Bon, je suis gentille, j'ai pas voulu vous faire attendre jusqu'à demain pour vous donner le chapitre entier.
Donc voilà, la fin du chapitre 5, de mon point de vue.
Bonne lecture à toutes.
Chapitre 5 : Sirynouchet ( partie 2 )
Il s'arrêta devant un portrait qui représentait des trolls essayant d'allumer un feu, et s'adossas au mur, un pied négligemment posé sur celui-ci, et les bras croisés sur sa poitrine. Il attendait manifestement quelqu'un malgré le froid sibérien qui s'était emparé des couloirs de Poudlard. Il n'eut pas à attendre longtemps puisque que quelques secondes plus tard, une jeune fille blonde avec les armoiries de Serdaigle brodés sur sa robe de sorcière, s'arrêta devant lui et l'embrassa.
- Je suis contente de voir que tu as bien voulu venir finalement, dit-elle quand elle s'écarta.
Sirius eu un mince sourire et lui prit les mains.
- Écoute, il faut que je te dise quelque chose.
Elle le regarda droit dans les yeux et Sirius sentit fondre son courage comme neige au soleil.
- Je ne vais pas pouvoir aller au prochain week-end de Pré au Lard avec toi, comme prévu.
Elle eut un sourire navré.
- Oh ! Bon et bien si ce n'est que ça, ce n'est pas très grave. Nous irons au prochain.
Il lui fit un sourire forcé.
- Mylène !
La Serdaigle se retourna et Sirius suivit son regard. Une des amies de la jeune fille venait d'entrer dans le couloir et elle l'avait interpellé.
- Qu'y a-t-il ?
- Le professeur Flitwick voudrait te voir. Je crois qu'il y a un souci avec ton devoir de Sortilèges.
Mylène soupira et après avoir brièvement embrassé Sirius suivi son amie, sans omettre de dire :
- Attends moi, là, je n'en pas pour longtemps.
Elle tourna au coin du mur, et Sirius glissa le long du tableau et s'assit par terre. Il n'avait pas réussi à rompre avec elle. Pourtant, ça faisait deux jours qu'il y réfléchissait, mais il n'y arrivait pas. Ils sortaient ensemble depuis le début des vacances de Noël, mais il avait rapidement compris que la jeune fille n'était pas faites pour lui. Leur couple n'était pas fait pour durer et il préférait éviter le carnage en cassant maintenant. Enfin, si il arrivait à le lui dire, ce qui n'était pas gagné d'avance.
Il se leva, et marcha vers l'angle du mur, les mains dans les poches en sifflotant gaiement. Après tout, il la verrait au déjeuner et il pourrait toujours dire qu'il avait un devoir à terminer et qu'il s'en était souvenu en l'attendant. Étant une Serdaigle, elle comprendrait.
Il tourna pour prendre le couloir qui donnait sur les classes de cours de Métamorphose, quand quelque chose lui rentra dedans. Il eut juste le temps de tendre les bras et de poser les mains sur celle-ci pour éviter que la chose en question ne tombe par terre, et il sentit une délicieuse odeur de vanille. En fait, ce n'était pas une chose, constata-t-il mais une fille. De Gryffondor, si il en jugeait par la couleur de son uniforme qu'il voyait à travers la robe de sorcière ouverte.
- Est-ce que ça va ? S'enquit-il rapidement.
La jeune fille leva les yeux vers lui, et il croisa un regard d'un magnifique violet. Terni par des larmes. Malgré la rougeur qui recouvrait ses joues et son nez, il reconnut Alyssa Grytalié.
Qui n'avait franchement pas l'air bien.
- Très bien ! Jeta-t-elle hargneusement avant de se dégager des bras de Sirius par un violent coup d'épaule vers l'arrière.
Elle le dépassa et Sirius l'attrapa par le bras et lui redemanda :
- Tu es sûre que ça va ?
