Voici enfin mon nouveau chapitre.

Comme je n'ai pas internet chez moi en ce moment je ne pouvais pas poster avant. Vraiment désolée.

Pour rappel : Stiles s'est barré après avoir fait des choses peu catho à Derek dans la camaro. Pas cool de sa part. Mais peu importe, Derek sait se venger.

Bonne lecture!


Stiles dormit mal cette nuit là. Il ne cessait de s'agiter dans son lit repensant à un certain loup garou de sa connaissance et au coup particulièrement vicieux qu'il lui avait fait.

Avait-on idée de sucer un mec dans sa voiture par simple vengeance et se barrer juste avant qu'il ne jouisse. Ca ne devrait pas être interdit un truc pareil ? C'était on ne peut plus frustrant et sadique, il le reconnaissait. Et tout ça pour quoi ? Parce que ce même gars l'avait ouvertement chauffé quelques heures plus tôt lui susurrant suavement à l'oreille qu'il avait envie de lui avant de le repousser rudement pour se sauver comme un voleur. Pas très fair-play, mais ce qu'il avait fait était dix fois pire.

Sans doute avait-il exagéré, mais dans le feu de l'action ce châtiment lui avait paru justifié et amplement mérité. Et ce fut en retour le moment le plus érotique de toute sa vie. Il avait pris un pied d'enfer à faire cette fellation, attentif au moindre des gémissements du brun, percevant ses soupirs, appréciant ses râles d'un plaisir évident et ses grondements rauques s'échappant de sa gorge. Cela avait été putain de jouissif parce que Derek s'était offert à lui. Entièrement, intégralement. Ses barrières, pourtant si infranchissables, étaient tombées les unes après les autres tel un fragile château de cartes. Il ne l'avait pas repoussé, ni même menacé. Mais Stiles s'en voulait. Terriblement même. Il avait agit comme le dernier des enfoirés, un imbécile qui ne méritait acunement d'être pardonné. Il ne se savait pas aussi téméraire et s'il y avait une chose dont il était sûr, c'est que Derek ne lui pardonnerait pas.

Aussi, quand la sentence tomberait, que le brun le châtierait sans pitié, il ne broncherait pas, et encaisserait la punition sans se plaindre. Il avait parfaitement conscience que la prochaine fois Derek ne se contenterait pas de simples pelotages ni de quelques baisers aussi désarmants, dévastateurs et brûlants soient-ils. Cela irait beaucoup plus loin. Ils iraient jusqu'au bout. Après tout, maintenant que le jeu avait commencé il fallait bien le terminer. Et Stiles doutait fortement d'en sortir vainqueur.

Il soupira exagérément et dans un geste irascible repoussa la couette loin de lui. N'arriverait-il donc jamais à fermer l'œil ? Pourquoi fallait-il qu'il se prenne autant la tête ? Ce n'était quand même pas sa faute si la situation avait à ce point dégénéré. Bon, peut-être un peu, mais quand même. Derek avait aussi sa part de tords. Il n'était pas le seul à jouer.

Agacé, il regarda l'heure sur son réveil : 05h08. Il souffla de nouveau, récupéra de mauvaise grâce sa couette et s'emmitoufla dedans bien décidé à essayer de dormir un peu. Mais de nouveau, sans qu'il ne puisse rien y faire, ses pensées partirent à la dérive.

Si seulement Derek était là… il se blottirait dans ses bras, entrelacerait ses doigts aux siens et calerait sa tête au creux de son cou exhalant la suavité de sa peau. Si Derek était là, il aurait chaud, l'esprit apaisé, serait en sécurité et tomberait en un rien de temps dans les bras de Morphée. Mais voilà, Derek n'était pas là et ces foutues envies n'étaient qu'une perte de temps. Parce que le brun et lui n'étaient rien. Absolument rien. Pas même de vrais amis. Et puis d'ailleurs, d'où sortaient ces élucubrations ? Depuis quand il avait envie de passer la nuit en mode petite cuillère avec un loup mal léché collé à lui. C'était franchement du grand n'importe quoi ! Il avait certainement égaré quelques neurones au Babylon. Voir tous ces couples gays lui avait sans doute fait croire que lui aussi l'était. Mais il n'en était rien.

