RaR_
gaby : Non mais tu vas te calmer jeune fille ! Oui ! La voilà ta suite ! Non mais oh, aucun respect pour les gens en BTS ici ! Tu vas voir toi tes fesses, des bisous partout dessus !
sam : Voilà la suite ! Désolé pour l'attente, mais j'ai mis un terme à mon Nano, donc je vais pouvoir me consacrer à HV !
Sinon, bonjour tout le monde !
Ah, quel plaisir d'ouvrir encore une fois cette porte. Entrez, entrez, l'hiver vient, n'ayez pas peur, j'ai mis des bûches dans la cheminée. Puis vos personnages préférés sont là pour vous tenir chaud. Qu'avons-nous au menu... Severus, Drago, Sirius, Lucius, Voldy... Dobby ? Mais qu'est ce que tu fais là Dobby ? Oh ! Tu veux accrocher également ta chaussette à la cheminée pour Noël ? Bien, fais donc. Mais tu n'en aurais pas une de plus... colorée ? Bon, comme tu veux.
Non, Hagrid tu sors, je ne veux même pas savoir pourquoi tu es là ! Oh, mais c'est Ron et Harry ! Et Neville !
Bon vous avez compris, il y en a pour tous les goûts, si votre mâle n'est pas dans la pièce, passez commande, j'ai un contact avec JK, d'ailleurs, elle pourra m'en envoyer quelques uns, c'est pas beau ça ?
Comme d'habitude, Caladwen7 est merveilleuse, hein ! Elle est belle, elle tape vite au clavier, elle est timbrée et cuisine bien des gâteaux virtuels. Thank you, mon petit hippopotame anonyme !
Allez, j'envoie la sauce, zou ! Bonne lecture ! (et de bisous sur vos fesses surtout !)
Drago soupira une fois de plus. Rien, rien dans ces fichus bouquins ne lui apprendrait plus de chose à propos de ce qu'il était. À croire que le fait de devenir un vampire soit réservé aux moldus. Il n'arrivait pas à y croire ! Poudlard, le lieu où chacun pouvait s'instruire comme bon lui semblait, était totalement muet face à son problème ! Il rangea rapidement les bouquins avant de se rendre dans sa salle commune. Pansy l'attendait, sagement assise sur l'un des canapés d'un vert fade. À son arrivée, elle se leva et un énorme sourire fendit son visage austère.
Drago prit place à ses côtés et soupira. Il était épuisé. Ses recherches ne l'avaient mené nulle part et il avait soif, pour ne pas changer les bonnes habitudes. Il passa une main sur son visage en grimaçant légèrement de douleur, car sa gorge le brûlait. Combien de temps allait-il pouvoir supporter cette torture ? Il jeta un coup d'oeil à sa camarade qui n'avait pipé mot depuis son arrivée. Non, il ne pouvait décidément pas se nourrir sur Pansy. Mais ses forces le quittaient petit à petit au fil des jours, et il fallait vraiment qu'il trouve un autre moyen pour s'alimenter. Ou plutôt quelqu'un, pensa-t-il.
- Salut, Drago, souffla Pansy, le tirant de ses pensées.
Le Serpentard lui adressa un bref signe de la tête. Il n'avait pas la tête à s'occuper de son amie, et en fait, il ne voulait pas être en contact avec une quelconque fille. Lorsqu'il posa ses yeux sur Pansy, sa gorge s'enflamma furieusement, lui sommant de boire à son cou jusqu'à la dernière goutte.
- Je m'inquiète pour toi, insista la Serpentard.
- Il n'y a pas de raison, répondit froidement Drago.
Il avait été plus froid qu'il ne le souhaitait, car Pansy sembla se recroqueviller sur elle-même. Bien vite, elle reprit contenance en affichant cet air quelque peu irritable de véritable peste.
- J'essayais d'être gentille, se défendit-elle, mais puisque tu n'as besoin de personne, je te laisse donc avec ta solitude.
Sur ce, elle se leva. Drago se prit la tête entre les mains tout en se traitant de tous les noms mentalement. Comment allait-il pouvoir supporter ça tout en ne tuant personne avant la fin de l'année scolaire ?
oOo
Hermione mit un point final sur sa dissertation de métamorphose avant de s'étirer longuement. Elle avait enfin finit et se sentait vidée. La Gryffondor rangea son parchemin et sa plume avant de jeter un coup d'oeil au fond de la bibliothèque, derrière une étagère. Drago Malefoy n'y était plus. La jeune fille secoua la tête. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait voulu vérifier s'il était toujours là. Le Serpentard l'intriguait réellement depuis le début de l'année. Ils étaient revenus à Poudlard depuis quelques semaines, le mois de septembre touchait à sa fin et l'air commençait réellement à se refroidir.
