Chapitre 13

Londres, le lendemain.

« Où est-elle ? »

« Là-haut… Elle s'est totalement refermée sur elle-même et refuse de nous parler… »

Tendu, Reddington leva inconsciemment les yeux vers l'étage et se débarrassa de son manteau et de son chapeau dans les bras du majordome.

« Dembé, tu nous fais porter un plateau repas, s'il-te-plaît ? »

L'homme de main obtempéra et s'éclipsa. Reddington s'apprêta à monter.

« Que vas-tu faire ? » Demanda Wilde qui stoppa le criminel en lui prenant le bras.

« Lui parler. »

« Reddington, tu ne crois pas que tu en as assez fait comme ça ? »

Le ton de Danny s'était durci. Leurs retrouvailles ne commençaient pas sous les meilleurs hospices, et cela n'allait pas aller en s'arrangeant, connaissant le tempérament de feu du New Yorkais. Les deux hommes se dévisagèrent longuement.

« Tu n'as toujours été qu'un sale égoïste… » Reprit Wilde. « … Tu te moques bien de savoir comment elle va, du moment qu'elle fait tout ce que tu as prévu dans tes plans tordus... »

Un tic nerveux agita la joue gauche de Red, seul signe de son agitation intérieure.

« J'ai toujours veillé sur elle, Danny, mais je savais que le jour viendrait où il lui faudrait affronter des vérités déplaisantes. Je ne peux plus reculer, et elle non plus, tu comprends ? »

« Non, mais si jamais tu la fais encore souffrir, je te jure que tu ne sortiras pas vivant d'ici… »

La menace était significative et Reddington ne la prit pas à la légère. Ils s'affrontèrent du regard. Aucun des deux ne baissa les yeux. La tension monta d'un cran.

« Lâche-moi, Danny. Je ne voudrais pas entacher une amitié de trente ans en faisant un geste que je serai amené à regretter. »

Wilde le regarda en serrant la mâchoire, avec clairement l'envie d'envoyer son poing dans la figure de Reddington. Au lieu de cela, il inspira profondément, puis lâcha avec raideur le bras du criminel.

Reddington monta l'escalier sans un regard pour Wilde et se retrouva dans un long couloir. L'une des portes au fond était entrouverte. Il prit une profonde inspiration et avança. Red poussa le battant et découvrit Elizabeth qui l'attendait, assise dans un fauteuil. Sur la petite table à sa droite, se trouvait son arme de service, probablement chargée.

Reddington pénétra dans la chambre et referma derrière lui, puis ils se dévisagèrent en silence pendant de longues secondes.

Elizabeth était pâle, les yeux cernés et rougis par les pleurs. Comme lui, elle ne devait pas avoir beaucoup dormi ces derniers jours. Son expression neutre à cet instant, ne lui permettait pas de savoir dans quel son état d'esprit elle se trouvait. Il soupira.

« Il n'y a ni consolation là-haut, ni en ce bas monde. Il n'y a que nous, êtres insignifiants, solitaires, luttant et bataillant les uns contre les autres… Je suis tellement désolé, Lizzie. »

« Arrêtez votre cinéma, Reddington… » Lui dit-elle en le regardant froidement. « Vous êtes la pire ordure qui soit et je ne crois pas un seul instant à votre repentir… »

L'espace d'une seconde, il fut déstabilisé par son franc-parler, puis hocha la tête en optant pour plus de mesures.

« Vous avez raison, Agent Keen. Si c'était à refaire, je referai la même chose. »

« En égorgeant mon père de nouveau ? »

Cette fois, il tressaillit violemment, détourna la tête et ferma les yeux quelques secondes. Quand il les ouvrit et les posa à nouveau sur elle, ils étaient devenus des puits noirs insondables.

« Cet homme n'était que le mari de votre mère. Elle ne l'aimait pas, il la terrorisait. Vous étiez trop petite pour en prendre conscience mais il était violent et instable. Il la battait. »

« Comment le savez-vous ? »

« J'étais là, près d'elle. Je travaillais pour lui. »

« Ses actes ne justifient pas pour autant votre propre geste. »

« La violence engendre la violence, Agent Keen. Dans le contexte où vous nous avez vus, lui et moi, les priorités et les perspectives de chacun changent. La morale n'entre plus en ligne de compte quand il s'agit de survie. A cet instant-là, c'était lui ou moi.»

