Chapitre 3
Le lendemain à son réveil, Kurt se sentait un peu déboussolé. Il ne savait pas pourquoi, il n'avait pourtant pas bu une goutte d'alcool contrairement aux filles qui dormaient encore profondément. Il repensa à la soirée. Ce qui le fit sourire. Quand il n'allait bien, Kurt savait pertinemment qu'il pouvait compter sur elles pour retrouver le sourire et sa bonne humeur.
Il se frotta les yeux et regarda l'heure qu'affichait le réveil de Rachel. Oh merde râlât-il. Il était déjà midi passé. Il détestait se lever si tard, pour lui c'était une perte de temps. Il avait promis à son père de rentrer tôt et qui plus est, il devait terminer son devoir de littérature anglaise. De tout les cours à Dalton, c'était celui où Kurt avait le plus de mal. M. Parson, son professeur, homme d'une cinquantaine d'année, était assez méticuleux et exigeant sur la qualité des travaux que ses élèves lui rendaient. Bien sûr, Dalton était une école d'élite comparé à McKinley, et Kurt avait toujours été un excellent élève. Il devait tout faire pour que son père soit fier de lui et pour cela il devait travailler deux fois plus pour lui prouver qu'il avait fait le bon choix en l'envoyant dans cette école.
Quand il avait commencé à avoir ses problèmes avec Karofsky, Kurt avait bien sûr omis d'en parler à son père. Il ne voulait pas l'inquiéter. Mais les jours passaient et Kurt avait de plus en plus difficile à supporter les railleries, les coups, les insultes. C'est pourquoi quand Puck lui avait suggéré d'aller espionner les Warblers, il n'avait pas hésité une seconde. Arrivé devant le bâtiment, il en était tombé tout de suite amoureux et c'était dit que ce serait parfait pour lui. Et qu'elle ne fût pas sa surprise quand Blaine, David et Wes lui avait appris que la violence n'y était pas acceptée et que c'était le renvoi immédiat si un des élèves se bagarrait ou agressait un autre étudiant.
Le portable de Kurt se mit à vibrer soudainement, ce qui fit sortir Kurt de sa rêverie. Il prit son téléphone immédiatement et quitta la chambre pour ne pas réveiller les filles. Quand il fixa l'écran, il remarqua qu'il avait cinq appels manqué et un message vocal. Tous de Blaine, évidemment. Ce qui perturba Kurt, c'est que les appels avaient été passés vers 5:00 du matin. Il écouta sans tarder sa messagerie.
'Kurt, c'est moi Blaine. Heu, mais ça tu le savais hein… Je sais qu'il est tôt et que tu dois probablement dormir mais j'avais envie d'entendre ta voix. S'il te plaît rappelle-moi dès que tu as ce message. Tu me manque énormément. Je t'embrasse très fort'.
Quelque chose dans la voix de Blaine interpella Kurt, elle tremblait. Il semblait triste, désespéré et pourquoi ne dormait-il pas à cette heure? Il composa son numéro sans plus tardé. A la troisième tonalité Blaine décrocha.
"Kurt, enfin", soupira-t-il de soulagement. "J'avais tellement hâte de t'entendre, comment tu vas, la soirée c'est bien passée? Et les filles, elles ne t'ont pas trop taquiné? Raconte-moi".
"Waouh Blaine, calme-toi. Que se passe-t-il?", demanda le plus jeune.
"Je me suis disputé avec mon père Kurt. J-J-Je le hais, je te le jure. Il faut toujours qu'il me rabaisse. J'en ai marre, j'en peu plus. Pourtant je fais tout ce que je peux pour qu'il soit fier de moi. J'ai de bonnes note à l'école, je ne bois pas, me drogue pas. Alors pourquoi il agit comme si j'étais la pire des crapules. Comme si je ne valais rien à ses yeux. Je suis son fils, il est censé m'aimer". Et la Blaine craqua, il se mit à pleurer. Kurt aurait voulu être près de lui, le prendre dans ses bras pour le consoler.
"Blaine, écoute moi, tu es parfait. Tu n'as rien fait de mal. Il ne te connait pas, et c'est lui qui est stupide. N'oublie pas que d'autres personnes tiennent à toi. Les Warblers, les New Direction, oui tu as bien entendu. Ils sont tout fous de toi. Mon père ne pouvait pas rêvé mieux comme petit-ami pour son fils unique. Carole, elle, parfois je me demande si elle te préfère pas à moi". Il entendit Blaine rire au bout du fil. Ce qui le soulagea.
