Ca yé ! j'ai réussi à l'écrire ce lemon. J'ai mis 3 jours et je vous ai fait attendre mais le voici enfin.

Je dois la toute première phrase à ma chère DianeMoon sans qui je n'aurai pas réussi à pondre ce chapitre, ou alors, difficilement.

Je n'ai pas pris le temps de répondre à vos dernières reviews et je m'en excuse mais sachez qu'elles sont appréciées à leur juste valeur et très motivantes. Merci aussi à anonyme92 qui me suit depuis le début et que je ne peux remercier en privé.

Sur ce, je me tais et vous souhaite une bonne lecture !


Quand Derek se retrouva plaqué, dos contre un mur, les lèvres de Stiles mordillant sensuellement les siennes, et ses mains cherchant presque à lui arracher son tee-shirt, il sut que la situation venait tout juste d'échapper à son contrôle.

Outrageusement collé à lui, l'humain pénétrait de force sa bouche, sa langue partant à la recherche de la sienne pour la déguster et s'imposer, comme un pirate ivre de rapine. Aucune douceur n'en résultait, ses baisers n'étaient que fièvre et empressement et Derek avait l'étrange et somme toute, agréable sensation d'être une proie dévorée par un dangereux prédateur.

Quelque peu abasourdi par tant d'impatience mais néanmoins on ne peut plus réceptif et débordant de désir pour son chasseur, il sentit une main aventureuse descendre vers ses fesses pour les caresser, les palper, les malaxant avec une certaine brusquerie. Le corps chaud et accueillant de Stiles se pressait toujours plus fort contre son bassin frottant une érection qu'il savait douloureuse contre sa cuisse. Et quand ce dernier, à force d'impatience, réussit à passer une main sous le tee-shirt dans des gestes hâtifs et désordonnés pour venir caresser de sa paume la peau si chaude, là, juste sous les côtes, Derek ne put retenir un tressaillement, sa fierté gonflant et palpitant contre le ventre de son apprenti tortionnaire.

Lèvres contre lèvres, les souffles se mêlaient, les salives se mélangeaient. Les cœurs battaient à l'unisson en une cacophonie assourdissante. Le loup et l'humain se sentaient fondre comme neige au soleil, frissonnant d'un plaisir non dissimulé, et désirant avec une hardiesse folle de sentir les peaux nues l'une contre l'autre tout en s'effleurant de la pulpe de leurs doigts.

- C'est à mon tour de mener la danse, susurra l'hyperactif en venant sucer le lobe de l'oreille du brun.

- Et si j'en ai pas envie ? objecta Derek dans un souffle le visage enfoui dans le cou du plus jeune.

Stiles cessa un instant ses cajoleries pour venir planter dans les iris opalines un regard amusé.

- Pas envie ? Vraiment ?

Le long regard qui s'ensuivit eut raison de la santé mentale du plus vieux. Ce qu'il lisait dans les yeux de son cadet n'était pas seulement du désir ni même le simple besoin d'assouvir ses fantasmes, ou bien encore de la moquerie. Non, c'était bien plus que ça. Les prunelles chocolat transpiraient non seulement l'érotisme, mais aussi la douceur et la bienveillance. Et ces yeux là le bouleversait jusque dans son âme parce que jamais encore Stiles n'avait eu ce regard là

- Et qu'en pense cette dernière ? demanda suavement Stiles en venant taquiner de ses doigts la fierté du loup.

Détachant un instant son regard du jeune homme, Derek baissa la tête pour scruter de ses yeux flambants la main accrochée à son entrejambe. Quelle audacieuse. Cette même main qui avait pelotée son fessier était en train de s'insérer sournoisement à l'intérieur de son jean allant jusqu'à se glisser sous la toile du boxer. Vraiment très audacieuse.

Un sourire libertin éclaira le visage du brun, et quand enfin il sentit les doigts brûlants autour de son membre il sut avec une vérité désarmante qu'il avait déjà perdu. Mais il s'en fichait pas mal. C'était maintenant que tout se jouait. Aussi, dans un soupir de bien être, se libérant au passage de toute la frustration accumulée ces derniers jours, il accrocha de nouveau le regard lubrique de Stiles posé sur lui, attrapa sa nuque d'une main ses doigts grattant doucement la base de ses cheveux, la seconde se calant sur les hanches bien dessinées et, sans jamais se quitter un seul instant des yeux, s'abandonna aux caresses de l'hyperactif. Il avait le besoin impérieux de toucher et d'être touché. Et il comptait bien profité de ce moment de grâce que lui offrait son humain.