Elizabeth baissa la tête et se concentra sur le motif du tapis.

« Vous êtes un monstre… J'ai beau me le répéter mais ce n'est que maintenant que je prends pleinement conscience de ce que cela signifie et implique. Comment pouvez-vous vivre avec ça ? »

« En essayant de garder l'équilibre. »

Qu'aurait-il pu ajouter d'autres ? Il n'y avait rien qui justifiait son acte. Il espérait seulement qu'elle comprenne.

« Quelles horreurs allez-vous encore me faire vivre en me révélant des choses horribles sur mon passé ? »

« Tout vient avec un prix à payer. Celui de connaître votre véritable père impliquait forcément celui de savoir la vérité, de connaître ce qui a été à l'origine de ma chute… Vous comprenez maintenant pourquoi j'étais autant réticent à vous en parler ? »

« Pourquoi me le révéler alors ? Pourquoi ne pas avoir continué à le taire ? »

« Il y a des moments dans la vie de tout être où il n'est plus possible de reculer devant l'inéluctable. Ma reddition n'était que le premier pas. Je ne crois pas au destin, ni en la fatalité, mais nous sommes liés l'un et l'autre, parce qu'à un moment, j'ai fait un choix qui nous a engagés tous les deux pour le restant de nos jours. J'ai fait la promesse à votre mère de toujours vous protéger… »

« Et maintenant, vous voulez que je vous relève de cette promesse… »

« Non, ne vous méprenez pas. A aucun moment, je ne regrette de l'avoir faite. J'aurai été incapable d'affronter l'idée de vous avoir lâchement abandonnée… J'ai tué bien des fois, mais je ne suis pas et ne serai jamais un tueur d'enfant... Il est vrai que ma vie entière s'en est trouvée chamboulée, que ce choix m'a coûté ma carrière et tous ceux que je chérissais le plus au monde, mais avoir des regrets par rapport à vous… Oh non, ça, jamais… Je vous ai dit que vous étiez spéciale. Je le penserai jusqu'à la fin de mes jours pour cette raison. »

« Pourquoi me le dire maintenant ? »

« Pour affronter l'avenir ensemble, pour combattre ceux qui m'ont mis dans cette situation, et vous aussi, par extension. Si vous vouliez savoir ce qui m'a poussé à devenir ce que je suis devenu, il fallait en passer par là. »

« Pourquoi avez-vous besoin de moi ? »

« C'est une question à laquelle je ne peux pas répondre. »

« Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ? »

Il y eut un nouveau silence. Avec certitude, elle sut qu'il ne lui dirait rien.

« Quel gâchis… J'ai tellement pleuré que j'ai l'impression de ne plus avoir de larmes dans le corps... » Elle soupira. « Le pire, c'est que je n'arrive même pas à vous haïr. Je ne ressens plus rien. »

« Lizzie… »

Impulsivement, il avança d'un pas, mais elle s'empara de son arme et la pointa sans hésitation sur lui.

« N'approchez pas, ou je vous jure que je tire ! »

Elle se leva lentement pour assurer sa position. Il la crut tout à fait capable de l'abattre et lui retourna un regard empreint de désolation et de sincérité. Sa souffrance était autant la sienne.

« Si nous en sommes là, alors faites-le. Faites ce que vous estimez juste. Appuyez sur la détente. »

« Et vous offrir une porte de sortie, Reddington ? Ce serait facile, n'est-ce pas ? C'est même excessivement tentant… »

« Lizzie, je n'ai jamais voulu ça. »

Le temps s'étira pendant de longues secondes. L'arme dans les mains d'Elizabeth se mit à trembler. La jeune femme se mordilla la lèvre inférieure, indécise, fronça les sourcils, ferma brièvement les yeux alors que sa vue se brouillait, eut finalement un cri de désespoir, et baissa le pistolet automatique.

