REBONJOUR M'SIEURS DAMES!
Et oui, je ne suis pas mort écrasé par un bulldozer conduit par un malade psychotique ayant la rage...J'ai juste eu 10 jours sans internet ni ordinateur (donc pas d'écriture Word, juste du papier, et cette version la...mieux vaut pour vos mirettes que vous ne la voyez pas) plus une grosse panne, plus ma bêta (que je n'aimeuuh!) qui a fait un très très beau voyage dans un très très beau pays très très lointain, pour voir un très très beau prince très très charmant (nan, j'déconne pour le prince, mais le voyage, c'est vrai!) x) et puis j'ai accepté de traduire les chapitres 17 et 18 de Transcendance, pour Paradise of Readers, qui sont en rade de traducteurs. Et vu que je suis un être humain normalement constitué j'ai mal calculé la dose de travail et j'ai pas trouvé le temps de tout faire! :O
Ca m'excuse un temps soit peu?
Nan? Ok, je vais me pendre...
Bye...
Au revoir, Monde Cruel! :O
...
Nan plus sérieusement, je ne possède rien de Harry Potter, sauf Adrian et mon scénario ;) C'est un rating T pour insultes répétés envers personnes d'âge mûre.
Je vous remercie pour vos reviews (MERCI, MERCI, MERCIIIIII!) vos favoris, vos follow, et tout et tout, ça me fait énormément plaisir, j'espère que vous avez passé, que vous passez encore, de bonnes vacances d'été!
Et une dédicace à A-L Ma bêta d'amour qui tue! Je la n'aime! :D
Bonne Lecture!
Chapitre 4-La répartition aux multiples répercussions
« _ L'premièr' années, par ici ! » gronda une voix tonitruante qui perça le brouhaha de la foule en ébullition que formait le corps étudiant de Poudlard.
Nous tournâmes tous d'un même mouvement la tête vers la gauche d'où semblait provenir la voix, pour être un instant aveuglés par la lumière de la lampe tempête qu'il tenait dans sa main droite.
Il ? C'était Hagrid.
Alors que nous nous approchions de lui comme la timide masse d'enfants de onze ans que nous étions, il salua Harry d'une bourrade amicale (qui au passage, sembla plus lui briser les côtes que le rassurer) et moi d'un grand sourire édenté, avant de nous apostropher :
« Alors c'va l'jumeaux ? P'trop anxieux pour l'Répartition ? »
Nous lui répondîmes poliment par la négative, tout en récoltant un nombre important de regards intrigués parmi nos futurs camarades.
« S'vez-moi, et r'stez près d'moi ! » nous lança Hagrid en nous faisant signe de le suivre d'un geste.
Nous avançâmes au milieu des murmures intrigués de tout le groupe majoritairement à propos de Poudlard et du château en lui-même. A quoi ressemblait-il ? Comment allions nous être répartis ? Par qui ? Quand ?
C'était ces grandes questions qui revenaient régulièrement alors que nous avions quitté le quai de la gare pour un chemin de sous-bois boueux, menant aux abords d'un lac d'où s'élançaient par-dessus les eaux sombres du Lac, des pontons en chêne.
« _ Pour 'rriver à Poudlard, qu'vous allez apercevoir d'que'ques instants, on va traverser l'lac en barque, nous interpella soudainement Hagrid en désignant du doigt les frêles embarcations amarrés aux quais. P'plus d'quat'e par barque, et faites 'ttention à pas tomber à l'eau ! » nous avertit-il.
Je levais les yeux au ciel d'exaspération. Qui serait tout bonnement assez bête pour…
Waouh.
En avançant sur le chemin en arc de cercle pour rejoindre les barques, nous avions dépassé l'orée des bois et Poudlard s'étendait de toute son immensité devant nos yeux, ébahis pour la plupart.
Les hautes tours du château s'élevaient assez hautes dans le ciel pour être enveloppées de rares nuages qui cachaient les étoiles en cette fraîche nuit de septembre. Et chaque fenêtre éclairée de la forteresse brillait comme un même joyau d'opale contre les pierres brutes des remparts noircis par la nuit. Au coin de chaque coursive, contre chaque ardoise des toits et chaque gouttière qui ornait le haut des austères murs de pierres se reflétaient la lumière bleutée de l'astre lunaire, alors plein, rendant la scène enchanteresse.
Nous nous avancions vers un château de conte de fées, et nous le savions du moins à entendre les épanchements excités qui parcouraient alors notre groupe. Nous approchâmes des barques et certains commencèrent à s'y assoir, lorsque Hagrid nous pressa un peu. Nous nous installâmes alors tous au plus vite, plus par excitation et impatience que par réelle peur du garde-chasse.
