Bonjour à toutes !!!

Et voilà le chapitre 12 ! J'espère que l'attente n'auras pas été trop insupportable.

Bienvenue aux deux petites nouvelles : Melhope et Pegace. ;-)

Bonne lecture à toutes et merci pour toutes vos reviews, vous avez battues un record sur ce chapitre !


Chapitre 12 : Explication tant attendues

- Donc quand je vous ai quitté hier matin, je suis allé voir Albus, et je lui ai parlé de ce que j'avais découvert. Il y avait très peu de choses dans ce bouquin, à peine deux pages. Mais c'est tout ce dont j'avais besoin pour aller voir Albus et lui parler de mes doutes. Voyez-vous, j'avais remarqué, et je pense que vous aussi, qu'il n'y avait pas que mon apparence qui avait changé. Mon caractère n'était pas tout à fait le même non plus. Et ma magie aussi, je la sentais comme modifiée.

- Ta magie ? demanda Sirius.

Elle baissa les yeux.

- Oui. Elle était différente de celle que j'avais avant, je la sentais plus puissante, et moins contrôlable. Je n'y ai pas prêté attention au départ, je me suis dit que c'était certainement dû au choc d'avoir perdu ma mère. Mais quand, un matin en discutant avec Lily, elle m'a échappé et a fait explosé son verre, je me suis dit que ce n'était vraiment pas normal. Qu'il y avait quelque chose d'autre. Alors, j'ai pris la décision d'en parler avec Albus. C'est lui qui la connaissait le mieux en dehors de moi, alors je me suis dit qu'il saurait certainement des choses. Malheureusement, il n'est revenu à Poudlard qu'hier matin, et j'ai donc du attendre ce week-end avant de pouvoir l'interroger. Et entre-temps, j'ai découvert ce livre, et j'ai su que l'on m'avait caché des choses. J'étais décidée coûte que coûte à tirer les vers du nez à Albus. Et je n'ai pas été déçue du voyage, soupira-t-elle.

- Que t'a-t-il dit ? Demanda doucement Lily, comme si elle craignait que la question ne soit déplacée.

- Pas grand-chose, à vrai dire. Il m'a seulement posé des questions sur ce que j'avais découvert, et a affirmé que toutes mes déductions étaient bonnes. Puis comme le déjeuner était proche, il m'a dit de rejoindre la Grande salle et de remonter le voir ensuite. Ce que j'ai fait. J'ai déjeuné avec vous et je suis remontée dans son bureau. Et c'est là, que les questions ont commencé à trouver des réponses.

Elle se leva et s'approcha de la fenêtre ouverte, et regarda dehors. La neige était toujours aussi épaisse, et personne en dehors d'Hagrid, le garde chasse, ne se trouvait à l'extérieur. Elle s'accouda à la fenêtre et continua son récit, ne lâchant pas des yeux le lac, puisqu'elle ne voulait pas croiser leur regard quand ils apprendraient la vérité.

- J'ai patienté près d'un quart d'heure avec Albus. Aucun mot n'avait été échangé, à part des banalités, et je commençais sérieusement à m'impatienter. Au moment où j'annonçais que je m'en allais, un homme est arrivé par la cheminée privée d'Albus. C'était l'homme que vous avez certainement remarqué à mon retour. Albus me l'a présenté et j'ai salué monsieur Moroz. C'est lui qui s'est chargé de m'emmener au Ministère et qui m'a fait les révélations sur ma naissance. Je ne vous dirai pas en détail ce qui s'est passé parce que j'ai juré de garder le secret alors ne me questionnez pas ça ne servirait à rien. Bref, je l'ai suivi jusqu'au département où il travaillait, et nous avons discuté. Et il me les a montrés.

Sa dernière phrase avait été prononcée dans un souffle, et elle n'était pas sûre qu'ils l'aient entendue. Mais elle s'était remémoré ce qu'elle avait ressenti au moment où son regard s'était posé sur eux, et une vague de mélancolie s'empara de son être. Aurait-elle la force de continuer à narrer ce qu'elle avait vécu, à peine vingt-quatre heures auparavant ? Elle en doutait. Elle sentait qu'elle ne pourrait pas rester de marbre. Elle sentait déjà les larmes lui monter aux yeux, mais si elle craquait maintenant, ils ne comprendraient pas. Elle prit son courage à deux mains, après tout elle était quand même une Gryffondor, et se tourna vers eux, pour continuer son histoire.

