Bonjour à tous !
Voilà votre chapitre 7. Je vous souhaite une bonne lecture à tous et à toutes.
Chapitre 7 : Premières révélations
Elle devait avouer que c'était une situation plutôt embarrassante. Elle savait que les questions tomberaient mais elle ne pourrait certainement pas y répondre, en tout cas pas sans répondre, au préalable, à toute les interrogations diverses qui en découleraient. Après tout, Lily ne s'attendait certainement pas à la retrouver main dans la main avec Sirius Black, se préparant à pénétrer dans la salle commune. D'ailleurs, elle ne savait pas trop à quoi elle devrait apporter le plus de considération. A Lily, qui avait adopté un joli teint de vampire qui se serait fait gentiment mâchouiller, ou à Potter qui avait l'air d'avoir de sérieuse difficultés à respirer, ou même à Lupin, qui soutenant Potter pas le bras pour éviter qu'il ne défaille, avait la bouche grande ouverte et les regardait avec des yeux ronds.
Évidemment, trouver Sirius Black et Alyssa Grytalié, discutant innocemment dans le couloirs de Poudlard en se tenant par la main avait de quoi alimenter les ragots pour quelques semaines.
Par contre, ça aurait un effet désastreux sur le rythme cardiaque de leurs amis. Bien que cela faisait maintenant bien entre cinq et dix minutes qu'ils avaient tous réintégré la salle commune, personne n'avait encore pipé mot, même pas Alyssa ou Black, qui pourtant devraient avoir quelque chose à dire. Mais même eux n'arrivaient pas à trouver une excuse potable, sans se couvrir de ridicule.
Alyssa envisageait sérieusement de balancer l'épisode Mylène à la tête des Maraudeurs, si ça pouvait lui éviter le regard dégoûté de Lily.
Non, mais ça n'était tout de même pas la mer à boire si on la trouvait en si bons termes avec Black ? Si ?!
Elle ne savait plus trop quoi penser. D'un côté, il y avait le ridicule de la situation qui menaçait de la faire exploser de rire d'une seconde à l'autre, et de l'autre côté, il y avait les découvertes surprenantes qu'elle venait de faire, et qui avait une grande part de responsabilité dans la situation qu'elle vivait en ce moment même, qui elle menaçait de la faire éclater . . . mais d'une autre manière.
En même temps, qui leur avait demandé de réagir ainsi ?! Bon, d'accord, quand ils s'étaient précipitamment lâché la main, et s'étaient éloignés l'un de l'autre sans oser croiser le regard de personne, ça pouvait porter à confusion.
Elle ouvrit des yeux horrifiés. Mais bien sûr, c'était ça ! C'était pour ça qu'ils avaient l'air aussi horrifié qu'elle avait l'air en ce moment même.
- Euh, je tiens quand même à préciser qu'il ne s'est rien passé entre Black et moi. Parce que vous avez drôlement l'air d'y croire.
Black, lui jeta un coup d'œil étonné. Tiens, lui aussi il avait l'air de ne pas avoir compris tout de suite ce que pensaient ses amis.
- Tu veux dire que ce qu'on a vu dans le couloir, c'était rien du tout, lui demanda Lily avec un air sceptique.
- Bah, euh, oui.
- Vous vous teniez par la main, Aly ! s'écria Lily.
- Et alors, ce n'est pas un crime que je sache ! dit Black sur le même ton.
- Tu la tenais par la main, Black. Maintenant, elle va choper le virus de la connerie.
- Pas besoin de lui pour ça.
Un ange passa, puis deux, puis trois, . . .
Ouuuuuuuups, elle venait de parler tout haut, là. Elle se mordit violemment la lèvre inférieure. Fallait vraiment, mais vraiment qu'elle parle avec Albus. De ce qu'elle vivait et de ce qu'elle avait découvert. D'ailleurs, elle trouvait étonnant que ces découvertes ne lui fassent que ça. Elle avait pleuré sous le coup du choc de la révélation, mais une fois qu'elle avait croisé Black et discuté avec lui, c'était comme si le reste n'avait plus d'importance. Elle avait l'impression que ces révélations n'étaient plus aussi graves que ce qu'elle avait pensé au début.
- Je te demande pardon Aly ?
Elle ne répondit pas à la question de Lily, abasourdie, trop occupée à faire en sorte de ne pas éclater de rire comme le faisaient à présent les Maraudeurs. Il semblait que Potter et Lupin avaient dépassé le stade de la stupeur, ce qui n'était pas le cas de sa meilleure amie, qui n'avait pas l'air d'avoir réussi à avaler la pilule. Elle arriva à se contenir, difficilement, et c'est avec une voix étouffée et un temps de retard qu'elle lui répondit.
