Troisième chapitre.
Moi qui pensais ne faire qu'un simple OS, me voilà encore embarquée dans un truc sans queue ni tête. Il faut dire aussi que vos reviews m'ont drolement motivée et je vous en remercie. C'est très agréable de vous lire.
Voici donc la suite et comme je ne sais pas m'arrêter il y aura encore un chapitre. Bah oui, moi et mon cerveau incontrôlable.
Bonne lecture !
- Mais bien sûr, je t'en prie, fais comme chez toi ! grinça Stiles en se tapant les cuisses.
Indifférent au ton sarcastique, le visiteur ne lui accorda même pas un coup d'œil et s'assit sur le lit.
L'humain le regarda faire, interdit. Puis, secouant la tête de déplaisir, se leva de sa chaise de bureau pour aller refermer cette foutue fenêtre restée grande ouverte.
- Les portes, tu connais toujours pas ?
L'intrus haussa les épaules, fort peu intéressé par cette information.
- Mon père n'est pas là tu sais. Et quand bien même il le serait, il ne t'interdirait pas d'entrer. Plus maintenant.
- Je sais.
- Dans ce cas Derek, comporte toi comme une personne civilisée. Et utilise les portes.
- Pas envie.
- Pas envie ?
- Non, pas envie,
- C'est-à-dire pas envie ?
- J'ai pas envie c'est tout.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que.
- Parce que quoi ?
- Stiles !
- Ouais ?
- La ferme, tu me soûl.
- Jm'en fous.
- Pas moi. Ca me donne envie de t'en coller une.
- Et bien si ça ne te plait pas, je ne te retiens pas. Personne ne t'a invité. Tu peux partir.
- Pas envie.
Stiles souffla, agacé par cette conversation bancale. Ce mec était incroyable. Il se pointait chez lui comme ça, sans prévenir, prenant ses aises et il avait en plus le culot de lui ordonner de la fermer. Qu'il aille se faire foutre. Il était dans sa chambre, dans la maison de son père.
Vraiment, Derek avait parfois le don de lui taper sur le système. Ouais, tout comme il lui tapait sur le système également. Œil pour œil, dent pour dent comme on dit.
Semblable à la veille, un silence oppressant s'installa. Les deux hommes s'examinèrent un long moment, l'océan plongeant dans la terre. Ils se retenaient de rire ? de s'envoyer chier ? de se sauter à la gorge ? Un peu des trois sans doute. Leurs regards étaient indescriptibles.
Stiles croisa les bras sur la poitrine examinant minutieusement le loup installé sur son pieu qui lui, le considérait avec un je ne sais quoi dans les yeux qu'il ne parvenait pas à déterminer. Et cette lueur, quelque peu singulière le déstabilisait, parce que jamais encore Derek n'avait eu ce regard là. Du moins, pas à son encontre. Et ça, ça avait le don foireux de l'indisposer.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici, Derek ? interrogea-t-il pour s'extirper de cette gêne croissante.
- Je sais pas encore.
- Comment ça tu ne sais pas ? s'écria Stiles en secouant vivement les bras.
- Je sais pas, répéta le loup, nonchalamment.
- Bon sang Derek, on ne vient pas chez les gens sans savoir pourquoi. Et quand bien même certains le font, sincèrement, je doute que tu sois ce genre de personne. Tu ne fais jamais rien qui ne soit pas intéressé, alors dis-moi ce qui t'amène !
- En fait, j'hésite, répliqua le brun en se levant d'un bond pour se planter face au jeune homme.
- Wow, qu'est-ce que tu veux ? s'exclama l'hyperactif en levant les mains devant lui pour se protéger d'une éventuelle attaque.
- Toi !
- Hein ?!
Le regard de feu que Derek fit parcourir sur le visage de son vis-à-vis ne laissa planer aucun doute sur ses intentions. Pourtant, il ne fit pas le moindre geste allant même jusqu'à fourrer les mains dans ses poches pour tromper le garçon.
- A quoi est-ce que tu joues ? demanda l'hyperactif reculant d'un pas.
Pas qu'il avait peur. Non. Simple précaution.
Le brun mima une moue suspecte, regarda un instant par la fenêtre semblant réfléchir à quelque chose puis, reporta une paire d'yeux inflexible dans la couleur noisette au scintillement inquiet.
Gloups. Quel regard !
