Bonjour bonjour! (Peut-être bonsoir bonsoir pour certains d'ailleurs...)
Alors...comment m'excuser de mon inévitable erreur? Dans la première version de ce chapitre, j'ai dit retard, mais la, foncièrement je ne suis plus en retard, non?
BREF...
Ayant posté sans avoir reçu de correction de ma bêta, j'ai du échanger les chapitres avec la version corrigée qu'elle m'a envoyé hier! Bref...
Comment ça je suis un boulet? Mais non mais non mais pas du tout!
Bref, c'est un Rating T pour le langage, et tout appartiens àJK ROWLING, sauf la trame Adrian et les Twinkles...
Sur ce, en m'excusant encore pour mon retard, en vous disant que je vous aimes, et en m'excusant d'avance du mail que vont recevoir ce qui ont déjà reviewé le chapitre avant...
JE VOUS AIMES! MERCI DE TOUTES VOS REVIEWS!
Et bonne lecture, aussi, ce serait bien ;)
CHAPITRE 3- Un voyage inattendu
Je poussais la porte de la maison avec un retentissant « on est rentré ! » avec Harry, puis mon tuteur sur les talons.
Nous nous débarrassâmes de nos chaussures dans le vestibule, tandis que ma tutrice sortait du salon, un nouveau livre (encore, ne pus-je m'empêcher de penser) à la main.
« Adrian, John ! Il… oh, bonjour, tu dois être Harry, n'est-ce pas ? »
Bordel de Dieu ! Pourquoi tout le monde semble tout savoir avant moi, ici !?
« Oui madame, c'est moi.
_ Tu peux m'appeler Jane si tu veux Harry, lui sourit-elle. Adrian ne le fait jamais, mais il a toujours été un enfant… spécial », continua-t-elle en me jetant un regard accompagné d'un sourire peiné.
Je ne m'en formalisai pas. Les choses étaient pour le mieux.
Harry lui sourit et parla avec elle un moment, alors que mon tuteur partait ranger nos achats dans nos chambres avant de revenir. Peu après, alors que nous étions tous installés au salon, Harry me jeta un regard entendu puis fixa un instant le vestibule. Je compris et lui fit signe de me suivre, tout en me levant et en prévenant mes tuteurs.
« Je vais montrer sa chambre à Harry ! »
Ils me sourirent et nous regardèrent disparaître dans le couloir, après quoi nous montâmes l'escalier quatre à quatre, moi devant, Harry derrière.
Une fois à l'étage, je lui désignai ma porte :
« Ici, c'est ma chambre. Et là, cela va être sûrement la tienne, continuai-je en lui montrant la porte de la chambre d'amis.
_ Je… je vais avoir une chambre ? me balbutia-t-il à la figure comme un attardé mental, le tout accompagné d'un regard de poisson autiste.
_ Bah… on ne va pas te faire dormir dans le grenier, donc… répliquai-je, les sourcils levés en signe d'étonnement.
_Oui, oui, tu as raison », répondit-il, le regard perdu dans le vague.
Tout en lui faisant visiter ma chambre, avec moult gestes brusques précisant mes explications, je ne cessais de m'interroger sur son attitude.
Moi-même, j'étais réservé et solitaire, mais par choix. Je rebutais les gens parce que je le voulais. Harry, lui, semblait avoir peur des gens et les fuyaient par instinct de protection. J'en avais assez lu en psychologie (oui, je sais à 11 ans je ne fais pas de sport, mais je lis de la psycho, non mais oh !) pour savoir que c'était un traumatisme. Traumatisme de quoi ? Je n'en avais strictement aucune idée, et ça me cassais franchement le zigouigoui, voyez-vous. Parce que c'est mon frère tout de même et que je l'aime.
…
Vous voyez ? Même lui, il me change !
Je deviens niais, guimauve, pleins de bons sentiments ! C'est décidé, dès demain je m'habille en rose !
Bref, passons…
Enfin, après quelques instants dans mon antre, nous prîmes la direction de sa supposée future chambre, encore assez impersonnelle car non encore décorée. Complètement neutre en fait. Je l'aidai à défaire la valise que nous avait apportés Mr Twinkle lorsque nous étions rentrés (ne me demandez pas comment il l'a eue, mais je suis sûr que l'autre vieillard allergique y est pour quelque chose) et nous restâmes dans la chambre jusqu'au dîner, avant d'y revenir après avoir mangé pour parler de tout et de rien jusque tard dans la nuit.
Le dernier mois de vacances se passa à merveille. Harry et moi dévorions littéralement nos livres d'école en même temps que d'apprendre à nous connaître, et liant entre nous des liens comme seuls deux jumeaux peuvent en avoir. Quand je dis que nous étudiâmes avec assiduité, je dois préciser que j'étudiais mes livres et exécutais des exercices (j'avais réussi à faire voler une plume et je m'amusais souvent à réciter la théorie de la potion anti-toux) au moins deux heures par jour, et qu'Harry me suivait parfois quand l'envie lui en prenait.
Je ne savais alors pas si j'allais être bon élève à Poudlard, ne l'ayant jamais été de toute ma vie, mais j'avais néanmoins l'envie d'en apprendre plus sur la magie, et un besoin terriblement excitant de faire mes preuves et de clouer le bec de Dumbledore. Parce que sa prestance me terrifiait, et que mon orgueil affreusement mal placé m'interdisait de perdre la face devant lui.
A vrai dire, je ne pense pas qu'à cette époque je le détestais, j'étais plus empreint d'une grande aversion pour son côté pédant et vantard. Il faut dire que j'ai toujours détesté perdre, dans tout ce que je fais.
Harry, c'était une autre paire de manches. Le monde magique le fascinait, bien entendu, tout comme moi, et il était démangé de la même curiosité quand il s'agissait de tout ce qui touchait à la magie mais pour lui, c'était plus une question de connaissance. Il ne souhaitait pas apprendre un maximum, mais connaître de fond en comble cet univers. Et je pense que là se manifestait encore un des points communs que nous avions, notre gigantesque et dérangeante curiosité mal placée.
Et bien qu'il n'aimât pas particulièrement les études, et qu'il fût un vrai incapable en potions, Harry ne broncha pas quand nous retournâmes acheter des livres sur ce sujet-ci, mais aussi de sortilèges et de métamorphose — deux matières particulièrement intéressantes à mes yeux — sur le Chemin de Traverse. En échange, nous passâmes deux bonnes heures dans le magasin de Quidditch, et Harry entra ainsi en possession d'un livre appelé Le Quidditch à travers les âges, ainsi que de L'Histoire de la Ligue de Quidditch d'Angleterre. Je fis d'ailleurs un excellent achat, qui saurait se révéler utile pour la suite : L'Histoire de Poudlard cependant je ne fis que le survoler, me réservant la surprise de la découverte des lieux. Je le lirai une fois dans la place. Comme les rats lors des sièges, qui infestaient les places fortes de l'intérieur.
… C'est glauque, non ?
Bref.
Le reste de nos vacances, nous les passâmes aux abords d'un lac, dans le Sud de l'Angleterre. Chaque année mes parents louaient une maison là-bas, dans un sous-bois non loin des rives, cachée des yeux et oreilles indiscrètes, au calme.
Si je ne pouvais me vanter des qualités événementielles du lieu, j'avais su au fil des années apprécier l'éloignement serein et le calme qui régnait là-bas.
