Hello everyone!
J'ai finalement dû débarquer chez mon bêta, qui a tenté de fuir Outre-Manche pour échapper aux corrections, pour qu'il corrige enfin ce chapitre! Ce gros flemmard est donc responsable du retard de publication! Je vous juuuure que je n'y suis pour rien!
Ceci dit, je suis désolé quand même x)...
Il ne se passe pas vraiment grand chose dans ce chapitre, si ce n'est un petit indice quand à la suite de l'histoire :D Et n'hésitez pas à répondre à l'énigme! Je suis aussi plutôt fier de la longueur de ce chapitre, puisqu'il atteint les 17 pages words, et les 5 501 mots! Je suis donc plutôt content, m'enfin vous êtes les seuls bons juges de mon travail!
Je ne remercierais donc PAS mon bêta pour son excellente correction, et je l'aime quand même, pour éviter un suicide suite à sa destruction d'amour propre.
La série HP ne m'appartient pas, (comme c'est étonnant, je n'arrive toujours pas à obtenir les droits d'auteurs, JK Rowling est une vraie harpie! :O)
C'est un Rating T pour un langage qui peut parfois être vulgaire...
Enjoy, j'espère que vous apprécierez!:D
Chapitre 6 – Morsures et cours de vol
En cours de vol, alors que je sentais la tension monter dans notre groupe, et chez moi y compris, Harry semblait sur un petit nuage. Pour un peu, il se serait mis à gambader sur la pelouse en cueillant des pâquerettes. Comme c'est bucolique.
Brrr…
Bref.
Draco semblait lui aussi aux anges. Alors que nous arrivions ensemble sur le terrain de Quidditch, il se mit à parler frénétiquement de vol puis à trépigner dès qu'il aperçut les balais et la professeure qui nous attendaient au centre du terrain.
Les Serpentards étaient déjà là, et alors que l'on se regroupait avec Blaise et Théodore, les Poufsouffles arrivèrent.
Une fois qu'elle nous eût installés, Mme Bibine (nous apprîmes quelques instants plus tard qu'elle se nommait ainsi) nous expliqua quelques règles simples.
« Très simplement, jeunes gens, je ne vous dirai que deux choses. Premièrement, tout chahut vous vaudra une exclusion de cours deuxièmement, toute désobéissance aux instructions ou aux indications que j'aurai données vous vaudront un rendez-vous express chez le directeur. Est-ce clair ? »
Nous hochâmes lentement de la tête.
« Bien. Tout au long de l'année, nous allons apprendre à voler correctement sur un balai, de façon à ce que vous puissiez vous déplacer librement sur de courtes puis sur de plus longues distances. Cependant, il vous faudra aussi respecter de nombreuses règles de sécurité que nous aborderons tout au long du trimestre. Et ces règles commencent par la suivante : le permis balai n'est accordé qu'à l'âge de quatorze ans, par moi-même et un représentant du Ministère. Avant cet âge vous n'êtes pas autorisé à vous déplacer en balai sur plus d'un mile avec ou sans l'accord de vos parents.
Nous allons donc commencer par un cours pratique sur le démarrage, le décollage et l'atterrissage en balai volant. Bien, maintenant, quelqu'un parmi vous saurait-il quels sont les principaux sortilèges moteurs d'un balai de ce type ? »
Hermione leva immédiatement la main alors qu'elle pointait du doigt les balais installés en rangées serrées sur le sol. Mais ce fut Terry qui fut interrogé.
« Les balais volants fonctionnent avec un sortilège de motricité, madame.
- Bien, c'est acceptable, cinq points pour Serdaigle. Mais qui peut me dire ce qu'il y a en plus de ce sortilège ? Oui, Miss… ?
- Granger, madame. Ils contiennent aussi…
- Contiennent ?
- Sont réceptacles, pardon, d'un sortilège d'autonomie qui les fait réagir à la magie instinctive. Cela permet, en quelques sortes, de les diriger par la pensée, n'est ce pas ?
- Exactement Miss. Encore dix points pour Serdaigle ! Maintenant, approchez-vous chacun d'un balai. Bien. Maintenant, tendez votre main au dessus du manche, et dites « debout ! », clairement et fermement, de façon à ce que le balai se redresse et que vous puissiez le saisir au niveau du manche. »
Nous nous exécutâmes, et bien que certains, comme Harry, fissent réagir leur balai au quart de tour, j'eus plus de difficultés, tout comme Hermione qui fronçait les sourcils de concentration, détachant exagérément chaque syllabe.