Le bel imbécile. Il tombait amoureux sans même le savoir.

Stiles pesta marmonnant des mots inintelligibles puis ferma très fort les yeux. Il était plus que temps de dormir. Demain serait un autre jour.


Était-ce un rêve ou était-ce la réalité ?

Un rêve bien sûr. Et quel rêve fabuleux. Un songe comme on aimerait en faire toutes les nuits. Un de ceux qui vous promet monts et merveilles mais vous laisse frustré et humide quand la réalité vient vous happer vous forçant à vous extirper d'un sommeil auquel vous essayez tant bien que mal de vous accrocher de toutes vos forces. Voilà le genre de rêve dans lequel était plongé Stiles.

Les sensations paraissaient si réelles, si fortes, si désirées. C'était prodigieux, agréable, sensuel, et pour rien au monde il aurait voulu se réveiller. Il était si bien là, au chaud, prisonnier d'un plaisir auquel il se soumettait sans honte, pile à la frontière de l'inconscience. Son corps tressautait imperceptiblement, sa tête dodelinait de droite et de gauche, sa gorge expulsait d'audacieux soupirs de bien être. Il était aux portes du paradis. Ses hanches se soulevaient malgré lui, ses jambes remuaient faiblement se prélassant l'une contre l'autre, ses orteils se crispaient et ses mains se… eh bien ses mains… Quel était ce cliquetis déplaisant quand il essayait de les bouger ? Étrange. Et pourquoi avait-il la tangible sensation d'entendre grogner ? Plutôt désagréable comme son. Du coup, il n'était plus vraiment sûr que son fantasme ne soit qu'un simple rêve.

Aussi, dans un geignement incontrôlé la peur lui nouant subitement le ventre, il ouvrit brutalement les yeux pour tomber dans le regard le plus froid qu'il lui eut était donné de voir. Un regard de glace posé sur lui qui le fit tressaillir des pieds à la tête.

- Derek, souffla-t-il, bouleversé. Qu'est-ce que…

Mais il ne put s'exprimer davantage. Son corps se crispa brusquement quand il se prit la réalité en pleine face et qu'une putain d'envie de jouir le saisit aux tripes. Il lâcha un gémissement si violent qu'il dut se mordre la joue pour ne pas hurler. Ce qu'il vivait n'était définitivement pas une utopie. Ca frôlait même le scandale.

La couette gisant à terre, l'hyperactif était totalement nu. Comment, pourquoi, il n'en savait rien, mais il n'avait pas froid, et cette main aux doigts brûlants qu'il sentait sur son entrejambe entourant son érection était bien patente. Cette intrigante lui imprimait de réels va-et-vient alternant douceur et ferveur qui le faisait littéralement friser la folie. Il n'avait même jamais rien connu d'aussi génial. Désarmant comme situation. Son sang chantait plus vite et plus fort dans ses veines, il était au septième ciel. Il ne cessait de gémir, de geindre et de souffler. C'était si bon, et il suffirait d'un rien pour qu'il s'envole vers l'extase, tel un adolescent à peine pubère, mais Derek savait comment le retenir juste au bord. Derek ! Sérieux, qu'est-ce qu'il foutait là celui-là ? Quelle heure était-il ? Cet enfoiré n'avait pas perdu de temps pour venir lui rendre la monnaie de sa pièce.

- Derek, arrête, at… atends.

Mais le loup se moquait bien des désirs de l'humain. Il n'en avait même carrément rien à foutre. Seul lui importait le sexe chaud et doux qu'il tenait étroitement serré dans sa main et auquel il offrait la plus délicieuse des tortures.

- Aaaahh, putain, couina l'hyperactif le rouge aux joues. Venge toi si tu veux mais arrête de me regarder comma ça maudit loup.

Le plus jeune essaya de s'extraire voulant échapper au regard austère posé sur lui mais impossible de bouger. Il jeta de rapides coups d'œil à ses bras. Merde alors. C'était quoi ce bazar ? Ses poignets étaient retenus par des menottes de part et d'autre de sa tête de lit. Putain, d'où ça sortaient ça ? Depuis quand Derek se promenait avec des menottes. Le con, il l'avait attaché pendant son sommeil. Incroyable. C'était de la triche.