Elle se tourna vers lui rageusement et ouvrit la bouche pour riposter, mais elle croisa le regard de Sirius et elle se laissa soudainement tomber à terre, le visage dans les mains, et le corps secoué de sanglots. Pris totalement au dépourvu par la tournure des évènements, il la lâcha, puis, se reprenant, il se pencha sur elle et l'obligea à se relever, en la tenant fermement par les bras. Puis, sans relâcher sa prise, il se tourna vers la porte la plus proche et l'entraîna derrière lui. Surprise parce qu'il était en train de faire, elle lui demanda entre deux sanglots :
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- Tu n'as pas besoin de t'étaler au milieu du couloir, alors tu vas entrer dans cette salle de classe et te calmer.
Il la fit pénétrer dans la salle, et referma la porte derrière lui. Grytalié s'assis sur le bureau le plus proche et tenta, en vain, d'arrêter de pleurer. Sirius s'avança et s'arrêta devant elle, ne sachant pas trop quoi faire pour la réconforter. En fait, pour la réconforter, il aurait déjà fallu qu'il sache ce qui l'avait mise dans cet état. Il ne savait pas trop ce qui lui avait pris de la faire entrer dans la salle de classe, mais maintenant il se sentait parfaitement ridicule. Après tout ce n'était pas à lui d'être là mais à Evans à qui elle pourrait plus facilement se confier. Avec la chance qu'il avait, Grytalié venait de rompre avec son copain, et se découvrant une haine subite envers la gente masculine, elle le bourrait de coups pour évacuer sa tristesse et son chagrin, avant de retourner à sa petite vie tranquille.
Il patienta quelques secondes, attendant que le flot de larmes se tarisse, mais elle ne voulait apparemment pas s'arrêter de pleurer. Se sentant de plus en plus mal à l'aise, il décida de prendre les devants.
- Tu veux que j'aille chercher quelqu'un ?
Elle fit non de la tête, et releva le menton, plantant son regard mystique dans les yeux gris et inquiets de Sirius.
Quand il croisa son regard, il sut qu'il s'était trompé. Une rupture récente ne donnait pas à une personne cet air désespéré et perdu qu'avait Grytalié. Il avait l'impression qu'elle venait de perdre tous ses repères.
Elle soupira.
- Ca va aller, ne t'inquiète pas, réussit-elle à articuler, une fois qu'elle eut fini de verser toutes les larmes de son corps.
Il la scruta, et diagnostiqua :
- Je dirais plutôt que t'as pas l'air bien. Tu veux que je te raccompagne à la tour ? Tu pourras t'y reposer, il n'y aura personne à cette heure-ci de lever.
- Non. Je vais rester ici, tu n'as qu'à retourner à tes affaires. Tu avais sûrement des trucs à faire, je ne te retiendrai pas plus longtemps.
Il eut une grimace d'incrédulité.
- Tu ne crois tout de même pas que je vais te laisser toute seule dans cet état ! Tu serais capable de faire une connerie !
- Si tu parles de suicide, je te rassure, je n'en ai pas l'intention.
Il sembla à Sirius qu'elle marmonna quelque chose comme " pas besoin de se donner cette peine ", mais il passa dessus.
- Pas forcément de suicide, mais tu serais capable de te jeter dans les bras du premier venu pour qu'il te réconforte, et je voudrais pas que tu tombes sur un de nos amis serpents.
Sa note d'humour ne fonctionna pas vraiment puisqu'elle fuyais son regard. Il soupira. Il ne savait vraiment pas quoi faire dans ces cas-là. Il aurait fallu pour elle qu'elle tombe sur Remus plutôt que sur lui. Encore que . . . Elle n'avait peut-être pas oublier l'épisode de la bibliothèque.
- Sirynouchet !
Il écarquilla les yeux horrifiés. Il avait complètement oublié Mylène ! Et en plus, elle osait crier ce surnom ridicule dans les couloirs. Il risqua un coup d'œil cers Grytalié et eut la mauvaise surprise de voir les coins de ses lèvres de lever imperceptiblement.
- Ah non, tu n'éclate pas de rire, la menaça-t-il en murmurant. J'ai vraiment pas envie qu'elle me trouve, alors ne nous fait pas remarquer, je t'en prie.
Elle se mordit les lèvres mais il voyait que ses épaules commençaient à trembler sous l'effet des rires qu'elle retenait difficilement. Il lui sauta dessus pour la bâillonner, et surprise par ce mouvement, et elle le regarda étonné. Il posa un doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence, lui faisant les gros yeux.