Je repérai Hermione derrière trois filles qui semblaient amies et qui discutaient avec animation, probablement de Poudlard. D'un signe de tête, je proposai à la jeune née-moldue de s'installer avec moi, Harry et Ron dans la barque, ce qu'elle accepta avec un sourire ravi en nous rejoignant d'un pas pressé.
« _ Impatiente ? lui demandai-je alors que nous nous asseyions côtes à côtes.
_ À qui le dis-tu ! me répondit-elle. Même si la Répartition me fait un peu peur, je dois l'avouer. Je ne sais toujours pas dans quelle maison je pense aller, et ça m'angoisse…
_ Comme nous tous ici, je pense, la rassurai-je en jetant un regard circulaire sur le reste du groupe. N'est-ce pas, Harry ? demandai-je à mon frère sur un ton moqueur, espérant qu'il jouerait le jeu pour rassurer Hermione, ce qu'il fit et un peu pour me moquer de lui, aussi, je l'avoue.
_ Laisse-moi stresser en paix, monstre ! » me bouda-t-il dignement, assis sur un banc de bois de la barque minuscule, en prenant un ton offusqué.
Bientôt, nous fûmes tous installés et sans que personne n'eût fait le moindre geste pour, les amarres se détachèrent, glissant dans l'eau en de légers remous. Sous nos exclamations étouffées, les barques commencèrent la traversée du lac, se dirigeant droit vers la falaise en dents de scies sur laquelle était perchée toute une moitié de la forteresse, en un promontoire plongeant abruptement dans les eaux sombres du lac.
Sur la falaise, je viens bien de dire sur la falaise ?
Bien. Nous arrivons à Poudlard pour foncer et mourir contre une falaise qui d'ici m'apparaît comme sacrément mortelle ?
Parfait !
Restons calme. Nous sommes dans une école de sorcellerie après tout, ils doivent bien avoir prévu quelque chose, non ? Tout ceci est très certainement planifié, j'en suis sûr.
Espérons …
Durant un instant, je me demandai si j'étais vraiment le seul à avoir pensé à cela. Autour de moi tout le monde babillait avec ferveur à propos de Poudlard tout en observant le château, sans se préoccuper de notre destination finale.
Je lance un regard à Hermione qui fixait elle aussi le château, des étoiles plein les yeux.
« _ Qu'est-ce que tu en penses ?
_ La magie peut faire de grande chose, et ça se voit. Mais je réserve mon avis pour plus tard.
_ Je pense à peu près la même chose. Sauf que j'ai déjà un avis sur la question, ricanais-je en pensant au vieux babouin chronophage.
_ C'est-à-dire ?
_ Je n'aime pas Dumbledore, il … commençai-je en affichant une grimace moqueuse.
_ Et tu te fais des idées, 'Dan. Dumbledore est quelqu'un de bien nos parents croyaient en lui, m'interrompit Harry en se retournant vers nous et en me lançant un regard blasé.
_ Il n'empêche qu'il ne m'inspire pas confiance. Je suis sûr qu'il y avait d'autres moyens de...
_ Il a fait ça dans l'intérêt de tout le monde, j'en suis sûr, me coupa de nouveau mon frère, en me désignant le reste du groupe d'un regard, comme un avertissement.
_ J'en doute fort, 'Ry.
_ Et on en a déjà parlé. Discussion close, soupira mon frère en me jetant un regard mi-exaspéré, mi-suppliant.
_ Mrmph. »
Ron et Hermione avaient tout suivi de l'échange, lançant des regards successifs entre Harry et moi, avant que cette denière ne me lançât un froncement de sourcils interrogateur, secouant légèrement la tête. Une interrogation que je balayai immédiatement d'un geste de la main.
« 'Tention à vos mains ! » nous avertit soudain Hagrid de sa voix bourrue.
Nous avions entretemps atteint la falaise, et comme je l'avais espéré, tout avait été prévu.
Nous arrivâmes dans ce qui semblait être un grand hangar à bateaux, entièrement fait de bois, en passant entre des poutres pointues dont Hagrid nous expliqua quelles servaient à tendre des filets destinés à bloquer l'accès au hangar aux poissons de toutes sortes.
Là, nos barques s'amarrèrent seules, et nous débarquâmes sur le plancher de bois une fois les embarcations solidement attachées.
Notre sujet de discorde vite oublié, Harry et moi trépignions ensembles en parlant. Excités comme des Joncheruines en chasse.
Pour les Joncheruines, je vous expliquerai une autre fois…
Une fois en haut, nous pénétrâmes par une arche de pierre dans le péristyle d'une grande cour irrégulièrement dallée par de grands blocs de granit blanc. Nous traversâmes cette même cour au pas de course, guidés par le garde-chasse vers une immense porte de bois sculptée, gravée en son centre d'un blason rassemblant un griffon, un aigle, un serpent et un blaireau. Ces symboles revenaient d'ailleurs en alternance sur toute la surface de la porte.