- Regarde-moi ! gronda férocement le loup en attrapant le menton de l'humain.

Le brun voulait lire dans ses yeux, admirer son visage, s'imprégner de son essence, et surtout, il voulait contempler sa vengeance.

Captant de nouveau son regard étincelant de désir, il continua ses caresses sur le membre endolori tout en le scrutant de ses yeux froids. Le visage impassible, il ne perdait pas une miette de ses réactions se délectant du plaisir qu'il lisait dans ses prunelles.

- De… Derek, haleta l'hyperactif tirant malgré lui sur les menottes se faisant mal au passage, tu… tu n'as pas le droit de… les menottes, c'est de la tri…

- Œil pour œil, dent pour dent, le coupa le brun tout en accentuant ses mouvements. Tu te souviens ?

Les lamentations de Stiles redoublèrent de fureur allant jusqu'à friser l'obscénité, son souffle devint saccadé, son pouls s'accéléra considérablement. A ce rythme, il allait jouir entre les doigts de Derek. Enfin, s'il menait ce petit jeu jusqu'au bout, parce que sincèrement il y avait matière à douter. Le jeune homme réalisa alors à quel point cela avait dû être douloureux pour le loup quand il l'avait lâchement abandonné cette nuit à deux doigts de l'orgasme. Il était désormais certain qu'il n'existait pas de pire frustration que ce qu'il avait osé faire. Il ne serait donc pas surpris que Derek agisse en connard à son tour.

- Derek, soupira-t-il le cœur au bord des lèvres. S'il… s'il te plait.

- Je sais, répondit seulement Derek plus que conscient de l'état fébrile de sa douce victime.

De sa main libre, il recouvrit la bouche de Stiles emprisonnant ses soupirs, étouffant ses plaintes. Il mourrait d'envie de l'embrasser, de plonger sa langue dans sa bouche, de le prendre dans ses bras pour l'étreindre avec passion, mais son esprit lui hurlait vengeance, châtiment, représailles. Il lui fallait punir l'hyperactif, le soumettre à la pire des tortures même si pour cela il devait en crever de frustration. Encore.

Tout en le masturbant d'une main experte veillant à ne pas le faire venir trop vite, il dévora son corps des yeux, glissant sur lui un regard devenu de feu. Il le trouvait si beau, si gracieux, sa peau laiteuse parsemée de grains de beauté l'envoûtait, ses tétons rose-brun, ses hanches parfaites, son ventre plat, ses jambes, tout l'attirait. Et son sexe érigé, à la courbure parfaite, le gland charnu où perlait la rosée… ce sexe tendu, il le voulait dans sa bouche, exigeant de le caresser, le goûter. Mais il n'en ferait rien. Pas maintenant, pas cette fois.

Stiles était sur le point de rendre les armes, il le lisait dans ses yeux écarquillés de plaisir. Ces mêmes yeux dans lesquels il plongea à nouveau pour y cueillir le doux parfum du désir. Derek ne se touchait même pas, mais l'odeur de ce corps en effervescence le rendait ivre et était pour lui le plus merveilleux des aphrodisiaques.

- Jouis ! ordonna-t-il en libérant la bouche de Stiles pour l'entendre hurler. Jouis Stiles !

- Derek ! geignit l'humain.

- Jouis je te dis, claqua le brun en le saisissant par la gorge.

- Je…

Mais Stiles ne put jamais finir sa phrase. La bouche de Derek venait de fondre sur la sienne comme un aigle sur sa proie, le pénétrant de sa langue, le bâillonnant avec fièvre. Cela n'avait rien d'un baiser tendre, ou langoureux, c'était carrément une invasion barbare, dominatrice, un assaut viril et autoritaire. Il fouaillait sa bouche sans pitié sa main autour de son sexe se faisant plus ferme, plus rapide, plus sauvage.

