Oyé, Oyé !

À tous ceux qui ont osés penser que j'étais décédé, votre vœu... n'a pas été réalisé ! (mouarf mouarf mouarf !) Bref, sinon, c'est avec une joie immense joie que je vous annonce mes fiançailles avec Caladwen7, oui, il était temps. On n'a pas encore choisi la date, donc on vous tient au courant !

Merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait vraiment chaud au cœur ! Je vous souhaite une bonne lecture !


- Oui, il est très étrange, Harry.

Le Survivant hocha la tête, comme s'il comprenait l'étendu de ce qu'elle disait, sauf qu'il ne semblait pas le moins du monde affecté. Hermione pouvait le comprendre, mais la guerre était finie tout de même. "C'est ton caractère qui est comme ça, Hermione. Tu veux aider tout le monde, peu importe les horreurs qu'une personne a fait avant" aurait dit Ron. Il la connaissait si bien. Si seulement…

- Si tu veux savoir, je pense qu'il fait une sorte de dépression, confia Harry.

- Évidemment, renchérit Ron. Il n'est plus le centre du monde, il y a de quoi vouloir se faire passer pour une pauvre petite chose.

Hermione roula des yeux en prenant soin de ne pas regarder son ami, non pas parce qu'elle allait lui faire une remarque désobligeante, mais parce que c'était dur de le voir aux bras de Lavande qui ne cessait de lui jeter des coups d'oeil curieux. La Gryffondor savait bien à quoi sa rivale pensait.

Elle n'avait pas oublié qu'elle devait rencontrer quelqu'un cette année, mais elle avait tout de même du mal à y croire. Après tout, même la magie n'était pas infaillible, surtout ce genre de magie-là. Hermione avait toujours eu en horreur ces cours mystiques qui lui faisaient penser à des tours de passe-passe de charlatans.

La jeune fille prit congé et sortit de la Grande Salle avant d'aller se prélasser dans le parc. Elle prit place sur un banc et se plongea dans un bouquin. Hermione profita du soleil, mais ce fut de courte durée car une ombre lui gâcha son petit plaisir. Elle ouvrit les yeux et fut surprise de voir Drago Malefoy. Il n'allait ni mieux, ni pire, il était quasiment dans le même état qu'hier, mais son regard avait quelque chose… d'animal.

- À propos d'hier, commença-t-il, tu n'en parles à personne, c'est clair ? Sinon je m'occuperais personnellement de ton cas.

La Gryffondor fronça les sourcils et hésita entre l'hilarité ou le prendre au sérieux. Il semblait si faible qu'une brise aurait pu le casser en deux, seulement son visage était menaçant, et malgré elle, Hermione avait un peu peur. Il sembla humer l'air et un sourire satisfait naquit sur ses lèvres avant de se retourner.

- Attends.

Le Serpentard se retourna lentement avant de plonger ses yeux dans les siens. Aussitôt, la jeune fille sentit ses genoux flancher. Elle se rattrapa bien vite avant de soutenir du mieux qu'elle pouvait le regard de son ennemi.

- Je veux savoir ce que tu as.

Il secoua la tête, comme si elle venait de dire la chose la plus stupide de la terre, et lui tourna la dos avant de revenir dans le château. La Gryffondor resta interdite. Il est sérieux ? Il va m'ignorer comme ça ? Sans me faire une remarque désagréable ? Elle se mit en marche et essaya de le rattraper. En entrant dans la bâtisse, elle ne le vit plus : c'est comme s'il avait disparu.

- Hermione ?

La jeune fille se retourna, surprise par cette interruption. Lavande se trouvait juste derrière elle et avait les sourcils froncés. Elle avait sûrement dû voir qu'elle courrait après Malefoy, sauf qu'elle se trompait totalement sur les intentions de sa rivale.

- Je peux savoir à quoi tu joues ?

- Ce n'est pas ce que tu crois, Lavande. Je crois qu'il nous cache quelque chose.

- Laisse Harry s'en charger, Hermione, soupira la jeune fille. Je pense qu'il vaudrait mieux que tu ne fréquentes pas Malefoy.

Hermione regarda Lavande, ahurie.