"Sérieux Blaine, quand je rentre le vendredi et que tu n'es pas avec moi, elle me demande comment tu vas. Et moi, moi, je ne sais même pas comment je ferais pour survivre sans toi. Tu m'as aidé quand j'en avais le plus besoin. Tu m'as redonné espoir, joie de vivre. L'envie de revivre à nouveau". Il entendit Blaine reniflé et ça lui donnait une boule dans l'estomac. Il détestait le savoir si loin de lui et ne pouvoir rien faire.
"Ok Blaine, tu rentres vers quelle heure?".
Blaine essuya ses larmes et prit une grande respiration.
"On décolle vers 15 heure. Pourquoi?".
"Je veux que tu viennes chez moi, je vais prévenir mon père et on t' attendra pour le souper."
"Mais, Kurt. Tu sais que je…"
"Pas de mais Blaine, tu viens. D'accord?" Il espérait que le bouclé dirait oui. Il savait fort bien qu'il en avait envie car lui aussi ne pouvait pas attendre lundi pour revoir son petit-ami.
"En plus j'ai un devoir que je dois terminer et j'aimerais que tu m'aides."
"Je viendrai Kurt."
"Parfait, a tout à l'heure et Blaine?"
"Hummmmmmm"
"Je vais compter les heures".
"Moi aussi Kurt et je.. je meurs d'impatiente d'être à ce soir".
Quand il raccrocha, il n'avait pas entendu que quelqu'un était entré dans la cuisine.
"Kurt?". C'était Santana qui venait de se lever.
Il sursauta et failli tomber de sa chaise.
"Bon dieu San, tu m'a foutu la peur de ma vie. Comment ça va? Pas trop la gueule de bois?".
"Oh m'en parle pas", grognât-elle. "On dirait que ma tête va exploser."
Kurt la regarda d'un air qui disait tu l'as bien cherché ma fille.
"On ça va Kurt, ne me regarde pas comme si j'avais un gros bouton au milieu de la figure. Tu parlais à qui?"
"Blaine".
"Ah, et tout va bien entre vous deux? Hier soir durant ton duo avec miss Peggy la grosse tête, les filles et moi on a remarqué que tu n'avais pas trop le moral?", l'interrogeât-elle.
"Tout va très bien Santana, je te remercie de t'en inquiéter", répliquât-il d'un sourire moqueur. Tous le monde qui connaissait Santana Lopez, savait que derrière sa façade de garce, se cachait un grand cœur.
"Très bien Kurt, il y a une chose dont j'aimerais te parler. Tu sais que la semaine prochaine c'est l'anniversaire de Rachel et on pensait faire une petite fête. Mais le problème c'est qu'on ne trouve aucune salle de disponible. Chez moi, ce n'est pas possible. Quinn, sa mère ne veut pas qu'on squatte sa maison et Mercedes, avec ses frères et sœurs, il y aura trop de grabuge. Et Tina, elle refuse de demander à ses parents. Es-ce que tu ne pourrais pas t'en charger?", suppliât-elle.
"Pas de problème, j'en serais ravi. Tu sais que j'adore m'occuper de ce genre d'évènement. Mais en revanche, je compte sur vous pour m'aider à préparer le mariage de mon père avec Carole."
"Cool, marché conclu", s'exclama la Latina.
Elle se racla la gorge, car une question lui brûlait, mais elle ne savait pas vraiment comment aborder le sujet. Oh et puis zut, tu es Santana, celle que va pas par quatre chemins et dit ce qu'elle pense.
"Kurt?"
Ce dernier s'apprêtait à lui apporter une aspirine et un verre d'eau.
"Oui?"
"Est-ce que toi et Blaine vous avez déjà, hum, couché ensemble?"
Kurt qui ne s'attendait pas du tout à cette question failli s'étouffer et devint aussi rouge qu'une tomate.
"SANTANA", s'offusquât-il. "Bien que ce ne soit tes affaires, je vais te répondre. Non Blaine et moi on a encore rien fait". Il se senti gêné d'un seul coup. C'est qu'en général il ne parlait pas beaucoup de sa vie privée et encore moins de relations sexuelles. Mais ces dernier temps il pensait de plus en plus à franchir le cap avec Blaine. Et vu la tournure que ça avait pris la dernière fois, il ne savait pas comment le faire comprendre au brun. C'est pourquoi il avait été franc avec elle.
"Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, loin pas. Je crois que j'aimerais beaucoup partager cette expérience avec lui. Mais je ne sais pas, il me semble que Blaine ne le souhaite pas", et il haussa les épaules.
"Qu'est-ce que tu en sais? Vous en avez parlé tout les deux? Du moins abordé le sujet?", le questionnât-elle?
"Pas vraiment, San. Mais j'ai bien tenté d'aller plus loin et la réaction que ça a suscité parlait d'elle-même."
"Tu peux élaborer, Kurt. C'est un peu flou pour moi ce matin."
"J'aime autant pas, c'est personnelle. De toute façon je n'ai aucune réponse à te donner. Il n'a pas voulu me dire pourquoi il avait réagit de le sorte. Bon, petit déjeuner", proposât-il.
"Très bien, comme tu veux mais sache que je suis là ainsi que les autres pour un conseil un peu… Enfin tu vois ce que je veux dire", plaisantât-elle en lui faisant un clin d'œil.
"J-Je sais", bafouillât-il dans sa confusion. "Pancake, toast, œufs?"
"Toast, ce sera parfait Kurt, tu es un amour". Elle avala l'aspirine que ce dernier lui avait donnée un peu plus tôt. Entre temps, les filles qui s'étaient réveillées, entra chacune à leur tour dans la cuisine.
"Salut à tous, vous avez bien dormi?", demanda Mercedes.
"Très bien merci", répondit Quinn en baillant.
"Oh Kurt, tu ne peux pas savoir que je t'aime là tout de suite", hurlât Mercedes en s'approchant de lui pour l'embrasser sur la joue.
"Juste parce que je prépare le p'tit déj Cedès? Tu es incorrigible tu sais". Et ils s'esclaffèrent tous en regardant Mercedes qui faisait la moue.
Blaine se sentait beaucoup mieux après avoir eux son petit-ami au téléphone. Il se leva du lit et alla prendre ses affaires afin de prendre sa douche pour ensuite descendre affronter le patriarche.
Il s'apprêta à se diriger vers la salle de bain quand il entendit frapper à sa porte.
"Blaine, c'est grand-mère. Je peux rentrer?"
"Bien sûr nany". Il adorait l'appeler comme ça. Il savait aussi qu'elle affectionnait particulièrement ce petit nom. Elle ouvrit doucement la porte et vit son petit-fils assis sur le lit tenant ses habits dans la main.
"Je te dérange pas tu es sûr? Je vois que tu allais te préparer."
"Non, non, viens entre", lui sourît-elle.
"Comment tu te sens mon grand?"
Il haussa les épaules en guise de réponse tout en regardant ses pieds. Il avait honte d'avouer qu'il se sentait dévasté, anéanti par ce que son père lui avait fait le soir précédent.
"Je t'ai entendu parler, tu étais au téléphone?"
"Oui avec Kurt". Il fini par regarder sa grand-mère en lui souriant.
"Ah, suis-je bête. Avec qui d'autre aurais-tu pu être en ligne. Il m'a l'air d'un garçon tout à fait charmant."
"Il l'est nany. Tu ne peux pas savoir à quel point il me rend heureux. Malheureusement d'autres ne sont pas du même avis. Mais je n'en ai rien à foutre, je continuerai à sortir avec lui malgré tout. C'est la seule chose de bien qui m'est arrivée dans la vie. Au moins avec lui je peux être moi-même. Quand je le regarde, mon cœur se met à battre si fort que j'ai du mal à respirer", admit-il.
"Es-ce que tu es amoureux Blaine?"
"Oui, je l'aime tellement fort que je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Mais je ne lui ai pas encore dit. J'ai peur que ce soit pas le bon moment, ou qu'il ne partage pas le même sentiment."
"Je vois", dit-elle en lui caressant la joue tendrement. "Ne t'inquiète pas mon chéri, ces mots sortent de ta bouche sans que t'y attende. Je me souviens quand ton grand-père me les a dits pour la première fois. J'étais tellement abasourdie que je suis restée à le regarder la bouche ouverte. Plus tard, il m'a avoué que j'avais l'air d'une enfant à qui on avait dit que le père noël n'existait pas", pouffât-elle. Blaine se souvenait que sa mère le lui avait raconté quand il était enfant. Il adorait entendre comment ses grands-parents ou même ses parents étaient tombés amoureux, leur premier baiser, leur mariage… Lui aussi il en avait rêvé avant de rencontrer Kurt.
