Chapitre 5 : It still hurt like hell.
La chaise, inanimée et morne, devant laquelle s'était assise Lily il y a vingt minutes, était maintenant secouer de sanglot qu'elle décida de faire taire en agitant sa baguette. D'un autre mouvement de poignet habile, elle transforma la chaise en oiseau, puis en poulet, puis en banc maculé de couleur or et rouge sur lequel elle s'assit. Elle avait débarqué à Ste Mangouste dès que la dernière sonnerie de Poudlard avait sonnée. Sirius était ici depuis une semaine maintenant et aucun d'entre eux n'avait eu le courage – bien que Lily ne voyait pas ce qu'il y avait de courageux dans ce geste- de venir le voir. La jeune Rousse avait entendue dire par sa mère que les gens dans la comas entendait tous ce qu'il se passait à leurs cotés. Lily avait donc essayé de lui parler mais elle s'était sentit stupide, de parler à un garçon qui ne pouvait sans doute pas sentir sa présence.
La jeune fille poussa un soupir et regarda le visage blême de son ami, après tout, pourquoi ne pas lui expliquer la situation ? Personne n'était dans la chambre et elle jeta un coup d'œil vers la porte, histoire de s'assurer que celle-ci était bien fermer.
«Très bien Black, commença t-elle en se redressant. James te souhaite le bonjour, enfin, non, pas vraiment. Depuis ce qu'il s'est passer, il se sent affreusement coupable et il passe tout son temps sur le terrain de Quidditch. Elle se mordit la lèvre un instant puis reprit. Les médecins disent que tu ne te réveilleras peut-être pas, et que ton état pourrait s'aggraver s'ils ne trouvaient pas quel sort ce Mangemort t'a jeté. Peter, lui en revanche, devrait passer demain avec Anabelle. Quand à Remus … Lily s'arrêta un moment pour choisir ses mots. Crois-moi, s'il aurait pu donner sa vie à la place de la tienne, je crois bien qu'il l'aurait fait.»
La jeune fille regarda un moment le soleil jusqu'à ce qu'il lui brûle les yeux. Les malheurs qui tournaient autour de Poudlard ne lui avait jamais fait autant peur. Elle pensait que ces choses là n'arrivaient qu'aux autres, qu'elle éviterait la guerre. Sirius, allongé sur le lit, lui montrerait à quel point elle avait pu avoir tord.
«Je te préviens Sirius, murmura t-elle en se levant, si tu nous laisse dans cet état là, je jure sur ma vie que je viendrais moi-même te sortir de l'enfer.»
Sur ces paroles, elle quitta la chambre en espérant qu'elle n'y reviendrait jamais.
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Les murs, les armoires, le lit, les chaises, même les rideaux étaient d'un blanc aveuglant. Les yeux plisser, James s'avança prudemment vers le lit, une pièce d'échec dans la main. Il s'appuya sur la chaise, sentant ses jambes se dérobées, puis s'assit dessus. Le visage de Sirius, d'habitude si expressif, était livide et neutre. Il lui faisait penser à la première fois qu'il l'avait vu, l'enfant de la famille Black. Sa famille n'avait, d'après les dire du directeur, pas prit la peine de venir lui rendre visite. Apparemment, en sauvant Remus et en plaidant sa cause auprès de son cousin, il avait était bafoué de sa famille, renié et tout ce qui s'en suis, jusqu'à être chassé de sa propre maison. Mme Black avait rapporté ses derniers effets personnels à Poudlard, s'en se souciait de ce que son fils deviendrait.
«Bonjour Paddy. James s'éclaircit la voix, la trouvant anormalement rauque. Je- j'ai apporté la pièce de ce jeu, tu te souviens ? Sourit-il tristement en la faisant tourner dans ses doigts, tu as toujours penser que les pièces moldue étaient beaucoup plus fascinante que celle des sorciers, bien que je ne comprenne toujours pas pourquoi souffla t-il en regardant la pièce ... Sirius je … je n'avais vraiment pas envie de venir tu sais ? Murmura t-il. C'est Lily qui m'y a poussé, elle attend en bas. Quand elle est rentré de l'hôpital mercredi soir, elle n'a rien voulut me dire sur ton état, elle m'a juste obliger à venir, apparemment ça me ferait du bien, mais je ne vois aucun plaisir à te voir allonger sur un lit d'hôpital.»