Les premières années, je n'avais pu m'empêcher de détester cet endroit, pour lequel on m'arrachait à ma bibliothèque municipale adorée, mais cette aversion me passa avec le temps j'appris à apprécier le calme et la paix qui régnait au bord de ce lac, loin des rumeurs dérangeantes de la ville et de ses perversités… Phrase bateau, s'il en est, mais vous me comprenez. Il faut dire aussi que je découvris le principe d'emprunt des livres quelques années plus tard, ce qui me facilita grandement la vie.
Ah, le jeune étalon fougueux que j'ai pu être me fait maintenant sourire de complaisance.
Bon, ok, je viens de me comparer à un cheval de course, qui plus est de race, moi le jeune orphelin cynique et associable que je suis ? Ça ne va pas DU TOUT ensemble….
Mais bon, bref.
Quand il découvrit le lieu, Harry s'y attacha immédiatement, souhaitant par-dessus tout se baigner dans le lac. Il me bassina avec cela durant les trois premiers jours, m'en parlant constamment dans l'ultime et diabolique but de me faire céder, ce que je finis par faire. C'était lors de la troisième nuit. Nous partagions la même chambre et lorsque je lui dis enfin « oui », il décida sans même me le demander de partir immédiatement.
Nous descendîmes alors nous baigner dans le lac à deux heures du matin, pour un bain de… deux heures du matin. Je découvris par la même occasion que l'eau était potable.
Nous jouâmes dans l'eau durant deux bonnes heures comme seul deux enfants peuvent le faire, en nous éclaboussant, et même si mon enthousiasme n'était pas palpable au début, cette nuit fut un réel bonheur. Je m'amusais par ailleurs à plonger et à tenter d'attraper de petits poissons qui ne cessaient de me glisser entre les doigts, alors que j'apercevais l'ombre du corps de Harry sur les reflets de l'eau qui clairsemaient le sable du fond du lac.
Après notre petite baignade, une fois séchés et rhabillés, nous décidâmes de faire un petit tour le long du plan d'eau¸ au clair de lune — pourquoi quand je raconte ce moment cela a un air étrangement romantique ? Cela n'était pas romantique du tout !
Nous découvrîmes ainsi une petite cascade, non loin de la maison, qui dégringolait dans le lac, au sein d'une petite clairière où nous nous arrêtâmes pour discuter quelques instants.
Alors que nous étions allongés tranquillement sur l'herbe, discutant de Poudlard et de la façon dont nous envisagions les cours et le fait de passer une année entière dans le monde des sorciers, je lançai enfin le sujet qui me taraudait le plus depuis l'arrivée d'Harry dans ma vie.
« Harry, dis-moi, pourquoi tu ne parles jamais de notre oncle et de notre tante ? Je veux dire, tu n'as jamais rien dit sur eux… me justifiai-je sous son regard soudain dur.
_ Parce que je n'en ai pas envie. Le passé est le passé, et je ne les reverrai plus, c'est ce que je retiens de toute cette histoire, me répondit-il d'un ton brusque qui ne fit que me rendre encore plus songeur et suspicieux.
_ Mais tu as passé toute ton enfance avec eux, tu n'es pas, je ne sais pas moi… triste, de ne plus les voir ? tentai-je.
_ Je t'ai vu venir, 'Dan, dit-il en employant un des surnoms que nous nous étions mis à utiliser pour nous appeler. Non, ils ne me manquent pas, et je ne leur manque pas non plus, ça j'en suis sûr.
_ Et comment peux-tu en être si sûr ?
_ Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler…
_ Mais ça se passait si mal que ça ?! Je veux dire, ce n'est pas possible que tu les détestes à ce point, non ?
_ Et toi alors ? Tu n'aime pas Jane et John, et pourtant tu me répètes que je devrais absolument aimer notre oncle et notre tante, c'est pareil. Je ne les regrette pas, un point c'est tout, trancha-t-il, abrupt.
_ Sauf que tu sais très bien que c'est différent, 'Ry ! criai-je en me levant. Les Twinkle sont des tuteurs parmi d'autres, et je ne les déteste pas, ils ne sont pas ma famille, à ma majorité je ne les reverrai plus jamais ! Notre tante est du même sang que nous, elle est de notre famille, elle a connu notre mère !
_ Et alors ? Ca ne fait pas d'elle une personne agréable… me coupa Harry en me jetant un regard agacé.
_ Je ne te comprends pas, Harry, lui murmurai-je calmement en me rasseyant, tout en fixant le lac, devant nous.
_ Eh bien, restons en-là », dit-il en se levant et en repartant vers la maison, sans jeter un regard en arrière.
J'attendis quelques minutes avant de le suivre, le regard dans le vide, et un horrible doute à l'esprit. Mon frère cachait quelques chose, cela avait été évident dès la première seconde, mais maintenant je savais ce que c'était. Il n'avait pas aimé ses tuteurs à lui, mais…
Et un horrible sentiment de honte, de haine envers les Dursley, et de culpabilité me tordit l'estomac alors que je réalisai purement et simplement que, non… impossible…
Avait-il seulement été aimé de notre tante ?
Nous rentrâmes à Londres le dernier jour du mois d'août, sans jamais avoir reparlé des Dursley ou de l'enfance d'Harry, dans une ambiance conviviale de famille lambda et que je ne pus que détester, bien malgré moi, sachez-le. J'aurais aimé pour la première fois de ma vie être de bonne humeur avec quelqu'un, Harry, en l'occurrence.
Celui-ci avait dès le lendemain fait mine d'avoir oublié notre conversation et avait repris le cours de nos vacances au point ou nous étions arrêté. Une location estivale idyllique et sans histoire.
Je fis bien entendu de même parce que je suis un chieur, mais un chieur comme il faut, propre sur lui ! Je sais quand est-ce qu'emmerder le monde est acceptable, et quand ça ne l'est pas. C'est tout un art, d'après mon maître chinois, un syndiqué au SEIPC, Syndicat de l'Emmerdement Intergalactique Professionnel et Contraignant. Du grand art, vous dis-je.
Bref…
Le soir du trente et un août, veille de notre départ à Poudlard, Harry vint dans ma chambre, comme nous avions pris l'habitude de le faire depuis son arrivée chez nous. Et une fois de plus, nous parlâmes de Poudlard, mais je pus sentir monter en lui l'angoisse de la Répartition, dont nous avions pu entendre parler par Hagrid lors de notre première virée au Chemin de traverse, et à travers l'Histoire de Poudlard qui pourtant n'en décrivait jamais le déroulement.
Posé sur mon canapé, en tailleur, les mains sur les chevilles, il lança le premier le sujet.
« Tu penses qu'on sera séparé ? Pour les maisons je veux dire…
_ Honnêtement, hésitais-je. Je n'espère pas, mais c'est une possibilité à prendre en compte. Je veux dire, tout ce que l'on sait, c'est qu'à Serdaigle va la perspicacité et l'intelligence, à Poufsouffle la loyauté et la bonté, à Gryffondor le courage et la force, et à Serpentard l'ambition et la ténacité. Et nous concernant, on a vraiment des profils différents, mais aussi énormément de points communs, donc c'est assez aléatoire je pense.
_ Je ne veux pas qu'on soit séparé ! Je ferai tout ce que je peux pour être dans la même maison que toi, mais par pitié pas à Serpentard ! Il fit alors la grimace. Pas avec le fils Malefoy en tout cas…
_ Tu exagères, c'est un péteux, un petit aristocrate suffisant, mais je suis sûr qu'au fond il peut être sympa, le réprimandai-je, levant les yeux au ciel.