Je pensais avec justesse que cela devait être les représentations des quatre maisons de Poudlard.
Alors que nous n'étions qu'à quelques mètres des battants de bois les portes s'ouvrirent d'elles-mêmes en un bel ensemble, comme poussées par des mains invisibles, et une sorcière entièrement vêtue de velours émeraude apparut, arborant une expression sévère.
Immédiatement il n'y eut plus aucun bruit, et Harry et moi nous nous jetâmes un regard intrigué.
« _ Vous pouvez disposer Hagrid, on vous attend pour le banquet.
_ Bien professeure, » répondit notre guide en nous dépassant pour disparaître à l'intérieur.
Une fois Hagrid hors de vue, elle nous fit signe d'avancer. Le hall était immense, son plafond semblant s'étendre à une bonne dizaine de mètres au-dessus de nos têtes, et sa largeur suffisait largement pour contenir plusieurs fois la maison de Twinkle, et elle n'était pas petite. Tout était fait de pierre, le sol, les murs et même les grandes torches qui illuminaientt aussi bien qu'une ampoule l'immensité architecturale dans laquelle nous nous trouvions. Face à nous se trouvait un immense escalier qui rejoignait une coursive à mi-hauteur, de là des couloirs partaient sur la droite et la gauche, des tapisseries les ornant. Sur le mur de droite se trouvait une porte au moins aussi immense que celle que nous venions de passer, mais faite d'argent et d'or, et non de métal et de bois. Je remarquai cependant qu'elle était gravée des mêmes motifs que sa jumelle. A gauche, un couloir d'où s'échappait la lumière argentée de la lune partait dans les profondeurs de Poudlard.
La sorcière nous désigna d'un geste une porte de bois simple, au fond à droite du hall, dans l'ombre de l'escalier principal nous commençâmes à avancer, et c'est sous sa tutelle que nous entrâmes dans une nouvelle salle.
Ce ne devait pas être une salle de cours, et pourtant cela y ressemblait fortement. Sur toute sa longueur, des bancs de bois, sur lesquels elle nous fit signe de nous asseoir. Nous nous installâmes, moi à la droite d'Harry, Hermione à mes côté, à la gauche de mon frère se trouvait Ron, tout de suite suivi par Malefoy, puis Blaise et enfin Théodore. Nous étions au troisième rang environ, si je me souviens bien.
« Bonsoir. Il y eut un moment de silence. Bienvenue à Poudlard, continua-t-elle en semblant se rappeler que la politesse était une valeur essentielle des rapports humains. Je suis la professeure McGonagall, professeure de Métamorphose, directrice adjointe au Professeur Dumbledore et accessoirement directrice de la maison Gryffondor. Vous êtes ici à Poudlard (Franchement, comme si on ne le savait pas ! Décidément, je ne l'aimais pas non plus, celle-là), école de sorcellerie ou nous vous apprendrons tous ce qu'il y à apprendre sur la magie. Dans quelques minutes, vous serez répartis entre quatre maisons, qui deviendront votre famille durant la durée de l'année scolaire. Ces maisons se nomment Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Tout au long de l'année scolaire, vous étudierez et votre assiduité, si elle est appliquée, recevra ce qui lui est dû. Un travail méritant accordera ainsi à votre maison des points, qui lui permettront peut-être de remporter la Coupe des Quatre Maisons à la fin de l'année. En revanche l'indiscipline, en cours comme lors de vos temps libres, vous en coûteront. Ceci en plus de sanctions telles qu'heures de retenue, devoirs supplémentaires et lettres aux parents, avant un renvoi partiel, puis définitif pour les cas les plus graves. Me suis-je bien fait comprendre ? »
Non, nous singes pas comprendre parlote humains, ougabouga !... Crétine. Je déteste les questions rhétoriques, vous avez remarqué ?
Devant notre silence, elle ajouta :
« Bien, attendez-moi ici, je reviens dans quelques instants. »
Elle s'éclipsa dans une envolée de cape, et instantanément les murmures reprirent de plus belle, avant qu'une ombre argentée, dégageant des reflets bleutés, ne traverse la salle en y produisant une légère brise glacée alors que le lieu était totalement hermétique, j'avais vérifié ! Un instant plus tard, il n'y avait plus rien d'autre que nous dans cette salle.