« De- bout ! DE- BOUT, j'ai dit ! Allez ! »
Harry se pencha vers elle en souriant.
« Fais ça plus calmement. Si tu as peur, je pense que ça ne marche pas.
- Et c'est une bonne remarque Mr Potter ! Dix points pour Gryffondor ! Mme Bibine attira notre regard en passant dans les rangs. Ces balais sont dotés d'un sortilège de sécurité destiné aux jeunes apprentis sorciers, qui les empêchent d'obéir si la voix du sujet montre de la peur ou de l'hésitation.
- Mais alors c'est un peu comme des balais jouets madame ?
- Eh bien non, Mr Malefoy. Les balais jouets sont fabriqués dans le but de s'arrêter s'ils dépassent une certaine distance au dessus du sol. Ceux-là, et bien, ils peuvent aller plus haut, mais sont équipés pour démarrer plus difficilement, par sécurité. Ils sont ainsi plus durs pour vous à démarrer mais fournissent par ailleurs un bon apprentissage du démarrage des balais. »
Nous hochâmes la tête, et Hermione, suivant les précieux conseils de madame Bibine arriva bien vite à redresser son balai. Je n'y arrivai en revanche, en désespoir de cause, que juste avant Neville, qui fût le dernier à pouvoir le faire obéir.
« Bien, maintenant vous allez passer votre jambe par-dessus le manche de façon à l'enfourcher comme sur une selle de cheval. Tout va bien, vous y arrivez ? Non Mr Finnigan, le bassin plus penché, vos fesses vers l'avant. Excellente position Miss Patil ! Non, pas vous, l'autre… »
Mme Bibine continua à interpeller quelques élèves, s'arrêtant sur Harry pour complimenter son excellent maintien, mais ne me fit aucun commentaire particulier, si ce n'est la position de mes mains sur le manche.
Elle était en train de replacer Hermione, dont l'inclinaison dorsale était trop importante quand nous entendîmes un hurlement plaintif à notre gauche.
Nous nous retournâmes comme un seul homme, pour voir Neville juché sur son balai, et qui ne cessait de prendre de l'altitude en ligne droite, sans s'arrêter. Notre professeure se précipita aussitôt vers lui, sans pouvoir le rattraper cependant, en criant :
« Longdubat, descendez immédiatement ! Je ne vous ai pas dit de décoller ! Longdubat ! »
Et pendant ce temps, il ne cessait de prendre de l'altitude, bougeant ridiculement les jambes en gigotant sur son balai. Bientôt, il monta à dix mètres de hauteur, puis vingt, puis…
« Mr Longdubat, penchez-vous vers l'avant pour intimer à votre balai de redescendre ! N'ayez pas peur, penchez vous vers l'avant ! » La voix de madame Bibine commençait à trembler alors que déjà, Neville se trouvait à vingt cinq mètres au dessus de nos têtes.
Il se pencha légèrement, gémit (du moins, je cru l'entendre gémir), glissa, commença à descendre et BAM !
Nous nous précipitâmes tous en courant vers la forme recroquevillée de Neville, madame Bibine en tête, alors que son balai s'élevait encore et disparaissait dans le lointain.
« Ah mon pauvre, la professeure s'était penché sur lui et lui palpait le corps, à la recherche d'os cassés ou de plaies, et s'attarda sur son poignet. Il a le poignet cassé, je vais devoir l'emmener à l'infirmerie. Vous pouvez vous lever Mr Longdubat ? Vous, vous ne bougez ni ne volez sous aucun prétexte en mon absence. Si j'en vois un seul d'entre vous dans les airs alors que je ne suis pas avec vous, je m'occuperais personnellement de son renvoi ! »
Elle finit sa phrase en entourant les épaules d'un Neville en larmes de son bras, et en se retournant pour le guider vers le château. Ils disparurent d'ailleurs bientôt derrière les arcades perçant les remparts.
Tout le monde se mit bientôt à discuter de l'accident de Neville, et assez rapidement une voix parmi les Serpentards s'éleva.
« Dommage que Longdubat soit parti, tu aurais pu faire équipe avec lui, hein Draco ? »
Gregory Goyle se tenait face à Drcao, entouré de Vincent Crabbe et Milicent Bulstrode.
« Qu'est-ce que tu racontes encore Goyle ? se retourna aussitôt le blond avec une mimique méprisante.
- Quoi ? Ce n'est pas une occupation courante des traîtres à leur sang que de s'occuper des cracmols et des Sang-de-Bourbe ? »
Aussitôt Ron, comme Draco, virent rouge mais pas pour les mêmes raisons, je pense.