- Excuse moi Lil, mais c'est sorti tout seul. En même temps, pourquoi tu lui en veux à lui ? Si je n'avais pas voulu qu'il me touche, tu ne crois pas qu'il aurait en ce moment même la marque de ma main sur sa joue ?!
- Ca n'explique pas en quoi, vous vous êtes retrouvés main dans la main tous les deux.
Alyssa soupira. Ce qu'elle pouvait être obstinée quand elle s'y mettait !
- Pour tout te dire, j'en sais rien. On cherchait un endroit pour discuter tranquillement, et la salle commune nous a semblée le meilleur endroit pour ça. On ne s'attendait vraiment pas à tomber sur quelqu'un.
- Un samedi matin, à dix heures et demi, tu ne t'attendais pas à trouver quelqu'un de levé ?! Tu serais pas un peu en train de te foutre de moi ?
Elle s'apprêtait à riposter quand la phrase s'imprima dans son cerveau. Dix heures et demi du matin ?!
Alyssa se leva précipitamment, fit le tour de la table basse derrière la quelle elle était assise par terre, en compagnie de Black, et se jeta sur Lily, lui arrachant pratiquement le bras pour regarder l'heure qu'affichait sa montre. En fait, il était maintenant près de onze heures. Elle n'avait pas vu le temps filer !
Elle se releva, courus vers le portrait qui s'ouvrit précipitamment, et elle cria :
- Je te retrouve au déjeuner Lil !
Le passage se referma au moment, où Black demanda, abasourdi:
- Quelqu'un peut m'expliquer ce qui vient de se passer ?
OOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Elle arriva cinq minutes plus tard devant une statue représentant une gargouille. Elle pila, essoufflée d'avoir couru jusque là, et marmonna à l'adresse de la gargouille : " chocogrenouilles ". Celle-ci fit un pas sur le côté et Alyssa monta sur la première marche de l'escalier mobile qui la fit monter jusqu'en haut de la tour. Elle frappa à la porte.
- Entrez
Elle ouvrit la lourde porte en chêne et passa la tête dans la salle, tentant d'apercevoir le directeur de l'école. Celui-ci était debout à côté de son bureau, caressant Fumseck, son phœnix. Quand il la vit, il lui sourit, et elle pénétra entièrement dans le bureau.
- Oh, Alyssa, quelle agréable surprise ! Je ne m'attendais pas avoir de la visite, alors tu excuseras mon apparence négligé.
Elle le détailla et sourit en remarquant qu'il était en robe de chambre. Il venait apparemment de se lever.
- Si vous voulez, je peux repasser plus tard Albus.
- Non, non ! Si tu es là, c 'est que tu dois avoir de bonnes raisons, non ? Je t'en prie assieds toi, lui proposa-t-il en désignant de la main le fauteuil en face de lui, posé de l'autre côté du bureau.
- Merci
Elle s'assit, et posa les mains sur ses jambes. Un peu mal à l'aise. Après tout, rien ne lui permettait d'affirmer qu'il pourrait être au courant de quelque chose. Sa mère n'en avait peut-être parlé à personne.
" Mais si c'est le contraire, pensa Alyssa, le seul à qui sa mère aurait pu confier un tel secret, c'était sûrement Albus."
Elle le regarda et remarqua qu'il attendait patiemment qu'elle prenne la parole, les coudes posés sur son bureau, les mains liés sous son menton, et la regardant pas dessus ses lunettes en demi-lune. Quand il faisait ça, elle avait toujours l'impression qu'il essayait de lire en elle, ce qui l'avait toujours grandement gêné, et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle.
- J'aurais aimé m'entretenir avec vous d'un sujet, disons épineux.
Il la regardait toujours avec le même air, et elle ne savait plus vraiment comment aborder le sujet.
- Continue.
Bon, autant y aller franco, ça fera moins mal.
- Qu'est-ce que vous savez des Néphilims ?
Il soupira et s'enfonça dans son fauteuil, s'installant dans une position plus confortable. Apparemment la discussion allait être longue.
- Je suppose que tu ne me demandes pas ça innocemment ?
- Non.
- Comment l'as tu su ?
Elle ne savait pas trop comment réagir. Devait-elle s'insurger du fait qu'il le savait et qu'il ne lui ait rien dit, alors que ça mettait sa vie en danger, ou alors faire taire sa colère et demander de plus amples explications ?
- Je suppose encore une fois, que tu as remarqué beaucoup de changements en toi, et pas seulement physiques. Mais, j'avoue être intrigué par le fait que tu connaisses l'existence des Néphilims. Ce n'est pas un peuple dont on parle beaucoup.
- Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre effectivement. Et si je suis venue, c'est parce que je me doutais que ma mère avait du vous en parlez. Vous êtes la personne en qui elle avait le plus confiance. Que vous a-t-elle dit ?
