Et voici le chapitre 5.

Désolé pour sa longueur très courte ( 2 pages words ), mais mon ordinateur n'a pas voulu me laisser écrire la suite, alors je vous metterais la suite du chapitre 5 au chapitre 6.

Et je fais pleins de bisous à toutes celles qui m'ont rewievé et fais un ènorme bizou à bêta-correctrice, JustYou.

Ca va, tu t'en sors avec les corrections ?


Chapitre 5 : Syrinouchet ( 1ère partie )

La bibliothèque était incroyablement silencieuse ce samedi matin. Peu d'élèves étaient levés à cette heure, préférant faire la grasse matinée par une journée telle que celle-ci. Par les fenêtres de la bibliothèque, Alyssa pouvait voir la neige tourbillonner, et recouvrir le parc d'un épais manteau blanc. Cela faisait deux jours qu'il neigeait sans s'arrêter et, bien qu'au début ça avait paru plaire à tout le monde, surtout les Maraudeurs qui avaient ensorcelé des boules de neiges pour qu'elles suivent partout certains 7ème années de Serpentard, ce qui avait grandement fait rire Alyssa lorsqu'elle croisait l'un de ses élèves mais à présent, toute l'école espérait qu'il s'arrête de neiger.

En raison de ces intempéries, les cours de Botanique avaient été annulés, les élèves ne pouvant sortir sans s'enfoncer dans la couche de neige jusqu'aux cuisses, et le professeur Chourave préférait s'occuper de ses plantes que le froid affaiblissait beaucoup trop à son goût. Il faisait tellement froid, que même les cours de Potions avaient déménagé dans une autre salle, pour éviter les engelures aux élèves.

Mme Pomfresh, l'infirmière, était débordée, recevant sans cesse de nouveaux élèves ou professeurs ayant attrapé la grippe, ou le barri, ce qui faisait que l'infirmerie ressemblait plus à un zoo dorénavant, aux vus des bruits de barrissement qui en sortait à chaque fois que l'on passait devant. La veille, les bruits avaient augmenté en volume quand il avait fallu accueillir une dizaine de Serpentards, qui après un cours de Potions s'étaient retrouvés à parler dans des dialectes inconnus et bizarres, qui firent rigoler la totalité de l'école.

Rien qu'au souvenir de Severus Rogue hurlant en une langue qui ressemblait légèrement à celles des Pygmées, Alyssa ne pouvait se retenir de pouffer. Elle ne se souvenait pas que Rogue puisse être aussi tordant avec un peu de bonne volonté. Si elle n'avait pas toujours autant de rancœur envers les Maraudeurs, elles les aurait volontiers remercié pour leurs blagues, qui avaient animé cette fin de semaine légèrement morose.

Mais rien qu'en repensant à Lupin en train de la questionner, elle se sentait possédée par une crise de rage démentielle. Ce n'était pas vraiment le fait qu'il la questionne qui la dérangeait, mais le fait qu'elle ne pouvait lui donner aucune réponse. Cela lui torturait l'esprit plus qu'elle ne l'avait imaginé, et elle s'en voulait de ne pas avoir poser de questions à sa mère, pendant quelle en avait encore le temps. Cependant, elle avait des circonstances atténuantes. Jamais elle ne se serait doutée un seul instant que sa mère lui mentait sur le sortilège qui pesait sur elle depuis sa naissance.

En fait, maintenant qu'elle y repensait, ça n'avait aucun sens. A la naissance, tous les bébés se ressemblent un peu, alors comment sa mère pouvait elle savoir qu'elle deviendrait aussi belle en grandissant ? C'était certainement autre chose qu'elle avait voulu caché. Et malgré toutes les bonnes volontés du monde, Alyssa n'arrivait pas à trouver ce que c'était. Elle se repassait tous les souvenirs qu'elle avait avec sa mère, mais aucun ne lui apprenait autre chose que ce qu'elle savait déjà. A ces yeux, sa mère était comme les autres. Excepté le fait qu'elle n'ai jamais voulu lui parler son père, ni de sa famille. Tous les adolescents de son âge, connaissaient un minimum l'histoire de leur famille. Elle, non. Sa seule famille avait toujours été sa mère. Aucun, oncle, ni tante, ni grands-parents, ou même cousin éloigné, ne s'était glissé dans sa vie. Personne, aucun adulte, excepté Albus et les amis que sa mère recevait de tant à autres, mais cela s'était fait plus rare sur les dernières années.

