Chapitre Troisième
Affrontement

Le Babylone prépara ses canons, visant l'Atlantis.
– Feu ! cria Melchior.
Et tous les canons réguliers du Babylone crachèrent un véritable torrent de flammes, droit sur l'Atlantis. Ce fut précisément à ce moment que ce dernier, avançant jusqu'à présent à petite vitesse, accéléra brutalement tout en virant à tribord, esquivant de justesse l'énorme salve envoyée par son adversaire. Il continua sur sa lancée jusqu'à ce que son flanc soit face à celui du Babylone. L'Atlantis fit tirer simultanément ses trois tourelles et, le temps que le Babylone ne prenne de la vitesse, il les reçut de plein fouet.

Melchior pesta intérieurement. Quelle erreur que de ne pas s'être mis en mouvement plus tôt ! Encore un coup comme celui-là et, malgré sa robustesse, son vaisseau serait hors de combat. Il lui fallait se reprendre !
L'Atlantis continuait son virage tribord et comptait visiblement tourner autour du Babylone tel un requin autour de sa proie. Melchior ordonna de suivre une trajectoire complémentaire en virant aussi à tribord. Il ne fallait surtout pas que l'Atlantis parvienne à passer derrière le Babylone ou ce serait la fin. Le capitaine du Babylone ordonna de faire pivoter les canons tribord jusqu'à la perpendiculaire. Dès que l'Atlantis fut dans sa ligne de mire, il fit feu. L'immense vaisseau vert engagea une nouvelle manœuvre d'esquive en tournant sur lui-même d'un quart de tour et, bien qu'il eût à encaisser le feu nourri, il parvint à passer sous le Babylone. Il régla alors sa vitesse sur celle du vaisseau rouge et, de nouveau, tira avec ses trois tourelles de trois canons. Le Babylone esquiva, d'un virage bâbord, deux des trois tirs. Le dernier toucha sa cible dans un de ses deux réacteurs.
– Réacteur bâbord touché, capitaine ! Il ne fonctionne plus qu'à quarante pour cent de ses capacités.
Melchior enregistra l'information. Il était troublé, c'était comme si le pirate savait à l'avance ce qu'il comptait faire, il semblait réussir à anticiper chacun de ses mouvements. Un sacré adversaire, cet Albator !
– Faites pivoter les canons bâbord et tribord inférieurs et tirez sur ce vaisseau avant qu'il ne le fasse encore !
Quand le Babylone fit feu, l'Atlantis se mit brusquement à ralentir jusqu'à un arrêt quasi total. S'en apercevant, Melchior engagea une manœuvre afin d'éviter d'exposer trop longuement ses arrières, mais trop tard. L'Atlantis fit feu de toutes ses tourelles et mit instantanément hors de combat le Babylone. Melchior n'attendit pas de voir si l'Atlantis allait tirer une deuxième salve et préféra contacter rapidement Albator pour reconnaître sa défaite.
– Albator, tu as gagné. Je me rends, ainsi que tout mon équipage : tu peux faire de nous ce que tu veux.
– Melchior, tu es un excellent capitaine et un homme d'honneur. Pour cela, je te laisse partir, avec ton vaisseau et ton équipage.
– Si tu fais cela, Albator, je ferai réparer mon vaisseau et je reviendrai te défier.
– Alors je souhaite que notre prochaine rencontre te fasse oublier ce défi. Bonne chance à toi, capitaine Melchior.
– Merci et à bientôt, Albator.
Là, Albator amena son index et son majeur joints à son front, puis fit un léger mouvement vers l'écran en guise de salut. Et l'écran s'éteignit.


N'hésitez pas à me laisser vos commentaires/critiques, je suis toujours preneur ! :-)
Et si jamais le personnage d'Horatio Melchior vous inspire, n'hésitez pas à le reprendre et/ou à faire une suite à cette fanfic (c'est justement à ça que sert le gros pavé intitulé « avertissement » au début ^^). De mon côté, je suis à peu près certain de ne pas faire de suite… À dire vrai, je pense même ne plus écrire d'autre fanfic sur Albator, alors servez-vous je vous en prie, n'omettez simplement pas de me citer ! ;-)