"- Si tu le fréquentes, tôt ou tard tu en mourras."
Hermione secoua la tête, essayant de chasser cette pensée, mais elle était plus tenace qu'elle n'en avait l'air. Cette phrase ne cessait de se répéter dans son esprit au point de la rendre folle. Elle n'était pas du genre crédule et avait presque en horreur les personnes se disant capables de lire l'avenir. Sauf qu'au fil des années passées avec Harry, sa façon de penser avait eu tendance à changer.
Cette année, elle rencontrerait donc bien une personne. La personne. Elle ne savait pas si elle se sentait excitée, ou si elle était effrayée. Hermione se demandait comment il pouvait être. Quel caractère aurait-il ? Serait-il romantique ou un peu macho ? Peut-être même un peu des deux. Brun, blond ou… roux ? La Gryffondor essaya de chasser l'image de Ron qui se matérialisait dans son esprit, en vain.
Elle soupira, s'étala sur ses livres encore ouverts et ferma les yeux. Comment allait-elle oublier son ami ? Et surtout, comment allait-elle étouffer les sentiments qu'elle éprouvait pour lui ? Elle ne se sentait pas assez forte pour jouer aux hypocrites, à sourire de le voir heureux avec une autre qu'elle, et de prétendre que tout va bien. Une mèche de cheveux retomba devant ses yeux. Elle essaya de la chasser, mais cette dernière revenait, déterminée à rester là.
Tu veux que je te nomme "pensées à propos de Ron", fichue mèche ? s'énerva la jeune fille avant de prendre une grosse pince et d'attacher ses cheveux bien haut, dégageant son cou. Voilà, ça t'apprendra à venir me taquiner. Hermione secoua la tête, se rendant compte qu'elle sombrait un peu dans la folie. Pour faire bonne figure, elle prit un livre devant elle et lu attentivement les premières pages.
oOo
Un doux parfum d'agrumes parvint aux narines exacerbées du vampire. Drago se figea instantanément avec ses cinq livres tenant, par on ne sait quelle magie, les uns sur les autres. Il essaya de ne pas respirer, en vain. Son corps voulait à tout prix humer ce parfum féminin. Ses canines s'allongèrent, l'obligeant à mettre une main devant sa bouche tout en tenant de l'autre ses livres, encore plus en danger d'un effondrement dont le terminus se nommerait "le sol".
Le Serpentard tourna la tête et fut surpris de voir son ennemie, Hermione Granger, qui semblait aspirée par sa lecture. Il observa la Gryffondor, ses sourcils froncés, ses yeux noisettes concentrés, sa fine bouche attaquée par ses dents sous le coup de la frustration. Ses yeux descendirent plus bas, comme il en avait l'habitude, et se posèrent sur le cou dégagé de la jeune fille. Sa peau pâle était un appel irrésistible pour le vampire qu'il était. Pourquoi diable avait-elle dégagé sa gorge ?
Une image fugace lui apparut. Il s'imagina allongé sur elle et planter ses crocs dans sa jugulaire. Il avait l'impression de sentir les doigts de la Gryffondor se crisper dans son dos alors qu'il déchirait sa chair glabre et qu'elle poussait un gémissement de douleur mêlé d'anticipation. Une anticipation pour la suite des évènements. Il se voyait faire glisser la cape de la rouge et or tout en continuant à aspirer avidement ce liquide précieux. Il sentait également les mains tremblantes de la jeune fille déboutonner maladroitement son pantalon tandis qu'elle haletait langoureusement. Il quittait alors la gorge d'Hermione, et cette dernière émettait un grognement de mécontentement. Drago ricanait sensuellement avant de tirer sur le pull de son ennemie, dévoilant un soutien-gorge noir.
Une sorte de grondement monta dans sa propre gorge, presque animal. Il y avait en lui un besoin vital de la faire sienne, de la marquer comme telle. Il se voyait déchirer vigoureusement le reste de ses vêtements, tandis qu'Hermione ne le remarquait même pas. Drago embrassait sa gorge offerte, l'effleurant avec ses crocs. Hermione frissonnait, ce qui n'échappait pas au vampire, ravi. Encouragé par les réactions de sa partenaire, il continuait plus bas, mordillant la bretelle de son soutien-gorge. Il mordait cette dernière barrière, puis s'attaquait à sa jumelle avant de libérer ses…
D'accord, il est temps d'oublier tout ça ou d'aller se jeter de la Tour d'Astronomie, Drago, pensa le Serpentard. Il se retourna et se tortilla légèrement, gêné par son érection. Il fit en sorte que les livres qu'il tenait la cache, et quitta le plus rapidement possible la bibliothèque. Il était revenu pour prendre quelques bouquins afin de les étudier un peu plus sérieusement avant de dormir. Il se posait encore énormément de questions. Pourquoi ne partait-il pas en poussière face au soleil ? Combien de temps pouvait-il encore tenir avec le régime alimentaire qu'il s'était imposé ? Pas longtemps, d'après les pensées sordides qui venaient de l'assaillir.