- Je les ai vu. Ces êtres presque surnaturels. Ils étaient parfaits.

Son regard erra sur la chambre et se fit vide. Elle était de retour au Département des Mystères, et elle était à nouveau devant eux, aux côtés de Moroz. Elle continua, d'une voix étranglée, qui faisait ressortir toutes ses émotions.

- Ils n'étaient qu'une douzaine. Si peu. Une race extraordinaire, capable de tellement de choses. Des choses belles, des choses incroyables, des choses dangereuses. Ils pouvaient détruire la planète si ils le voulaient, mais la nature les a doté d'un caractère pacifiste. Ils étaient là, derrière cette vitre, à vivre une vie libre, loin de tous problèmes, comme si le danger, la mort, la terreur ou la peur n'existaient pas. Ils les ont coupé du monde pour les protéger. Ils ne savaient même pas qu'ils vivaient dans une prison dorée.

Elle sentait les larmes couler sur ses joues. Elle avait essayé, en vain, de les retenir.

- Ils sont comme moi. Je suis comme eux. Les Néphilims.

Ça y est, elle l'avait dit. Qui parmi eux connaissait l'existence des Néphilims ? Qui parmi eux cinq, ferait le rapprochement, ou demanderait de plus amples explications ?

- Les . . . Néphilims ? Que sont-ils ?

Ce fut Peter qui demanda. Peter qui posas la question.

Elle retourna s'asseoir entre Lily et Sirius, tout en essuyant ses larmes. Son amie passa un bras autour de ses épaules et la serra contre elle. Alyssa lui sourit en guise de remerciement.

- Les Néphilims sont . . . Eh bien, ils sont . . . Comment vous dire ? Ils sont répertoriés comme des créatures magiques. C'est dans ce rayon que j'ai trouvé le livre. Ce sont des êtres humains, mais des humains spéciaux. Ils sont parfaits. A tout point de vue. Dans ce qu'ils sont, dans ce qu'ils pensent, dans ce qu'ils font, ils sont parfaits. Ils sont beaux, une beauté comme la mienne. J'ai hérité ce trait de caractère de chez eux. Leur magie est pure. En fait, non, leur magie n'est pas pure, ils sont la magie.

Elle croisa des regards interrogateurs.

- Je veux dire, donnez une baguette à un Néphilim et dites lui que c'est pour faire de la magie, et il vous rira au nez. Un Néphilim n'a besoin de rien pour pratiquer la magie, elle est innée en lui. Une pensée, un geste de la main, et elle lui obéira instantanément. Il n'a besoin d'aucun intermédiaire.

- Pratique, commenta James, qui ne put aller plus loin sous l'œil furieux de Lily.

- Tu es comme eux alors ? Lui demanda Lily.

Alyssa se tourna vers elle, les yeux embués.

- Tu sais pourquoi est-ce que les sorciers du Ministère les ont caché et protégé ?

Elle fit un signe de négation.

- Parce que les douze Néphilims que j'ai vus au Ministère étaient les derniers représentants de leur race. Les derniers spécimens de la race des Néphilims. Tu-Sais-Qui a entreprit un véritable génocide envers eux. Il les a traqués sans relâche jusqu'au dernier, pour les tuer et éradiquer cette race. Il l'a fait parce qu'il sait que si un jour un Néphilim venait à se dresser contre lui, il mourrait. Il a peur d'eux, il sait qu'ils pourraient causer sa perte.

Elle baissa la tête, laissant couler ses larmes.