- Je ne fréquente pas Malefoy, et puis je ne vois pas en quoi ça te regarde.

Sur ce, elle la planta là, légèrement fière de l'avoir remise à sa place, depuis le temps qu'elle en rêvait secrètement.

oOo

J'ai eu chaud, pensa le Serpentard avec soulagement. Et il avait osé penser que Pansy était une sangsue, un jour ? Mais Granger était dix fois pire ! Il avait en horreur qu'on le suive à la trace pour tout savoir de ses affaires. La bête en lui grognait pourtant de plaisir : Hermione Granger s'intéressait à lui et à lui seul. Drago frissonna. D'accord, ça c'est vraiment bizarre comme pensée.

Il avait du mal à être en accord avec le vampire qui était en lui. La bête voulait Granger, mais lui, il… Même pas en rêve ! "Si, justement, en rêve et en pensées" lui souffla sa conscience. Drago secoua la tête avant d'entrer dans la salle de bain des prefets. Rogue lui avait permis de s'y rendre pour décompresser.

Il ouvrit les robinets et différentes couleurs se mélangèrent pour n'en former qu'une seule, innommable et merveilleuse. Il se dévêtit avant de rentrer dans le bain qui aurait tout aussi bien pu être une petite piscine.

oOo

Hermione referma le manuel de Sortilèges de septième année avant de s'étirer longuement. Elle se sentait vidée et, remarquant que le ciel déclinait, elle comprit qu'elle avait, une fois de plus, bien trop travaillé. Ron prit place à ses côtés avant d'étendre ses jambes devant lui. Il resta silencieux durant quelques secondes, mais la jeune fille savait que ça n'allait pas durer.

- J'aimerais savoir à quoi tu joues.

La Gryffondor le regarda sans comprendre où il voulait en venir.

- Avec Malefoy, l'éclaira-t-il.

- Il ne se passe rien avec Malefoy. (Elle leva les yeux au ciel) Et puis, ça ne te regarde pas.

- Je suis ton ami.

Hermione fuit le regard du rouquin. Oui, ils étaient amis, juste amis et c'était bien ça le problème.

- Tu aurais pu être bien plus que ça.

Aussitôt la rouge et or regretta ses paroles. Elle savait que cela donnerait lieu à une gêne monumentale et insupportable pour elle.

- Je n'ai pas envie de parler de ça. Tu sais ce que j'en pense. Tout serait plus facile si tu passais au-dessus de ça.

- As-tu conscience de la cruauté de tes paroles ? Tu crois sûrement que c'est facile pour moi, mais tu te trompes. Je suis fatiguée, fatiguée de faire semblant de ne pas être touchée par ça. Je n'arrive pas à continuer de simuler des sourires, de faire semblant de me réjouir pour vous. C'est trop me demander, car à chaque fois que je vous vois tous les deux, si heureux, je m'imagine que je suis celle qui devrait te faire rire comme ça.

- Je ne pensais pas que…

- Alors je t'en prie, Ron, le coupa-t-elle. Je suis toujours ton amie, mais ne me fais pas de mal comme ça.

Le Gryffondor la regardait comme jamais il ne l'avait fait. Il était si surpris qu'aucun mot ne voulait franchir la barrière de ses lèvres.

- Je ne savais pas que c'était à ce point. Je tâcherai de me faire plus discret, seulement, j'ai également le droit d'avoir une vie privée. Je sais que je n'ai pas été tendre avec toi et que ta réaction a été d'une immense maturité, mais dis-toi bien que si jamais j'avais fait semblant, en essayant de continuer à me forcer, ne t'aurais-je pas fait encore plus souffrir ?

Hermione recula d'un pas et baissa la tête. Il avait tellement raison. Elle savait qu'il n'avait pas cherché à lui faire du mal, seulement son coeur souffrait beaucoup par sa faute, et son esprit rationnel n'arrivait pas à lui faire entendre raison. Elle se sentait honteuse et en colère. Ron la connaissait si bien qu'il la prit dans ses bras. Hermione se laissa faire. Elle ne pleura pas, elle n'en voyait pas l'intérêt.

- Malgré tout, tu seras toujours mon premier amour, souffla-t-il.