Alors seulement, Stiles rendit les armes, sa langue valsant avec celle de Derek acceptant la sentence et déposant son destin au creux de ses mains. Et dans un ultime va-et-vient sur son sexe tendu et douloureux, il se laissa aller à la délivrance et jaillit entre les doigts du brun son corps se convulsant de spasmes et hurlant son plaisir dans la bouche de Derek. Lequel abandonna rapidement ses lèvres pour écouter ses lamentations et observer sa figure. Dieu que ce môme était beau. Agaçant, potentiellement déséquilibré pour oser jouer pareil jeu avec un loup tel que lui mais putain de beau et bigrement attirant pour un gosse de seulement 17 ans. Bon sang, il le voulait tellement. Son propre corps était en feu réclamant la chair de Stiles, le désirant si ardemment qu'il n'arrivait même plus à réfléchir.

Les yeux fermés, l'hyperactif ne parvenait pas à toucher terre. Le plaisir n'avait pas encore quitté son corps qu'il sentit Derek remuer contre lui ses lèvres animales partant à l'assaut de sa gorge qu'il suçota fiévreusement y déposant une myriade de baisers, puis glissa sur ses tétons qu'il mordilla lui arrachant des cris de douleur avant de descendre sur son ventre où sa langue sembla chercher quelque chose dans son nombril. Il avait envie de le toucher en retour, de fourrer ses doigts dans ses cheveux, mais les enclaves autour de ses poignets l'empêchaient du moindre mouvement.

- Derek, appela-t-il d'une voix suave. Libère-moi !

Le brun refusa tandis que sa langue traçait des sillons de feu sur la peau nue de son ventre ses mains flattant ses flancs. Il devenait fou. Il lui fallait plus. A ce rythme, s'il ne se contrôlait pas, il baiserait l'humain à sec.

- Laisse-moi te toucher.

La voix de Stiles le fit revenir à la réalité. Cessant son doux supplice, il se redressa vivement, attrapa la couette jetée à terre pour en recouvrir le corps de sa victime et se pencha pour déposer sur ses lèvres un baiser ardent qui lui donna chaud une main enroulée autour de sa nuque pour plus de force. Puis, avant qu'il ne le quitte à regret, une fois de plus, il dégusta le lobe de son oreille l'écoutant soupirer et susurra vicieusement :

-Œil pour œil, dent pour dent Stiles.

Et avant même que les mots n'atteignent le cerveau de l'hyperactif, Derek était déjà à la porte prêt à quitter les lieux. Il se retourna pour observer le jeune homme dont le visage exprimer l'incrédulité et la peur. Leurs regards se croisèrent et le brun sourit on ne peut plus ravi de sa petite vengeance.

- Qu'est-ce que tu fous ? s'écria l'humain en secouant les menottes. Tu ne comptes quand même pas partir en me laissant attacher ?

Derek haussa les épaules, attrapa son portable et composa un rapide message avant de le remettre dans sa poche.

- Détache-moi !

- Pas envie.

- Déconne pas Derek et libère-moi, exigea Stiles.

- Tu es adorable dans cette position, ricana le loup en passant le pas de la porte.

- Non, attends, mon père ne va pas tarder à rentrer.

- C'est pas mon problème.

- DEREK ! hurla le môme qui rebondissait dans son lit.

Derek attrapa la poignée de la porte, prêt à la refermer.

- Attends-toi à voir débouler Scott d'un instant à l'autre, dit-il.

- Scott ? Pourquoi ?

Le brun ressortit le portable de sa poche et l'agita du bout des doigts sous le regard estomaqué de Stiles.

- T'as pas fais ça !

- Jme suis gêné.

- Connard !

Derek ricana de nouveau.

- Je t'attendrai chez moi, promit-il en refermant la porte avant de dégringoler l'escalier et de quitter la maison.

Il entendit Stiles hurler son prénom à plusieurs reprises, lui ordonnant avec des mots plutôt crus de ramener son gros cul poilu de loup mais cela ne fit qu'amplifier sa bonne humeur. Aussi, un énorme sourire aux lèvres, il grimpa dans sa camaro et du baume au cœur prit la direction de son loft.

La prochaine fois serait la bonne. Ce petit jeu avait assez duré.


Et voilà, satisfaits de la vengeance de Derek ou est-ce encore trop gentil ?

Le prochain chapitre est en cours, j'essaie de me dépêcher.