Décidément, mes chapitres sont de plus en plus longs mais je pense que personne ne s'en plaindra.
J'ai changé le titre par "Pas envie" tout simplement parce que Derek et Stiles ne cessent de le répéter à chaque chapitre.
Merci à vous de me lire. Pour celles qui ont maté la série QAF avec les deux bombes Brian et Justin, il y a un énorme clin d'oeil.
Bonne lecture !
02h06. Heure précise à laquelle le portable de Derek couina. Message ? Appel ? Qu'est-ce qu'il en savait, il était dans les vapes et n'était pas en mesure de faire la différence. Peut-être rêvait-il d'ailleurs.
02h07. Heure à laquelle son téléphone retentit une seconde fois. De toute évidence ce n'était pas un message mais bel et bien un appel, et la sonnerie stridente le réveilla pour de bon.
Bougonnant, il remua sous les draps et se retourna pour attraper l'engin de torture et découvrir l'identité de son enquiquineur. Peut-être était-ce important. Cela valait mieux parce que si Stiles l'appelait en pleine nuit juste pour s'amuser il lui ferait volontiers passer l'envie de renouveler l'expérience.
- Stiles, si tu m'as réveillé pour rien, je promets que je te retrouve et t'égorge, menaça-il bassement en décrochant.
- Derek ! brailla ce dernier dans son oreille. Derek, aide-moi !
Une détresse évidente perçait dans la voix de l'hyperactif.
Bouleversé, le brun se redressa vivement dans son lit.
- Stiles ! Qu'est-ce qui se passe ?
- Der… J'ai… soin… toi.
Il y avait un vacarme pas possible. Des voix, des cris, une musique un peu trop forte, et le portable de Stiles qui semblait avoir des difficultés à capter. Mais il entendit nettement les quelques injures de l'humain suivit d'une exclamation étouffée. Merde ! Qu'est-ce qu'il se passait ?
L'estomac de Derek se comprima. Stiles était-il en danger ?
- Stiles, où es-tu ?
- Derek, tu m'entends ? implora le jeune homme à l'autre bout du fil.
- Je t'entends. Où es-tu ? Je viens te chercher.
- Ba…lon
- Quoi ?
- Au Babylon.
- Quoi ! Mais qu'est-ce que tu fous là bas ? s'écria le loup, abasourdi.
- S'il te plaît Derek, dépêche-toi !
- Bouge pas, j'arrive !
Derek ne fit ni une ni deux. Il raccrocha, se propulsa agilement hors du lit tel un félin, enfila pantalon, tee-shirt, chaussures à la va vite puis quitta le loft attrapant sa veste et ses clés au passage.
Le cœur tambourinant violemment dans sa poitrine, il conduisit comme un fou filant dans la nuit noire. Savoir l'hyperactif en difficulté le rendait ivre de douleur. Mais bon sang, qu'est-ce que cet imbécile foutait au Babylon ? Depuis quand Stiles se rendait dans des boîtes gays ? Ce n'était pourtant pas son genre. Il n'y avait dans ces endroits que des dépravés, des pervers à la recherche de chair fraîche, de l'alcool coulant à foison et tant d'autres choses encore qui déplaisaient fortement à l'ancien alpha.
Pestant contre ce monde de débauche et la bêtise de l'hyperactif, il serra si fort son volant que les jointures de ses mains blanchirent. Il imaginait déjà ces connards se prélasser contre l'humain, Son humain, collant sans aucune pudeur leurs corps emplis de sueur et de fièvre sexuelle, l'obligeant à…
- Fais chier, beugla-t-il en cognant sur le volant.
Si l'un de ces mecs avait le malheur de le toucher, il ne donnerait pas chère de sa peau. Il se ferait même un plaisir de l'envoyer en enfer pour avoir commis le pire des crimes.
Fou d'inquiétude et de rage mêlée, il appuya sur l'accélérateur et la voiture bondit aux travers des rues de Beacon Hills perçant une nuit d'encre.