- Syrinouchet, je sais que tu es là ! Où te caches tu mon doudou en sucre ?
Grytalié pouffa bruyamment derrière sa main et il sentit son souffle chaud. Il pouvait voir à ses yeux qu'elle n'allait pas tarder à exploser.
Il se promit de trucider Mylène dès qu'il la verrait. Mais qu'elle idée elle avait de l'affubler des surnoms aussi ridicules les uns que les autres !
Il se glissa derrière Grytalié sans cesser de la bâillonner, pour raffermir sa prise sur sa bouche, afin que plus aucun son ne soit émis. Il ne voulait surtout pas voir Mylène maintenant. Il attendit pendant quelques minutes, les oreilles aux aguets, puis lentement, comme à contre cœur, il enleva sa main de la bouche de Grytalié, qui partit dans un tonitruant éclat de rire. Les bras serrés contre son ventre, et plié en deux, elle ne parvenait pas à contrôler son rire, devant un Sirius qui n'appréciait pas qu'on se moque de lui.
Quand, elle se fut enfin calmer, elle lui demanda, en essuyant les larmes qui perlaient à ses yeux :
- Ôte moi d'un doute, ce n'était pas Mylène Diggory à l'instant ?
- Si pourquoi ? s'étonna-t-il, en découvrant qu'elle avait reconnu la voix de la jeune Serdaigle.
Elle le fixa, le souffle coupé, et ne trouvant visiblement pas ces mots.
- Tu sors avec elle ?
- Ouais, enfin sortir, c'est un bien grand mot.
- T'es au courant au moins ?
- Au courant de quoi ?
- Cette fille est une mangeuse d'hommes ! Elle sort avec un mec et le jette une fois qu'elle en a retiré tout ce qu'elle pouvait en avoir. Un vrai vampire. Ça fait au moins un an, que les gars de Poudlard l'évitent comme la peste.
Il la fixa totalement étonné. Celle-ci, il s'y attendait pas. Non seulement, il ne connaissait pas cette réputation la jeune femme, mais en plus il l'apprenait de la bouche de Grytalié.
- Bah, de toute façon, j'avais l'attention de rompre, jeta-t-il négligemment.
- Ah non, ça je crois pas. Mylène jette, et pas le contraire. Le seul moyen pour toi qu'elle te lâche, c'est d'attendre qu'elle en ait fini avec toi.
Il s'assit à côté d'elle, légèrement effrayé par ce qu'il venait d'apprendre.
- Tu plaisantes là ?
- Hon hon, désolé.
Il la regarda et, remarqua qu'effectivement, elle était on ne peut plus sérieuse.
- Pff. Je voulais juste sortir avec elle le temps des vacances de Noël, mais elle m'a sauté dessus à la rentrée, et je n'ai pas eu le cœur à la repousser. Si j'avais su, je n'aurais rien fait du tout.
- Pourquoi tu me racontes ça ?
- Hein ?! fit-il en levant la tête vers Grytalié qui le regardait les sourcils froncés. Je sais pas.
- T'es bizarre.
- Tu t'es pas regardé.
- J'ai de bonnes raisons.
- Peut être que moi aussi.
- Ca m'étonnerait !
Ils se turent. Et éclatèrent de rire.
- Ohlàlà, on est barges ! dit Grytalié une fois que leurs rires se furent calmés.
- Ouais, totalement.
Il s'essuya les yeux, et se leva. Il y avait quelque chose qui le taraudait depuis qu'il l'avait vu, mais il se demandait si il devait en parler maintenant, ou attendre un meilleur moment. Mais, de toute façon, il ne trouverait certainement jamais une aussi bonne occasion.
- Je peux te poser une question ?
Elle le regarda, surprise. Apparemment, elle était plongée dans ses pensées, et il l'en avait tiré.
- Euh, oui, vas-y.
- Tu vas certainement me frapper, et me crier dessus, mais, tu sais, Remus ne voulait pas t'embêter quand il est venu te voir jeudi. Il est venu parce qu'on le lui avait demandé.
Il la vit ouvrir la bouche, mais il leva les mains, et dit précipitamment :
- Avant de m'assassiner, écoute moi.