- Tu sais ce qui s'est passé la première fois que j'ai posé mes yeux sur eux Lily ? J'ai été comme connectée. Je ressentais ce qu'ils ressentaient, j'ai vu comme ils voyaient, j'ai aimé comme ils aimaient. Un lien, Lily, un lien indestructible, qui me reliait à eux à jamais. J'étais tellement heureuse de les ressentir en moi, comme si je n'avais jamais été entière sans le savoir, et qu'au moment où je les avais vu, j'étais enfin moi. Ils étaient là, présents dans toutes les fibres de mon être, dans mon cœur, dans ma tête, dans mes tripes. Leur présence était comme un baume après la mort de ma mère, j'avais l'impression d'avoir retrouvé une famille, même si je savais qu'ils ne me verraient jamais et que c'était la seule fois où je les voyais, mais au moins ils étaient !

Elle frappa sa poitrine de son poing si fort qu'elle en eu mal. Elle sanglotait à présent, et elle voyait les yeux de sa meilleure amie s'embuer.

- Ils étaient là, et ils n'y sont plus. Je me sens si seule, Lily. J'ai un trou béant dans la poitrine, un trou si grand que j'ai peur de m'y noyer. J'ai eu si peu de temps pour apprécier leur présence en moi. J'étais prête à rentrer à Poudlard avec le bonheur de les sentir vivre en moi, et ils sont arrivés. Une vingtaine de Mangemorts. Ils sont entrés et nous ont attaqué Moroz et moi. Je ne savais pas ce qu'ils faisaient là, mais je me suis défendue pour pouvoir sortir. Ils faisaient une barrière entre moi et l'issue de secours. Je les ai tous envoyés au tapis. Tous ceux qui s'opposaient à moi. Puis au moment où je m'apprêtais à partir, je l'ai sentit. Une douleur atroce comme si je mourrais, une blessure dans mon cœur, une sensation de manque si soudain que j'en ai eu le souffle coupé. Une douleur insupportable, des sentiments qui ne m'appartenaient pas mais que je pouvais comprendre comme si ils émanaient directement de moi, et j'avais compris que l'un des Néphilims était mort. Je l'ai ressentie Lily, comme si c'était moi que l'on assassinait !

Elle croisa ses bras sur sa poitrine et se recroquevilla sur elle-même. Lily qui pleurait à chaudes larmes dorénavant, lui caressait les cheveux en un geste de réconfort futile face à ce que revivait son amie.

- Il avait assassiné un être sans défense, qui n'avait rien demandé à personne. Je me suis relevée, si furieuse que ma magie m'échappait totalement. Je suis retournée dans la pièce où je savais le trouver. Il était là, menaçant de sa baguette l'une des Néphilims qui tenait son nouveau-né contre son sein. Je ne me souviens pas tout à fait de ce qui s'est passé, mais je sais que je lui ai parlé, puis Moroz m'a tiré en arrière, et m'a dit que je devais retourné à Poudlard, que ma mère n'aurait pas voulu que je reste. Alors je suis rentrée.

Elle serra fortement ses paupières fermées, s'empêchant de revivre la douleur qui l'avait assaillit quand elle avait atterri dans la Grande Salle. Mais ce fut en vain.

La douleur était loin d'être aussi forte que la première fois qu'elle l'avait ressentie, pâle écho de ce qu'elle avait vécu la veille. Mais le sentiment d'horreur et le souvenir de son angoisse suffit à la faire tomber à genoux et à sangloter, les mains croisées sur sa poitrine.

Elle sentit Lily se glisser à côté d'elle et la prendre dans ses bras. Alyssa s'accrocha à elle avec la force du désespoir, et c'est en criant presque qu'elle continua de parler.

- Il les a tués, Lily ! Tous les Néphilims restants, il les a tués au même instant. C'était comme si j'étais morte dix fois en une même seconde ! J'avais si mal, je souffrais tellement, Lily ! Et maintenant, ils ne sont plus là, c'est tellement vide dans mon cœur, je me sens si seule !

Elle ne put rien dire d'autre, ses sanglots déchiraient sa poitrine. Elle s'agrippait désespérément à la chemise de son amie, risquant de le lui arracher. Lily la berçait en lui murmurant des mots de réconfort à l'oreille. Elle la rassurait.

Au bout de quelques instants, elle se calma pour finir par s'endormir, dans les doux bras de sa meilleure amie.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Lily avait couché Alyssa dans le lit de Sirius et avait rejoint les quatre garçons assis sur le lit de James. Tous parlaient à voix basse, des révélations faites quelques minutes auparavant par Alyssa.