« Retire immédiatement ce que tu viens de dire ou je t'arrache les yeux !
- Le problème Malefoy, c'est que toutes ces menaces ne marchent plus avec moi. Je suis d'ailleurs surpris que ton père ne t'ait pas envoyé de Beuglantes quand il a appris que tu étais devenu un ami de la racaille ! Il se tourna, hélant ses camarades. Ou alors tu ne lui as pas dit ? Il ricana.
- Ferme-la, vieux porc ! Draco était devenu rouge comme une tomate et lançait des regards meurtriers à l'autre garçon, les poings fermement serrés.
- La prochaine fois que tu l'insultes je te fous la pâté ! renchérit Ron en s'avançant, tout en rougissant, encore plus quand il entendit la réponse de Goyle.
- Ooh, comme c'est mignon ! Voila que le clochard vient porter secours à son ami le traître ! Vous feriez un beau couple n'est-ce pas, Malefoy ?
- Ron, c'était vraiment pas la peine de t'en mêler ! Draco beuglait à présent, et il n'attendit pas la réponse du roux pour se retourner vers le Serpentard. Et toi tu va la fermer ou je vais sérieusement m'énerver ! »
Nous suivions tous du regard l'altercation sans savoir vraiment quoi faire, hésitant entre soutenir nos deux amis ou les séparer pour mettre fin à leur dispute.
Je fus soudainement pris d'une douleur intense à l'épaule droite comme si elle était brusquement coincée entre les crocs d'une énorme bête et broyée dans cet étau. Ma vision se troubla d'une teinte bleue et je clignai fortement des yeux pour tenter de recouvrer la vue, avant de me saisir cette fois l'avant bras, ou la sensation de morsure était revenue, plus violente encore.
Trop concentré sur l'intense et brusque douleur que je venais de ressentir, je ne sentis pas monter en moi une rage folle, un sentiment d'impuissance qui m'envahit, me mit hors de moi.
Conscient que ce qui était en train de m'arriver n'avait rien de naturel, je réfrénais tant que je le pouvais cette surprenante colère, fronçant seulement les sourcils, et serrant si fort la mâchoire que j'en montrais les dents. J'étais toujours crispé sur mon avant bras, et Hermione sembla le remarquer car elle se pencha discrètement vers moi en murmurant :
« Adrian, ça va ? »
Je hochai négativement la tête.
« Toilettes », mon souffle haché perça un instant entre mes dents serrées.
Et je m'éclipsai discrètement, retenant le hurlement inexpliqué qui me montait aux lèvres, me sentant prêt à exploser à tout moment.
Je m'aperçus, en entrant dans l'enceinte du château quelques minutes plus tard que mon épaule saignait, et je pressai encore un peu plus le pas pour atteindre les toilettes les plus proches le plus vite possible, croisant au passage un Quirrell qui semblait particulièrement anxieux et un Snape tout aussi vif qui me fixa avec un regard mauvais.
Enfin, j'entrai dans les latrines les plus proches et me précipitais brusquement dans une cabine et enlevait ma robe et ma chemise pour observer mon bras dans le miroir de la porte.
Et puis, me faisant sursauter, quelqu'un toqua contre le battant de bois.
« Adrian, ça va ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
_ Attend Hermione, trente secondes ! »
Je sortis quelques instants plus tard, torse nu, et Hermione retint un cri horrifié en plaçant une main sur sa bouche, en m'apercevant.
« Mon Dieu, mais co…comment ? Comment tu t'aies fais ça ? »
J'avais sur l'avant bras un gigantesque hématome bleuté, tandis que la peau de mon épaule était rougeâtre, quelques petites entailles en formes de dents la marquant. Là, le bleu était jaunâtre, tellement mon épaule avait été compressée.
« Je ne sais pas, Hermione. Ça m'a pris comme ça, il y a une dizaine de minutes sur le terrain de Quidditch.
- En cours de vol ? Mais, comment ?
- Je ne sais pas, justement. C'est juste que… je sais pas.
- Viens-là, me désigna-t-elle du doigt le lavabo. Je dois bien être capable de désinfecter ça sauf si tu préfères passer à l'infirmerie ? Sa voix s'était faite interrogatrice sur la fin, attendant ma réponse.
_ Non, c'est bon, ça ira.
- Pourquoi ? Elle fit apparaître du produit désinfectant et une bande antiseptique qu'elle commença à m'appliquer sur l'épaule.