Après un silence religieux observé par la plupart d'entre nous, une brune, que j'avais déjà aperçu de l'autre côté du lac prit la parole en un souffle :
« C'était bien un fantôme, non ? »
Il y eut une série de gloussements étouffés en provenance d'un groupe de filles, de l'autre côté de la salle, que je pris bien soin d'ignorer. N'ayant que du mépris pour les énergumènes gémissantes qui venaient de nous interrompre, je me tournai vers la brune à qui avait posé la question, et que Draco interpella presque immédiatement.
« Bien sûr que c'était un fantôme, Davis, on ne t'as jamais dit que les couloirs de Poudlard en étaient truffés ? » la questionna le blond que j'abhorrais en présence des gens qu'il méprisait.
A travers le banc Harry lui donna une tape dans l'épaule, en lui lançant un regard mauvais qu'il ignora royalement. Ceci fait il lui donna une tape sur le haut du crâne.
« Et toi, on ne t'a jamais appris à être aimable ? Quelle éducation, singea la blonde à ses côtés. Et laisse nous tranquille. »
Draco rosit (il est pâle, qui peut-on ? On est un cadavre en décomposition avancée ou on ne l'est pas) de rage, avant de lancer d'une voix acerbe :
« Oh, on la défend, Greengrass ? Je ne te savais pas si… Gryffondor, » se moqua-t-il en prenant un air narquois.
La blonde, qui avait immédiatement serré les poings, s'apprêtait à répliquer quand la professeure McGonagall fit de nouveau son entrée dans la petite salle, son air sévère de nouveau plaqué sur son visage.
« Bien, maintenant, veuillez me suivre, et en silence. »
Nous nous levâmes et en un rang presque parfait puis la suivîmes. Le silence était alors d'une nature presque religieuse.
Elle traversa le grand Hall par lequel nous étions entrés, avant de pousser les grandes portes d'or, par lesquelles nous percevions la rumeur d'un grand nombre de voix.
Et notre respectueux silence fut rompu.
Chacun, moi y compris, d'entre nous ne pouvait s'empêcher de s'extasier devant la majesté du lieu dans lequel nous venions de rentrer.
La grande salle est un endroit magique, aussi magique que peut l'être la plus imposante des pièces de Poudlard. Elle nous apparut ce soir-là, inondée par la lumière des torches qui parsemaient ses murs, colorée par les tapisseries chatoyantes, aux couleurs des quatre maisons de l'école. Les chandelles qui flottaient au-dessus de nos têtes sous les nuages du plafond magique, créé à l'image du ciel qui surplombait la forteresse, rajoutaient encore à l'enchantement qui enveloppait le lieu et notre entrée dans le monde de la magie. Car c'est bien de cela qu'il s'agissait, bien plus que d'une simple cérémonie décidant des sept années que nous allions passer ici, c'était un rite de passage, la signature de notre appartenance à ce nouveau monde, notre monde.
Tous les autres élèves, assis le long des quatre longues tables de bois massif qui parcouraient la salle dans toute sa longueur, nous fixaient. Des couverts d'or parsemaient les tables, reflétant la lumière des torches en de multiples vagues iridescentes sur les murs et le sol de pierre.
Le tout paraissait… surréaliste.
J'allais dire magique, mais ça aurait fait beaucoup trop cliché, et puis j'aurais été obligé de faire une remarque sur le jeu de mot, ce qui aurait été une perte de temps absolue.
Donc pas magique, mais surréaliste.
Au bout de la salle, perpendiculaire aux autres, sur une estrade en pierre, se trouvait une longue table en bois brun ou siégeait les professeurs… et Dumbledore, confortablement installé dans un immense trône d'or massif.
Quel homme pédant, ce vieux croûton, je vous jure.
Je l'en assommerais bien, histoire de m'en débarrasser, tiens.
Crétin.
Nous nous arrêtâmes au pied de l'estrade, et McGonagall s'avança vers un vieux chapeau décrépi, posé sur un tabouret, et qui se mit soudainement à chanter.
À chanter, un chapeau.
Et d'après ce que je comprends, il a appartenu à Godric Gryffondor en personne…
En voilà un autre, de crétin, tiens.
Un chapeau !
Il aurait pu choisir un objet avec un peu plus de prestance, quoi !
Non. Il a pris un chapeau.
Je me répète mais ce Godric Gryffondor s'en tient une couche, croyez-moi.
Bref. Le chapeau ambulant a fini sa chanson, et après qu'élèves et enseignants eussent applaudis, la vieille chouette de McGo' nous interpella :
« Quand j'appellerai votre nom, vous vous avancerez et enfilerez le Choixpeau, qui vous répartira, expliqua-t-elle tout en extirpant de sous ses robes un morceau de parchemin d'une longueur plus que respectable. Abbot, Hannah ! »
Une rousse aux grosses joues roses s'avança et s'installa sur le tabouret en chaussant le cha-Choixpeau, pardon. Il y eut un instant de flottement, puis le bout de tissu cria.