Il fut aussitôt sur elle et la prit dans ses bras sans dire un mot. L'arme tomba au sol avec un bruit sourd, que tout le monde dut entendre au rez-de-chaussée. A peine l'avait-il touchée qu'Elizabeth commença à se débattre. Avec un nouveau cri de rage, elle le frappa à la poitrine, sur les bras, puis vers le visage, alors que sa colère éclatait enfin au grand jour.

Reddington ne se protégea pas mais lorsque les coups devinrent plus violents, il se détourna d'elle et tâcha de lui immobiliser les bras. Ce n'était pas une mince affaire, vu l'énergie qu'elle déployait dans ses gestes et dans ses paroles.

« Laissez-moi ! Laissez-moi tranquille ! Ne me touchez pas, espèce de salaud ! Je vous déteste ! Vous m'entendez ? Je vous déteste ! »

Il réussit à la bloquer, sauf qu'avec un cri de frustration, Liz lui donna un violent coup de tête qui lui éclata la lèvre inférieure. Il eut immédiatement le goût métallique du sang dans la bouche. Cette fois, excédé par ce bout de femme gesticulant et hystérique, il se mit à raffermir sa prise sur ses mains.

« Lizzie, ça suffit ! »

Epuisée par ses efforts, elle finit par stopper ses tentatives de mouvements rendus inutiles par les bras puissants qui l'enserraient et posa sa tête sur l'épaule de Reddington. Haletants, ils restèrent ainsi sans bouger, à se recomposer pendant quelques secondes.

« Je vous libère si vous vous calmez. Ok ? »

Il sentit son hochement de tête et lui lâcha les mains. Aussitôt, elle se dégagea de lui et alla se planter ostensiblement devant la fenêtre en lui tournant le dos.

Un discret coup frappé à la porte l'empêcha de s'adresser à elle. Il alla ouvrir et trouva Dembé, un plateau rempli de victuailles dans les mains, et le regard clairement inquiet. Le Soudanais haussa les sourcils en voyant la lèvre tuméfiée de son patron et le sang qui avait coulé.

« Je t'apporte de la glace. »

« Merci. »

Reddington prit le plateau et ignora le regard de Dembé qui voulait clairement savoir comment Elizabeth se portait. Il referma la porte et déposa le plateau sur la petite console. En passant, il jeta un coup d'œil sur sa lèvre dans le miroir attenant et sortit son mouchoir. Lizzie ne l'avait pas raté.

« Tout ce que vous avez accompli est le fruit d'un plan à long terme, organisé par un groupe d'hommes au sein d'une quelconque agence gouvernementale, n'est-ce-pas ? » Demanda-t-elle doucement au bout d'un moment, en continuant à regarder dans la rue.

Comme il ne répondait pas, elle se tourna vers lui en croisant les bras. Tout en essuyant le sang sur son menton, il l'observa sans rien trahir et attendit qu'elle poursuive.

« Red Reddington n'est qu'une couverture. Votre mission était d'infiltrer le milieu du crime et de recueillir un maximum d'informations. Le problème, c'est que vous vous êtes tellement bien… investi... dans votre tâche, que vous avez poursuivi vos activités et que vous êtes devenu un vrai criminel recherché même par votre propre pays. Aujourd'hui, il n'y a plus personne au courant de votre rôle exact et vous êtes coincé pour prouver que vous êtes un agent qui agissait sur ordres... »

Il ne put s'empêcher d'éclater de rire, ce qui au final, lui arracha une grimace. Il pencha alors la tête sur le côté, et la regarda, clairement amusé.

« Vous avez une imagination débordante, Lizzie. Je dois dire que vous ne m'aviez pas encore montré cette facette de votre personnalité, c'est rafraîchissant… »

« Êtes-vous ou n'êtes-vous pas un agent en mission ? » Répéta-t-elle.