- Trop d'explications incompréhensibles à donner, je pense. On ne me croirait pas, et si éventuellement l'un d'entre eux me croyait, il poserait plein de question auxquelles je ne peux pas répondre…
- Incompréhensible, même pour des sorciers ?
- Même pour des sorciers. Encore plus pour des sorciers je dirais même.
- Pourquoi ? Mme Pomfresh pourrait te le soigner en cinq minutes tu sais…
- Et elle penserait que je me suis battu, ou alors pire, que je suis sujet à un maléfice.
- Et si c'était le cas ?
- Hermione ! Je me retournai alors, écartant les bras en levant les yeux au ciel. Je ne t'ai presque pas quitté depuis une semaine, et je t'ai dis qu'avant cet été je ne connaissais rien au monde de la Magie ! Comment tu veux qu'on ait pu me jeter un maléfice sans que tu le sache ? finis-je, exaspéré.
- Et alors ? Ca pourrait venir de…plus loin.
- Comme, quand ? J'haussai alors un sourcil en signe d'incompréhension.
- Bah… Elle eut un sourire contrit. Tu sais, ce jour. Là, avant.
- Le jour de la mort de mes parents ? Ma voix s'était faite railleuse. Non je ne crois pas. Dumbledore le saurait sinon. Ce vieux fou sait tout sur nos vies avant.
- Mais, imagine ! Elle se recula de quelques pas, me fixant droit dans les yeux avec une voix… inquiète ?
- Non, je n'imagine rien du tout ! Arrête-ça Hermione ! »
Je me remettais à fixer le lavabo, la tête au creux de la main, serrant les lèvres, à bout de nerfs. Quelques instants plus tard, je sentis Hermione reposer la bande sur mon épaule avec un soupir, et me demander :
« Tu es sûr ? Tu n'as pas de vieilles cicatrices qui auraient pu se rouvrir, ou quoi que ce soit ? »
Son ton s'était fait plus inquisiteur, alors qu'elle fronçait les sourcils.
« De ce que je me souvienne, je n'ai jamais rien eu à cet endroit là avant. »
Elle me jeta un regard plein d'inquiétude dans la glace, avant de se remettre à mes bandages, et je baissai les yeux sur mon avant bras presque entièrement bleu, repensant à cette haine démesurée qui m'avait envahi pendant le cours, et que je ressentais encore maintenant.
Vous voulez la vérité ?
J'étais terrifié.
Hermione et moi reprîmes le chemin du cours de vol dix minutes plus tard, et c'est alors que nous sortions des murs du château qu'elle me demanda :
« Tu comptes le dire à Harry ? »
Ma réponse mit quelques secondes à venir, j'hésitais.
« Non, je ne pense pas. Mieux vaut ne pas l'inquiéter avec ça.
- Est-ce que tu as au moins un infime embryon de brouillon d'idée de ce qui t'es arrivé ?
- Pas le moins du monde. Je ne vois absolument pas ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passe avec moi.
- Bien, elle se remit à fixer le chemin droit devant elle. Au moins, on est fixés. On a encore autre chose à chercher à la bibliothèque.
- On ?
- Bien sûr. Hors de question que tu fasses ça tout seul.
- Et, si je peux me permettre, Ô maîtresse de mon existence, pourquoi donc ? répliquai-je, goguenard.
- Parce que c'est bien trop intéressant et dangereux pour toi pour que je sois exclu de tout ça, bien sûr ? Pour quelle autre raison penses-tu que je sois ici ?
- Oh. Voilà qui est bien parlé ! »
Mon ton moqueur la fit rougir.
« Tais-toi, crétin. » me gronda-t-elle avec un sourire en me frappant l'arrière du crâne.
Nous poussâmes alors les portes du vestiaire de Serdaigle puis entrâmes sur le terrain de Quidditch et aperçûmes alors le groupe, qui n'avait pas bougé d'un pouce, excepté le fait que Mme Bibine semblait être revenue.
Que dis-je, elle était revenue !
Aïe aïe aïe…
Elle se retourna et rougit de colère quand certains élèves nous pointèrent du doigt dès qu'ils nous aperçurent -traîtres- avant de s'avancer droit vers nous, la mine horrifiée.
« VOUS ! Sa voix résonna dans le stade alors qu'elle se postait jambes écartées et point sur les hanches face à nous. Ou étiez-vous passés ? Je peux savoir ce qui vous est passés par la tête ? Quitter le cours en mon absence !
- Excusez-nous madame, nous étions…
- Je ne veux rien savoir ! Hop, chez le directeur, immédiatement !