« POUFSOUFFLE ! »
La table la plus à gauche depuis l'entrée explosa en applaudissements, certains se levant même pour accueillir la nouvelle venue, qui fut prise au milieu d'embrassades aux airs de matchs de catch, avant qu'on ne la laissât s'asseoir moi-même j'avais du retenir un cri d'horreur en assistant à cette scène d'une barbarie sans nom... le premier qui oserait ne serait-ce que m'effleurer dans une infime tentative de me faire une chose pareille perdrait immédiatement tout espoir d'une descendance quelconque. Non, je n'irais pas à Poufsouffle. Dès qu'elle eut posé le bout du fessier sur le banc, McGonagall reprit :
« Boot Terry ! »
Un jeune brun aux allures de freluquet s'avança et fit comme sa prédécesseuse.
« SERDAIGLE ! » beugla presque immédiatement le chapeau –oui, j'ai décidé de l'appeler chapeau, c'est beaucoup plus mnémotechnique comme nom, si vous voulez mon avis.
De ce que je compris du reste de la répartition entre appels, cris et acclamations pleines d'hormones d'adolescents en rut dirigées à la baguette par un vieux pédophile tricentenaire, la table de Poufsouffle se trouvait à notre gauche la plus extrême, avec la table de Gryffondor juste à côté. Serpentard et Serdaigle se trouvaient dans ce même ordre, mais du côté droit.
Pendant ce temps, le chapeau et McGonagall avaient continué d'égrener les noms et les maisons de mes camarades jusqu'à une certaine personne en particulier, pour laquelle je fus très attentif.
« Granger, Hermione ! »
Je souris à ma toute nouvelle « amie » -ce mot est niais, n'est-ce pas ? Terriblement niais même- alors qu'elle sortait notre groupe pour accéder à l'estrade ou se tenait la directrice des Gryffondors. Quand elle y parvint, elle resta une bonne minute sous le chapeau, et je pense ne pas avoir été le seul à observer les nombreuses grimaces (ridicules, soit dit en passant) qu'il fit de ses affreux plis de tissu fort disgracieux. Cela commença à m'inquiéter quand le couvre-chef ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, attendit quelques secondes, puis s'exclama, dans un cri :
« SERDAIGLE ! »
La table bleu et argent l'applaudit bien fort, et elle rejoignit au trot Terry, Mandy Brocklehurst et Anthony Goldstein qui avaient été répartis à Serdaigle peu avant elle.
Puis, directement après Lanson, Conrad, réparti à Poufsouffle, vint le tour de Draco.
« Malefoy, Draco ! » annonça la directrice-adjointe au vieillard.
Comme tous les autres il s'assit sur le tabouret, quoique d'un pas légèrement plus lent. Ayant pris un minimum connaissance de son caractère, j'étais sûr que c'était juste pour faire monter la sauce. Alors d'après ce qu'Harry et moi avions compris sur le Chemin de Traverse, il allait finir à Serpentard, pour sûr.
A peine le chapeau eut-il effleuré du bout de son large bord les mèches blondes de l'apprenti sorcier qu'il beugla :
« GRYFFONDOR ! »
Nous eûmes tous un instant de blocage je crois. La stupéfaction ne dura qu'une seconde, une seule. L'instant d'après, les élèves se retournèrent en une marée humaine vers leurs voisins, échangeant frénétiquement des murmures surexcités. Comme un boulet de canon, les théories fusèrent, et même parmi les futurs élèves que nous étions alors, j'entendis je crois, les plus belles idioties connues à ce jour.
« C'est un Mangemort ! Tu-Sais-Qui l'a envoyé pour tuer Dumbledore ! »
« Il veut faire péter leur salle Commune ! Il est armé de « pombes », des armes moldues, et va faire exploser tous les Gryffons ! »
« C'est bien connu que Serpentards et Gryffondors se détestent. Cette graine de mage noir va détruire ses adversaires de l'intérieur. Il a la ruse des Serpents. »
…Et autres joyeusetés. Enfin, je vous laisse imaginer. Un Malefoy à Gryffondor ? Foutre ! Cessez de raconter des fadaises, non de Morga… de Merlin, désolé.
Draco n'avait pas fini de s'avancer vers les rouges et or que Dumbledore se leva brusquement, sa baguette portée sur sa gorge. Je dois avouer que sur le moment, j'avais espéré un suicide. Je fus déçu.
« S'ils-vous-plaît, les enfants, retentit sa voix, aussi amplifiée que s'il avait utilisé un micro et disposé des enceintes dans toute la salle. Un peu de tenue et de silence seraient de rigueur pour cette cérémonie de Répartition. Merci. »
Et il se rassit, dans un silence complet.