James leva les yeux vers la fenêtre où l'ont voyait la neige fondre. Le départ pour les vacances serait la semaine prochaine et il pensa tristement que ce serait le premier Noël qu'il ne passerait pas chez lui. Il avait décidé de rester à Poudlard, au cas où Sirius se réveillerais, avait-il expliquer à ses parents.
«C'est de ma faute, je n'aurais jamais dû t'envoyer là-bas avec Remus en sachant qu'il y aurait sûrement des Mangemort. Ils ont arrêter ton cousin, au fait. Il n'a pas voulu parler. James s'arrêta un moment pour regarder la main tendue de Sirius. Il se leva, sera sa main et glissa la pièce entre les doigts de son ami. Tu va sortir de là, Padfoot. Il ne peut pas en être autrement.»
James essuya une larme qui coulait le long de sa joue avant de souffler bruyamment, il s'était jurer de ne pas pleurer. Il pensait y arriver. Peter était le seul à avoir eu le courage de venir, mais James le soupçonnait de ne pas avoir pût se résoudre à entrer dans la chambre. Il était revenu le soir, avait sauter le repas – chose extrêmement inhabituel chez le maraudeur- et avait tiré ses rideaux. Ils ne l'avaient revu que le lendemain matin en cours de potion. Quand à Remus …
«Remus est … Remus est mourant lui aussi. Enfin c'est tout comme. Il ne parle plus à personne, il entoure son lit de sortilèges qui nous empêche d'ouvrir les rideaux et de l'entendre et tu sais à quel point il est fort dans ce domaine... Tu ne peut pas nous laisser comme ça Sirius, je t'en pris, tu es mon frère. Sa voix se brisa et il comprit qu'il ne pourrait pas continuer.»
Il se leva, resta un moment au dessus du lit de son meilleur ami et s'en alla. Il ne pouvait pas se résoudre à lui dire au revoir.
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Lorsqu'il entra dans la chambre, Remus faillit tomber à genoux. Voir le corps de Sirius aussi près mais pourtant aussi loin de lui l'affectait plus qu'il ne l'aurait imaginé. Il voulut faire demi-tour, mais quelque chose l'en empêcha. Il ne sût dire si c'était le visage si paisible de Sirius ou le semblant de sourire qui était dessiner sur son visage. Il s'avança, rapprocha la chaise du lit et pris la main de Sirius dans la sienne, avant de poser sa tête sur le lit. Il resta un long moment dans la même position. Cela faisait deux semaines que Sirius était dans un comas, deux semaine que Remus pensait le perdre à chaque moment. Il chercha les mots pour commencer à parler, mais rien ne vint. Il avait tellement de chose à dire, tellement de chose à avouer.
«Pad',c'est moi.»
Le son de sa voix lui sembla lointain et il leva la tête pour vérifier que la porte était bien fermée. Derrière lui, un courant d'air frai lui caressé le dos, mais il n'en eu qu'à peine conscience.
« C'est injuste, souffla t-il, j'étais avec toi, juste à coté et c'est toi qui à était touché. Si tu savais à quel point je souffre, c'est un véritable enfer. Je repense sans cesse à ce que tu as dis, dans ce bar, murmura Remus en sentant son souffle lui manquer. Je t'aime Sirius, avoua t-il en laissant planer les mots dans la chambre. Je t'aime et toi, tu ne trouve rien de mieux que de t'endormir ? Tu essaye d'éviter la question, Black, c'est égoïste.»