- Mais madame…
- Taisez-vous Miss Granger ! la réprimanda la professeure en commençant à avancer vers la sortie du terrain, de nouveau. Vous allez tout de suite chez le professeur Dumbledore !
…
Le vieux débris ? Ah, non !
Hors de question ! Je ne bouge pas !
Si vous voulez m'emmener, madame, il faudra me passer sur le corps !
…
Vous savez quoi ?
J'ai été réparti à Serdaigle et non à Gryffondor pour une bonne raison, qui est mon manque indubitable de courage. Et vu le regard qu'elle me lance, je ferais mieux d'écouter mon cerveau et de lui obéir, ou c'est les pieds devant que je vais atterrir chez le taré albinos. Donc on va bien gentiment la suivre sans faire d'histoires…
Entre Dumbledore et le croque-mort, les dés sont vite jetés.
Ou alors je m'éclipse en cours de route ! Oui, je vais faire ça…
« Et je vous y accompagne ! »
Ah ! Non ! Pas bon du tout ça ! Restez à votre cours, enseignez madame, enseignez ! Laissez nous en paix !
« Et pas de discussion ! »
Le trajet s'effectua dans un silence total. Hermione et moi nous jetions parfois des regards exaspérés qu'elle remplaçait quelques fois par des lueurs inquiètes dans ses prunelles marron. Enfin, alors que nous arrivions face à une très vieille et très grande gargouille, madame Bibine dit :
« Chocogrenouilles aux amandes »
Pardon ?
Qu'est ce que c'est que ce mot de passe ridicule ?
Pff.
Cet homme est vraiment pitoyable.
J'ai honte. Vraiment.
Nous montâmes les escaliers, et alors que nous arrivions devant la porte, nous nous aperçûmes que notre professeure avait disparu.
Grrr. Pleutre.
Je sais bien qu'il fait peur, mais quand même !
Tiens, la porte s'est ouverte ?
Nous pénétrâmes dans le bureau au son d'un doucereux : « Entrez les enfants ! »
Pédophile.
Affreux méchant pas beau.
Son bureau était, à vrai dire, à peu près ce à quoi je m'attendais. Avec quelques traces de machiavélisme en moins. Par exemple, tout était doré, de partout ! Or, moi je m'attendais à du bois, clair et accueillant, pour mieux tromper son monde sur ses désirs de domination mondiale !
Mais non, lui fait dans la mégalomanie dorée. Ca pique les yeux.
Enfin bon, bref, voilà quoi…
Je n'aime pas, c'est moche. Et de mauvais goût.
Il descendit de l'escalier en fer menant à l'étage, alors qu'Hermione ouvrait de grands yeux ébahis devant la bibliothèque qui couvrait tout le mur droit de la salle.
« Vous êtes ici pour… ? Commença le vieillard en allant s'asseoir dans son grand siège –doré- avec un sourire bienveillant.
- C'est madame Bibine qui nous envoie, lui répondis-je le plus sèchement du monde en prenant place avec ma camarade sur les sièges face à lui.
- Oh. Et qu'avez-vous donc fait ? »
Son regard pétilla en se posant sur Hermione, qui rougit.
« Nous avons… quittés le cours en son absence.
- Et pourquoi donc ? Il se tourna cette fois vers moi.
- Parce que…parce que… »
Vite, vite ! Trouver une excuse valable !
« Parce qu'Adrian ne se sentait pas bien, me sauva ma voisine en déglutissant.
_ Et aviez-vous pour projet de revenir en cours après cela ?
_ Bien sûr ! me récriai-je en bondissant sur les accoudoirs.
_ Dans ce cas vous êtes excusés ! conclut-il en frappant dans ses mains. Cependant, je me dois de vous conseiller de ne plus le faire, et ne puis me permettre de ne pas montrer l'exemple… Votre sanction sera donc limité à deux heures de colle avec le professeur Snape -je pâlis-, chacun. Retrouvez-le dans une semaine à seize heures tapantes devant sa classe. Et, soyez-y ! finit-il en se levant et en nous faisant signe de partir.
- Mais, c'est tout ? Hermione s'était retournée à mi-chemin entre le bureau et la porte, les sourcils froncés.
- Bien sûr, miss Granger. » sourit Dumbledore avant de disparaître en haut des escaliers.
Elle me jeta un regard, et j'haussai les épaules avant que nous nous éclipsâmes lentement.