Le vieux bouc a parlé alors les bouquetins écoutent, comme qui dirait.
Presque juste après Théodore fut envoyé à Serpentard, sans surprise, et fut bien accueilli par sa nouvelle maison. Puis, la liste s'égrenant, vint notre tour.
« Potter, Adrian ! » s'exclama McGonagall, qui parut avoir sursauté, un instant.
La salle fut aussitôt parcourue de toute part par LA question.
« Potter ? Elle a bien dit Potter ? LES Potter ? »
Dans cette atmosphère pesante, je m'avançai hors du dorénavant moins nombreux groupe de premières année, jetant un dernier regard et un sourire angoissé à Harry, qui me répondit d'un geste de la main. Est-ce que lui aussi avait soudainement un nœud de plomb dans l'estomac ?
En montant l'estrade, je m'en rendis compte que j'avais tous les regards de la salle qui me scrutaient, et tout particulièrement celui de Dumbledore que j'aperçus en relevant la tête. A la seconde où je le croisai, il y eu un flash bleu, dans toute la salle, qui fut traversé par un éclair cyan, l'espace d'un instant.
Je clignai des yeux, et m'aperçus que ma vision s'était brouillée, au moment même où elle revint à la normale. Je jetai un regard hésitant à Dumbledore pour voir ses sourcils immaculés se froncer imperceptiblement.
Alors que je pris place sur le tabouret, je jetai un regard sur la salle, qui outre les murmures, s'avérait très tranquille. Personne ne semblait avoir été dérangé par l'éclair bleu. Pourtant je l'avais vu, moi, juste à l'instant !
Chassant ces pensées d'un mouvement de tête, je laissais la professeure de Métamorphose me placer religieusement le couvre-chef sur le crâne, quand il me parla :
« _ Alors comme ça c'est un Potter, hein ? Je me souviens très bien de vos parents à tous les deux. James et Lily Potter, deux Gryffondors dans l'âme.
_ Ah bon ? l'interrogeai-je en pensée, curieux.
_ Bien sûr, mais là n'est pas la question. Je m'occupe ici de ton cas. Je vois d'ailleurs une grande soif de connaissances et de reconnaissance qui conviendraient bien à Serpentard, une grande loyauté et un sens de la justice qui t'entraîneraient plus vers Poufsouffle. Peu de courage, cependant. Non, Gryffondor ne te conviendrait pas. Par contre, cette envie de connaissance, elle est plus forte que tout ! Tu es prêt à l'effort, à la grandeur académique...Oui, la maison qui t'irait le mieux est…SERDAIGLE ! »
McGonagall me retira le Choixpeau du crâne, et alors que la table des aigles s'était levée toute entière pour m'acclamer bruyamment, je commençais à marcher pour la rejoindre.
Puis je croisai le regard d'Harry parmi les non-répartis et il me fit un léger sourire où l'on voyait pointer sa déception. Je savais, bien sûr, qu'il aurait adoré que nous soyons tous deux répartis à Gryffondor, comme nos parents avant nous.
Raté pour cette fois, désolé frérot.
Je rejoignis les Serdaigles de première année et m'assis à côté d'Hermione qui me sourit de toutes ses dents.
« Potter, Harry ! » avait en effet appelé la sévère professeure à la robe verte bouteille.
Harry s'avança et, comme tous les autres élèves avant lui, mit le chapeau sur sa tête. Il y resta plusieurs minutes, et derrières les murmures liés à notre nom, j'entendis clairement l'étonnement et les interrogations des autres. Sous les regards suspicieux ou intrigués qu'on lui jetait, je respirai un grand coup et fixai fièrement Harry. Nous n'étions apparemment pas destinés à avoir droit à une vie normale, soit. On ferait avec. Hermione me jeta un regard scrutateur et plein de questions avant que la vieille loque ne rendît enfin son verdict.
« GRYFFONDOR ! »
La table des lions, comme j'avais entendu les plus âgés les appeler, explosa elle aussi en applaudissements, arborant fièrement son titre de maison la plus tapageuse de l'école. Les jumeaux Weasley se levèrent même pour scander :
« Potter avec nous ! Potter avec nous ! Potter avec nous ! »
Cela fit son petit effet car une vague de rires légers traversa la Grande Salle, détendant l'atmosphère tendue qui s'était installée dès l'annonce de notre nom.
Après Harry, Ron fut envoyé à Gryffondor, ou il fut fort bien accueilli et acclamé Blaise fut envoyé à Serpentard ou il rejoignit Théodore, pour clôturer la Cérémonie de Répartition.
Immédiatement après que ce dernier se fût assis, alors que McGonagall retraversait la salle chapeau et tabouret au bout de la baguette, les couleurs de la salle changèrent, alternant jaune et noir et vert et argent.
