Bonjour, ou bonsoir, dépendant d'où vous venez! Je sais, ces derniers temps je n'ai pas beaucoup publié, mais ne vous inquiétez pas, je n'ai pas abandonné cette histoire! Pour tout vous dire, je suis dans ma dernière année du secondaire et avec la rentrée, j'ai été très occupé. Mais je fais du mieux que je peux. Alors voilà la suite que vous attendiez tous, le prochain chapitre de La neige n'est pas toujours blanche!


L'atelier du Père-Noël. Combien avait rêvé de voir cet endroit magique, remplit de jouets et de rires? Beaucoup, et pas seulement des enfants. En effet, avant il y avaient quelques mois, Jack Frost, l'incorrigible farceur de givre, n'avait jamais réussi à y entrer. Et seul l'Homme de la Lune savait combien de fois il l'avait tenté (quoi que Phil devait aussi en avoir une assez bonne idée)! C'est pour ça qu'à chaque fois il ne pouvait que s'émerveiller devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Les jouets tourbillonnaient, volaient (manquant de près de raser la tête de quelques yétis), crachaient de la fumée et des cliquetis bizarre s'élevaient de certains encore en construction. Les elfes faisaient de leur mieux pour aider, mais ne faisaient que causer plus de travail aux yétis en brûlant des ampoules et en cassant des bras de poupées (pauvre, pauvre Phil). La sensation de magie dégagée par l'atelier avait, selon Jack, une force inégalée (si ce n'est par lui) pour mettre un sourire sur les lèvres des gens.

Cet endroit avait le don de lui faire oublier ses tracas, mais aujourd'hui il n'était pas là pour givrer des elfes (bien qu'il en ait très, très envie). En effet, il se disait qu'après avoir fait la connaissance des Gardiens il y a huit mois, ils méritaient de savoir la vérité. Toute la vérité. Pour la première fois depuis 300 ans, il allait s'ouvrir à des personnes concernant ses craintes. Aussi, pour la première fois depuis 300 ans, l'Homme de la Lune lui avait parlé. Il l'avait écouté (bien que Jack ce doutait que l'Homme de la Lune savait déjà tout) et conseillé, lui donnant une grande partie de la solution à son problème. Il savait ce qu'il devait dire, mais la peur lui nouait l'estomac. Comment les Gardiens réagiraient-ils? Allaient-ils le repousser, essayer de l'aider, pire, le prendre en pitié? Jack détestait la pitié, il n'aimait pas que les autres le voit, comme on dit, à nu. L'idée qu'ils le rejettent le faisait grandement souffrir, mais cela ne fit que renforcer sa détermination. Autant en finir une bonne fois pour toute.

Parcourant les étages de l'atelier, Jack se rendit directement au bureau de Nord. À chaque pas, il pensait se retourner et prendre ses jambes à son cou. Mais du nerf, que diable, se dit Jack, si je n'arrive pas à faire cela, je ne serais plus Jack Frost, le garçon sans peur (en apparence).

Rendu devant la porte de Nord, il s'arrêta, prit une grande respiration et frappa.

- Qui vient troubler travail? demanda la voix tonnante du père-Noël.

- C'est moi, Jack.

La porte s'ouvrit si vivement que Jack dut faire un bond en arrière pour ne pas la prendre en pleine figure. Devant lui se tenait Nicolas Saint-Nord, dans son éternel habit rouge, ses deux bras tatoués grand ouvert et ses yeux bleus pétillants de malice. Le dit homme s'avança et fit à Jack un câlin à lui briser les côtes (oui, il jurait avoir entendu ses côtes craquer).

- Jack, mon garçon, ça faire plaisir de te voir! Comment se passer distribution de neige en Europe?

- Bien Nord, merci. Mais ce n'est pas pour ça que je suis ici. J'ai quelque chose à vous dire, à vous tous. Peux-tu convoquer les autres pour une réunion?

Les yeux de Nord se plissèrent, envahies d'inquiétude. Seul deux choses feraient que Jack convoque une réunion d'urgence. Soit Pitch était de nouveau en liberté, soit c'était. . . Ses yeux prirent une lueur grave tandis que lui et Jack descendaient les niveaux pour aller à la salle de contrôle du globe. Il redoutait le moment qu'ils devraient dire à Jack ce qu'ils avaient vu, lui, Sab, Fée et Bunny. Pourtant, il ne parvint pas à se convaincre de passer ce moment sous silence. Jack avait le droit de savoir.

Tandis qu'il actionnait les aurores boréals, Jack se demandait pourquoi Nord n'avait pas plus questionné sa demande. Après tout, ce n'était pas souvent qu'il voyait Jack aussi sérieux. Que pensait-il qu'il se passait?

Pendant ce temps, dans plusieurs endroits du monde complètement différents, Fée, Sab et Bunny voyaient les aurores boréales se montrer rapidement dans le ciel, que ce soit la nuit, le jour, le crépuscule ou l'aube. Tous pensaient la même chose, sachant quelle était la raison de la convocation de l'ensemble des Gardiens. Tous partirent pour le pôle-Nord, l'appréhension leur tordant le ventre.