Une fois que nous fûmes en bas des escaliers, je lui lançai un regard curieux et elle me répondit :
« Au moins, on a pas été renvoyés. »
Nous nous arrêtâmes une seconde, avant d'éclater de rire et de partir en direction de la tour.
Je lui demandai, alors nous passions devant le grand hall, croisant les jumeaux Weasley, que nous saluâmes.
« Au fait ! Dis-moi, comment tu as fait apparaître les bandages et le désinfectant dans les toilettes ?
- Euuh… un simple sortilège de déplacement. Mais ça n'était pas de loin, juste dans ma poche.
- Enfin, même ! Si je me souviens bien, ce sort n'apparaît pas dans notre manuel de première année !
- Si, à la fin… j'ai juste pris un peu d'avance…
- Et bien, dis-moi…
- Quoi donc encore ?
- Tu pourrais m'aider, tu sais, à en apprendre plus, comme toi… »
Elle me fit alors un grand sourire découvrant toutes ses dents avant de me prendre dans ses bras, et de me faire une des plus longues étreintes amicales que j'ai jamais vécu. Un énorme câlin, si vous voulez.
WAZABII !
Hermione tomba à la renverse alors que je la repoussais et, se retrouvant sur les fesses, me regarda, inquiète et déconcertée.
« Désolé, me repris-je en revenant à ma place initiale, d'où j'avais littéralement bondi. Je t'aime beaucoup, mais moi et les contacts physiques, ce n'est pas une grande histoire d'amour, comme qui dirait…
- Oh, elle se releva en me jetant un regard étonné, avant de sourire à nouveau. Pas grave, je ferai avec ! »
Bon, ce n'est pas que je n'ai pas toute la journée, mais vous la voulez cette énigme ou pas ?lâcha soudainement une voix d'outre-tombe face à nous.
Nous nous retournâmes, surpris d'entendre parler… la gargouille ! Bigre, nous étions déjà à la tour ?
« Oui, allez-y… gargouille.
Adalbert, à votre service…
- Parfait… Adalbert, » sourit timidement Hermione.
Hum hum…
Un berger a cent moutons, et dit qu'il va en donner quatre vingt dix à son voisin…combien lui en reste-t-il ?
Nous hésitâmes quelques instants, nous concertant silencieusement avant qu'Hermione ne bondisse sur ses pieds.
« Je crois que je l'ai ! »
Dès que nous entrâmes, une force non-identifiée nous bondit dessus en hurlant, d'un cri qui vous pétrifierait son homme.
« AH ! Vous voilà ! Ou est-ce que vous étiez passés ? Vous en avez mis du temps pour revenir ! »
Padma criait et toute la salle commune la fixait avec amusement alors qu'elle nous grondait pour notre retard. Cependant, alors qu'elle continuait de hurler, je rejoignis les fauteuils près de la cheminée où je vis Harry végéter, n'écoutant pas Ron et Anthony discuter à côté de lui.
« Ca va ? Lui lançai-je dès que je me fus assis.
- Oh ! Adrian, il bondit, se redressant immédiatement à l'entente de ma voix. Tu es revenu…
- Comme tu vois.
- Alors, qu'est-ce qu'il a dit ? Dumbledore, hein…
- Lui ? Oh, trois fois rien. Il nous a collés, avec Snape.
_ Aouch. Quand donc ?
_ Samedi prochain dans la journée. Je suppose qu'on va frotter le sol de ses cachots, astiquer ses chaudrons ou…
_ lui faire un shampoing, ou pire, lui dégraisser le nez ! » ricana mon jumeau bêtement en prenant un air moqueur.
Je pris presque immédiatement un ton ronchon d'enfant en colère.
« Tais-toi !
- Hinhin. Sinon, à la base de tout ça, pourquoi est-ce que tu es parti ? Il haussa un sourcil, complètement sérieux cette fois.
- Eh bien… Je jetai un regard à Hermione qui discutait maintenant avec Mandy Brocklehurst sur les tables du fond. Je ne me sentais pas très bien…
- Tu es malade ? Harry fronça les sourcils, inquiet.
- Non, pas vraiment… Juste, j'avais un peu mal au ventre.
- Tu es absolument sûr ? Oui, complètement. T'inquiète, va ! »
Nous continuâmes ainsi à discuter tranquillement, nous chamaillant parfois, comme seul deux frères savent le faire, et terminâmes notre discussion après le dîner, tard dans la nuit, laissant Harry, Ron et Draco retourner à leur salle commune juste avant le couvre-feu.