Et Stiles savait y faire. A croire qu'il avait fait ça toute sa vie. Derek se noyait dans un maelstrom de sensations. Les mouvements de va-et-vient sur son sexe érigé étaient d'une lenteur affolante. Ce fabuleux contact corporel l'enveloppait de doux crépitements électriques et le jeune homme prenait un malin plaisir à le faire doucement devenir dingue.

- Plus vite, implora-t-il les yeux noyés dans les siens.

L'humain sourit mais n'accéléra pas pour autant la cadence. Tout au contraire. Il ralentit encore plus ses gestes et glissa sa main sous les bourses où la peau était si fine, si douce, pour les malaxer avec gourmandise avant de remonter sur la hampe large, longue, et de passer un doigt sur le gland pour en cueillir la perle de rosée.

- Stiles, grogna à nouveau le loup sa main autour de sa nuque s'en allant fourrager dans les cheveux du jeune homme.

De son bras libre, Stiles remonta le tee-shirt du loup pour venir caresser son ventre, effleurant ses abdominaux aux allures de tablette de chocolat et remontant doucement sur son torse pour le palper. Derek avait la peau si satinée, si souple, c'en était déstabilisant mais vraiment divin.

Les doigts de l'hyperactif galopèrent dans le dos puissamment musclé puis, dans une tendre secousse rapprocha le brun au plus près de lui et alla cueillir sur ses lèvres un baiser enflammé tandis que son autre main, toujours parfaitement enroulée autour de la fierté de Derek se mit brusquement à accélérer ses mouvements. Cette soudaine vivacité arracha à son amant plaintes et gémissements qu'il étouffa de sa bouche avalant le moindre de ses soupirs.

Rapidement, Derek se perdit dans les limbes du plaisir, oubliant la réalité et ses tourments. Les baisers de l'hyperactif étaient grisants. Personne ne l'avait jamais embrassé ainsi et il ferma plus fort les yeux pour mieux savourer chaque sensation. Cette main dans son jean le rendait fou. L'envie de jouir lui brûlait les entrailles, des flammes ardentes lui léchaient le bas ventre, son sang chantait plus vite et plus fort dans ses veines. Les doigts de Stiles sur sa verge tendue étaient comme une drogue et il avait l'impression de planer.

Les allers retours sur sa hampe se poursuivaient inlassablement et de ses mains hargneusement enroulées autour du garçon, Derek n'avait aucun contrôle sur ses râles. Et leurs baisers qui n'en finissaient pas, se faisant plus sensuels, plus profonds, plus passionnés. Comment avait-il fait jusqu'à aujourd'hui pour réussir à vivre sans les merveilles qu'étaient la bouche et la langue de son amant ?

- Dis moi si je me trompe, mais on dirait que t'aime ça, badina Stiles entre deux baisers.

Pour unique réponse, le loup grogna contre sa bouche et lui mordit sensuellement la lèvre inférieure.

- Je prends ça pour un oui, dit-il avant de reprendre ses lèvres avec envie.

Tout en le masturbant avec vivacité, Stiles sentait les mains de Derek l'étreindre fiévreusement, glissant sur son dos, ses reins, ses hanches et empoigner ses fesses avec passion. Dieu qu'il avait envie de cet homme. Il le voulait à la folie, désireux de goûter la moindre parcelle de son corps et de le caresser jusqu'à ce que ses mains saignent. Il voulait se perdre en lui, avec lui, autour de lui. Il voulait que le brun le fasse sien et le dévore jusqu'à la moelle. Il voulait tout de cet homme. De la tête aux pieds, il voulait tout de lui.

Stiles virait totalement fou. Et tous ces vêtements qui les séparaient devenaient soudainement des entraves insupportables. Il voulait la peau nue de son aîné contre la sienne, maintenant, tout de suite. La passion était si forte, si violente, elle demandait un assouvissement rapide et bestial. Son sang était en ébullition, il avait chaud, si chaud et Derek était le seul à pouvoir apaiser les flammes de son corps. Contre les lèvres de son amant, il se mit à gémir plus fort, des sons rauques s'échappant de sa gorge. A regret et étouffant de sa bouche la frustration du loup, il retira sa main du jean et dans des gestes empressés essaya d'arracher ce maudit tee-shirt devenu bien trop encombrant.

- Putain Derek, aide-moi, s'énerva-t-il en tirant sur le bout de tissu.

- T'es vraiment pas doué.