- C'est incroyable, tout ce qu'elle a vécu en même pas deux jours, murmura Sirius. Pas étonnant que je l'ai retrouvé dans cet état-là hier matin.

- Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Demanda Lily. J'avoue ne pas comprendre pourquoi Alyssa t'as promis de tout te révéler. Je veux dire, vous n'avez aucune filiation particulière, alors pourquoi est-ce que, comme ça, elle a décidé de tout te raconter ?

Sirius rigola légèrement en repensant à ce qui s'était dit dans la salle de classe vide, la veille.

- C'est très simple. Jeudi dernier, Remus est allé voir Alyssa en notre nom à tous et l'a interrogée. Maladroitement, si je me base sur ce qu'il nous a rapporté.

Remus eut un signe de tête affirmatif.

- Elle n'a pas été particulièrement contente de me trouver en train de l'interroger et elle s'est énervée, ce qui lui a valu sa retenue d'hier matin.

- Exactement, et hier matin, a là sortie de sa retenue, elle m'a foncé dedans. C'était un accident vu l'état dans lequel elle se trouvait. Je me suis demandé ce qui lui était arrivé vu l'air déprimé qu'elle avait, et j'ai bêtement cru qu'elle avait eu des problèmes avec son copain. Je l'ai faite entrer dans une salle de classe et je lui ai dit que je la laisserais pas partir tant qu'elle ne se serait pas calmée. J'avais peur qu'elle fasse une connerie, termina-t-il avec un haussement d'épaules face aux regards interrogateurs de ses amis.

- Et ensuite ? Demanda Lily.

Sirius rougit en repensant à la suite de la scène. Pour son plus grand malheur, Mylène était arrivée dans le couloir et avait hurlé ce surnom ridicule, ce qui avait eu pour effet de faire rire Alyssa. Au moins, ça lui avait fait oublié sa tristesse.

Mais il était hors de question qu'il leur parle de ce passage là.

- Eh bien ensuite, euh . . . Il y a eu un petit incident, et on a discuté et je lui ai dit qu'il ne fallait pas en vouloir à Remus pour ce qui s'était passé à la bibliothèque, parce que nous étions de nature curieuse et que nous lui avions demandé de mener l'enquête. Elle a paru comprendre et c'est là qu'elle m'a proposé de m'expliquer pourquoi elle avait tant changé en si peu de temps. Nous étions sortis pour trouver un endroit plus adapté à la discussion que la salle de classe où nous nous étions installés et c'est là qu'on vous a croisés. Et que vous vous êtes faits des histoires.

Tous plongèrent dans leurs réflexions, ne sachant comment venir à parler des révélations liées à Alyssa.

Sirius avait du mal à croire tout ce qu'elle avait raconté, mais il ne pouvait mettre en doute son honnêteté au vu de ce que ses souvenirs avaient fait naître en elle. Les émotions qu'elle avait ressenties il y avait encore quelques minutes ne démentaient pas ces paroles. Sirius en avait encore les larmes aux yeux en repensant à la détresse qu'elle avait ressentit. Même en en faisant que ce souvenir, elle avait eu une peur et une rage incroyable. Il ne voulait même pas imaginer ce que ça avait dû être pour elle de le vivre en vrai.

- Elle doit avoir une trouille inimaginable, commenta soudain Remus.

- Pourquoi dis-tu ça ? S'étonna Peter.

- Réfléchis Peter. Met bout à bout tout ce qu'elle nous a dit, et tu comprendras pourquoi elle a peur et surtout pourquoi sa mère a caché sa véritable identité.

- J'avoue que je n'ai pas compris non plus, dit James en regardant Sirius qui lui fit signe qu'il était d'accord avec lui.

Lily soupira en secouant la tête.

- A se demander, si vous avez écouté ne serait-ce qu'un mot de ce qu'elle a dit !

- Bien sûr que j'ai écouté, mais je n'ai pas tout retenu, s'emporta James, piqué à vif.

- Chut !