_ Ca, c'est toi qui le dis ! rétorqua-t-il en commençant à caresser le haut du crâne d'Hedwige, sa chouette, qu'il avait pour l'occasion ramené dans ma chambre. « Ce serait la honte et gnagnagna et gnagnagna » ! Ce mec est insupportable !
_ Laisse tomber 'Ry, on s'entendra pas là-dessus, dis-je pour clore la discussion, en lui balançant un coussin de mon lit alors qu'il avait le dos tourné, faisant piailler le volatile sous l'outrage.
_ Hé ! cria-t-il en ripostant immédiatement, m'envoyant un coussin dans la tronche.
_ Tu ne m'auras pas euh ! Tu ne m'auras pas ! Chantai-je à tue-tête tout en courant dans tout les sens pour éviter les reposes têtes bourrés de plumes qui servaient maintenant de munitions à mon frère.
_ Viens-là toi ! » Et il m'envoya un projectile en plein dans l'estomac qui me fit tomber sur le lit, où il me rejoignit quelques instants plus tard.
Pendant quelques instants, il ne resta de nous qu'un amas étourdi de chaires haletantes, affalées comme des baleines échouées sur la plage.
Puis en un éclair, mon frère bondit sur ses pieds (comment fait ce bougre pour avoir autant d'énergie ?) et me lança en se retournant vers moi, le doigt triomphalement levé et le sourire carnassier aux lèvres :
« Attend-moi ici ! J'arrive de suite ! »
Et il disparut dans les escaliers dans un bruit de trot saccadé.
Je restais assis, interloqué par sa réaction particulièrement étrange. Et croyez-moi, je dis cela sur le ton de l'inquiétude la plus intense… Qu'elle mouche avait bien pu piquer mon si gentil frère ? Mon dieu, vous savez quoi, je crois que pour la première fois de ma vie, j'eus peur…
Je fixais la porte de ma chambre, qu'il venait de claquer et ne refis surface qu'au moment où il revint, pénétrant dans ma chambre comme un boulet de canon en brandissant une liasse de papiers gris que je ne réussis pas à identifier immédiatement.
« Regarde ce que j'ai trouvé hier en fouillant dans tes papiers ! m'exposa-t-il, tout fier de lui. Tes vieux bulletins de notes ! »
Je le fixais, les yeux aussi exorbités que des soucoupes martiennes en extension.
_ Rend-moi ça ! lui criai-je en lui sautant dessus, dans le vain espoir de reprendre mon droit sur mes possessions infâmantes. Bah oui, il faut avouer que malgré mon désintérêt le plus complet pour les études moldues, ma fierté était quelques peu froissée par les commentaires désobligeants de ses torchons de paperasse…
_ Et non ! se moqua-t-il en ricanant tel le sournois petit monstre qu'il était (mon dieu ! Qu'avais-je fait de lui ?). Tu les auras pas, tu les auras pas ! »
Il levait les bras aussi haut que possible, m'empêchant par conséquent d'atteindre mes papiers tant chéris.
Maudite taille !
« Si ! Rend-moi ça ! Il suffit !
_ Non, ricana-t-il encore, en me tirant la langue, quel petit rustre !
_ Si ! » hurlai-je de plus belle en sautant de plus en plus haut. »
Et je vous interdis de trouver cette situation comique, suis-je clair ?
« Non, répliqua-t-il en se mettant sur la pointe des pieds, me repoussant d'une main et tenant les bulletins de l'autre.
_ Si, et je t'interdis de les lire ! lui ordonnai-je très sérieusement en le poussant vers le mur.
Grave erreur, s'il en est, et j'eus aimé que ce qui va suivre restât entre nous, voyez-vous.
_Oh, mais c'est que tu as des choses à cacher ? me provoqua-t-il avec un sourire de pur sadisme — et je ne peux que me blâmer de l'avoir rendu aussi cruel ! Mais comme on dit, l'élève trahit toujours le maître, malheureusement. Il les ouvrit (et là, je sautais de nouveau). Mais c'est que t'étais pas bon élève toi, alors !
_ Harry tu me cours sur le haricot ! »
Il s'arrêta de lire et me fixa un instant, un sourcil levé et le regard complètement blasé avant de retourner brusquement à sa lecture avec un soupir résigné.
Je crois que je lui fais honte…Mais c'est une hypothèse, rien n'est sûr. Ou alors je l'intrigue et lui fait peur en même temps. Tout dépend.
« Je cite : élève absent régulièrement, désinvolte et insolent, il a d'ailleurs violemment attaqué sans raisons apparentes son professeur au cours du dernier trimestre, occasionnant un séjour prolongé à l'hôpital pour cause de morsure. Tu l'as mordu ?
_ Il le méritait…
_ Et qu'avait fait ce pauvre homme ?
_ Il m'a regardé de travers ! Et en plus il m'a puni quand j'ai rendu la monnaie de sa pièce à un crétin de ma classe !
_ Et ce garçon, il t'avait fait quoi ? »
Waouh ! Il se prend pour notre mère ou quoi ? Frère indigne.
« Il m'avait fait perdre à la balle au prisonnier… » répliquai-je lentement, cherchant une excuse.
Bah, oui, je n'allais pas lui dire qu'il m'avait juste touché l'épaule, même si je n'aime pas ça ! Bigre, ça me ferait une belle jambe tiens…
« Et c'est la vrai raison ? »
Merde. Cramé.
« Non.
_ Ooooh… La vérité. Maintenant », m'ordonna-t-il en pointant le sol du doigt, le regard dur.
Mais vous savez qu'il est de plus en plus flippant ce garçon ?
« Il m'a touché, il le méritait, répondis-je, en essayant de rester le plus placide possible, parce que cet enfant est particulièrement déroutant, surtout quand il vous regarde comme il le faisait ce cet instant.
Effrayant.
« Eh bien, c'est une manière de voir les choses », lança Harry, désabusé — Et pourquoi d'ailleurs ! Hein ? Espèce de traître ! Je suis incompris ! — tout en souriant et en parcourant les feuillets, avant de les poser sur mon bureau.
Il me taquina encore quelques instants (je vous dis, c'est un sadique) puis nous revînmes sur Poudlard, et notamment l'apprentissage de la magie en générale, jusque tôt dans la matinée.
Je profitai d'ailleurs de l'occasion, de façon très sournoise et furtive, pour observer les changements que ce mois de vacances et ma « famille » avaient opérés sur mon frère.
S'il semblait encore et toujours peu habitué à recevoir ce que j'aurais appelé dans son cas, les « privilèges » d'un enfant lambda, il était bien plus ouvert et souriant qu'à son arrivée. Il avait pris du poids aussi, et semblait plus impressionnant, enfin…autant qu'un enfant de onze ans peut l'être.
Quoi ? A onze ans il faut assumer que notre ressemblance avec une crevette est plus importante que celle d'avec un être humain normalement constitué, non mais ! Et non, je ne viens pas de comparer quinze pourcents de l'humanité avec un crustacé dont la capacité de réflexion maximale atteint les trois neurones… C'est faux, je vais porter plainte pour diffamation !
Et oui, je suis un je-m'en-foutiste professionnel, mais j'ai de la culture générale ! Ca vous en bouche un coin, hein ?