Remus ne pleurait pas, il ne savait plus pleurer. Mais le vide qu'il ressentait au fond de lui était bien pire que la douleur qu'il avait éprouvé à la mort de son père. C'était comme s'il lui manquait quelque chose, comme s'il n'était plus à sa place. Il avait peur, sans cesse, de tout comme de rien. Avec douleur, il avait songé plusieurs fois qu'il ressentait la même chose avant que les trois autres maraudeurs ne rentrent dans sa vie. Peut-être que seul Sirius avait le pouvoir s'effacer ce sentiment désagréable.
« Tu ne peux pas me laisser comme ça. Je ne sais pas … je ne sais pas ce que je pourrais faire si tu ne te réveille pas, Sirius.»
Remus remit sa tête contre le matelas et entrelaça ses doigts à ceux de Sirius. Il admira leurs mains liées et eu l'espoir que Sirius bouge un doigt, comme dans ces films moldus qu'il avait l'habitude de regarder en compagnie de Lily.
« Je t'aime.»
Encore une fois, les mots se répercutèrent contres les murs et Remus sourit en réalisant qu'il aimait ce son. Alors il recommença, deux, trois, quatre fois. Au bout de la cinquième fois, il sentit une pression sur sa main, par réflexe il la retira. Lorsqu'il se rendit compte de la situation, il se leva et se pencha au dessus de son ami en s'appuyant aux barreaux du lit.
«Sirius ? Sirius, si tu m'entend je t'en pris, bouge l'un de tes doigts.»
Rien ne se passa durant les premières secondes. Et Remus sentit une larme couler le long de sa joue en se rendant compte qu'il avait sans doute rêver, ou halluciner. Après tout, les cauchemars revenaient chaque nuits, et chaque nuits, il ne pouvaient se rendormir. Il se retourna, pensant que même endormit, Sirius n'aurait peut-être pas apprécier le fait qu'il pleure. Alors il ferma douloureusement les yeux et lorsqu'il les rouvrit, le paysage dehors lui sembla morne, il perdait espoir. Et si Sirius de se réveillait jamais ? Un goutte d'eau salée traça un chemin jusqu'à la commissure de ses lèvres, bientôt suivit de plusieurs autres identiques.
«Remus ?»
L'interpellé ferma les yeux, les hallucinations devenaient de plus en plus forte. Il essaya de chasser le visage de Sirius de sa tête, d'oublier sa voix, sa démarche, son sourire, ses gestes et ses manières, allant jusqu'à essayé d'oublier son odeur.
«Remus, qu'est-ce que je fais ici ?»
Le cœur de Remus rata un battement. Cette voix ne venait pas de lui. Les derniers mots résonnaient encore dans la pièce froide. Lentement, il se retourna, et vit Sirius allongé dans son lit, les yeux ouverts. La tête tournée vers lui, il leva douloureusement un sourcil et ses yeux se fermèrent à moitié.
«Pourquoi est-ce que … Remus comment est-ce ... ?»
Remus ne répondait pas, il n'entendais même pas correctement les mots qui sortaient de la bouche de Sirius. Plongé dans un sommeil éveillé, il regardait son ami sans vraiment le voir. Sirius crut d'abord qu'il allait s'évanouir, puis doucement, comme s'il avait peur, Remus s'approcha de lui et lui posa sa mains droite sur sa joue. La lueur effrayé qui luisait dans ses yeux le poussa à passer sa main sur la sienne.
«C'est un rêve, n'est-ce pas ? Souffla Remus, les larmes aux yeux.»
«Non, Moony, ce n'en ai pas un.»
Sirius n'eut qu'un souvenir très vague de ce moment là, car une poignée de seconde plus tard un médicomage arrivait dans la chambre et renvoya Remus dans la salle d'attente. Sirius aurait voulu le suivre, le rassuré, lui dire que tout irai bien. Mais lui même n'avait aucun souvenir de ce qu'il s'était passer, comme diable pouvait -il rassuré le garçon qu'il aimé sans savoir s'ils étaient vraiment en sécurité.
Je suis vraiment désolée pour ce chapitre que je trouve tellement ... nul. L'épilogue sera parfait, je vous le promet!
Quoi qu'il en soit, je pense publier l'épilogue avant la fin de la semaine.
N'hésitez pas à reviewer!