Quinze minutes plus tard, Derek se gara hâtivement, gicla de sa voiture et pénétra dans le Babylon où une musique à vous crever les tympans l'accueillit. Les sens en alerte, ses yeux furetant de partout mais évitant soigneusement de croiser les pupilles dilatées de ces hommes profondément alcoolisés et en manque de sexe, il traversa la salle à la recherche de l'humain. Il sentait peser sur lui avec insistance des regards lourds de sens, humant l'horrible parfum d'hormones en chaleur, l'effluve de la luxure et respirant bien malgré lui l'odeur de la transpiration. Ces types le rebutaient. Pas qu'il détestait les gays, non, mais ils étaient vraiment sans gêne. La plupart dansaient torses nus, se collant de façon offensante et se roulant des pelles du feu de Dieu. Bordel ! Comment Stiles pouvait-il traîner dans un endroit pareil ? Qu'est-ce qu'il lui avait pris de venir ici ? Et d'ailleurs, où était-il ? Il ne l'apercevait nulle part.
De par sa perte de pouvoirs lupins, il était dans l'incapacité de le renifler. De toute façon, avec toute cette chair de mâles et aux hormones complètement détraquées, même un alpha ne le sentirait pas. Il n'avait donc d'autre choix que de fureter dans tous les coins.
Il tourna cinq bonnes minutes cherchant à lui mettre la main dessus et l'angoisse le prenant aux tripes. Il avait envie de hurler son nom, lui faire savoir qu'il était là, mais il doutait sérieusement que ce soit une bonne idée.
- Où est-ce que t'es putain ! pesta-t-il.
Soudain, un grondement profond s'éleva de sa gorge, qui remonta du ventre, roula et vibra tout le long de son corps. L'un de ces types, lequel, il n'en savait fichtre rien, la sentence serait la même de toute façon, avait eu le culot de se coller à lui. Il sentait un buste peser contre son dos, le bas d'un ventre contre ses fesses et des mains baladeuses se poser sur ses hanches. Foi de Derek Hale, ce gars n'allait pas faire de vieux os.
- Tu as deux secondes pour virer tes mains…
- Sinon quoi ?
Cette voix.
Derek se retourna vivement.
- Stiles ! souffla-t-il les yeux plein de surprise.
- Salut beau brun, badina le plus jeune un sourire exquis éclairant son doux visage.
- Qu'est-ce que... Je croyais que tu…
- Tu as mal cru, le coupa Stiles une main déjà posée sur la nuque du loup, ses lèvres recouvrant les siennes.
L'humain dut lutter parce que, dans son étonnement, Derek refusait d'ouvrir la bouche. Mais c'était sans compter sur sa persévérance. Aussi, il lui sauta carrément dans les bras encerclant sa taille de ses jambes, ses mains enserrant sa tête et léchant ses lèvres de manière provocante.
- Arrête ça ! protesta le brun les mains cramponnées malgré lui aux hanches de Stiles.
- Pas envie, répliqua le jeune homme en venant sucer le lobe de son oreille.
- Dégage de là !
- Laisse-toi faire ! susurra lascivement son cadet.
- Je ne tiens pas à être une bête de foire.
- Arrête ta parano Derek, l'enguirlanda gentiment Stiles. Personne ne regarde, tous le monde s'en moque.
Le brun leva un regard sur la foule pour constater avec effarement qu'en effet, aucun mec ne les matait. Pire, ils semblaient s'en foutre comme de l'an quarante. Incroyable.
Stiles profita de sa confusion pour prendre possession de ses lèvres et glisser sa langue à la recherche de sa jumelle qu'il trouva rapidement. Il força Derek à capituler l'obligeant à valser avec lui ses doigts s'enfouissant dans ses cheveux et gémissant honteusement dans sa bouche.
Ce gamin aura sa peau, pensa le brun répondant finalement à ses baisers. Il le savait maintenant, il avait compris. L'hyperactif l'avait fait venir ici dans l'unique but de l'attirer dans ses griffes et il avait plongé tête la première. Le soit disant danger, son appel à l'aide, ses supplications, tout ça n'avait été qu'une mise en scène, un putain de piège à la con. Malin mais dangereux. Malin parce que Stiles était parvenu à ses fins. Dangereux parce que dans la peur d'un malheur, Derek avait réalisé avec douleur qu'il tenait à Stiles bien plus qu'il ne croyait. Ca n'était pas une simple question de sexe. Ca ne l'avait probablement jamais été. C'était bien plus que ça.
A bout de souffle, ils se séparèrent et le loup redéposa l'humain à terre mais le garda étroitement serré contre lui une main au creux de ses reins, la seconde empoignant durement son bras en un geste possessif.