Pour en revenir à Harry — Oui, oui, nous nous sommes éloignés du sujet, vous ne l'avez pas remarqué ? — il paraissait beaucoup plus ouvert avec les adultes que lors de notre rencontre et avait pleinement accepté nos tuteurs, les Twinkles. Du moins, c'était ce qu'il me semblait, depuis une petite semaine.
C'est peut-être présomptueux de le penser, mais c'est cette nuit-là que j'eus pour la première fois l'impression d'être aussi proche que possible de mon frère, et j'eus conscience alors que le lendemain commençait une des plus belle période de notre vie. Ensemble.
Le matin du premier septembre, ce fut Mme Twinkle qui vînt nous réveiller, et je vous jure que ce fut la première fois que cela m'arriva ; tous deux endormis dans mon lit après une très longue nuit de discussions en tout genre.
Elle entra silencieusement en robe de chambre, et vint secouer légèrement l'épaule d'Harry qui me réveilla d'un coup dans les côtes (la brute !) malencontreusement.
« Les enfants, il est l'heure de se lever si vous voulez avoir votre train à l'heure dite. Levez-vous.
_ Grmphng… »
Je pense que ma réponse fut d'une clarté limpide à mon humble avis. Pour Harry, je fus alors intronisé en tant que, et le reste encore, le « Troll Sacré du réveil », ne me demandez pas pourquoi.
Je trouve cela assez vexant en fait.
Pour couper à toutes protestations, discussions et formes de rebellions en tout genre, nous nous levâmes et nous apprêtâmes pour prendre notre petit déjeuner à la cuisine quand mon tuteur déboula comme un bolide dans la pièce.
« Alors les garçons ? Prêt pour le grand jour ? Vous vous sentez comment ?
_ Bien monsieur, merci monsieur », répondit Harry avec un sourire qui, fort heureusement, n'avait rien de timide.
Je ne pris même pas la peine de répondre. Ce vieux bougre me connaissait assez pour savoir qu'une simple rentrée ne me faisait pas peur.
Le seul ennui, c'est qu'il avait complètement tort.
En vérité, si je ne les avais pas retenues, mes dents auraient sûrement claqué plus fort que celles des noyés du Titanic lors de leur pool party finale. J'étais mort de trouille.
Après le petit déjeuné (toast, confiture, jus d'orange, saucisse, jambon, œuf, je suis un britannique pur sang moi, messieurs dames), nous remontâmes à l'étage faire nos valises. Je pris un sac de cuir en bandoulière pour les cours, mes livres de classe, mes parchemins et plumes, (mes affaires quoi), quelques lectures moldues et sorcières pour passer le temps, en plus de ma deuxième valise, exclusivement réservée aux vêtements et produits de toilettes, je prends soin de moi, et longtemps, sachez-le.
Après cela, je descendais ma valise dans le vestibule, avant de pénétrer dans la chambre d'Harry, ou je l'aperçus de dos, face à son lit, immobile.
« Harry, ça va ? lui demandai-je doucement, en penchant légèrement la tête pour tenter d'apercevoir son visage.
_ Oui, oui, ne t'inquiète pas, je me demande juste si je dois absolument emporter des livres en plus de ceux pour les cours…c'est lourd dans la valise.
_ Euh… sérieusement je ne sais pas si on a le temps-là. Prends ceux pour les cours, je t'en passerais si tu en as besoin…
Parfois, je ne comprends pas mon frère.
« Ok, attend j'arrive… » répondit-il en soupirant de soulagement.
Incompréhensible, vous dis-je.
Il rangea toute une pile de livres dans son placard avec un nouveau soupir de contentement et ferma sa valise juste après, prenant ma suite alors que je descendais dans le vestibule prendre mon manteau de blazer en coton.
Harry, lui, prit la veste noire en peau de buffle que nous lui avions acheté à Londres en même temps qu'une nouvelle garde-robe avant de partir en vacances, lorsque nous nous étions aperçu que mon frère n'avait que des guenilles à se mettre.
En bas, ma tutrice attendait, un —encore— nouveau livre entre les mains, adossée au mur, alors que mon tuteur ne cessait de voyager entre la table basse, le meuble du vestibule en acajou et l'entrée, oubliant chaque fois quelque chose dans son mantra « clés, téléphone à antenne, cigarettes (oui, mon tuteur fume et je sais que c'est mal), clés de la voiture, tickets de réduction pour la pompe à essence, c'est bon ! », et après cinq oui, cinq voyage au pas de course, il ouvrit enfin la porte de la maison, et s'avança d'un pas conquérant vers notre petite voiture française, avant de s'arrêter net :
« Mer** ! Mon porte-monnaie ! »
Et il partit en hurlant à l'intérieur, rouvrant toutes les pièces et déclenchant un vacarme à réveiller le ou les morts qui devaient bien somnoler en paix sous les fondations de la maison. Ce cirque (habituel quand on le connait, très perturbant pour un étranger) dura bien quelques dix minutes encore, avant que l'on entende un cri de victoire à peine étouffé par la distance et les murs, et qu'il ressorte, haletant.
« Il était sur la table de nuit ! Mais je le savais, hein… »
Mais oui, bien sûr, fis-je mentalement en levant les yeux au ciel, tout en ouvrant la portière, et laissant Harry se placer à ma gauche. Nos tuteurs entrèrent ensuite et nous partîmes ainsi, à dix heures moins le quart de la maison, en direction de Londres et plus précisément de King's Cross.
Nous arrivâmes à la gare avec quarante-cinq minutes d'avance sur le départ du train, et nos tuteurs nous guidèrent vers les voies neuf et dix d'un pas zigzaguant, qui me mit un léger doute à l'esprit. Où donc pouvait bien se trouver cette voie ?
Arrivés au bout du quai entre les deux voies, ils se tournèrent vers et nous demandèrent, avec un grand sourire.
« Bon, apparemment le passage est par là, vous savez où les enfants ? »
Nous les fixâmes interloqués :
« Parce que vous ne savez pas comment on accède au train ? interrogea Harry en me jetant un regard paniqué.
_ Euh… non », sourit Mr Twinkle, apparemment étonné que NOUS ne sussions pas où se trouvât le quai neuf trois-quarts, et à cet instant précis j'eus envie de l'assommer.
Je vous en ficherais des plans foireux moi ! Qui sont les adultes ici ? Crétins, ne pus-je m'empêcher de penser, désespéré par l'état d'innocence et de naïveté stupide avancé de nos tuteurs.
« Nous non plus, si vous voulez le savoir, lui répliquai-je vertement.
_ Pardon ? Mais, alors…
_ Attendez, le coupa sa femme. Je vais demander au contrôleur », nous informa-t-elle en s'éloignant vers un gros monsieur chauve engoncé dans l'uniforme bleu et rouge des contrôleurs de trains.
Un moldu qui aurait su comment accéder à un train sorcier ? Laissez-moi rire. Non, sérieusement pourquoi ne sommes-nous entourés que d'incapables ?
Nous vîmes de loin notre tutrice aborder l'homme et lui parler quelques instants, avant qu'il ne lui rît au nez et ne lui fît signe de déguerpir dédaigneusement, sans aucun tact.
C'était prévisible, mais l'impolitesse de cet homme me provoque encore des remontées gastriques quand j'y repense. Quel goujat !
