait été la première à venir la voir, en compagnie des jumeaux qui s'était révélés très gentils, pour la conduire jusque là. Si un jour on lui avait dit qu'elle serait amie avec Hermione Granger … Le seul qui n'était pas encore venue la félicitée –dignement et devant témoin- était Ron. D'ailleurs, en parlant du loup …

- Oh non, il ne pouvait pas rester dans son coin celui-là ?

- Draco, il y a des jours où je me rends compte que tu es un vrai gamin, pouffa Pansy à ces côtés.

- C'est pour ça que tu m'aime ma petite Pansy, sourit-il en lui déposant un léger bisou sur la joue. Bon c'est pas que j'ai peur de m'ennuyer mais j'ai pas envie de tenir la chandelle, à tout à l'heure.

- Quoi ? Non, Draco reviens tout de…

Trop tard, le blond était déjà loin. Bon, faisons face au destin. Allez Pansy, on relève la tête, petit regard confiant, et tu fais comme si tu ne l'avais pas vu. Tenir la chandelle … Non mais quelle idée saugrenue franchement ! Ron et elle n'étaient même pas amis, ils étaient … Oh et puis merde. Elle n'avait quand même pas besoin de se chercher des arguments. Elle ne l'aimait pas et c'est tout. C'est à se demander où les gens allaient chercher des conneries pareilles ! Une main familière se posa soudain sur son épaule et son cœur s'emballa malgré elle. Stupide cœur ! Hum.

- Alors ma petite vipère je ne t'ai pas encore félicité, murmura-t-il à son oreille.

Elle se retourna, la tête haute, avec une impassibilité exagérée. Ça prenait des mois pour arriver à ce résultat. Non mais franchement, vous ne vous imaginez même pas le travail pou parvenir à cela.

- En faite si. Tu m'as félicité sur le terrain alors ne te force pas mon petit lion.

Il rit. Mon dieu qu'il avait un beau rire. Et ses yeux bleus étincelaient de malice. Bon, bon, d'accord, il était beau. Très beau même. Mais ça ne changeait absolument rien. Il pouvait bien être beau, gentil, intelligent, drôle … Et alors ?

- Allez fait pas cette tête, on va danser ? Ce sera mes félicitations officielles. En plus je te promets que je ne te marche pas sur les pieds, répondit-il en un sourire malicieux.

Mon dieu et sa délicieuse voix grave. Le seul problème restait tout de même ces cheveux. Un roux. Imaginez un peu !

- Et qui a dit que je voulais danser avec toi Rony ? réussit-elle à lâcher.

- Je te fais des avances et tu me repousses ? Je vais finir par me vexer Pansy. Allez, viens.

Elle en avait envie, c'était peint sur son visage. Et puis bon, le jeu des surnoms, des petits contacts l'air de rien et tout le reste c'était bien beau mais à un moment il fallait quand même faire face à la réalité. Oui il était tombé amoureux de Pansy Parkinson. Elle était une grande joueuse de Quiditch, il avait appris au cour de l'année qu'elle était cultivée et puis il adorait la chercher et la mettre en colère pour voir ces joues rougir sous la fureur. C'était une fille qu'il avait appris à connaître et il était ravi de ce qu'il avait découvert.

Et par-dessus le marché, la jeune femme avait de jolies formes avec ses courbes généreuses aux hanches bien dessinées, de grands cheveux ébène et ses yeux sombres.

- Tu sais j'aime beaucoup Hermione et je ne veux pas lui faire de peine. Tout le monde dit que vous êtes fait l'un pou l'autre, répliqua-t-elle d'un ton bourru et légèrement irrité.

A ces mots, le grand roux éclata tout simplement de rire.

- Sérieusement Pansy, c'est ton dernier argument ? Après tu me laisse t'inviter à danser ? Bien. Allez, viens par là.

Il lui prit la main et la traina en travers de la salle, de l'autre côté de la piste de danse. Là, Pansy pu admirer à son aise Hermione qui embrassait sans retenu un jeune homme qui n'était autre que Fred Weasley. La bouche légèrement ouverte, elle prit un petit bout de temps à assimiler la chose. Alors comme ça Hermine sortait avec Fred et n lui avait rien dit ?! Elles allaient avoir une petite discutions mais avant …

- Maintenant que ce léger détail est réglé, tu permets que je te kidnappe ? souffla le roux dans son cou.

Il n'avait toujours pas lâché sa main et elle s'y agrippa en se retournant vers lui. Elle vrilla son regard au sien et se plongea dans un océan aux milles nuances de bleus et répondit sur le même ton :

- Quand tu veux mon ange.

Un sourire mesquin envahi les lèvres du rouquin quand il la mena sur la piste pour la faire tournoyer lentement. La brune se laissa aller contre lui et posa sa tête sur l'épaule de son cavalier tout en passant ces bras autour de son cou. Elle inspira profondément. Même l'odeur du jeune homme la faisait frissonner. Ou peut-être était-ce les deux bras ferme et légèrement musclés qui encerclaient sa taille ?

Un peu plus loin, Draco Malfoy regardait le jeune couple avec une moue attendrie. Oh pardon, j'ai dit attendrie ? Mais non voyons, un Malfoy ne s'attendri pas. Cela dit il laissa échapper à voix basse :

- Je te préviens Weasley, fait souffrir ma meilleure amie et Severus Snape ressemblera à mignon petit ange auréolé à côté de moi.


Bon et bien voilà… « Fin ». Ça m'attriste quand même un peu de quitter cette micro-fiction … J'ai beaucoup aimé l'écrire !

Ce deuxième chapitre, un peu plus … Romantique tout de même mais toujours avec un petit fond d'humour. Je voulais mettre mon Harry jaune mais j'en ai pas vraiment eu l'occasion donc tant pis. J'espère que ça vous a plus, et n'oubliez pas de me donner votre avis : les personnages ? le match ? des choses que vous auriez voulu voir ? Hermione-Fred ? Pansy-Ron ( le plus important tout de même !) ?

Dite moi tout ! j'attends vos reviews avec impatience… Et s'il vous plait, ne vous retenez pas (même si c'est une critique) parce que ça fait malgré tout plaisir et que c'est aussi pour vous que j'écris ! ( : Et puis je répond à tout le monde ! - Votre dévouée MadGirl17 qui vous aime