Bon allez, parce que je suis gentille et que je me doutais bien qu'une petite suite serait la bienvenue, voici le second chapitre de cette chose chelou.
Merci beaucoup pour vos reviews, ça fait bien plaisir.
- Bon sang Stiles, c'est quoi ce monologue sans queue ni tête que tu viens de me servir ?
- T'as rien écouté de ce que je t'ai dis ? s'énerva l'hyperactif.
- Non, souffla le brun, dépité. Mais félicitations, tu as réussi à me donner mal à la tête.
- Ca va, n'exagère pas.
- Je n'exagère pas, grogna le loup. J'ai absolument pas compris où tu voulais en venir. D'ailleurs, c'est quoi encore le problème ? Parce que j'ai déjà subi tes remontrances hier.
- Je te l'ai déjà dit Derek, c'est toi le problème. Tu n'en fais toujours qu'à ta tête sans te préoccuper de savoir ce que ressentent les gens.
Il sembla inutile à Stiles de préciser qu'il ne parlait plus de ce fameux combat livré seul contre le Berserker mais bel et bien de ce baiser animal qu'ils avaient échangés la veille. Mais il n'était pas bien certain que Derek est capté le message. Même pas du tout d'ailleurs.
- Dans ce cas, qu'est-ce que tu fiches ici ? Je ne me souviens pas t'avoir invité. Tu peux rentrer chez toi, je ne te retiens pas.
- Pas envie.
- Pas envie ?
- Non, pas envie comme pas envie.
Derek haussa un sourcil narquois, croisant nonchalamment les bras sur sa poitrine tandis que Stiles glissa ses mains dans les poches de son jean plongeant sans pudeur aucune dans le regard mi-railleur, mi-blasé de son vis-à-vis.
Un silence de mort s'installa durant lequel les deux hommes ne firent pas le moindre mouvement se contentant bêtement de se fixer, un sourire tantôt hautain tantôt amusé éclairant leurs visages figés. A quoi jouaient-ils ? Aucune idée. Eux-mêmes ne le savaient pas. Mais il y avait tout à parier qu'ils se délectaient de cette situation pour le moins étrange. Sans doute avaient-ils du temps à perdre.
- Tu ne pars pas ? demanda Derek au bout d'une éternité.
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce que ma présence t'insupporte.
Derek haussa vaguement les épaules mais se retint de secouer la tête.
- Rien d'autre à ajouter ?
- Absolument rien, mentit l'hyperactif.
Très franchement, Stiles ne se voyait pas avouer à Derek –je me la pète grave- Hale qu'il avait pensé à lui toute la nuit imaginant mille et un scénarii plus délirants les uns que les autres. Et que dans chacun de ses songes, il revoyait très clairement le brun et lui s'envoyer en l'air comme deux bêtes sauvages en chaleur, lèvres contre lèvres, peau contre peau, sexe contre sexe. Bref, de la débauche à l'état pur.
L'impétueux baiser de la veille avait semble-t-il éveillé en Stiles désir et passion refoulés. De par son étreinte bestiale et soudaine, Derek avait provoqué l'étincelle engendrant un feu qui, depuis, crépitait sans fin dans son corps.
L'hyperactif avait toujours eu un faible pour le grand méchant loup, appréciant sa présence, savourant leurs contacts, rougissant quand le regard de Derek s'attardait un peu trop longtemps sur lui, mais de là à dire qu'il était fou amoureux, fallait pas non plus exagérer. Il y avait un fossé immense. Voir même un ravin.
Par contre, ce qu'il foutait là, planté en plein milieu du loft à dévisager son hôte après s'être fait embrassé puis jeté comme une vieille chaussette le jour précédent, il n'en savait fichtre rien. Pourtant, Derek lui avait ordonné de ne pas refoutre les pieds chez lui tant qu'il ne serait pas honnête avec lui-même. Mais honnête sur quoi ? Il n'en savait rien et sincèrement, il n'avait pas envie d'y réfléchir parce que mine de rien, la réponse l'effrayait ! Mais il reconnaissait bien volontiers que s'il était revenu taquiner le loup aujourd'hui c'était dans l'unique but de lui voler un nouveau baiser, parce qu'il mourrait d'envie de plonger sa langue dans cette bouche sexy et de goûter la saveur de ces lèvres audacieuses.