« Il ne sait rien, nous annonça-t-elle inutilement en arrivant à notre hauteur. Je crois qu'il va falloir que l'on se débrouille. »
D'un même mouvement, nous nous retournâmes et observâmes la foule autour de nous, cherchant un quelconque indice de présence sorcière dans la gare. Quelques instants plus tard, Harry tourna la tête si brusquement la tête que je crus qu'il allait se l'arracher sur le coup. Il s'avança sans nous dire un mot et nous nous jetâmes un regard, ne sachant pas s'il fallait le suivre ou non. Il commença à parler à une dame rousse et potelée, entourée de toute une tribu de poil de carottes bruyants et tapageurs un véritable élevage industriel, voila ce à quoi ça ressemblait, mais bon… chacun sa vie, non ?
Elle désigna un des « cheveux orange », qui devait bien avoir notre âge, puis Harry nous fit signe de venir, d'un geste de la main.
« Voici Mme Weasley, c'est une sorcière, dit-il en souriant alors que nous approchions. Mme Weasley, voici mes tuteurs, ainsi que mon jumeau, Adrian.
_ Bonjour, bonjour, messieurs dames ! dit-elle d'une voix accueillante et enjouée. C'est la première fois que vous allez à Poudlard ? nous demanda-t-elle avant que nous ne répondissions par un hochement de tête affirmatif.
_ Alors c'est bien simple, vous voyez le mur là-bas ? commença-t-elle ses explications en montrant du doigt la surface d'un des grands piliers de briques de la gare. Il faut foncer droit dedans, sans peur, et vous traverserez. C'est la première fois pour mon Ronald aussi, alors les grands vont vous montrer, tu y vas Percy ? »
Un grand roux longiligne et frisoté s'avança, commença à courir avec son chariot et sa chouette droit sur les briques. Il continua à courir de plus en plus vite et au moment où je crus qu'il allait se prendre le mur, il disparut ! Purement et simplement, il s'était volatilisé !
« Fred ? continua Mme Weasley en désignant du menton un des roux qui se trouvait être exactement identique au poil de carotte d'à côté.
_ Moi c'est George, maman ! s'offusqua le premier exemplaire du binôme d'une voix outrée. Tu confondrais le nom de tes propres enfants ?
_ Oh excuse-moi, George ! Tu veux bien y aller ? »
Il fonça immédiatement droit dans le mur et alors que… Fred (c'est lui, non ? Ils m'embrouillent à être exactement pareils !) s'avançait pour rentrer lui aussi, il se tourna vers sa mère.
« Au fait, maman. George, c'est moi, et pas Fred », lui dit-il avec un grand sourire.
Et il disparut exactement de la même façon que le précédent, Percy.
Après le second jumeau, nous passâmes tous les quatre, en souhaitant bonne chance au Ronald et en saluant la mère et la gamine, pardon, l'enfant de sexe féminin qui les accompagnait. Probablement leur petite sœur.
Non, comme vous pouvez le remarquer, je n'aime pas les enfants.
Mais alors pas du tout.
C'est moche. Ça fait du bruit, ça n'a aucun respect, aucune réflexion, aucune intelligence. C'est bête comme ses pieds.
Bref. J'aime pas.
Quand nous arrivâmes de l'autre côté, nous fûmes immergés dans le monde sorcier. En plein dedans. Et ce fut magnifique.
Il y avait des gens partout, habillés de couleurs vives et désordonnées, des familles qui encadraient leurs enfants, des parents qui enserraient leurs gamins dans leurs bras en pleurant toutes les larmes de leur corps, des pères et des mères éplorées abandonnant leur progéniture pour aller faire une tentative de suicide une fois rentrée a la maison...
Bref. De magnifiques clichés. Beaucoup de clichés, beaucoup trop.
De la niaiserie aussi, en masse. Beaucoup de bons sentiments dégoulinant de bonne volonté, d'amour et d'affection. Les trois composantes essentielles de la stupidité selon Adrian Sirius Potter, aka moi.
C'est une théorie prouvée vous savez?
Mais je crois que le pire c'était le bruit.
Un vacarme assourdissant! Plein de blablabla inutile, des rires faux, des cris de gorets, un enthousiasme débordant, pour peu. Wow, vous allez à Poudlard-là! Pas à Harvard!
Vous pensez qu'ils connaissent Harvard?
Oui, ce commentaire est hypocrite. Parce que je MEURS d'envie d'aller à Poudlard, de monter dans ce sacré nom de Dieu de train rouge et de découvrir cette sacré école, mais seule une torture longue intensive et unique au monde pourra me permettre de l'avouer. Et seul Harry la connait alors je suis tranquille. Normalement.
Tout en traçant notre chemin, nous aperçûmes Mme Weasley, qui réprimandait un des jumeaux. Nous trouvâmes quelques instants plus tard une porte du train qui s'ouvrit alors que nous approchions et dans laquelle nous eûmes de nombreuses difficultés à glisser nos valises. Pour ne pas dire que je dus la tirer de toute les forces de mes petits bras maigrelets afin de lui faire monter les quelques marches d'accès au train. Un exercice épuisant, si vous voulez mon avis ; à ne jamais réitérer.
Une fois montés à bord, nous partîmes à la recherche d'un compartiment vide, que nous trouvâmes après un quart d'heure de slalom intensif entre les élèves qui arpentaient déjà le couloir en courant dans tous les sens.
Nous installâmes nos valises dans le filet à bagages situé au dessus de nos têtes, puis vint le temps des aux revoirs.
« Au revoir, Jane, John », dis-je placidement en leur faisant chacun la bise, comme à chaque adieu entre nous.
Harry en revanche étreignit chacun des adultes qui le lui rendirent bien.
Ils restèrent ainsi quelques instants avant de partir et de descendre sur le quai pour nous faire des signes de la main encourageants à travers la fenêtre.
Ils quittèrent le quai après quelques minutes, disparaissant dans la foule qui attendait jusqu'au départ du train en dégoulinant de sentiments.
Nous prîmes confortablement place dans les banquettes aux coussins rouges millésime, et alors que nous parlions peu avant le départ du train un autre enfant apparut dans l'encadrement de la porte. En tournant la tête vers lui, Harry et moi reconnûmes sans étonnement le fils Weasley qui entrait a Poudlard en même temps que nous.
Je lui envoyais un sourire avant qu'il ne commençât à parler:
" Heu... Je peux m'asseoir? Parce qu'il n'y a plus de place dans le reste du train, alors...
_ Oui, oui, bien sûr! » lui répondit Harry avec un sourire, tandis que je l'approuvai d'un hochement de tête tout aussi accueillant.
Il s'avança et avec l'aide qu'Harry lui proposa immédiatement (hors de question que je hisse quelque chose d'aussi lourd, je ne suis pas un portier, moi !) installa sa valisa à côté des nôtres. Après cela il s'assit à côté de mon frère, tandis que je restais face à eux et que le roux se mettait timidement à l'aise.
Il y eut un instant de flottement avant qu'il ne nous demandât d'une voix hésitante, tout en plaçant son manteau à côté de lui.
« Dites, j'ai entendu dire que vous... vous étiez les jumeaux... les Potter? Enfin, vous voyez ce que je veux dire, non? »
Nous nous jetâmes un regard alors que je lui répondis :
_ Oui, c'est nous », lui appris-je avec un sourire bienveillant, pour dissiper son embarras.
Harry m'approuva d'un signe de tête alors que le roux sursautait presque de surprise.
« Mais alors vous avez vraiment les... s'interrogea-t-il en pointant son front du doigt.