« Qu'est-ce qui vous fait croire que je puisse être un agent infiltré ? »

« Votre dossier au FBI est bidon ! Tout ce qu'il contient est faux ! Il y a de telles incohérences avec ce que je sais de vous, qu'il est impossible qu'elles aient été mises là par erreur… En plus, vous avez été suffisamment honnête avec moi, pour me dire que je pouvais vous offrir une seconde chance… A quoi est-ce que je servirai, sinon à vous faire retrouver votre intégrité et à terminer avec vous ce que vous avez commencé il y a vingt ans ? Suis-je une sorte d'assurance pour vous ? »

Il prit une cuisse de poulet dans le plateau et en croqua un morceau qu'il mastiqua longuement en la dévisageant.

« Vous avez mauvaise mine, Lizzie. Asseyez-vous et mangez quelque chose. On réfléchit mieux le ventre plein. »

Elizabeth soupira. Evidemment qu'il ne répondrait pas à ses interrogations, pourtant elle était persuadée d'avoir vu juste. Elle vint s'assoir en face de lui.

« Mauvaise mine ? Vous vous êtes regardé dans un miroir dernièrement ? »

« Cela fait trois jours que je n'ai presque pas dormi. »

« Qu'est-ce qui vous a retenu à New York ? »

« De la Montès. Il voulait me faire la peau. Je suis là et il est mort. »

« Oh, Red !… Est-ce que Cooper est au courant ? »

« Il l'est depuis ce matin… Lizzie, ne me regardez pas comme ça. Je devais rendre un service à quelqu'un. Sans cette personne, je n'aurai pas pu le faire tomber. »

« Qui ? Diana Martin ? »

Il ingéra un gros grain de raisin et l'écrasa avec un craquement qui lui arracha un sourire satisfait.

« Qu'y a-t-il entre elle et vous ? »

« Rien. »

« Hon, hon… Je vous ai vus ensemble. Vous êtes proches, de la même façon que vous l'étiez avec Lulli. »

« Lizzie, il n'y a rien entre elle et moi. Et puis, depuis quand vous intéressez-vous à ma vie sociale ?

« Je me suis toujours intéressée à votre vie sociale… »

« Vous êtes jalouse ? »

« Non. »

« Si, vous êtes jalouse… » Il eut de nouveau ce sourire satisfait, du genre je sais exactement ce que vous pensez… C'était irritant. « J'aime quand vous vous montrez possessive à mon égard. Cela révèle tellement de choses, surtout quand vous m'avouez que je vous manque… »

Elle leva les sourcils et essaya de garder une expression neutre. Elle n'était certainement prête à concéder ce point à cet instant, d'autant qu'elle n'était pas dupe : il ne l'attirait sur ce terrain que pour détourner la conversation.

« Ok, n'en parlons plus, puisque le dossier va être clos… Vous n'avez pas répondu à ma question… »

« Laquelle ? »

« Êtes-vous ou n'êtes-vous pas un agent sous couverture ? »

« Que vous dit votre instinct, Agent Keen ? »

« Arrêtez de me répondre par une question ! C'est juste… insupportable ! »

« Et bien… Cette théorie a le mérite d'être originale, on ne me l'avait jamais faite… »

« Vous connaissez Harold Cooper et le Directeur du Renseignement, Alan Fitch... »

« Tout le monde connaît Fitch. C'est un membre du Congrès. Il a été nommé officiellement à ce poste par le Président il y a quelques années. »

« Non, je veux dire que vous le connaissez de longue date… personnellement… »

« Lizzie… Je suis un individu à la moralité douteuse qui figure sur la liste des dix criminels les plus recherchés de la planète. Vous croyez que le gouvernement américain s'embarrasserait moralement d'un homme tel que moi ? Ou disons-le autrement et soyons lucides : quel état de droit du monde libre voudrait reconnaître l'existence d'une telle personne ? »

Elle ouvrit la bouche, abasourdie. Elle avait vu juste ! Il la regarda avec un sourire ironique et fit à nouveau craquer un grain de raisin entre ses dents. C'était à la fois agaçant et terriblement sexy.