- Ai-je besoin de mentionner que tu me fais mal ? fit remarquer Stiles lui donnant une légère tape dans le ventre.
- J'ai promis de t'égorger si tu me réveillais pour rien, rétorqua le loup en le libérant
Le jeune homme balaya d'un revers de main les paroles de Derek.
- Ce n'était pas pour rien, réfuta-t-il le plus sérieusement du monde. Et très franchement, je préfère que tu m'embrasses.
Mais Derek refusa.
- Pas envie.
- Pas envie comme pas envie ? insista le plus jeune un sourire en coin. Vraiment ?
- Vraiment, affirma le loup en croisant les bras sur la poitrine et faisant mine de se désintéresser de lui.
- Oh allez Derek, je ne te crois pas, renchérit Stiles en posant une main tendancieuse sur son fessier. Embrasse-moi !
Le plus vieux haussa un sourcil, indécis et quelque peu étonné par tant d'audace, mais ne se fit pas prier. Porté par la musique, les basses résonnant à ses oreilles, il rapprocha le jeune homme de lui et porta ses lèvres aux siennes pour y cueillir quelques baisers brûlants. Après tout, maintenant qu'il était parfaitement réveillé, autant en profiter. Et puis, il adorait l'embrasser, c'était très agréable.
Très vite, il en négligea la réalité, oubliant ces hommes et leurs hormones de gays en effervescence. Seul le corps de Stiles pressé contre lui, sa langue dans sa bouche, ses mains sur ses bras comptaient. Mais il lui fallait plus. Plus de ce corps, plus de baisers, plus de chair, plus de Stiles. Il voulait sentir rouler sous ses doigts chaque partie de son être, faire courir son nez dans ses cheveux, sa gorge, son ventre, respirer l'arôme de sa peau. Il voulait le faire sien.
"La prochaine fois, tu y passes". N'était-ce pas le message qu'il lui envoyé quelques heures plus tôt ?
Aussi, bien décidé à tenir sa promesse, il se dégagea des bras de la tentation ignorant ses grognements de frustration, l'attrapa par le poignet et le traîna de force à travers la foule bousculant au passage quelques damoiseaux à la mine patibulaire. Certains devraient vraiment penser à arrêter les joints et l'alcool. Ils faisaient peur à voir.
- Derek ? appela l'hyperactif dans une vaine tentative.
- Pas maintenant.
Stiles le suivit docilement jusqu'à sa voiture sachant pertinemment que Derek en avait certainement plus qu'assez de cette boite et qu'il comptait bien mettre son plan à exécution, c'est à dire, le fourrer dans son lit. Parfait, il en avait envie lui aussi. Ce jeu du chat et de la souris avait assez duré. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Mais il n'en oubliait pas sa frustration de la veille ni même sa décision.
- Grimpe ! ordonna le brun en lui ouvrant la camaro côté passager.
Puis il claqua la porte, fit promptement le tour de sa voiture et s'installa au volant avant de démarrer sur les chapeaux de roues. Il tenait à mettre le plus de distance entre eux et cet endroit bien trop licencieux à son gout même s'il reconnaissait avoir pris un certain plaisir à bécoter son cadet devant ces abrutis. Malgré les dires du jeune homme, il avait senti quelques regards suspicieux et lubriques planer sur eux, devinant l'envie, la jalousie et le désir. Ca ne l'avait pas dérangé outre mesure mais il n'était pas très à même de retenter l'aventure. Une fois était amplement suffisant.
Cependant, tout comme la dernière fois, il avait dû se faire violence pour ne pas prendre Stiles à même le sol et le violer et ce, aux yeux de tous. Ce môme avait l'art indéniable de lui foutre la tête à l'envers éveillant en son être un profond appétit, faisant bouillir son sang et jouant dangereusement avec ses nerfs. Tous les deux jouaient un jeu dangereux il en avait conscience et cela commençait légèrement à lui faire peur.