_ Oui oui, répondit-on d'une même voix en relevant nos cheveux pour mettre en évidence les traces si funestement célèbres que Voldemort nous avait laissés presque dix ans plus tôt.
_ Waouh », ne put-il que répliquer, la bouche grande ouverte et sans voix.
Si nous nous attendions à cette réaction, elle nous laissa tout de même mal à l'aise car elle était pour nous deux le signe d'une enfance morne et plutôt malheureuse, a laquelle nous ne trouvions rien de bien impressionnant.
Après un instant de silence au cours duquel je me mis à caresser Edgar avec attention, Harry reprit, hésitant :
« Et toi ? On a vu que tu avais une famille plutôt atypique, non ?
_ Boarf, soupira-t-il brusquement en se renfonçant dans son siège. Je suis le sixième d'une famille de sept enfants. J'ai cinq frères et une petite sœur. Les deux plus grands Bill et Charlie ne sont plus à Poudlard. Charlie est dresseur de Dragon en Roumanie, tandis que Bill est devenu briseur de sorts en Egypte pour Gringotts. Ensuite, il y a Percy puis les jumeaux, Fred et George : Percy est en cinquième année et a été nommé Préfet ; les jumeaux sont en troisième année, mais eux c'est tout le contraire, ils passent leurs temps à faire les quatre cents coups. Mes parents ont reçu plus de lettres de Dumbledore que tout Poudlard réunis à cause d'eux. Mais ils sont marrants et ont de bons résultats, alors au final on laisse faire, finit-il sur un léger sourire, en levant les yeux au ciel.
_ Préfet ? C'est quoi ? Demandai-je après un instant de réflexion infructueux.
_ Préfet ? Mais… vous connaissez le fonctionnement de Poudlard au moins ? s'étonna le roux en se levant pour aller sortir un rat brun et dodu de sa cage, accrochée à sa valise. D'ailleurs, voici Croûtard, mon rat. Il appartenait à Percy avant. »
Nous secouâmes négativement la tête tandis qu'Edgar fixait le rat comme s'il se fût agi d'un repas particulièrement appétissant.
« Bien alors, les Préfets de Poudlard sont tous nommés par le directeur. Ce sont des élèves à partir de la cinquième année qui sont chargés de faire respecter l'ordre et la discipline en l'absence des professeurs. Il y a un garçon et une fille de cinquième, sixième ou septième année par maison en tant que Préfets les Préfets en chefs sont deux, un garçon et une fille de septième année toutes maisons confondues. Quand on est nommé Préfet en cinquième ou sixième année, on le reste jusqu'à la fin de sa scolarité. Pour moi, c'est plus un fardeau qu'autre chose, mais bon…
_C'est prestigieux comme poste ? lui demandai-je dès qu'il eut fini, intrigué, alors qu'Harry levait les yeux au ciel.
_ Euh… hésita le roux sous mon air soudainement intéressé, il dut me trouver étrange sur le coup je crois. Oui, plutôt. Généralement les Préfets sont choisis parmi les meilleurs élèves de leur promotion, et encore plus les Préfets en Chefs, alors, c'est surtout un signe de la reconnaissance de l'excellence de l'élève je pense. »
Alors que je m'apprêtai à poser une autre question, appâté par le principe des élèves responsables des autres, Harry coupa court à notre discussion en interrogeant assez abruptement Ron :
« Et les matières, le Quidditch ? Tu sais comment s'organise l'emploi du temps ?
_ Et bien, de ce que j'en sais, on suit des cours de base dès la première année que l'on garde jusqu'en septième année, selon nos résultats aux examens…
_ Des examens ? Il y a des examens chez les sorciers ? s'étonna bruyamment Harry alors que ça voix se perdait dans sa gorge avec un bruit de succion assez répugnant, je dois l'avouer.
_ Bien sûr ! Les seuls examens qui comptent vraiment sont les B.U.S.E.S et les A.S.P.I.C.S en cinquième et septième année, mais il y a un examen de validation de l'année à chaque mois de juin. D'ailleurs d'après ce que j'ai compris quand Percy me l'a expliqué, les résultats ne comptent que pour la moitié de ton passage, les notes de l'année comptent aussi… »
Il fit une pause et inspira un grand coup, puis d'un signe de la main nous arrêta alors que nous nous apprêtions à l'interroger sur le pourquoi du comment.
« Désolé… Je n'aime pas trop parler pendant longtemps. Enfin bref. Le Quidditch tu m'as dit ? se renseigna-t-il alors même que mon frère hochait la tête avec un sourire encourageant. Eh bien, le Quidditch est le sport sorcier par excellence, n'est ce pas ? A Poudlard on peut le pratiquer en compétition à partir de la deuxième année, et on suit des cours de vols en première année. La compétition s'articule entre les quatre équipes de l'école, une par maison : Gryffondor, Poufsouffle…
_ Serdaigle… continuai-je.
_ … Et Serpentard, finit Harry en se renfrognant légèrement à la mention de ce nom.
_ Bien ! Vous savez au moins ça, se réjouit notre voisin en nous regardant mon frère et moi l'un après l'autre. En fait, ce n'est pas compliqué, la saison s'articule autour de 8 matchs, chaque équipe affronte toutes les autres une fois, après quoi les deux plus faibles se batte en duels pour la troisième place, tandis que les deux plus fortes ont pour but de s'étriper lors du dernier match de l'année qui mène à la Coupe de Quidditch. Généralement le match est toujours sujet à des violences ou des tensions entre les deux maisons rivales, qui veulent absolument remporter la coupe.
_ Mais pourquoi ? Ce n'est qu'un sport, après tout, soliloquai-je dans mon coin en fronçant les sourcils.
_ Parce que remporter la coupe montre aux autres maisons que la leur est supérieure, et permet de passer à la postérité dans l'histoire de Poudlard, surtout pour les Capitaines qui souvent veulent faire du Quidditch en professionnel. Sinon…
_ Il y a déjà eu des… accidents ? lâcha Harry avec un demi-sourire légèrement crispé.
_ C'est-à-dire ? Oui, bien sûr, commença le jeune Weasley sans prendre en compte l'air de plus en plus blanc de mon frère qui semblait sur le point de défaillir.
_ Ce que mon frère veut dire, c'est est-ce qu'il y a déjà eu des accidents mortels à Poudlard ?
_ Ah, non, le rassura Ron d'un sourire rayonnant. De ce que mes frères m'ont raconté, il n'y a pas eu de morts au moins ces dix dernières années. Quelques blessures graves, mais jamais mortelles…. »
Ils continuèrent à discuter ainsi pendant quelques temps et me désintéressant de leur conversation je dirigeai mon regard vers la fenêtre et le paysage qui y défilait. Nous n'avions pas vu le temps passer et déjà la banlieue londonienne avait disparu depuis longtemps seuls s'étendaient à nos côtés des champs parcourus de hameaux dépeuplés. Je restai ainsi encore quelques heures et alors qu'une heure approchai je me saisis de mon livre, abandonné dans la matinée pour finir de la lire.
Le chariot du déjeuner passa peu après, et alors qu'Harry nous prenait les desserts j'observai notre accord tacite de tout nous partager en nous achetant des sandwichs que nous dévorâmes en compagnie de Ron qui avait eu son déjeuner préparé par sa mère. La viande d'Hippogriffe qui se trouvait à l'intérieur de nos sandwichs était par ailleurs succulente et je me rappelle pas d'en avoir goûté une aussi délicieuse que celle du Poudlard Express.