Toutes les personnes se tournèrent vers lui en mettant un doigt devant leurs bouches et en lui intimant de parler moins fort, sous peine de réveiller la jeune femme.

- Désolé ! Fit-il en levant les mains en signe de rédemption. Bon, est-ce que quelqu'un va enfin consentir à expliquer à mon cerveau inférieur aux autres, ce que vous avez découvert.

- Bon, pour t'aider nous allons résumer, dit Remus. Nous savons que la mère d'Alyssa a caché certaines caractéristiques de sa fille à la naissance, qui se sont révélées à sa mort.

- Et ces caractéristiques ont fait que Alyssa s'est posée des questions sur son ascendance, reprit lily. Sa beauté parfaite, son nouveau caractère enjoué et insouciant, sa magie décuplée, toutes ces nouvelles caractéristiques qu'elle s'est découvertes, ça ne vous rappelle rien ?

Sirius réfléchit et trouvas rapidement la réponse. James aussi vu qu'il murmura du bout des lèvres " les Néphilims".

- Parfaitement, les Néphilims, approuva Lily. Sa mère savait qu'il y avait des risques à ce qu'elle ressemble à ces ascendants, alors elle a caché tout ce qui pourrait en elle pourrait rappeler ses ancêtres.

Un mouvement dans le lit de Sirius les fit se retourner. Alyssa s'était assise et les regardait, un petit sourire en coin.

- Ce n'est pas poli de parler des autres en leur présence en faisant comme si ils n'entendaient rien.

Lily se leva d'un bond et s'assit à côté de son amie, rapidement rejointe par les garçons.

- Comment te sens-tu ? Lui demanda Lily en lui caressant les cheveux d'un geste maternel.

- Ca va. Je me sens mieux.

Elle leur fit un sourire rassurant et repoussa les draps du lit. Elle s'assit sur le bord et les regarda un à un.

- A qui appartient le lit ?

- A moi, répondis Sirius.

- Merci de me l'avoir prêté, il était très confortable.

Il lui sourit.

- Navrée pour la scène de tout à l'heure.

Des cris de protestations et d'indignation jaillirent autour d'elle, lui faisant écarquiller les yeux de surprise et contre tout attente, elle éclata de rire.

- D'accord, j'ai compris. Je ne m'excuserai plus.

- Ce n'est pas ça, Aly, mais tu ne peut pas t'excuser pour avoir connu des horreurs que peu d'entre nous auraient pu supporter, lui dit Lily en lui caressant le dos.

Elle lui sourit vraiment cette fois-là.

- Bon, je vais peut-être continuer à vous expliquer en évitant cette fois de m'éparpiller. Comme Remus et Lily l'avaient compris, si ma mère m'avait ensorcelé, c'était pour me cacher, mais pas seulement. Elle l'a fait pour me protéger aussi. Comme vous le voyez, il est assez simple pour quelqu'un qui connaît la race des Néphilims de reconnaître à un certains degré que je fais parti de ce peuple. Ma ressemblance avec eux est frappante et ma mère a tout fait pour me protéger. Vous-Savez-Qui a entreprit d'exterminer la race des Néphilims, et comme ma mère était elle même à moitié Néphilim, elle connaissait les risques que j'allais endurer. Elle a caché tout ce qui faisait que je n'étais pas entièrement sorcière et j'ai pu vivre loin de tout ça jusqu'à hier.

- Pourquoi hier? demanda Sirius étonné.

- Parce que, soupira Alyssa, j'ai fait une grosse boulette, et je me suis montré à Tu-Sais-Qui, telle que je suis réellement, et il sait maintenant que j'ai du sang Néphilim dans mes veines. Ce qui fait qu'il va me poursuivre sans relâche jusqu'à ce que mort s'en suive. Il aurait trop peur que je puisse d'un simple pensée, réduire à néant tout ce qu'il a fait jusqu'à aujourd'hui.

Personne ne répondit, comprenant ce que cela sous entendait.

- Au moins tu es protégée jusqu'à la fin de l'année. Il n'osera pas s'attaquer à toi alors que tu es sous la protection de Dumbledore. Ensuite, eh bien, vu qu'il est ton tuteur je suppose qu'il pourra te protéger efficacement.