Peut-être avait-il voulu la consoler à sa manière, mais il ne réussit qu'à lui briser le coeur. Ils se quittèrent peu après. Ron retourna dans leur salle commune, mais elle ne le suivit pas et se dirigea vers la bibliothèque. Après cette entrevue avec son ami, elle avait bien besoin de s'évader dans un monde imaginaire. La Gryffondor fut surprise de trouver Ginny assise à une table toute seule, semblant attendre quelqu'un. Hermione prit place en face de son amie et posa son livre à plat sur la table en bois sombre. La rouquine jouait avec sa cravate aux couleurs de sa maison.

- Mon frère est venu pour te parler, n'est-ce pas ? (Hermione acquiesça.) C'est bien ce que je pensais. Lavande a cafté des choses stupides. Je pense qu'elle les a inventées.

- Elle a juste mal interprété les choses. Je trouve que Malefoy est étrange depuis la rentrée.

Ginny se pencha en avant, un air de conspiratrice collé au visage.

- Tu n'es pas la seule. J'entends des rumeurs dans les couloirs. On dit que sa famille s'est faite attaquer par des monstres… Des genres de trolls, et que c'est pour ça qu'il ne rentre pas chez lui. Sa maison est en ruine.

- Et ce serait pour ça qu'il est si étrange ? demanda la jeune fille, dubitative.

- Non, on dit aussi qu'il a attrapé la grippe des trolls, et que c'est pour ça qu'il est si étrange.

- Je pense que c'est faux. Il faut être stupide pour croire à ce genre de choses.

Ginny haussa les épaules avant de se redresser sur sa chaise. Hermione savait que son amie essayait de lui changer les idées, sauf que ça ne marchait pas vraiment ; Ron était encore et toujours dans son esprit. Mais toutes ces choses à propos de Malefoy l'intriguaient. Elle craignait qu'il ne prépare un mauvais coup. Aussi, elle se promit de découvrir ce qu'il cachait au plus vite, car elle avait l'impression que plus le temps passait, plus il y avait de risque qu'une catastrophe se produise.

oOo

- Il vaudrait mieux mettre tout le monde au courant de ton état, lui intima Mme Pomfresh.

Drago secoua la tête, Rogue l'obligeait à venir voir l'infirmière tous les jours pour suivre son état en attendant de trouver une personne qui voudrait bien l'aider. Rogue avait proposé Pansy Parkinson, mais le Serpentard avait vivement refusé au grand dam de son Professeur.

- Tu ne me facilites pas la tâche, Drago ! J'ai l'impression que tu ne souhaites pas te nourrir. Le seul problème est que tu vas finir par mourir si tu continues comme ça. À moins que ça ne soit ce que tu cherches, avait-il insinué de sa voix doucereuse.

La bête en lui avait alors parlé à sa place, réclamant le sang d'Hermione Granger : c'était elle ou rien. Rogue avait été choqué par sa requête, et le Serpentard se doutait que son professeur le prenait pour un fou. Mme Pomfresh secoua la main devant ses yeux pour le sortir de ses songes.

- Je n'ai pas envie d'être une bête curieuse, se justifia-t-il. Tout le monde n'attendrait plus que ça pour mieux me sauter dessus, à cause de cette guerre.

L'infirmière resta interdite : elle ne savait pas comment le contredire. Severus Rogue était lui -même montré du doigt de temps en temps. Harry Potter avait fait savoir que le Professeur n'avait jamais retourné sa veste, mais pour le Serpentard, c'était bien plus compliqué. Seuls ceux qui avaient été à Poudlard lors de la bataille finale savaient que les Malefoy avaient retourné leurs vestes.

- Je vais retourner en cours maintenant, anonça-t-il.

- Le Professeur Rogue est en train de s'occuper de la demande que tu lui as faite hier.

Drago hocha la tête tout en essayant d'ignorer la bête qui grognait d'impatience. Il fallait vraiment qu'il s'occupe de ce fichu problème. Il avait posé beaucoup de questions à Rogue et n'avait obtenu que peu de réponses. Il avait l'impression d'être un nouveau monstre lâché dans un monde inadapté à lui. Personne ne savait ce qui allait lui arriver, ni comment il allait s'en sortir. Allait-il être immortel ? Y avait-il une communauté de vampire en place ? Et surtout, où se trouvaient les suceurs de sang qui avaient attaqué sa maison, tué son père et volé sa vie ? Drago était un garçon peureux, toujours à se cacher dans les jupons de sa mère ou derrière le nom de son père, mais cette fois-ci, il ne pouvait laisser passer ça. Sa vie ne serait plus jamais la même à cause de ces fichus vampires.