Après le repas, nous discutâmes entre nous de Poudlard, des maisons et de la vie quotidienne des sorciers, dont Harry et moi ignorions tout ou presque.
Dans le même temps, nous nous empiffrions de Dragées Surprises de Bertie Crochue, et si Ron et moi tombions sur des gouts passables (menthe pour lui, mûres pour moi), Harry eut moins de chance (à retenir, le blanc a pois marron, c'est vomi) quoique le goût pomme de terre me dégouta quelque peu…
Ron était en train d'examiner suspicieusement une dragée orange à taches rouges quand la portière coulissa brusquement, laissant passer trois personnes dans notre compartiment.
Au centre se tenait un blond platine que je mis du temps à reconnaître comme étant Draco Malefoy, le blond de chez Mme Guipure. A sa droite venait un garçon de couleur qui nous fixait d'un air placide, mais avec une lueur moqueuse dans le regard. A sa gauche se trouvait un grand très brun, aux yeux aussi très bleus qui nous fixa à peine un instant avant de sortir un livre dont je n'aperçus pas le titre.
« Alors c'était bien vrai… Les jumeaux Potter arrivent à Poudlard ! Dire que j'ai eu un doute sur votre identité au Chemin de Traverse.
_ Qu'est ce que tu veux Malefoy ? répliqua sèchement Harry en lui jetant un regard méfiant.
_ Oh ! Tu le prends comme ça, Potter ? On ne t'a pas éduqué correctement à ce que je vois, mais je peux y remédier, continua-t-il en parcourant Ron du regard. En t'évitant de traîner avec la racaille de notre société, notamment… finit-il avec un sourire goguenard aux lèvres.
_ Pour qui tu te prends, Malefoy ! hurla immédiatement Ron en se levant, les poings serrés, furieux.
_ Pour quelqu'un de plus respectable que toi et ta famille de belettes sans le sou, susurra dangereusement le blond en plissant les yeux.
_ Arrête, Malefoy, intervins-je alors d'une voix forte, mais tremblant de peur intérieurement, je bénis alors mon corps de n'avoir pas suivi ma bouche et d'être resté assis ! Pourquoi est ce qu'il fallait absolument que je l'ouvre, nom de Dieu ? Ou tu t'assieds et tu agis comme un être humain civilisé, ou tu dégages.
_ Et pourquoi est-ce que je t'obéirais ? me répondit notre visiteur en haussant un sourcil d'étonnement.
_ Si c'est pour nous parler comme tu le fais alors qu'on ne se connaît pas, va-t-en. Je veux juste être tranquille voilà tout. »
Il y eut un instant de grand silence, durant lequel plus personne ne fit un seul geste et où tout le monde observa la suite des évènements, puis, à la grande surprise de tous les protagonistes, y compris moi, il s'assit.
« D'accord, et maintenant, je te parle comment, dis-moi ? me demanda-t-il avec un sourire en coin que je ne sus décrypter.
_ Normalement, comme tu parlerais à quelqu'un que tu apprends à connaître, non ? » Le questionnai-je (j'adore les questions rhétoriques, on ne peut pas faire plus inutile, je trouve, et c'est extrêmement appréciable).
Il hésita un instant puis fit rentrer ses amis dans la cabine, et si Harry et Ron en furent mécontents ils ne le montrèrent pas, ou si peu, tant leurs regards étonnés fixaient Malefoy sans même le voir.
Brisant l'atmosphère pesante du compartiment, une voix résonna soudain :
« Qui a regardé le dernier match des Harpies de Holyhead ? La question avait été lâchée par le deuxième ami de Draco, que je regardais avec une lueur d'amour dans les yeux que cet enfant soit béni !
_ Celui contre les Canons de Chudley ? » demanda Ronald, soudainement enthousiasmé et sortant de son état amorphe en un sursaut.
Ron, soit assuré de ta montée au ciel !
« Vous préférez quelle équipe ? »
Draco, je crois que je commence à t'aimer…
« Les Canons ! répliquèrent chœur le premier et Ron, avant de se lancer un regard étonné, pour ensuite éclater de rire en se tenant les côtes.
_ Quoi ? Mais ils passent leur temps à perdre ! s'exclama le blond, faussement outragé, en regardant alternativement ses deux voisins.
_ Justement, répliqua le noir, qui, je l'appris plus tard, se nommait Blaise. C'est là que se trouve toute la beauté du soutien ! Et puis au moins, tu es entre vrais fans, et tu évites les groupies hystériques comme avec les Frelons de Wimbourne.
_ C'est exactement ça ! » le reprit Ron, et ils se sourirent de nouveau.
Ils intégrèrent bien vite Harry à la conversation, chacun tentant de le convaincre de soutenir l'une ou l'autre équipe avec force cris enthousiastes.
Le deuxième ami de Draco, celui qui lisait, s'était assis à ma gauche, contre le mur, et tout comme moi lisait tranquillement sans déranger quiconque. Mais je ne pus m'empêcher de l'interrompre dans sa lecture quand j'aperçus le titre de son ouvrage.
« Les vampires, hein. Tu en connais ? »
Il ne releva la tête que quelques instants plus tard, impassible.
_ Non, pourquoi cette question ?
_ Eh bien, tu lis un livre sur les vampires, alors…
_ Pas du tout. Les vampires sont bien trop rares pour que je puisse en connaître un. Immortels, ils craignent la lumière du jour et se réfugient dans des régions peu hospitalières. Bien que le sang y soit rare.
_ Et comment tu sais tout ça ? » demandai-je, impressionné.
Il hésita un instant en tournant nerveusement les pages de son livre, puis me répondit :
« J'ai le temps suffisant. Ma mère est morte et mon père est absent.
_ Je suis désolé, repris-je avec un sincère air contrit au visage. Ça ne doit pas être facile.
_ Oh pas besoin. Je le vis très bien, me morigéna-t-il en chassant ses pensées d'un geste de la main. Tu ne trouves pas leur discussion sur le Quidditch ennuyeuse, toi ?
_ Oh que si ! Mais dis-moi, tu n'es pas impatient d'intégrer Poudlard ?
_ Beaucoup. Je sens que le manoir va me manquer. »
Et la discussion continua ainsi tout le long de l'après-midi, nous de notre côté alors que Harry, Ron, Blaise et Draco parlaient cours, sport et animaux magiques.
Quand brusquement….
« Excusez-moi, vous n'auriez pas vu un crapaud ? »
C'était une jeune fille de taille moyenne, au visage fin et aux dents légèrement en avant, qui portait sur son crâne une tignasse de cheveux châtains incommensurable et qui lui descendait jusqu'aux omoplates.
Elle venait, en claquant brusquement la portière, de jeter un froid dans la cabine, et chacun la fixait de haut en bas alors qu'elle venait de réitérer sa question.
« Donc, personne ici n'a vu de crapaud ? Un garçon appelé Neville Longdubat cherche le sien…
_ Non désolé, personne n'a vu de crapaud ici, lui répondit Blaise, froid et impassible, ce qui eut pour effet de la faire rougir.
_ D'accord, désolé pour le dérangement… commença-t-elle en commençant à fermer la porte derrière elle, rouge comme une tomate trop mûre.
_ Attend ! m'empressai-je de la rattraper subitement en me levant. Je viens avec toi, je dois prendre l'air un moment… »
Mais qu'est ce qu'il me prend aujourd'hui ! Il faut que je recommence à réfléchir et que j'arrête d'utiliser ce putain instinct, non mais !