« _ Pourquoi ce changement de couleurs ? demanda Padma Patil, une autre de mes camarades qui avait été répartie à Serdaigle juste avant moi.
_ C'est comme ça à chaque début d'année, lui répondit presque immédiatement un quatrième année que l'on apprit plus tard être Roger Davies. Les deux maisons misent à l'honneur lors du festin sont celles ayant entamé et terminé la Répartition, ici Poufsouffle et Serpentard. »
Nous le remerciâmes poliment, et Hermione commença immédiatement à se présenter.
« _ Bonsoir ! Moi, c'est Hermione. Je suis née-moldue…
_ Enchanté ! Je suis Anthony Godlstein, un sang-mêlé.
_ Moi, c'est Lisa Turpin, mais je suis une sang-pure. Vous venez d'où ?
_ Avec ma sœur nous venons d'Inde. Moi, c'est Padma, comme vous avez sûrement dû le comprendre, dit une typée indienne en désignant l'estrade d'un coup d'œil. Ma jumelle, Parvati, a été envoyée à Gryffondor, comme ton frère, me précisa-t-elle en me souriant, sourire que je lui rendis.
_Et moi c'est Terry, Terry Boot. Je viens du Nottinghamshire, et mes parents sont tous les deux des sorciers. Mon père était à Gryffondor et ma mère à Serdaigle.
_ Oh… »
Notre conversation fut interrompue par le directeur, qui se leva sous un reniflement méprisant de ma part, alors que je m'affalai telle une brute sur la table sans lui prêter la moindre once d'attention. Cependant, et bien malgré moi, sachez-le, je ne pus que l'entendre tant le silence fut complet dès qu'il se racla la gorge.
Étouffe-toi, tiens.
Crétin.
« Bienvenue, bienvenue à vous, jeunes enfants (pédophilie ? À vérifier) et rebienvenue à tous les anciens, commença-t-il en nous lançant un sourire de papi gâteau de toutes ses dents trop blanches. Bien que, je n'en doute pas, vous mourriez de faim, je dois d'abord vous apprendre, ou vous remémorer –regard perçant à l'adresse des jumeaux Weasley- les quelques règles de base de la vie au château. Ainsi, magie et duels sont strictement interdits –non, sérieux ? Je ne le savais pas !- dans les couloirs et si vous désirez affronter publiquement un de vos camarades –ce type est malade-, un club de duel encadré par vos professeurs vous est ouvert dès la cinquième année, sur inscription. Par ailleurs, cette année, l'accès au couloir Ouest du troisième étage vous est strictement et formellement interdit –traduction : j'y mijote quelque chose de louche et tout à fait illégal, veuillez ne pas fouiner-, à moins que vous ne souhaitiez mourir dans d'atroces souffrances –et hop, une dose d'exagération, histoire de nous foutre la peur de notre vie-. De la même manière, la Forêt Interdite est, comme son nom l'indique, Interdite -…les déductions de ce type sont d'un haut niveau, vraiment- pour des raisons plus qu'évidentes. La liste des objets interdits au sein de cet établissement se trouve dans le bureau de M. Rusard, au première étage de l'aile Est, entre la tour d'astronomie et l'aile de botanique, du côté opposé à cette salle. Sur ce, avant qu'aucun d'entre vous ne meure de faim -comme si ça allait te déranger !- je ne vous dirai qu'une chose : Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Bon appétit. »
Je n'eus même pas le temps de penser une remarque cynique à son égard que les plats se remplirent de victuailles, les carafes de liquides colorés et d'eau, tandis que les conversations reprenaient à un rythme effréné. Et presque au même instant tous les élèves se précipitèrent sur la nourriture, emplissant leur assiette de tout ce qui leur plaisait. Nous fîmes de même, et pûmes observer que certains élèves se levaient pour aller quémander tel ou tel plat à l'autre bout de leur table.
« _ Le service à l'air assez libre, fit remarquer Padma en se servant d'une boisson orange que l'on nous avait dit être du jus de citrouille
_ Oui, et les plats sont succulents, si je peux me permettre ! renchérit Terry en reprenant deux parts de volaille.
_ Mais dites-moi, vous savez quand est-ce-que les cours commencent ? dis-je en me penchant sur la table pour tous nous apercevoir.
_ Probablement lundi, puisqu'on est vendredi soir. À moins que les cours n'aient aussi lieu le samedi matin, expliqua Hermione entre deux gorgées d'eau.
_ Le samedi matin ? C'est possible ça ? s'étonna Anthony en fronçant les sourcils.
_ C'était comme ça dans mon école primaire moldue en tout cas, lui répondit la jeune brune en haussant les épaules d'un air blasé.