Il entra dans la salle de cours. Cette dernière était totalement silencieuse, ce qui n'était pas étonnant car le professeur Rogue avait, une fois de plus, été pris en tant que professeur de défense contre les forces du mal. Harry Potter semblait vraiment dégoûté, pour le plus grand bonheur du Serpentard. Malgré la guerre et tout ce qui lui était arrivé, voir son ennemi ennuyé rendait ses journées plus supportables. À la fin du cours, Rogue le somma de rester un peu plus longtemps.

- Je suis curieux. Pourquoi Miss Granger ?

Drago tenta d'ignorer la bête qui remuait au fond de son âme. Il avait tout fait pour ne pas l'observer, à l'autre bout de la salle, mais il avait senti qu'elle, elle ne le quittait pas des yeux, et la bête aimait ça.

- Je… Je ne sais pas. C'est quelque chose que je ne contrôle pas.

Rogue le fixa pendant de longues minutes, comme s'il s'attendait à ce que son neveu lui annonce que ça n'était qu'une plaisanterie, sauf qu'il n'en fit rien.

- Ça va être compliqué.

- Je ne peux pas m'en empêcher, se justifia le Serpentard.

- Ce n'est cependant pas impossible, mais il faudrait la mettre au courant de ton état.

- À part lui faire peur, ça ne servira à rien, grogna-t-il.

Rogue secoua la tête avant de le libérer.

oOo

Hermione marcha d'un pas décidé. Pourquoi la salle de bain des préfets était-elle si loin ? Et surtout, pourquoi Rogue lui avait ordonné, à elle, d'aller lui chercher une bouteille du savon spécial mis à disposition uniquement dans cette pièce ?

- Cela vous apprendra à faire autre chose que de manger des livres, Miss Granger, avait-il ironisé de sa voix doucereuse.

La jeune fille frissonna de dégoût. Elle secoua la tête avant d'entrer dans la pièce et de se figer à l'entrée. Elle n'arrivait pas à faire le moindre mouvement. Devant elle se tenait un homme de dos. Son échine était couverte d'étranges cicatrices. Elles ressemblaient à des sortes de morsures et griffures. L'homme était très maigre, sa colonne vertébrale et ses os saillants étaient bien trop visibles. Elle s'approcha lentement, sans un bruit, et posa timidement son doigt sur ce qui ressemblait à des traces de crocs d'animaux.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle se permettait ce geste, ni qui était cet homme. Une seconde plus tard, elle se retrouva plaquée contre le mur. Deux yeux couleur acier la fixaient avec intensité, si bien qu'elle en avait le souffle coupé. Elle ouvrit la bouche avant de la refermer, aucun son n'en sortant.

- Qu'est-ce que tu fais là, Granger ? souffla son camarade.

Il huma l'air avant de pousser un grognement animal qui accéléra le rythme du coeur de la jeune fille.

- Je te fais peur ? Non, ne dis rien, je le sens. C'est la plus appréciable des odeurs.

- Laisse-moi passer, Malefoy, dit-elle avec le ton le plus assuré qu'elle pouvait simuler.

Son ennemi sembla réfléchir durant quelques secondes avant de reculer à contrecoeur. Il la regardait comme si elle était un bout de viande, mais semblait résigné. La Gryffondor se glissa prudemment sur le côté, non pas parce qu'elle avait peur, mais parce qu'elle n'était pas stupide. On ne tourne jamais le dos à son ennemi, surtout ci ce dernier est un serpent. Un objet attira son attention, le savon que lui avait demandé Rogue.

Elle le prit avant d'observer son ennemi. Sur son torse bien trop fin s'étendaient beaucoup trop de ces étranges cicatrices. Le jeune fille se sentait irrémédiablement attirée par ces marques. Elle s'avança d'un pas et entendit Drago émettre un sifflement, cependant il ne bougea pas d'un poil. Elle fit un pas de plus.

