Bonsoir,
voici enfin cet épilogue dont j'avais parlé. Très court et peut-être pas à la hauteur de vos espérances mais j'espère que ça vous plaira un peu quand même. Je dois être en mode 'manque de confiance en soi'.
Bonne lecture.
- Stiles ! aboya Derek en tapant sur le matelas. Ramène tes fesses dans ce putain de lit et termine ce que tu as commencé !
- Pas le temps, je dois y aller. Il est déjà 8 h passé. Scott va encore se demander ce que je fous et je me vois mal lui dire que je donnais du plaisir à mon mec.
- Et puis encore, grogna le loup en imaginant la tête de McCall si Stiles lui balançait ça en pleine poire. Viens là ! M'oblige pas à venir te chercher.
Debout au milieu de la chambre, l'hyperactif ne l'écoutait pas et s'efforçait tant bien que mal d'enfiler pantalon et tee-shirt, mais dans sa hâte il s'emmêla les pieds et tomba sur le postérieur.
- C'est pas vrai, râla-t-il en s'agitant pour se relever et attraper ses chaussures.
Adossé à la tête de lit, bras croisés sur la poitrine, Derek leva les yeux au ciel devant la maladresse de son petit-ami.
- Idiot, ricana-t-il dans sa barbe.
- Oh ça va hein ! Te moque pas. J'aimerai t'y voir.
- Sérieux, je m'en fous pas mal que tu sois en retard pour les cours Stiles, c'est pas mon problème.
- Ça va le devenir si mon père apprend qu'à cause de toi j'arrive en retard presque tous les matins.
- A cause de moi ? répéta le loup, contrarié.
- Qui d'autre ? rétorqua l'humain un sourire aux lèvres tout en plongeant ses prunelles chocolat dans son regard azur.
Six mois que ces deux là formaient un couple, et trois mois que Stiles passait désormais toutes ses nuits chez son aîné. Ne supportant plus les incessants allers-retours de l'hyperactif entre la maison du Shérif et son loft, Derek avait proposé ou était-ce ordonné (allez savoir), au jeune homme de venir s'installer chez lui pour de bon. Mais en ce lundi matin d'une nouvelle semaine, il doutait sérieusement d'avoir eu là une bonne idée.
Stiles était pareil à un démon dans le corps d'un ange.
Trois mois que chaque matin ce jeune diablotin frustrait le brun plus que de raison en virevoltant sous les draps pour venir prendre en bouche sa fierté et entamer une petite séance de gâterie très personnelle. Un réveil des plus délicieux pour Derek qui sentait ses entrailles prendre feu et son sang courir plus vite dans ses veines, tandis que ses doigts venaient se perdre dans les cheveux du plus jeune tout en lâchant de petits soupirs de bien être. Mais là où ça pêchait c'est que, putain de bordel de m..., jamais Stiles n'achevait son œuvre. JAMAIS. Et tout ça par manque de temps mais essentiellement par jeu et simple esprit de vengeance. Et ça, ça agaçait prodigieusement le loup qui concoctait en retour des plans tous plus tordus les uns que les autres pour rendre la pareille à son humain. Et cela fonctionnait plutôt bien. Stiles morflait et perdait à son tour la tête avant d'être lâchement abandonné avec une érection du tonnerre. "Œil pour œil, dent pour dent" était devenu leur devise. Et le pire, c'est qu'ils en redemandaient.
Six mois que ces deux imbéciles vivaient dans leur bulle, un parfait cocon empli de débauche et de passion charnelle, s'aimant d'un amour indéfectible qu'ils ne s'avoueraient jamais, oubliant la réalité et leurs différents, et affichant sur leur visage le plus absolu des bonheurs. Mais c'était aussi les six mois les plus frustrants de leur vie. Leur stupide jeu du chat et de la souris avait certes pris fin mais ils étaient aujourd'hui plus que jamais au cœur des tourments de la chair se donnant corps et âme l'un à l'autre quand venait la nuit, mais ne s'accordant que des bribes de plaisir dans la journée, s'amusant à se voler jusqu'à leur dernière parcelle de lucidité pour mieux se laisser choir. Un autre jeu tout aussi idiot que le premier.
- Allez, je me sauve, lança Stiles en jetant son sac de cours sur l'épaule. A ce soir.
En se détournant, il entendit le loup grogner. Un grondement bas et rauque qui lui donna la chair de poule, mais qu'il affectionnait tout autant que ça l'excitait parce que cela présageait une nuit pleine de luxure, de soupirs et de gémissements interminables. Derek lui ferait payer son audace, il le savait. Aussi, un sourire moqueur et fiévreux accroché à la face, le jeune homme se retourna.
- Je suis certain que tu trouveras un bon moyen de te venger, dit-il les yeux pétillants d'effronterie. Tu trouves toujours.
Les lèvres de Derek s'étirèrent en un rictus carnassier.
- T'es un homme mort, trancha ce dernier en s'extirpant des draps pour se lever complètement nu.
Stiles pouffa mais évita soigneusement de mater ce corps d'Apollon s'il ne voulait pas risquer à coup sûr l'heure de colle.
- Maintenant, dégage !
L'hyperactif ne demanda pas son reste et quitta rapidement les lieux non sans un dernier sourire à son homme qui lui renvoya un regard noir.
- Tu ne perds rien pour attendre, murmura Derek dans un sourire devenu tout tendre avant de se rendre à la salle de bains pour calmer ses ardeurs.
Ainsi était rythmé leur quotidien : jeu, amour, frustration, passion et luxure.
Un jeu des plus stupides. Beaucoup de frustration et de luxure. Une passion souveraine. Et surtout et plus que tout, un amour incommensurable.
Voilàààààààà.
Alors alors alors ?