_ Mais c'est un crime, un meurtre, une infamie ! » se rebella le jeune sang-mêlé en prenant un air horrifié, tout en levant les bras au ciel, arrachant un rire à tout le groupe.
Je perdis le fil de leur conversation à ce moment-là, car je m'étais retourné vers la table des Gryffondors pour y apercevoir mon frère qui, croisant mon regard à ce moment-là, me fit de grand signes pour m'indiquer une place libre face à lui.
« Excusez-moi, je reviens dans un instant », lançai-je à mes camarades.
Je traversai l'espace qui nous séparait d'un pas pressé, avant de m'asseoir face à lui sur l'espace qu'il m'avait réservé.
« _ Alors, Serdaigle ? me demanda-t-il avec un léger sourire.
_ Pas mal, pas mal, les gens ont l'air sympathiques, mais toi ? Gryffondor, hum ?
_ Bof, tout le monde est très accueillant ici, et puis… »
Je reçus soudainement une tape dans le dos qui envoya mon nez faire plus ample connaissance avec un plat de salade méditerranéenne.
« _ Alors, comme ça tu finis chez les intellectuels souffreteux ?
_ Bonsoir Draco, le saluai-je en retour avec un regard blasé. Tout va bien ?
_ Parfaitement ! Pourquoi ? me répondit-il avec un grand sourire avant de s'asseoir à nos côtés.
_ Eh bien, je jetai un regard sceptique à Harry, d'après ce que nous avions compris, tu n'étais pas très enthousiaste à propos des Gryffondors, avant ce soir…
_ Foutaises ! Je suis très bien là où je suis ! renchérit le blond en se servant du jus de citrouille.
_ Bon, bah alors, si tout va bien… »
Nous continuâmes à discuter, Harry et moi échangeant des regards étonnés face à l'attitude plus qu'ouverte de Draco, lui qui nous avait paru si froid et fermé sur le Chemin de Traverse et dans le train.
Cependant, bientôt ce fut au tour des desserts de laisser place à des plats vides, et après un salut et un « bonne année scolaire » de la part de Dumbledore, on nous enjoignit à suivre nos préfets pour nous rendre dans notre salle commune. Je rejoignis le groupe de Serdaigle et retrouvait les autres, Hermione me demandant comment s'intégrait Harry, Draco et Ron, ce à quoi je lui répondis que tout allait très bien pour eux. Nous arrivâmes devant une gargouille, représentant une tête de dragon gueule ouverte (quelle originalité ! Brillant, vraiment) où le préfet nous expliqua que la gargouille, en vertu des valeurs de notre maison, ne nous laisserait entrer que si nous répondions correctement à son énigme, aléatoire et plus tordue en hiver qu'en été, apparemment, à cause du froid. Bientôt la statue de pierre se redressa et passa son regard sur nous avant de dire, d'une voix cassée et graveleuse :
« Si vous souhaitez la conserver,
Des excès il faut vous écarter,
Elle marque le départ et l'arrivée,
Il y en a cinq sur une portée,
Qui est-elle ? »
Cette chose est sadique. C'est moi qui vous le dis. En plus je n'ai jamais été fan d'énigmes. Mais bon, je ferai attention de ne jamais sortir seul et ça devrait aller, pensai-je alors que le préfet après quelques instants donnait la réponse et nous permettait à tous d'entrer.
Il nous montra la salle commune, agréable dans ses tons bleu roi et or pâle, et les dortoirs, après quoi nous nous précipitâmes dans lesdits dortoirs où je me rendis compte que j'étais complètement épuisé.
Après m'être changé et avoir fait ma toilette, je m'écroulai sous mes draps, heureusement moelleux et confortables, et m'endormis presque aussitôt.
En attendant le lendemain…
-The E.N.D (référence! :O)
Alors?
Je donnerais la réponse à l'énigme dans le prochain chapitre, mais en attentdant, proposez moi vos idées par reviews! :D Vu qu'on est le premier septembre dans l'histoire j'en ai fait une facile, et je mettrais une énigme comme ça à chaque fois que Adrian aura besoin de rentrer chez les aigles! ;)
Juste un indice, pour TROUVER la réponse je vous donne un mot: REPLAY, et un chiffre: 4
Mais franchement, en réfléchissant, c'est bon ;)
Juste pour dire que les indices vont vous faire galérer encore plus...même si à la fin vous êtes sur d'avoir la réponse!
Bref, N'em, n'em point? Reviews? Pleaseuuh? S.V.P?
Bye Bye (Bye! Référence, musique de l'artsiste Cro!)
PS: en tapant ça, je viens de remarquer que SMS pourrais aussi dire Save My Soul...Flippant nan? (Attend, je tenvoie un Save My Soul! :O)