- Je ne te conseille pas de t'approcher, Granger. Sinon je te jure que je ne serai plus maître de mes actions.

Hermione se figea et le regarda curieusement. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait et cela l'irritait. Drago Malefoy était de plus en plus étrange et ressemblait de plus en plus à un cadavre.

- Qu'est-ce que tu as, Malefoy ? Je sais que ça ne me regarde pas, mais si tu sais quoi que ce soit à propos des Mangemorts, s'ils viennent… te faire du mal, tu dois en informer le Ministère.

- Tu as raison, Granger. Ce ne sont pas tes affaires.

Il lui prit le poignet avant de la faire sortir de la salle de bain. Elle l'entendit poser un collaporta et soupira. Après avoir rapporté le savon à Rogue et prié de tout son coeur pour qu'il se lave avec, pour une fois, elle se dirigea dans sa salle commune. L'heure du couvre-feu allait bientôt sonner, et Rusard se ferait un plaisir de lui trouver une punition adéquate, ce qui provoqua chez la jeune fille un violent frisson de dégoût.

Hermione entra dans sa salle commune et prit place à côté de Ron. Il était en grande conversation avec Harry sur le Quidditch. Ginny se joignit alors à elle et lui tira discrètement la manche. Hermione la suivit jusqu'à son dortoir. La rouquine ferma la porte et l'observa longuement.

- Tu sais que Lavande met tout le monde au courant ? De plus en plus de personnes pensent que tu sors avec Malefoy en secret.

- Tu ne crois quand même pas ce qu'elle dit ?

- Non, bien sûr que non. Mais tout le monde n'est pas comme moi.

Hermione baissa la tête. Elle pensait à Ron et à la façon dont il avait douté d'elle. Ils étaient amis depuis sept ans, il la connaissait mieux que quiconque, et pourtant, à la moindre parole de sa petite-amie, il semblait oublier tout ça.

- Concernant l'état de Malefoy, je pense que c'est en rapport avec ce qu'il lui est arrivé au manoir. Je ne pense pas que cette rumeur-là soit infondée. Il est différent, plus fort, plus rapide, mais j'ai l'impression qu'il est en train de… tomber gravement malade. Je n'arrive pas à comprendre ce qui lui arrive. Peut-être est-ce dû à de la magie noire.

Ginny prit place sur son lit et invita son amie à la rejoindre. Elle se pencha légèrement en avant et l'incita à continuer.

- Je ne sais pas ce qu'il prépare, mais cela m'inquiète. Je n'ai pas envie de retourner dans toutes ces aventures, ça fait trop… mal.

Le visage de la rouquine devint grave et Hermione s'en voulu de lui avoir rappelé qu'à présent, elle avait un frère en moins. Fred manquait à l'appel, et son absence se faisait ressentir, comme une ombre sur un tableau, un vide qui se remarque. George, après avoir sombré dans la dépression depuis quelques mois, avait continué de faire marcher leur boutique de farces et attrapes. "Fred m'en voudrait terriblement de tout lâcher" s'était-il justifié. Il travaillait sans relâche et passait le plus clair de son temps à la boutique. Hermione se doutait qu'il était là-bas pour pouvoir se laisser aller à sa peine.

- Si tu penses réellement qu'il prépare un mauvais coup ou qu'il sait des choses qui seraient utiles au Ministère, alors tu dois en parler à Harry.

Malgré la tristesse de son amie, Hermione voyait à quel point elle semblait déterminée. Elle souhaitait construire un avenir dans un monde sain, loin de tout Mage Noir. Même si c'était un doux rêve un peu trop beau pour être vrai, la Gryffondor y croyait dur comme fer. Après tout, elle avait vécu tellement de choses, tellement perdu de personnes qu'elle aimait qu'elle pouvait bien s'octroyer le droit de vouloir avoir une vie normale.

Lorsqu'Hermione se coucha un peu plus tard, elle pensa à Malefoy, puis à Ron, et enfin à Harry et Ginny. Elle devait absolument trouver ce que Malefoy cachait. Elle ne laisserait personne mettre en péril le bonheur de ses amis.