Alyssa fit un sourire magnifique à sa meilleure amie, ce qui fit légèrement vaciller Sirius. Il n'était pas habitué à tant de splendeur. Si elle n'était qu'à un quart Néphilim, il préférait ne même pas imaginer à quoi pouvait ressembler un Néphilim de pure race.

- Dis moi Sirius, tu n'aurais pas quelque chose à avouer à Alyssa ?

Celui-ci se tourna violemment vers son meilleur ami qui venait de parler et arborait un sourire Colgate, apparemment très fier de son petit effet; et qui donnait à Sirius une furieuse envie de l'étrangler.

- Je ne pense pas que ce soit le moment de parler de ça, siffla-t-il entre ses dents, espérant que personne d'autre que lui ne l'ai entendue, bien que James l'ai crié haut et fort dans la chambrée.

- Au contraire, je crois que c'est le moment idéal. Et puis, il vaut mieux qu'elle l'apprenne de toi plutôt que de quelqu'un d'autre si tu vois ce que je veux dire.

- De quoi vous parlez ? Qu'est-ce que tu as à me dire Sirius ?

Il se retourna vers Alyssa et un agréable frisson lui parcourut le dos. Tout ça parce qu'elle avait prononcé son prénom. Il se sentait ridicule tout à coup.

- Oui, Sirius, qu'as tu à avouer à notre chère nouvelle amie ?

Ce dernier lança un regard menaçant à son meilleur ami, lui promettant des représailles sanglantes pour ce coup bas. Il inspira profondément, et s'écarta légèrement de son lit, se souvenant parfaitement qu'elle avait dit que ses pouvoirs étaient reliés à ses émotions et il n'apprécierait pas des masses de finir en tous petits morceaux.

- En fait, en quittant la Grande Salle hier midi, j'ai croisé Mylène.

Elle le regarda bizarrement. Elle devait se demander où il voulait en venir.

- Et, je lui ai dit que l'on sortait ensemble.

Alyssa fronça ses sourcils.

- Je ne comprends pas, pourquoi tu me dis ça ? Elle ne savait pas que tu sortais avec elle ?! Dit-elle, n'ayant pas l'air de tout comprendre.

- Non, ce n'est pas ça que j'ai voulu dire. Mylène pense que toi et moi, on sort ensemble.

Le silence se fit dans la pièce. Sirius crut même entendre une mouche voler, mais il s'aperçut en fait que ce n'était que James qui avait toute les peines du monde de se retenir d'éclater de rire. Tout le monde le regardait fixement, et il se demandait si il avait bien fait de tout lui avouer, surtout en présence d'autant de personnes qui ne ferait rien pour l'aider en cas de tentative de meurtre.

- Je peux savoir ce qui t'a pris d'aller lui dire ça ? Lui demanda-t-elle d'une voix si douce que Sirius eut du mal à croire qu'elle était parfaitement calme.

Puis il croisa son regard, et il sut que son calvaire ne faisait que commencer. Ses yeux d'un si beau violet étaient teintés d'une petite flamme qui voulait certainement dire que sa durée de vie venait de raccourcir brusquement.

Il sentit une rougeur affreuse s'emparer de son visage, pendant qu'il tentait une vaine explication.

- C'est à dire que . . . . Euh . . . Eh bien . . . En fait, Mylène nous a vu discuter et elle a cru que l'on sortait ensemble, et comme je cherchais une excuse pour pouvoir rompre j'ai pensé que la laisser croire ça serait une bonne idée.

- Et . . . ?

- Je pense très mal, répondit Sirius, tout penaud, s'en voulant un peu de lui faire subir ça, après tout ce qu'elle avait vécu ce week-end.

- Sirius, j'espère pour toi que tu sais courir. Autrement, je peux te dire que tu ne passeras jamais tes ASPIC's !

Il préféra pendre ses jambes à son cou quand il vit la jeune femme visiblement en colère qui sautait au bas de son lit, l'air menaçant.


Et voilààààà !

A dans une semaine les girls !

Bye !

( JustYou, j'ai corrigée une faute que t'avais pas vu ! Bouh, honte à toi ! LOL )

Kissous