Ses crocs étaient encore sorties, à moitié, car aucune de ses canines ne franchissaient la barrière de ses lèvres. Seulement, ce qu'il y avait dans son pantalon ne voulait pas se calmer non plus. Il me faut une veine, pensa sombrement le vampire. Seulement il n'en avait aucune à disposition, aucune potable, nota-t-il en ignorant l'image de Pansy qui venait d'apparaître dans son esprit avec un timing malsain.
Lorsqu'il alla se coucher quelques minutes plus tard, il hésitait sérieusement entre le désir d'aller voir son ennemie et de lui faire tout ce dont il avait eu le loisir d'imaginer ou d'aller vomir. Granger, par Merlin ! Je suis vraiment atteint !
oOo
La jeune fille entra dans la salle et se mit directement à côté de son ennemi. Drago Malefoy avait la mine morose, son teint de malade en phase terminal était doublé de cernes affolantes et souligné bien évidemment par une humeur massacrante. Elle l'ignora superbement et se concentra sur le cours du Professeur Slughorn. Seulement, elle se sentit observée. Elle jeta un coup d'oeil à son voisin de paillasse et surprit le regard de son ennemi. Il la regardait comme on regarde un bout de viande cuit à point, et prêt à être dévoré. Il avala difficilement sa salive. L'aura du Serpentard était très étrange, terrifiante, et terriblement attirante. La Gryffondor secoua la tête, se traitant d'idiote.
Elle détourna le regard, essayant de réellement se concentrer sur le cours, sauf que c'était impossible. Un sublime odeur épicée lui monta à la tête, et elle n'en avait jamais senti de similaire. Elle se retourna franchement vers le Serpentard et tenta de prendre un air le plus détaché possible.
- Je peux savoir ce qu'il y a, Malefoy ?
Drago la fixait sans ciller, un air de prédateur collé au visage. Il ouvrit la bouche pour parler, mais seul un étrange sifflement lui répondit. Il semblait difficile pour lui de parler. Hermione fronça les sourcils. Le Serpentard semblait vraiment étrange. Était-il vraiment malade ?
- Malefoy ? Tu veux aller à l'infirmerie ?
Hermione approcha son bras, mais il recula comme si elle avait la peste. La Gryffondor abaissa son bras, blessée. Il n'avait vraiment pas changé. Pour lui, elle était toujours une Sang Impur. C'était triste, car elle avait réellement cru qu'il pouvait changer et qu'elle n'aurait plus à se sentir comme une étrangère dans ce monde. Elle avait toujours prétendu passer au-dessus des remarques viles et injustes du Serpentard, sauf qu'au fond elle était touchée par chacune de ses paroles.
Elle s'était toujours sentie comme une tâche au milieu du tableau. Indigne de Poudlard, un vilain petit canard dans le monde des sorciers. Le ciel lui avait fait présent de la magie et elle ne se sentait pas assez bien pour ce cadeau. Elle avait alors essayé de combler ses lacunes par une connaissance des livres poussée au-delà de la raison. La jeune fille avait bien compris, après avoir eu beaucoup de mal à réaliser un sortilège comparé aux autres élèves, qu'elle devait redoubler d'efforts pour être à leur niveau, voire plus.
C'était une sorte d'appel à l'aide, une façon de dire "Regardez, j'existe aussi, je mérite d'être là également". Seulement, le Serpentard avait trouvé dès le premier regard où se trouvait l'endroit pour la blesser. Elle devait reconnaître qu'il était très fort à ce jeu-là.
Il hocha la tête, la rendant inquiète. Elle interpella le professeur de potion avant de lui demander d'amener Malefoy à l'infirmerie. Le trajet se fit en silence, et Hermione remarqua alors à quel point son ennemi était faible. Il arrivait à peine à marcher et semblait plus maigre que d'habitude. Mais que lui était-il arrivé ?