Stiles sentit un incroyable frisson le secouer et descendre vicieusement son échine, puis, très vite, son bas ventre s'échauffa et s'embrassa créant en lui de furieuses et incontrôlables palpitations. Merde ! Voilà que ça le reprenait. Envie. Désir. Passion. Cette putain d'envie de goûter au fruit défendu. Ce désir fou de se perdre au cœur de bras audacieux. Cette passion dévorante lui léchant les entrailles.
Sérieux, comment, par un simple regard, ce chieur de loup parvenait-il à le rendre tout chose ? Il lui détraquait carrément les neurones.
- Derek ? Qu'est-ce que tu compt…
Mais un éclair de lucidité le frappa de plein.
- Tu es venu te venger ? demanda-t-il à brûle pourpoint.
Un rictus plus qu'un sourire étira les lèvres du brun.
- D'après toi ?
Stiles tressaillit violemment et Derek lui adressa cette fois un sourire fort peu rassurant.
- On commence par quoi ?
- Co… comment ça ?
- Comment souhaites-tu que je te prenne ?
- Qu… QUOI ?
Il n'avait pu s'empêcher d'hurler. Il était consterné. Qu'est-ce que Derek venait de dire ? Il avait certainement mal entendu. Le brun n'était quand même pas en train de lui proposer un plan cul, si ? Bon, pas qu'il n'en avait pas envie, bien au contraire. Se retrouver dans les bras d'un homme aussi beau que cet apollon était ce qu'il convoitait le plus depuis deux jours, mais de là à passer le cap…
- Alors ? insista le loup coupant court à ses pensées. On fait ça dans ton lit ? A moins que tu ne préfères le bureau. Les deux me vont, ajouta-t-il en se débarrassant de sa veste.
Malgré la perte quasi-totale de ses pouvoirs, le brun entendit parfaitement le cœur de Stiles s'affoler dans sa cage thoracique tel un animal effrayé, ainsi que sa déglutition qui parut vraiment, mais alors vraiment difficile voir carrément impossible.
Derek se retint de ricaner. Pourtant, c'était à mourir de rire. Jamais encore il n'avait vu l'hyperactif aussi désemparé et embarrassé qu'à cet instant. S'il ne le connaissait pas aussi bien il aurait presque eu pitié. Mais là, non, c'était juste trop drôle. Et il allait en rajouter une couche. Après tout, s'il était là, s'était bien pour se venger. Le plus jeune avait vu juste.
- J'ai pas que ça à faire, gronda-t-il. Tu te décides ? Lit ? Bureau ? Par terre peut-être !
- Qu… je…
Stiles retrouva l'usage de la parole quand, exaspéré d'attendre, Derek sortit les mains de ses poches et l'attira à lui plaquant sa main droite dans le creux de ses reins, la seconde plongeant dans ses cheveux et tirant doucement dessus pour l'obliger à relever la tête et affronter son regard de braise.
- At… attends Derek, essaya le jeune homme agrippant de ses doigts le tee-shirt du loup.
- Attendre quoi ? râla l'autre.
- Tu veux vraiment faire ça ici ? Dans la maison de mon père ?
- Pourquoi pas ?
- Eh bien, je ne sais pas moi, peut-être parce que tu n'as plus tes supers pouvoirs et que tu n'entendras rien s'il décide de rentrer à l'improviste.
Stiles essayait de gagner du temps, de comprendre ce qu'il se passait. Ca allait un peu trop vite pour lui, il peinait à réaliser. Il avait envie de Derek bien sûr, et pas qu'un peu, surtout après avoir encore rêvé de lui et son corps sexy toute la nuit. Mais il doutait. Et s'il n'était pas prêt ?
- S'il nous surprenait, je ne donne pas chère de ta peau, poursuivit-il, paniqué. Et je ne pense pas que…
-Stiles ! claqua Derek en tirant plus fort sur ses cheveux.
- Aïe ! Quoi ? Glapit l'hyperactif.
- La ferme !
- Sérieux Derek ! T'es obligé de m'arracher les cheveux pour me faire ta…
Fougueux, Derek écrasa durement ses lèvres contre celles du jeune homme étouffant ses derniers mots. Il n'en pouvait plus d'attendre. Il crevait du besoin de le goûter.
- Ouvre la bouche ! ordonna-t-il.