En y réfléchissant un peu plus, elle découvrit même qu'en dehors du fait que sa mère avait fait ses études à Poudlard, et qu'elle travaillait au département des Mystères, elle ne savait rien d'elle. Ni où elle avait grandi avant d'insérer le collège, ni ce qu'elle avait fait entre la fin de ses études et la naissance d'Alyssa, ni même où elle avait vu le jour. Elle ne connaissait de sa mère que ce qu'elle en avait deviner au fil des années.

Alyssa soupira. Pourquoi fallait-il qu'elle ne s'en rende compte que maintenant ? N'aurait-elle pas pu découvrir ces étrangetés avant qu'elle ne se fasse assassiner ?

Alyssa secoua la tête de dépit. Ca ne servait à rien de ressasser tout ça, les réponses n'allaient pas tomber du ciel en même temps que la neige. Il fallait qu'elle prenne sur elle et qu'elle patiente encore dix minutes que sa retenue se termine, pour pouvoir monter dans le bureau du directeur.

Elle prit la dernière pile de livres posée sur la table et s'avança dans le rayon « Créatures Magiques ». Elle commençait à les ranger, quand l'un d'entre eux tomba. Elle finit de classer ceux qu'elle avait dans les mains et se pencha pour ramasser le livre qui s'était ouvert en tombant. Jetant instinctivement un coup d'œil sur ce qui était écrit, elle se figea.

Une phrase avait retenu son attention.

" . . . créatures aussi belles que les Vélanes . . . "

Ce morceau de phrase lui rappela quelque chose. Une phrase qu'avait prononcé Lily.

" . . . quand je te regarde, j'ai l'impression d'avoir une Vélane face à moi . . . "

Ca avait été mot pour mot ce que lui avait dit son amie, suite à la découverte de sa nouvelle apparence.

Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Était-ce une coïncidence ?

Elle décida d'en avoir le cœur net. Au lieu de ranger le livre, elle le pris et s'assis à une table à côté d'une de fenêtre qui donnait sur le parc. Sa place favorite quand elle venait étudier à la bibliothèque. Loin des regards, coincée entre deux rangées, et assez éclairée. Une place parfaite pour l'étude.

Elle feuilleta quelques pages en arrière pour trouver le début du chapitre, et découvrit que celui-ci ne faisait que deux pages. Apparemment, l'auteur n'avait pas trouvé grand-chose.

Elle s'installa plus confortablement et commença sa lecture. Au fur et à mesure qu'elle lisait les lignes, son visage se creusait et son regard se faisait plus fuyant. Ses mains commencèrent à trembler et ses yeux s'embuer. Elle lâcha vivement le bouquin qui retomba lourdement sur la table, et s'enfuit en courant, le visage dans les mains et les larmes coulant sur ses joues. Le livre, en tombant, resta ouvert à la page qu'elle venait de lire, et en bas de celle-ci on pouvait voir une phrase en italique, qui signifiait la fin du chapitre :

" On ne trouve malheureusement, à ma connaissance, plus aucun spécimen de cette race extraordinaire, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ayant depuis le tout début de son règne, engagé un génocide monstrueux envers ces créatures hors du commun, qui, dit-on, pourraient provoquer la chute du mage noir. "


Si ça vous a plu, vous savez ce qui vous reste à faire, et je vous dit à demain pour la fin du chapitre 5. ;-)

Kissou 3