Il plongea dans ses pensés pendant un instant, et Alyssa resta stoïque durant ces quelques minutes. Enfin, il reprit la parole.
- Quels changements as-tu remarqué ?
Malgré l'apparence nonchalante de la question, elle y répondit, sachant qu'Albus avait toujours des méthodes bien à lui pour faire comprendre quelque chose à quelqu'un.
- En dehors de mon apparence, il y a certains . . . traits de mon caractère qui se sont révélés bien différent de ce que j'étais avant les vacances. Même mes camarades l'ont remarqué et ont été très intrigués. Et puis, il y a ma magie. Je la sens comme . . . différente. Plus puissante aussi. J'ai du mal à la contrôler, beaucoup plus qu'avant. C'est comme si je devais refaire le travail de contrôle que j'ai accompli depuis ma naissance. Quand je suis sous le coup d'une émotion forte, je dois faire attention à ne pas laisser mes pouvoirs m'échapper. Et ça me fait peur. J'ai déjà failli blesser Lily, et je ne veux pas que ça se reproduise. Savoir qui je suis vraiment m'aiderait certainement à apprivoiser mon nouveau moi.
Albus se redressa et posa ses bras sur son bureau en croisant ses mains, se rapprochant d'Alyssa.
- Et qu'as tu appris sur les Néphilims ?
Elle baissa les yeux. Ce qu'elle avait appris l'avait bouleversé. Et elle ne savais pas si elle aurait la force de répéter ce qu'elle avait lu.
- Les Néphilims seraient des créatures magiques, que la majorité des sorciers considèrent comme une légende. Les Néphilims seraient l'incarnation de la perfection, aussi bien sur le plan physique qu'émotionnel ou même magique. Une beauté à couper le souffle qui en aurait fait les ennemis des Vélanes, bien que le peuple des Néphilims compterait aussi parmi leurs rangs des êtres de sexe masculin. Une puissance magique si grande que seuls une poignée d'entre eux pourraient, d'une simple pensée, détruire la Terre. Ils seraient de nature pacifique et méfiante, ne se mêlerait jamais aux autres. Ils considéreraient la guerre comme une chose inutile, ce qui fait qu'ils ne seraient pas une menace pour le monde Sorcier.
Elle s'arrêta les larmes aux yeux.
- Telle était la définition des Néphilims, il y a encore quelques années, dit Albus. Mais aujourd'hui, seule une poignée d'élus connaissent la vérité sur les Néphilims.
- C'est effectivement ce que disait le livre.
- Un livre ?! S'étonna le vieil homme. Où as tu donc trouvé ce rare joyau de la connaissance.
- Dans votre bibliothèque, lâcha-t-elle, blasée.
- La bibliothèque de Poudlard ? S'étonna-t-il sans réussir à le masquer.
- Oui, c'était un chapitre de deux pages dans un livre que je devais ranger dans le rayon Créatures Magiques. J'étais en retenue ce matin, crut-elle bon de préciser.
- Oui je sais, le professeur McGonagall m'avait averti. Étant ton tuteur légal, c'est à moi qu'est adressé le courrier venant de Poudlard. Bien que dans le cas présent, il n' y ait pas vraiment besoin de courrier. Je dois dire que j'ai été surpris quand j'ai appris que tu avais récolté une retenue. Que s'est-il passé, si ce n'est pas indiscret ?
Ca ne l'était pas, mais elle n'avait pas spécialement envie d'en parler. Elle dit donc simplement, " j'ai parlé un peu fort à la bibliothèque ", et orienta la discussion sur un sujet plus intéressant.
- Que vous pouvez vous me dire sur . . . mon . . . appartenance au peuple des Néphilims ?
- Simplement ce que m'en as dit ta mère. Tu aimerais le savoir ?
Avait-il vraiment besoin de le demander ?! Si elle était là, c'était pas pour lui compter fleurette !
- Oui, s'il vous plait.
Il se leva et s'approcha d'elle en lui disant :
- La discussion risque d'être longue, alors ça attendra un peu. Il est bientôt midi, je te conseille de descendre dans la grande salle et de t'y restaurer. Ensuite reviens ici, et nous pourrons parler plus confortablement. Tu admettras que ce bureau n'est pas l'endroit idéal pour discuter de sujets aussi passionnants.
Il prononça sa dernière phrase avec un air mutin, et malgré elle, Alyssa sourit. Elle se sentait le cœur léger, un immense poids s'était envolé de ses épaules. Elle allait enfin connaître le fin mot de l'histoire.
J'espère que ça vous aura autant plus que les chapitres précédents.
A la semaine prochaine pour le chapitre 8.
Kissous à tous et à toutes.