Le lendemain, Hermione et moi avions décidés de nous remettre à nos recherches sur Snape à la bibliothèque, y ajoutant des recherches sur ma blessures de la veille, en prétextant vouloir travailler le déroulé que nous devions faire sur la première guerre gobeline s'étant déroulée en Ukraine au Vème siècle.
« Regarde ce que je viens de trouver dans les vieux journaux conservés par Poudlard ! » Hermione posa brusquement une vieille pile de revues de presse sur la table, soulevant un nuage de poussière qui me fit suffoquer un instant.
Quoi donc ?
« Regarde les gros titres ! "Poudlard empoche la palme d'or au tournoi européen des Potions » ! Et là ! « Severus Tobias Snape, jeune étudiant en septième année à Poudlard a hier dans la soirée réussi avec la motion d'excellence du jury à surpasser sa rivale, la suédoise Marina Alfhildottir, lors de la finale du tournoi internationale de Potions d'Europe ! Le jeune homme, réparti à Serpentard aurait réussi à exécuter en moins de 7 heures un dérivé de la liqueur d'extase provoquant une véritable orgie parmi les crapauds utilisés pour le test de conclusion. Nous rappelons à nos chers lecteurs que la liqueur d'extase est censée reposer au moins douze heures avant de pouvoir être consommée. Elle est notamment utilisée sur les sorciers ou sorcières atteint d'impuissance, ou les cas de stérilité nécessitant une stimulation hormonale. Cependant, il semblerait que le jeune homme soit parvenu, par un moyen encore inconnu, à réduire considérablement le temps de repos de la mixture. Il rentrera à Poudlard pour reprendre son cursus dès la fin de la semaine, et se repose pour l'instant à Reykjavik, ou le tournoi avait lieu, pour, dit-il « Réfléchir à un projet d'avenir. » nous pouvons en tout cas être sur que ce jeune homme à un avenir tout tracé en tant que maître des potions ! »
- Donc, on savait déjà que Snape était doué en potions. On n'apprend pas grand-chose…
- Certes, mais regarde la date, 1977 ! Snape est donc né en 1960 puisqu'il était en septième année au mois de janvier 1977 !
- Notre professeur de potion a trente-et-un ans ? Je ne le pensais pas si jeune…
- En plus. Mais ce qui est vraiment intéressant, c'est de voir la suite de l'article…
- Et qu'est-ce que ça dit ? »
Je me levai alors, contournant la table et me penchant par-dessus son épaule pour lire.
« Regarde, « Le collège de sorcellerie Poudlard, fierté nationale, avait par ailleurs inscrit son heureux gagnant au côté d'une des meilleurs élèves de sa promotion, avec qui il faisait équipe lors de l'épreuve en duo de la demi-finale mais qui s'est faite éliminée lors des solos de cette même demi-finale. Lily Margareth Evans, élève de septième année à Gryffondor. Celle-ci tiendra d'ailleurs compagnie à Mr Snape avec qui elle entretient de très bons rapports lors de sa semaine de vacances improvisées avant leur retour à Poudlard.''
- Et ? En quoi est-ce que ça nous aide pour en connaître plus sur Snape ? On nous a même dit qu'il avait participé activement à la première guerre contre Voldemort, il y a donc de fortes probabilités qu'elle soit morte…
- Eh bien, Hermione rougit. Regarde encore ça. »
Elle me tendit alors un journal, la page des faire-parts pour être précis…Et j'y lus :
Lord Charlus Ambroise Potter,
Lady Antonia Annalisa Azzura Potter née Sforza,
Leurs parents,
Leurs frères et sœurs,
Et tous leurs amis,
Ont la joie de vous annoncer le mariage, le mardi 27 mai 1989, de leur fils héritier James Charlus Potter avec Lily Margareth Evans, au domaine familial de Godric's Hollow.
Nous leur souhaitons un grand bonheur.
Je crois que je dus m'asseoir… et j'ai aussi dû me mettre à balbutier avant de ne pouvoir dire qu'une chose :
« Donc Rogue a été ami avec ma mère ?
- Et pas qu'un peu je pense…D'après ce que j'ai vu, continua-t-elle en me sortant d'autres revues, notamment du journal de Poudlard, Le Poux-de-Lard. Ils ont été dans le club d'un certain Slughorn, alors professeur de Potions, de leur quatrième à leur cinquième année. Et ils ont été membres du club de bavboules ensembles aussi, pendant un an.
- Vraiment proches ?