En un geste rapide et maitrisé, Derek fit passer le tee-shirt par dessus sa tête et le jeta par dessus son épaule sans plus de cérémonie.

- Et vire moi ce pantalon, bougonna Stiles en se penchant sur le brun pour défaire de ses mains fébriles la boucle de sa ceinture.

- Pousse toi ! Je vais le faire.

En un clin d'œil, Derek fit glisser la fermeture Éclair et retira pantalon et sous-vêtements pour se retrouver intégralement nu sous les yeux brillants d'un humain visiblement en chaleur. Puis, sans même lui demander son avis, il se rua sur ce dernier pour le forcer à enlever veste, chemise, pantalon et boxer avant de l'agripper par le biceps pour le traîner d'un pas énergique vers le lit où il le balança dessus sans ménagement.

- Enfin ! claqua-t-il triomphant.

- C'est vraiment la bonne cette fois ? interrogea Stiles à plat dos sur le lit les yeux pétillants de convoitise.

- On va très vite le savoir, répondit Derek en venant s'installer à genoux entre les jambes écartées de l'humain.

- Montre moi !

Le brun sourit et s'allongea sur le corps étendu de sa proie toute chaude pour venir l'embrasser amoureusement. Les rôles venaient de s'inverser et il avait bien l'intention de consommer ce repas gracieusement offert.

De la tête aux pieds, ils se touchèrent, bouche contre bouche, ventre contre ventre, jambes emmêlées, les mains glissant sur les corps en sueur. Ils échangeaient leurs salives, leurs odeurs, leurs caresses. Leurs langues bataillaient, affolées, explorant les cavités humides de leurs bouches, se léchant, se goûtant, leurs sexes bandés frottaient l'un contre l'autre, et c'était si bon qu'ils ne pouvaient se retenir de gémir. Il suffirait d'un rien pour qu'ils s'envolent tous deux vers l'extase.

Derek se détacha de la bouche de Stiles et alla déguster le lobe de son oreille ses mains flattant ses flancs, ses doigts griffant son ventre, ses cuisses avant de remonter en une caresse lente et dure. Attentif aux moindres réactions de son corps, il voulait découvrir ce qui lui plaisait, ce qui le rendrait complètement fou. Il se pencha et suça ses tétons à tour de rôle pinçant entre ses dents ces petits morceaux de chair. Dans un cri de surprise, le jeune homme se cambra sous lui et Derek jubila. Puis il descendit lentement le long de son torse, glissant vers le nombril, le pli de l'aine, terminant sa course dans son entrejambe et arrivant sur cette hampe si convoitée. Vraiment magnifique et il n'avait plus qu'une envie : l'avoir dans sa bouche et la déguster jusqu'à plus soif.

Mais avant de sonner la charge, il leva des yeux inquisiteurs sur Stiles croisant un regard voilé de désir et empreint de fièvre. L'envie et le plaisir ornaient le visage rougi de l'humain, sa bouche entrouverte semblait supplier et ses mains vinrent très vite se perdre dans la tignasse brune du loup.

- S'il te plaît, souffla l'hyperactif en laissant sa tête retomber sur l'oreiller.

Un sourire carnassier vint étirer les lèvres du loup. Stiles était à sa merci, vibrant de désir, le corps transpirant la luxure. C'était certainement l'un des plus beaux spectacles qu'il lui ait été donné de voir et cette vision l'enivrait. Stiles était beau et il avait follement envie de lui.

Glissant une main sous les bourses chaudes de l'hyperactif, Derek les pourlécha doucement absorbant par petits à coups la peau si délicate avant de remonter une langue vagabonde le long de son membre tumescent jusqu'au gland, tout humide. Il le lécha du bout de la langue tendrement, gentiment avant de le prendre en bouche et de l'enserrer entre ses lèvres faisant rouler sa langue tout autour. Le gémissement fortement prononcé de Stiles lui fit battre le cœur plus vite. Dieu qu'il aimait ce son, écoutant avec attention ses râles de plaisir, ses gémissements plaintifs, ses soupirs de bonheur. Une ritournelle qu'il ne se lasserait jamais d'entendre.

Après l'avoir bien mouillé de sa salive, sa langue léchant et suivant le pourtour de ses veines, Derek le prit complètement en bouche faisant coulisser la hampe entre ses lèvres. Un vrai régal. Stiles avait très bon goût. Et il se mit à le sucer doucement puis de plus en plus vite et de plus en plus fort.