En sortant, je jetais un dernier regard dans notre cabine où Ron, Draco et Harry recommençait de nouveau à parler tandis Blaise nous fixait toujours et Théodore était déjà reparti dans sa lecture.
Après avoir fermé la portière, la fille et moi avançâmes dans le couloir sans parler en zigzaguant souvent entre des plus grands que nous.
Nous traversâmes ainsi je crois plus de la moitié du train. En passant entre les wagons sur de petites plateformes de métal qui tremblotaient sous la vitesse du train.
Ainsi, le trajet me parut abominablement long (car en plus de tout traverser, nous dûmes toquer à presque chacun des compartiments que nous croisions pour demander si quelqu'un avait vu le crapaud de ce Neville, ce qui ne fut jamais le cas, précisons-le).
Entretemps, vu que j'étais et suis toujours quelqu'un de très sociable (et je vous interdis de rire, sérieusement !) j'entamais la conversation dès que nous fûmes un tant soit peu éloigné de mon compartiment.
« Au fait, moi c'est Adrian, Adrian Potter », dis-je en lui tendant la main.
Elle la serra presque aussitôt, de soudaines étoiles venant d'apparaître dans ses yeux bruns.
« Vraiment ? Mais tu, tu es l'un des Survivants ! s'exclama-t-elle haut et fort, en proie à l'excitation.
_ Oui, répondis-je en rougissant et en lui faisant signe de baisser la voix, car j'en avais vu plusieurs tiquer dans le couloir à l'entente de mon « titre ».
_ Oh… moi c'est Hermione Granger, je suis née-moldue, reprit-elle en chuchotant. Tu sais, j'ai lu plein de choses sur vous deux !
_ Ah bon ? Il y a des livres sur nous ? demandai-je, interloqué.
_ Mais bien sûr ! Il y en a plein, tu ne le savais pas ? me demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
_ Non, hésitai-je un instant, puis je décidais de tout lui déballer parce que je sentais que je pouvais lui faire confiance. En fait, mon frère et moi ne connaissions rien du monde magique jusqu'au milieu de l'été.
_ Vraiment ?... Mais alors ? Tu es comme moi ! s'exclama-t-elle en me souriant de toutes ses dents.
_ C'est-à-dire ? la questionnai-je en m'étonnant à mon tour.
_ Et bien je suis née-moldue, ce qui veut dire que je n'ai aucune ascendance magique connue, je suis née de parents sans pouvoirs magiques, m'expliqua-t-elle en baissant la voix après que nous fussions rentrés puis ressortis d'un compartiment sans le moindre résultat.
_ C'est possible ça ? m'étonnai-je alors de vive voix.
_ Oui oui, fit-elle en me faisant à son tour signe de baisser d'un ton. Mais sois discret, parce que ce n'est pas forcément bien vu par tout le monde…
_ Ah bon ? Mais pourquoi ? Qu'est ce qu'il y a de mal à ça ? Continuai-je de la questionner après avoir jeté un œil dans le couloir derrière nous.
_ J'ai lu dans Traité sur la Société Sorcière du XXème siècle que depuis que les nés moldus ne sont plus rejetés par le ministère il existe un classement officieux du « sang » de la population, elle lâcha la suite avec un regard triste et dégouté à la fois. Ceux qui s'appellent eux-mêmes les « Sangs-purs » et qui classent leur lignée au dessus des autres parce qu'elle est très ancienne les « Sangs-Mêlés » qui sont issus de parents sorciers et moldus à la fois et les nés-moldus, que les Sangs-Purs appellent « Sangs de Bourbes » et qui, pour certains, déshonorent la sorcellerie en introduisant du sang moldu en son sein…
_ Et pourquoi ce serait mal ?
_ Je ne sais pas. Il faudrait demander à un Sangs-Pur je suppose. »
Durant tout le reste du trajet, nous parlâmes de choses et d'autres. Nous apprîmes à nous découvrir, comme je l'avais fait avec Harry et un peu avec Théodore. Nos sujets tournaient autour de la famille souvent. De nos goûts, et de nos envies, parfois. Mais aussi de Poudlard et du monde magique, souvent.
Au final, si Harry et moi partagions une soif de découverte et d'apprentissage, Hermione me comprenait parfaitement du point de vu de la connaissance, et de la soif que nous avons de montrer au monde sorcier tout entier que malgré notre éducation moldue, nous valions autant qu'eux.
J'appris beaucoup grâce à elle et si nous n'étions pas inséparables, je pouvais nous considérer comme bons amis au moment ou elle me raccompagna jusqu'à mon compartiment. Elle me conseilla d'ailleurs de me changer directement en rentrant, car le train n'allait pas tarder à arriver.
Au moment où je poussais la portière, Harry, Draco, Ron et Blaise disputait une partie de cartes que l'on me présenta comme la « bataille explosive ». J'en compris vite le concept. Grâce aux cartes, magiquement modifiées, on construit un château de cartes en y ajoutant chacun son tour une pièce, et le premier qui fait tout exploser a perdu et doit un gage.
Et contre toute attente, Harry s'en sortait plutôt pas mal parce qu'avec Draco il était le seul à ne jamais avoir fait exploser le château de cartes.
Je leur répétais le conseil d'Hermione et tout se passa pour le mieux. Du moins, jusqu'à ce qu'en revenant de son compartiment où il était parti chercher sa cape, Draco ne me demande, sur le ton de la conversation :
« Au fait Adrian, ton après-midi avec la Sang de Bourbe s'est bien passé ? »
Si Ron tiqua, il ne le montra pas tandis qu'Harry me questionna du regard pour savoir de quoi il parlait. Je lui fis signe que je lui raconterai plus tard.
« Et qu'est-ce qui te donne le droit de l'appeler comme ça, Malefoy ?
_ Eh bien son sang n'est pas pur… renifla mon interlocuteur avec un mépris horripilant.
_ Oh, et tu penses que le sang rend meilleurs ceux qui ont le bon gêne ?
_ Non mais, nous Sangs-Purs avons plus de droit qu'elle… commença-t-il à argumenter avant que Ron ne le coupe.
_ C'est des conneries tout ça. Venez, moi je sors, le train est arrêté.
_ Et je crois que je vais faire de même, dit-je en sortant. Tu me déçois Draco. »
Ron et moi ne tardâmes pas à être rejoints par le reste de notre compartiment, et Blaise, qui s'apitoya sur la saleté de la gare réussit à nous détendre un peu tandis que Théodore lisait toujours son livre. Ron, Harry, Draco et moi étions toujours silencieux.
Je jetai un regard anxieux à mon frère.
Il faisait nuit, le quai et la foule paraissaient fantomatiques à travers la fumée s'échappant encore du train, et je pris la main de mon frère parce que j'en avais besoin.
Ce soir, tout commençait, enfin.
-FIN DU CHAPITRE-
Merci d'avoir lu!
Une petite review? Toute petite, minuscule, un mots, une lettres, un quart de lettre même! une tache d'encre virtuelle me suffit! Sivouplaaaaaîîîît...
J'en suis réduit à mendier, c'est affligeant...
Je ne dirais pas merci à A-L a cause de son retard, tiens! NA! Beuuuh *tire la langue sans aucune grâce*.
Enfin...merci quand même! beaucoup fort! *bises baveuses*
Bref, à une prochaine j'espère, les choupix!
Biiz
Whity Crazy Rabbit :B