Finissant par arriver, tous se regardèrent un court instant, sachant que la prochaine heure serait décisive pour leur relation avec leur plus jeune, leur petit frère, leur fils. Comment lui dire combien ils regrettaient, combien ils voulaient le soutenir. Comment racheter leurs fautes, leur méprit à l'égard du jeune garçon? Tous l'avaient compris, Jack était encore un enfant, et eux, qui avaient juré de les protéger, avaient faillient à leur promesse. Comment se faire pardonner?

Poussant la porte, Bunny entra le premier, suivit de Sab et de Fée. Tous étaient tendu, rendant l'ambiance de la pièce bien plus solennelle, rendant Jack hésitant de sa décision de tout leur dire. Pourtant, il ne recula pas.

- Nord, pourquoi tu nous as appelé? demanda Bunny.

- Ce n'est pas moi qui ait voulu, Jack a demandé, répliqua le concerné.

Les Gardiens se tournèrent tous vers Jack, attendant qu'il prenne la parole. Prenant une profonde inspiration, il commença.

- Nord, Bunny, Sab, Fée, vous savez tous que l'hiver fait des dégâts, et pas seulement des petits. Beaucoup de gens en meurent, faute d'être secouru à temps. Les adultes le comprenne, l'accepte et passent rapidement de l'autre côté. Les enfants. . . Ne sont pas comme eux. Ils nient, si ils sont aussi vieux pour comprendre le concept qu'ils sont morts, les plus jeunes cherchent leurs parents dans le froid, sans jamais les trouver. Quand je suis devenu Jack Frost il y a 300 ans, on m'a apprit que je devais les guider vers l'au-delà, où ils pourront trouver la paix. Voilà la raison pour laquelle je pars si souvent. Je sais que l'idée doit vous sembler terrible, affreuse, mais le fait est que je ne peux pas les sauver. Je n'en ai pas le droit. Mais j'aimerais tellement. . . tellement. . . pouvoir. . .

Jack avait du mal à contrôler ses tremblements. La peur et l'épuisement commençaient à avoir raison de lui. Il paraissait tellement petit, si fragile. Fée n'attendit pas un instant de plus. Elle s'approcha doucement et le prit le plus délicatement dans ses bras qui le lui était possible. Elle ne dit pas un mot, elle se contenta de lui transmettre son sentiment d'amour. Jack était le fils qu'elle n'avait jamais eue, jamais elle ne lui ferait du mal. Mais une petite voix qui ressemblait terriblement à celle de Jack lui rappela comment elle lui avait tourné le dos le jour de Pâque.

Les autres ne bougèrent pas, se contentant de regarder un Jack épuisé avec un regard de tristesse, de culpabilité et de honte. Comment n'avaient-ils pas remarqué que le garçon était presque à bout?

Après plusieurs minutes, Jack réussi à surmonter sa crise d'angoisse. Maintenant, il se sentait surtout très fatigué. Regardant les Gardiens tour à tour, il vit leur expression coupable et, malgré son état comateux, se dit tout de suite qu'il y avait anguille sous roche.

- Jack, tu sais, nous étions très inquiet de te voir partir si souvent dans un état si alarmant, commença Nord. Alors nous avons décider, après plusieurs conversations, que nous allions te suivre. Nous être désolé pour avoir espionné, mais pas regretter d'avoir trouver vérité. Par contre, nous te demandons pardon de ne pas t'avoir épaulé.

Jack était devenu livide.

- QUOI?


Voilà! J'espère que ce chapitre vous a plus! L'histoire c'est beaucoup développé depuis le début, alors je me demande si vous trouver que je la conduis bien jusqu'ici, donnez moi votre avis! Aussi je suis désolé pour l'accent de Nord, j'ai essayé de le rendre aussi réaliste que possible, alors non ce ne soont pas des erreurs d'orthographe! Maintenant, les réponses aux commentaires!

Estelle498 : Merci pour ton gentil commentaire. Tu as raison, c'était le calme avant la tempête (et le retour de l'inspiration lol)! Si tu finis par te souvenir de ton idée, tu as juste a me faire signe!

Lucille Q : Merci de me lire, j'espère que cette fois la longueur du chapitre est plus à ton goût!

Delph762 : S'il te plait, pas la boite! Pitié! Voilà la suite de mon histoire, s'il te plait, ne me fait pas de mal! Non, sérieusement,je suis heureuse d'avoir une lectrice aussi enthousiaste, j'ai beaucoup ris quand j'ai lu ton commentaire. J'espère que c'est à la hauteur de tes attentes!

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! Il est temps que je me retire, mais avant ça, j'aimerais vous rappeler quelque chose : personne n'a répondu à ma question au dernier chapitre, ce serait gentil de votre part, car ça m'aiderait à diriger mon histoire. Donc à la prochaine!