D'instinct, et sans doute parce qu'il ne pouvait faire autrement, l'hyperactif se cambra violemment, son bassin remuant au même rythme que la bouche du loup. Ses mains agrippèrent les draps les serrant si fort que les jointures de ses doigts blanchirent, la tête rejetée en arrière il prononçait des mots inintelligibles et ses jambes étaient si bien écartées qu'il frisait littéralement l'obscénité. Ce qu'il vivait là était sans nul doute le meilleur moment de sa vie. Entre les mains de Derek, son sexe s'enfonçant toujours plus loin dans sa bouche, il était pareil à un pantin désarticulé et il n'aspirait qu'à une seule chose : que cet instant dure à jamais.

Mais Derek était bien trop doué et lui pas assez expérimenté et bien trop excité. Il était près de l'explosion. Aussi, suite à une aspiration un peu plus forte sur sa fierté, Stiles ne put se retenir davantage et jaillit sans crier gare dans la bouche chaude du brun en un long râle suggestif. Lequel avala tout, avant que de sa langue habile il ne se livre à une toilette intime et soigneuse léchant délicatement le contour de son gland.

Le plaisir n'avait pas encore quitté son corps que Stiles se retrouva allongé sur le ventre deux grandes mains chaudes et fermes caressant ses fesses et remontant tranquillement son dos pour venir presser ses épaules, une paire de lèvres embrassant la base de son cou.

- Je n'en ai pas encore fini avec toi, murmura Derek à son oreille.

La visage enfoui dans l'oreiller, l'hyperactif avait toutes les peines du monde à redescendre de son petit nuage, et les paroles du loup ne prirent réellement tout leur sens que lorsqu'il l'entendit ouvrir le tiroir du chevet. Il tourna alors le visage vers l'origine du bruit pour apercevoir son ainé attraper un tube de lubrifiant et un préservatif.

- Derek, appela-t-il en essayant de se remettre sur le dos.

- Bouge pas ! claqua le loup en appuyant sur ses fesses pour le maintenir en place.

Les mains de Derek étaient si chaudes, si doucereuses sur sa peau pâle. Et Stiles avaient tellement envie de lui. Il se consumait et avait hâte de ne faire plus qu'un avec lui.

De ses doigts abondamment lubrifiés, le brun en introduisit d'abord un dans l'intimité du jeune homme, titillant et jouant avec son anus, puis un second tout aussi taquin. Le long soupir de satisfaction que lâcha Stiles l'incita à entamer un lent mouvement de va-et-vient qui eut raison de lui quand il accéléra les à-coups. Le plaisir montait crescendo et Derek sentait sa proie s'amollir dans ses bras se livrant à lui corps et âme. Stiles n'était plus qu'une boule de chair frémissante attendant le bon vouloir de son bourreau. Mais quand enfin Derek voulut remplacer ses doigts par son sexe, l'hyperactif se débattit presque férocement sous lui.

- Non Derek, protesta-t-il. Pas comme ça.

Immédiatement, Derek le lâcha et s'écarta. Avait-il fait quelque chose de mal ? Mais avant qu'il ne puisse poser la moindre question Stiles se retourna, se redressa pour déposer un baiser sur ses lèvres et se rallongea sur le dos l'entrainant avec lui.

- Je ne veux pas faire ça par derrière, expliqua le jeune homme face au regard interrogateur posé sur lui. Je veux te voir.

Attendri par cette demande, Derek l'observa longuement avant de répondre très doucement :

- D'accord.

Sa voix était si chaude et si inhabituellement affectueuse qu'elle fit frémir l'humain qui l'attira à lui pour un nouveau baiser auquel Derek répondit de bonne grâce. Mais très vite, l'envie de ne faire plus qu'un les consuma plus fort les faisant palpiter d'impatience.

- Prends-moi Derek, fais moi tien, supplia Stiles quand leurs regards se croisèrent. Mais ne sois pas trop brutal.

Le brun sourit. Décidément, ce gamin avait l'art de lui mettre un sacré baume au cœur emplissant sa vie de couleurs plus légères. Bien sûr qu'il serait doux et gentil. Même s'il s'était bien amusé à ses dépends le frustrant plus que de raison, il n'avait jamais été question de le faire souffrir. Il n'était pas un monstre et faire du mal à Stiles reviendrait à s'auto-mutiler. Il tenait trop à lui pour faire une chose pareille.

- Je peux peut-être essayer d'être gentil, le rassura le brun en faisant pénétrer deux doigts à l'entrée de son anneau de chair pour le préparer.