Il lui jeta un coup d'œil et vit qu'elle attendait, les bras croisés, et tapant impatiemment du pied.
- Tu sais comment nous sommes. Les Maraudeurs ne sont pas réputés pour leur discrétion, et on est très curieux, alors tu peux imaginer notre surprise quand on t'a croisé au banquet. Rien que ça déjà, ça nous as un peu déboussolé, on ne comprenait pas pourquoi tu avait subitement changé d'apparence. Ca ne nous paraissait pas être dans ton caractère de vouloir te faire remarquer, et avec ta nouvelle apparence, bah, excuse moi, mais tu ne passes pas inaperçue. Puis, ensuite, il y a eu l'incident en cours de Potions. Personnellement, je n'en ai rien vu, mais quand Remus et James, le midi, m'ont dit ce que tu avais fait, je ne voulais pas y croire. Aucun de nous d'ailleurs. Tu ne peux pas nier que ces dernières années, tu nous as plus enfoncé, qu'aidé. Toi et Evans faites la paire. Suite à ces changements plutôt curieux, on s'est demandés ce qui avait bien pu t'arriver. C'est pour ça que Remus est venu te voir. Il n'avait pas de mauvaises intentions, c'était seulement de la curiosité.
Il s'arrêta là et regarda la jeune Gryffondor, qui ne savait pas quoi faire.
- Ce n'est pas de votre faute. Nous n'avez rien fait de mal. Quand Lupin est venu m'interrogez, j'ai crié, non pas parce que je ne voulais pas qu'il sache, mais parce que je n'avais rien à lui répondre.
- Je ne comprends pas.
Ce qui était la plus pure et stricte vérité. Il ne comprenait pas comment elle pouvait n'avoir rien à répondre à une question aussi simple.
- Moi non plus, je ne comprends pas. Enfin, plutôt je ne comprenais pas.
Elle se leva et fit quelques pas dans la pièce devant Sirius, qui ne savait trop quoi faire.
- Tu veux que je t'explique ?
Il sursauta, surpris de l'entendre parler après ces quelques minutes de silence total. Et surpris par le fait qu'elle veuille bien lui dire ce qu'il voulait savoir, alors que Remus, qui était normalement le plus doué lorsqu'il s'agissait de poser des questions, avait échoué sur toute la ligne.
- Eh bien, oui, si ça ne te dérange pas.
- Si ça peut faire en sorte que vous me lâchiez la grappe, je le ferai avec joie.
- Comment ça qu'on te lâches la grappe ?!
Elle le regarda, comme si il était un demeuré.
- Toi et tes amis n'êtes pas discret quand vous fixez quelqu'un. J'ai vraiment eu l'impression d'être espionnée ces deux derniers jours.
Il se renfrogna.
Il avait pourtant cru être discret. Bien qu'avec ses trois amis, ils avaient décidé d'abandonner les interrogatoires pour un moment, il n'avaient pas pu s'empêcher de regarder la jeune fille durant les cours et de se poser d'innombrables questions. Et il avait remarqué qu'il n'était pas le seul à la fixer. Tous les élèves de sexe masculin avaient plus ou moins lorgné sa silhouette parfaite pendant toute la durée des cours. Maintenant, restait à savoir si les autres Maraudeurs avaient eux aussi maté la jeune fille. Pour James, il connaissait déjà la réponse. Cet idiot n'avait d'yeux que pour Evans, malgré les refus et les engueulades qu'il essuyait régulièrement, ce qui ne manquait pas de faire tordre de rire ses compagnons. Pour Remus et Peter, cela serait plus difficile à savoir puisqu'ils ne parlaient que rarement des filles.
Il se leva, et pris la jeune fille par la main ce qui ne manqua pas de l'étonner. Elle jeta un œil abasourdi sur leurs mains liées, et il la fit sortir de la salle.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Quitte à discuter, autant qu'on le fasse dans un endroit plus convivial qu'une salle de classe poussiéreuse.
Et ce fut main dans la main, qu'ils sortirent de la salle de classe poussiéreuse.
Voilà, fin du chapitre 5.
J'espère qu'il vous aura plut, et je vous dit à la semaine prochaine pour la suite. ;-)
Kissou à toutes