- Va-t'en Stiles ! trancha subitement le brun et arrachant par la même occasion l'humain à ses foutues pensées.
Las, Derek se détourna en soupirant. Leur conversation était futile. Amusante certes, mais stérile. Lui qui croyait pouvoir foutre l'hyperactif dans son pieu, bah c'était raté. Merde alors. Il aurait pourtant adoré faire l'amour à ce môme. Mais si Stiles refusait d'être honnête avec lui-même alors il ne le toucherait pas. Jamais. Il voulait dans son lit un mec consentant, probe et parfaitement conscient de ses actes. Et non pas un gamin qui ne savait même pas ce qu'il foutait là et qui apparemment n'avait rien à dire. Pour une fois...
Tant pis, il n'avait plus qu'à se la mettre derrière l'oreille. Ca ne serait pas la première fois. Déjà hier, il avait dû faire ça seul. Après le départ de Stiles, son érection ne l'avait plus quittée et ce, malgré la douche froide. Il n'avait eu alors d'autre choix que de faire ça vite et bien laissant malgré lui le nom de l'hyperactif passer la barrière de ses lèvres. Pathétique.
- Non, attends ! intervint Stiles, paniqué.
Derek ne fit pas le moindre pas que les mains de l'humain le tirèrent en arrière l'obligeant à se retourner. Il n'eut pas non plus le temps de dire ouf qu'une paire de lippes douce et animée se posa sur les siennes des doigts entreprenants et pressés fourrageant rageusement dans sa chevelure. Stiles venait de fondre sur lui tel l'aigle plongeant sur sa proie.
Son premier réflexe fut de repousser le jeune homme et lui demander des comptes, s'assurant que c'était bien là ce qu'il voulait, mais quand il sentit la langue humide et chaude de Stiles caresser avec insistance ses lèvres s'escrimant à passer la barrière de ses dents, le désir, fulgurant, éclata en lui et il fut prit de frénésie. Aussi, il répondit avec avidité au baiser de l'hyperactif une main collée à sa nuque pour l'empêcher de fuir, la seconde, furieuse et bestiale, arrachant le bouton de son pantalon et plongeant dans son boxer pour emprisonner dans un étau de fer son sexe fièrement dressé. Ce geste, brutal et détonant, arracha à Stiles une exclamation de surprise bientôt suivi d'un puissant râle de plaisir qui se transforma rapidement en un soupir intense que Derek captura de sa bouche.
Mais une fois de plus, leur baiser, aussi passionné soit-il, ne dura pas. Dans un sursaut, Stiles s'arracha à leur étreinte regrettant déjà de ne plus sentir les doigts brûlants de Derek sur son membre tumescent et se détourna promptement un rire cristallin s'échappant de sa gorge. Il courrut jusqu'à la porte une main crispée sur son pantalon pour l'empêcher de tomber puis se retourna sur le brun pour affronter un regard mêlé d'incompréhension, de désir et de rage.
- Tu avais raison Derek, lança-t-il depuis le pas de la porte, reboutonnant son jean. Je mentais bel et bien. Si je suis venu te voir hier ce n'est pas seulement parce que Scott demandait de tes nouvelles mais surtout...
Il s'interrompit, gêné par ce qu'il s'apprêtait à dire, mais le regard tranquille de Derek posé sur lui l'incita à se lancer.
-...surtout parce que j'étais inquiet pour toi.
Sur cette révélation, il ouvrit la porte à la volée, mais avant de disparaitre, lança à son hôte :
- Ah, une dernière chose, si je suis venu te voir aujourd'hui c'était dans l'unique but de te voler un baiser. Pas pour faire des choses fort peu catholiques. Pas trop déçu j'espère !
Puis il disparut, laissant un beau brun sexy et ténébreux en proie avec une nouvelle érection dont il ne savait que faire.
- Stiles Stilinski, tu me le paieras, ragea Derek non sans un demi-sourire accroché sur la face.
Quel petit con ce Stiles.
Voila, j'espère que vous n'êtes pas trop déçus par cette suite.