Les dix minutes que durèrent le trajet se firent dans un silence de plomb. Un silence salvateur pour leurs esprits en pleine ébullition. Mais il flottait dans l'habitacle comme un léger vent de bien être et de plaisir. Ils étaient ensemble et c'est tout ce qui leur importait. Derek glissait de temps à autre un regard lubrique sur le visage de son passager qui lui même lui répondait par un sourire impudique. Vraiment, ils étaient bien. Et même si la pluie commençait doucement à tomber limitant quelque peu la visibilité, cela ne jouait en rien sur leur humeur. Tout au contraire.
- Arrête la voiture Derek ! sollicita subitement l'hyperactif.
- Pourquoi ?
- Fais ce que je te dis, insista-t-il. Arrête la voiture.
Dubitatif mais non fâché, Derek s'exécuta et gara la camaro le long d'un trottoir. Il coupa le moteur puis tourna un regard inquisiteur sur son compagnon. Y avait-il un problème ? Ce dernier le contemplait avec un air de défi mêlé à quelque chose de plus tendancieux. Allons bon, quel plan diabolique venait de germer dans son esprit ? Parce que si Stiles l'observait de cette façon, c'est qu'il y avait forcément anguille sous roche.
- Baisse ton pantalon ! ordonna à brûle pourpoint l'humain non sans un éclat de malice dans le regard.
- Pardon ?
Derek faillit s'étouffer avec sa propre salive.
- Tu as bien entendu. Dégrafe moi ce jean et écarte ton caleçon.
Ok, cette fois, il était décontenancé. Ou alors ce gosse avait totalement perdu l'esprit.
- Bon Derek, on va y passer la nuit, s'excita l'hyperactif en se jetant sur le conducteur pour l'aider dans sa démarche.
- Attends, le coupa le loup dans son élan. Tu veux faire ça là, en pleine rue ?
- Pas en pleine rue. Dans ta voiture, rectifia Stiles. Et je n'ai jamais dit qu'on le ferait.
- Alors quoi ? Tu veux juste lui dire bonjour peut-être ?
Stiles pouffa. Qu'est-ce qu'il pouvait être con ce loup parfois.
- Pousse tes mains et baisse moi ce siège, exigea-t-il accompagnant le geste à la parole.
- Qu'est-ce que tu fais ? s'emballa Derek jetant un vague coup d'oeil à l'extérieur s'assurant que personne ne rodait dans les parages.
- Fais moi confiance, tu vas aimer.
- Stiles, att…
Mais déjà, Stiles écartait le boxer libérant la fierté de Derek qu'il prit aussitôt en mains. Il l'observa un instant se faisant l'idiote réflexion que si le brun comptait lui embrocher cette chose là où il pensait, eh bah il le sentirait passer. Et pas qu'un peu. Il sourit puis, sans prévenir, plongea sur le membre tendu à l'extrême, donna des petits coups de langue sur le gland avant de l'avaler tout entier arrachant un puissant râle de plaisir au loup qui, instinctivement, se cambra ses mains se cramponnant au siège.
- Putain ! gémit celui-ci en rejetant la tête en arrière.
Ravi de son petit effet, l'humain se laissa donc aller. Il lécha, mordilla, goûta. Sa langue léchait avec une minutie parfaite le pourtour de son gland, le contour de ses veines. Ses dents mordillaient doucement, ses lèvres le goûtaient sur toute la longueur. Il suça vigoureusement puis lentement, puis énergiquement à nouveau. Il suçait tant et si bien le sexe de Derek qu'il se sentait venir. Son sang bouillonnait dans ses veines, la tête lui tournait, la réalité s'effaçait. Il n'était plus qu'une boule de chair frémissante, torturé, tourmenté, qui tentait de donner le maximum de plaisir à son amant d'un soir. Il mettait tout en œuvre pour le soumettre à la plus exquise des tortures. Il voulait lui offrir la jouissance... ou presque.
Derek, quant à lui, bien loin de se douter des dernières intentions du jeune homme, avait toutes les peines du monde à se contenir, tout son corps désirant avec une fièvre mal contrôlée celui de l'humain. Il sentait la pression des lèvres de Stiles se faire plus dure à chaque seconde, épousant à la perfection son membre gonflé. C'était tout bonnement divin, similaire à une exquise souffrance lui faisant frôler l'apoplexie. C'était enivrant, grisant et extraordinairement bon. Son être tout entier s'échauffait, les flammes du désir lui léchaient les entrailles avec délectation le rendant ivre de félicité et d'appétence. Ce môme le rendait fou, l'obligeant à déposer les armes. Il ferma les yeux appréciant le contact de cette bouche qui lui prodiguait le meilleur des soins et lui offrait sans le moindre doute possible la meilleure fellation de sa vie. Même Kate ou bien encore Jennifer et toutes ces filles de passage n'étaient jamais parvenues à lui faire ressentir ça. Là, c'était juste le paradis et ses soupirs devinrent de véritables râles de plaisir.