Surprit mais particulièrement docile, Stiles ne se fit pas prier et accorda le droit de passage à la langue de Derek qui prit d'assaut la sienne pour l'entrainer dans une danse connue de lui seul. A ce contact brûlant, il ne put s'empêcher de gémir conre sa bouche soupirant carrément d'aise. Les barrières étaient en train de tomber, ses réticences l'abandonnaient.
Puis la réalita s'effaça pour laisser place à deux êtres assoiffés de désir convoitant luxure et plaisir de la chair. Les langues valsèrent ensemble, se liant et se déliant, chacune d'elle essayant d'avoir le dessus sur l'autre, les dents s'entrechoquant faiblement dans la lutte du pouvoir.
Doutes et peur envolés, Stiles se laissa bêtement consumer par la flamme de la passion, oubliant tout le reste. D'instinct, il enroula de ses bras la nuque de Derek se collant furieusement à lui et quémandant plus de baisers, plus de contacts sa langue s'enfonçant toujours plus loin et dévorant sans état d'âme sa jumelle. Il lui fallait plus, tellement plus. Jamais de toute sa vie il n'avait désiré quelqu'un à ce point, et si on lui avait dit il y a de cela à peine une semaine que Derek et lui feraient l'amour, il en aurait probablement rit.
Mais à cet instant, rien ne comptait davantage que le corps du loup pressé contre le sien, leurs érections dures, douloureuses, collées l'une à l'autre, se frottant désespérément et leur arrachant soupirs et gémissements. Leurs gestes étaient désordonnés, saccadés, leurs mains étaient partout et nulle part à la fois, passant dans les cheveux, la nuque, le dos, les fesses pour remonter sur les bras et replonger dans les cheveux les bouches ne se quittant jamais.
Mais à bout de souffle, ils durent se séparer se dévisageant un court instant. La luxure brillait sans honte dans leurs regards fébriles et sauvages. Les corps tremblaient, les coeurs tambourinaient furieusement.
Stiles fut le premier à reprendre possession des lèvres de Derek glissant des doigts entreprenant sous son tee-shirt pour en caresser la peau douce de son ventre. Contact qui l'électrisa.
- J'ai envie de toi, gémit le brun malgré lui contre les lèvres du plus jeune.
Merde ! Il n'était pas censé dire ça. Quel con !
- S'il te plait Derek, supplia Stiles irrémédiablement pressé contre lui.
Re-merde.
Non non non.
Derek dut faire appel à toute sa volonté pour s'arracher aux bras de Stiles. Mais Dieu que c'était dur.
Dans un grondement belliqueux, il s'écarta vivement de l'hyperactif le repoussant durement, se pencha pour récupérer sa veste et débarrassa le plancher illico presto sans demander son reste.
- Qu'est-ce que…
Les yeux exorbités, le cœur à mille à l'heure, les cheveux en pagaille, Stiles fixait ahuri la porte de sa chambre. C'était quoi encore que ce délire ? Derek venait de se barrer le laissant pantelant de désir ou il avait rêvé ? L'enfoiré. Puis, reprenant ses esprits, il se précipita à la fenêtre pour voir le brun grimper dans sa voiture et se sauver dans un crissement de pneus assourdissant. L'instant d'après il entendit son portable vibrer sur son bureau. Un message venait d'arriver. Il se jeta littéralement dessus. Derek.
« La prochaine fois, tu y passes », était-il écrit.
- Maudit loup, maugréa le jeune homme. Tu ne perds rien pour attendre.
Stiles reposa le portable sur le bureau, se catapulta sur son lit et se débarrassa de son jean et de son boxer. Une affaire urgente était en cours. Il avait mal. Derek avait éveillé en lui plus que du désir. L'étincelle avait prit feu et c'était un feu ardent qui brûlait en son corps. Il lui fallait se soulager au plus vite. Aussi, fermant les yeux, le visage d'un beau brun sexy se gravant au fer rouge sous ses paupières, il laissa ses mains glisser sur sa poitrine, pinçant doucement ses tétons, puis son ventre pour finir leur course dans son entrejambe connaissant par cœur leur mission.
« La prochaine fois, tu y passes ».
Un sourire fleurit sur ses lèvres.
- Dans tes rêves, murmura-t-il dans un soupir.
Et voilà, sont cons ces deux là sérieux.
Bien ? Pas bien ?
Ah, et si vous avez un autre titre, je suis preneuse parce que franchement je le trouve assez moisi et du coup ça ne colle plus.
Bise