- Autant qu'un rapport de membres d'un club puisse l'affirmer, oui. Et en plus, d'après ce que j'ai compris, chez ce Slughorn ils ont chaque fois été cavalier et cavalière, jusqu'au mois de février 1977, à partir de quoi elle est venue avec ton père à chaque fois.
- Tu penses qu'ils ont… eu une relation ?
- Rien ne le démentit en tout cas, lâcha-t-elle en un soupir. Mais ce n'était peut-être que de l'amitié.
- Ca ne le paraît pas… Ils étaient collés ensembles dans ces soirées ! Mais…tu penses que c'est pour ça qu'il en veut à Harry ? Et d'ailleurs, pourquoi lui, et pas un autre ? Pourquoi pas moi ?
- Aucune idée… Mais ne t'emballe pas ! Si ça se trouve, ce n'était qu'une très forte amitié.
- Ouais, j'en doute, me renfrognai-je en me replongeant dans mon bouquin sur les sorts de découpe.
- Et toi ? Tu as trouvé quelque chose ? » Sa voix s'était faite hésitante tout d'un coup…
Et, brusquement, je me levai, renversant par inadvertance ma chaise sur le parquet lustrée, faisant ainsi se relever plusieurs têtes tout au long de la table.
« Non. Et je reviendrais chercher après. J'en ai marre. »
Je le lui annonçai en rangeant mes affaires dans mon sac, avant de sortir d'un pas rapide et nerveux de la bibliothèque, sans faire attention à son regard désolé qui me suivait depuis l'endroit même où je l'avais quittée.
J'avais passé mon après-midi à la volière, de l'encre et une plume sur les genoux, un parchemin entre les mains, décidé à écrire, avant de m'apercevoir que justement, je n'avais personne à qui écrire. J'avais décidé de ne pas parler à Harry des événements du cours de vol, et lui parler de Snape aurait été inutile d'autant plus qu'il détestait cordialement le professeur, et que cela n'aurait servi qu'à l'énerver. Je rangeai plumes et encres dans mon sac, gardant mon parchemin dans la main gauche.
D'un geste lent de la main, je caressais Edgar pensivement, quand j'entendis des pas derrière moi, brusquement je me retournai.
« Oh, ça va ? Je te dérange ? »
Un garçon, plus âgé, en quatrième ou cinquième année sûrement, se tenait face à moi, une lettre à la main. Sur son uniforme s'affichait le blaireau de Poufsouffle, et je remarquai bien vite qu'il n'était pas en robe noire normale.
« Non non, bien sûr, mais… Qu'est-ce que c'est que cette robe ? Je n'en avais jamais vu avant.
- C'est ma tenue de Quidditch. Je reviens d'un entraînement et, je n'ai pas eu le temps de me changer, je voulais… poster ma lettre rapidement, me sourit-t-il en rougissant, levant la main pour me montrer le parchemin scellé qu'il tenait entre les mains.
- Oh… D'accord, je vais te laisser, t'inquiète pas… Le rassurai-je en commençant à m'avancer vers la sortie.
- Oh non, t'inquiète ! Juste…Tu ne serais pas un des jumeaux Potter ?
- Si si… Adrian Potter, à ton service, lui déclamai-je en un sourire sarcastique, tout en lui faisant la révérence. Et toi, tu t'appelles comment ?
- Cédric, Cédric Diggory, tout autant au tien, répondit-il en me rendant mon salut, souriant.
- Ok, bah…à une prochaine Cédric ! »
Sur ces entrefaites je sortai3, dévalant les escaliers vers le parc, puis me dirigeant vers le château et rentrant à la salle commune.
Alors que je venais de passer le portrait, et m'étais installé avec Terry pour travailler notre Défense Contre les Forces du Mal accompagnés de Ron et Harry, nous entendîmes du bruit à l'extérieur, et nous approchâmes du portrait, accompagnés de presque tous les autres étudiants présents.
C'est avec grand fracas qu'Anthony débarqua dans la salle commune comme un boulet de canon en hurlant.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? s'étonna Ron dès qu'il vit notre camarade arriver vers nous, haletant.
- C'est Malefoy ! Il…il…
- Quoi, qu'est ce qu'il se passe avec Draco ? demanda Harry, les sourcils haussés en signe d'incompréhension.
- Il va se battre en duel avec Goyle ce soir, au troisième étage !
La Fin
Aloooooooooooooooors? Vous avez trouvé ça comment? Good, bad, dégoutant, moche, pas beau, nul à chier, magnifique, je suis le nouveau Proust? (si seulement...)
Let's review! Je vous nem, et à la (prochaine) prochaine!
Whity Crazy Rabbit :B