- J'ai confiance, dit le jeune homme dans un souffle appréciant les allers retours dans son antre.

Oui, Stiles avait toute confiance en son amant. Derek avait beau être ce type froid, brusque et arrogant que tout le monde connaissait, il savait avec une conviction accrue et démesurée qu'il prendrait soin de lui.

- Tu es prêt ? demanda Derek les mains posées sur les genoux pliés et largement écartés de l'humain.

- Je suis prêt.

Et c'est sans le quitter du regard que Derek souleva ses fesses et s'enfonça très doucement en lui prenant grand soin de ne pas le faire souffrir.

- Ça va ? demanda-t-il tout de même inquiet.

- Oui, souffla Stiles sans l'ombre d'une grimace.

Millimètre après millimètre le brun gagnait du terrain caressant de ses doigts la peau suave des cuisses de son cadet, progressant par petits à-coups et lui arrachant de voluptueux soupirs qui sonnaient à ses oreilles comme la plus belle des mélodies. Et quand il fut enfoncé jusqu'à la garde il se pencha sur Stiles pour l'embrasser avec passion mêlant sa langue à la sienne une main enfouie dans ses cheveux.

- Bouge ! implora l'hyperactif contre ses lèvres.

A l'ordre, Derek se redressa mais dut se faire violence pour ne pas le marteler immédiatement de coups de butoir anarchiques. Pourtant, il y avait de quoi : Stiles était si étroit, si chaud, ça le rendait dingue. Mais il se ressaisit. Il voulait prendre son temps et avait promis d'être doux pour leur première fois.

- Bouge Derek, siffla à nouveau le jeune homme à bout de nerf.

Face à face, ils firent alors l'amour, les chevilles de Stiles croisées autour des reins du brun, ses bras autour de son cou, son souffle contre le sien. Ils s'embrassaient à en perdre haleine et il leur fallait toujours plus. Plus vite, plus fort, plus de baisers, plus de peaux sous leurs mains empressées. Ils avaient le besoin constant de combler une distance qui n'existait plus. Le plaisir les dévastait, les portant toujours plus haut, plus loin. Les gémissements et les soupirs allaient bon train. La réalité n'existait plus, la bulle dans laquelle ils planaient était le plus merveilleux des cocons. Une alchimie parfaite venue de l'amour faisait frissonner leurs peaux et leurs âmes. Ce n'était plus Stiles et Derek. Ils étaient une seule et même entité, et quand ils atteignirent le septième ciel ensemble en un puissant orgasme ils réalisèrent que dorénavant ils ne pourraient plus jamais se passer l'un de l'autre.

Mais ils n'en restèrent pas là. Ils firent l'amour plusieurs fois, longtemps, sensuellement puis sauvagement. Jusqu'à épuisement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien d'eux que deux corps pleinement assouvis et deux cœurs apaisés. Jusqu'à ce qu'ils en oublient leur frustration des derniers jours.

Et quand arriva le moment fatidique où Morphée se présenta toquant malicieusement à la porte, Stiles, adroitement blottit contre son loup leva des yeux taquins sur lui murmurant doucement :

- Si je reste dormir, tu me prendras dans tes bras ?

- Non, répondit Derek les yeux clos.

- T'es pas sympa.

- J'ai jamais dit que je l'étais, rétorqua le plus vieux en ouvrant les yeux pour les plonger dans le regard espiègle du jeune homme.

- Oh allez, s'il te plaît. Fais un effort.

- Non.

- Pourquoi ?

- A ton avis ?

Stiles leva les yeux au ciel.

- J'en sais rien. Pourquoi ?

- Pas envie.

- Pas en...

- Tais toi, ordonna le brun tout en passant un bras possessif autour de la taille de son humain le ramenant fermement contre lui. Si tu veux qu'on remette ça dans quelques heures, il va falloir dormir.

- C'est une promesse ? demanda Stiles le visage enfoui dans le cou du loup.

- C'en est une. Maintenant, dors !

Un sourire ornant ses lèvres, Derek resserra son emprise autour de son humain qui dormait déjà et ferma les yeux pour très vite sombrer à son tour dans un profond sommeil. Cette fois avait été la bonne et il ne regrettait rien.

Game over peut-être mais un tout nouveau jeu commençait pour eux.


Et voilà pour ce chapitre. Alors ce lemon, bien ou pas ? Ok, j'ai raccourci la fin mais j'aimais bien comme ça.

Un épilogue vous plairait-il ?

Bien à vous.

Pouki