Lorsqu'il arrivèrent à l'infirmerie, Mme Pomfresh n'eut que le temps de lui jeter un coup d'oeil, avant de demander à Hermione de retourner en cours, lui assurant qu'elle allait remettre Malefoy sur pied. Lorsque la porte se referma, la jeune fille resta un petit moment derrière à se demander ce que ce fichu sorcier avait. Dans quelle bouse de dragon s'était-il fourré ? Il semblait différent, comme chacun depuis la fin de la guerre, sauf que lui avait énormément changé, et elle ne savait que penser.
Elle était tiraillée entre deux eaux : oublier cette histoire et le laisser se débrouiller, car après tout, dans le cas contraire, c'est ce qu'il aurait fait, ou bien découvrir ce qu'il se tramait chez ce Malefoy de malheur. Sa curiosité fut plus forte que son ego, et la jeune fille se promit de découvrir ce qu'il cachait. Après tout, qu'avait-elle à y perdre ?
oOo
Drago se laissa emporter par l'infirmière, et sentit qu'elle l'allongeait sur un lit disponible. Le vampire était tellement faible qu'il n'arrivait pas à sentir s'il y avait d'autres personnes dans l'infirmerie. Lorsque Hermione Granger lui avait parlé, il avait à peine compris le sens de ses mots, bien trop intéressé par sa jugulaire. Pourquoi avait-elle relevé ses cheveux ? C'était comme une torture pour lui. À cette pensée, sa gorge s'enflamma et il poussa un gémissement de douleur.
Mme Pomefresh s'activa autour de lui et approcha un verre à ses lèvres. L'odeur du breuvage le rendit fou. Ses yeux s'ouvrirent en grand et il arracha la boisson des mains de l'infirmière avant de le boire à grandes gorgées. Il avait l'impression de revivre, de se sentir entier. Lorsqu'il eut fini d'avaler le liquide chaud jusqu'à la dernière goutte, il se relaissa tomber dans le lit, un sourire béat accroché aux lèvres. C'était la meilleure chose qu'il n'avait jamais…
Drago eut juste le temps de se glisser sur le côté qu'il vomit du sang. Le liquide rouge tâcha le sol et s'étala sur une grande partie de la surface. Il se sentait nauséeux et savait que c'était dû à la boisson que lui avait offerte Mme Pomfresh. Le vampire s'essuya la bouche et observa l'infirmière qui semblait inquiète. Elle parlait avec le professeur Rogue. Ce dernier écoutait attentivement ses paroles et fronçait les sourcils à certains moments.
- Êtes-vous atteinte d'idiotie ? À force de côtoyer les élèves, vous auraient-ils contaminés par leur bêtise ? Drago a besoin de sang humain, pas celui d'un vulgaire animal. Il lui faut le prendre directement à la source.
Le vampire secoua vigoureusement la tête, sentant une vague de panique l'atteindre. Il ferma les yeux et revit devant lui ces yeux d'un rouge malveillant et ce sourire cruel soutenu par deux canines acérées. Un cri silencieux lui brûla la gorge, et des larmes de désespoir lui montèrent aux yeux. Il ne voulait pas faire subir à qui que ce soit ce que lui avait subi. Il avait vu son père tomber ce soir-là et n'oublierait jamais le cri de désespoir et de douleur de sa mère quand elle avait compris que son mari était parti loin d'elle à présent, hors de portée.
- Du calme, Drago, l'intima Severus Rogue.
Il sentit la main de son parrain sur ses cheveux. Il n'avait même pas remarqué qu'il tremblait de tous ses membres. Le souvenir de l'attaque était encore frais dans son esprit. Il n'arrivait pas à s'en défaire, malgré de nombreuses tentatives.
- Je vais t'aider. Nous trouverons quelqu'un qui sera d'accord pour t'aider avec ça.
Le Serpentard se détendit aussitôt. Oui, quelqu'un qui veut bien m'aider, que l'on oblige pas à agir… Le vampire entendit encore le professeur Rogue et Mme Pomfresh discuter vivement à son propos. L'une se demandait comment ils allaient bien pouvoir trouver quelqu'un qui serait d'accord pour lui donner sa veine, et l'autre lui suggérait de donner la sienne. S'en suivit une dispute selon laquelle une infirmière était indispensable pour l'école et qu'elle ne pouvait manquer ne serait-ce qu'une heure.
Drago ignora bien vite l'éclat de leurs voix. Il savait que personne ne voudrait l'aider. Après tout, il était Drago Malefoy, fils d'ancien Mangemort. Il s'était bâti une réputation fragile et peu glorifiante. Un parfum subsistait dans son subconscient : une sorte d'agrume étrange et terriblement tentateur. Il repensa à cette gorge dégagée, offerte, et ne put retenir un feulement en sentant ses canines s'allonger. Son corps de vampire avait déjà décidé pour lui qui il allait mordre en premier.