« Nous vivons des périodes troublées où rien n'est impossible. Mangez… »

Elle suivit son conseil et prit à son tour une cuisse de poulet, puis grignota en silence en l'observant sous un nouveau jour. Si c'était vrai, cela voulait dire que tout avait été planifié depuis le début : son départ brutal, sa disparition pendant quatre longues années, les informations qu'ils avaient vendues, son implication totale dans des crimes et des attentats… Il avait une famille, des amis, une carrière prometteuse. A quel genre d'homme demandait-on ce genre de sacrifices ? Seul un vrai patriote pouvait faire ce qu'il faisait. Cette idée correspondait davantage à l'idée qu'Elizabeth s'était faite du militaire de haut rang brillant et surdoué dont elle avait lu le rapport. Elle en resta ébahie et admirative.

« Excusez-moi pour tout à l'heure. Je n'aurai pas dû vous frapper, vous insulter et vous menacer comme je l'ai fait. »

« Vous aviez besoin de laisser sortir toute cette colère qui était dirigée contre moi. »

« Que ça vous serve de leçon… »

Il eut un petit rire et, inconsciemment, porta la main à sa lèvre.

« Je me le tiendrai pour dit maintenant. »

« Ne me poussez plus à bout. »

« C'est quand on pousse les gens à bout qu'on obtient le meilleur d'eux-mêmes, Agent Keen. Vous devriez le savoir. »

Elle le dévisagea, fascinée, puis s'aperçut qu'elle mourrait de faim. Elle prit un autre morceau de poulet, une tomate et de la salade, tandis que Reddington se levait pour ouvrir à Dembé. Le garde du corps entra dans la chambre, chercha Elizabeth des yeux avec inquiétude, et la salua, à présent rassuré par la tournure des événements puis son regard tomba sur l'arme de l'Agent Keen, toujours par terre. Le regard qu'il lança à Raymond Reddington quand il lui donna la glace, fut suffisamment éloquent pour que son ami hoche la tête, repentant.

Dembé les laissa seuls. Reddington ramassa l'arme et la posa près d'elle. Il prit une pomme et croqua dedans en observant la jeune femme qui dévorait tout ce qui lui tombait sous la main. Puis il lui servit à boire.

« Vous avez bon appétit… Ça va mieux ? »

Elle termina de mâcher avant de lui répondre.

« Oui. Ça fait du bien. »

« Une bonne nuit de sommeil là-dessus, et vous serez en pleine forme. »

Reddington se leva.

« Où allez-vous ? »

« M'occuper des méchants. J'ai négligé quelques une de mes affaires. J'ai des urgences qui ne peuvent plus attendre. »

« Vous restez à Londres ou vous repartez ? »

« Sinclair a obtenu des informations. Nous devons en discuter. » Il s'apprêta à sortir. « J'aviserai ensuite. »

« Red ? »

« Oui ? »

« Merci de m'avoir fait connaître mon véritable père… »

« Danny est quelqu'un de bien. Et il vous adore. »

« Je l'aime bien aussi. »

Avec un dernier sourire, Reddington quitta la pièce et laissa la jeune femme seule.

A suivre…

Encore un chapitre et vous pourrez enchaîner avec la nouvelle fic que je vous ai concoctée… et qui sera la suite de celle-ci.

J'ai voulu développé une théorie selon laquelle Reddington n'était qu'un agent d'une agence de renseignements à la base, mais avait dû se fondre dans le milieu criminel pour mieux l'infiltrer, en devenir un élément central, « un concierge » qui comme dans les hôtels, connaît tous les clients, sait comment satisfaire leurs moindres désirs et leur fournir ce qu'ils demandent. Et qui au bout d'un certain temps, revient avec toutes cette somme d'infos pour déstabiliser le milieu du crime, tout en poursuivant son propre agenda, parce qu'on ne sait pas s'il a subi cette métamorphose de manière forcée ou s'il a embrassé cette carrière criminelle de plein gré…

De mon point de vue, tous les éléments s'imbriquent si bien que c'est sans doute ce qu'on prévu les auteurs de Blacklist. J'avais ce sentiment depuis un moment, et l'épisode 2.08 m'a confirmé dans cette idée… Qu'en pensez-vous ?