Stiles cessa un instant la succion mais sa main prit très vite le relai se glissant autour de son sexe pour y imprimer d'agressifs vas-et-vients. Il entendait Derek haleter, gémir, soupirer, son bassin remuant en cadence et il adorait ça. Il aimait le voir prendre son pied et son plaisir était 'son' plaisir. Tout en le masturbant vigoureusement, il leva les yeux sur lui pour admirer son visage exprimer sans la moindre crainte son entière satisfaction. Paupières closes, lèvres entrouvertes, grognant sourdement, il le trouvait magnifique. Et il avait désespéremment envie de lui.
Néanmoins, il devait se venger, rendre la monnaie de sa pièce à ce loup qui avait osé l'abandonner au beau milieu de sa chambre. Il s'était retrouvé pantelant de désir avec l'une des pires érections de sa vie.
Souriant vicieusement, Stiles se pencha à nouveau et reprit le sexe du loup en bouche le suçant avec vigueur. Il le suçota encore et encore, l'étirant sur toute la longueur, faisant tourner sa langue autour de son gland. Il se sentait comme le prédateur dévorant sa proie, il était le dominant et Derek le dominé et c'était juste trop bon. Bordel, ce type avait trop bon goût et il n'aurait jamais cru que sucer un mec pouvait être aussi électrisant. Et ses sentiments naissants pour Derek ne faisaient qu'accroître cette exaltation.
Le brun sentait son membre s'enfoncer toujours plus loin dans la bouche de son cadet qui resserrait autant que possible ses lèvres autour de lui l'aspirant avec dureté. La tête lui tournait, ses oreilles sourdaient, sa peau était en feu, son sang crépitait et son cœur retentissait. L'orgasme était tout proche, il allait jouir.
Par réflexe, sa main se posa sur la tête de Stiles ses doigts se crispant dans ses cheveux. Putain, c'était si bon. Trop bon.
- Stiles, gémit-il, je... je vais venir.
A ces mots, telle une sonnette d'alarme, l'hyperactif cessa tout mouvement, ferma très fort les yeux pour se donner la force nécessaire d'agir puis abandonna à regret la fierté de Derek. Il se redressa pour déposer un rapide baiser sur les lèvres outrouvertes, puis se jeta sur la portière s'extirpant au plus vite de la voiture et courrant comme un dératé au beau milieu de la nuit sous une pluie devenue diluvienne. Il courrut jusqu'à ce que ses jambes lui fassent mal et qu'il n'ait plus aucun souffle. Alors il s'arrêta, sortit le portable de sa poche et composa un bref message.
A quelques centaines de mètres de là, toujours installé au volant de sa voiture, le mec le plus sexy de Beacon Hills enroulait une main chaude et ferme autour de son membre tumescent pour y imprimer de rapides vas-et-vients. Les yeux grands ouverts, le visage dur comme la pierre, son être irradiant la colère, Derek Hale se retenait d'injurier l'hyperactif qui avait osé lui faire pareil coup. Putain, ce merdeux allait morfler. A leur prochaine rencontre, il lui ferait clairement passer l'envie de renouveller ce genre de blague. Mais surtout, il le ferait sien. Purement et simplement. Bon gré, mal gré.
Fort de sa décision, ses doigts resserrant plus fort leur emprise sur sa fierté, il se libéra dans un éloquent râle de lubricité qui se transforma en grognement sourd et caverneux. Putain que c'était bon. Enfin, ça l'aurait été davantage si l'autre couillon ne s'était pas barré. Pour le coup, il l'avait véritablement en travers de la gorge.
Toutefois soulagé mais non moins en rogne, Derek sortit le téléphone de sa poche quand celui-ci vibra. Message de Stiles.
"Oeil pour oeil, dent pour dent".
Il ne croyait pas si bien dire.
La vengeance de Derek serait sans aucun doute la plus terrible de toute.