"Allez va te préparer. Il est déjà tard et il ne faudrait pas mettre ton père plus en colère que ce qu'il n'est actuellement."
A ses mots, Blaine se leva et se précipita vers la salle de bain en claquant la porte derrière lui.
Bertha secoua la tête et sortit de la chambre. Elle avait de la peine pour lui et elle ne supportait pas de le voir aussi bouleversé.
Quand Kurt rentra chez lui plus tard dans l'après-midi, il déposa ses affaires et retira son manteau.
"Papa, Carole, vous êtes là?", appelât-il, pas certain qu'il y ait quelqu'un dans la maison.
"Dans la cuisine Kurt", crièrent-ils en même temps. Oui ces deux là s'étaient vraiment bien trouvés et voir son père si heureux c'était tout ce qui comptait pour Kurt. Il alla donc en direction de la pièce où ils se trouvèrent.
"Salut fiston, alors cette soirée?"
"Super papa, on s'est bien amusé. Est-ce que je peux vous parler deux minutes?"
"Bien sûr, vas-y mon ange", s'étonna Carole face à cette demande.
"J'ai eu Blaine au téléphone en début d'après-midi et il n'avait pas l'air en forme. Il s'est encore chamailler avec son vieux". Oups pensa Kurt, il savait très bien que son père n'aimait pas ce langage en face de lui.
"Kurt!"
"Pardon papa, bref. Je lui ai dit qu'il pouvait venir dès qu'il était de retour à Westerville. Je voulais savoir si c'était ok pour vous?"
"Tu nous donne pas le choix là", ironisa Burt. "Mais oui il n'y a aucun souci, il est le bienvenu dans cette famille et te le sais."
"Merci papa, tu es le meilleurs. Et je sais que c'est dimanche et qu'il y a cours demain, mais j'aimerais qu'il reste pour la nuit et dans ma chambre. Tu n'as pas à t'inquiéter. Je veux juste qu'il se sente en sécurité".
Burt soupira d'agacement, il savait que son fils avait toujours les bons arguments pour le faire craquer.
"Très bien fils, mais juste cette fois, que cela n'en devienne pas une habitude."
"Promis papa". Kurt se jeta dans les bras de son père et celui-ci le serra très fort. Après le décès sa femme, Elisabeth, sa relation avec son fils n'avait pas toujours facile. Ce dernier n'avait que huit ans à l'époque. Age où tout enfant avait besoin de sa mère.
Burt lui se retrouvait seul à l'élever et devait en même temps s'occuper du garage. Mais au fil des années, ils y étaient arrivés. Ils avaient trouvé leur équilibre. Kurt s'occupait des tâches ménagères et de ne pas s'attirer des ennuis au lycée. Burt se chargeait de payer les factures et veiller à ce que Kurt ne manque de rien. Ils avaient réussi à survivre malgré le manque d'une présence féminine. En pensant à cette période, il se retourna vers Carole et se dit qu'il était chanceux de l'avoir à ses côtés.
Lorsque Blaine fut enfin habillé et son sac fait, il prit son courage à deux mains et descendit dans le salon. Il n'avait pas très envie de voir son père et encore moins avoir une discussion avec lui.
"Blaine, enfin te voilà", s'irrita sa mère. "Ca fait des heures qu'on t'attend."
"Bonjour à toi aussi maman. Désolé, j'ai un peu trainé". Et je n'avais pas trop envie de voir le connard qui te sert de mari. Et sans hésiter il alla embrasser sa mère.
"Blaine, on doit avoir une sérieuse discussion toi et moi. Ton comportement ne peut plus durer. Tu es devenu insolent". Le ton de Richard était plus que glacial.
"Tu te fou de moi là, hein papa", riposta Blaine. "En quoi ais-je été impertinent. Tu ne me parles plus depuis des semaines. Quand je suis à la maison le week-end, tu fais tout pour ne pas y être."
"Ca suffit maintenant, jeune homme", rétorqua son père. "Continue dans cette direction et tu te verras consigné le week-end ainsi que privé de ton portable et de ta voiture. Me suis-je bien fait comprendre."
"Clair comme du cristal". Et Blaine alla s'assoir à côté de son cousin qui n'avait pas perdu une miette de l'interaction entre le père et le fils.
"Tonton", bien sûr c'était ironique. "Je pourrais savoir ce que tu reproche à Blaine. Franchement, je ne comprends pas. N'importe quel parent rêverait d'avoir un enfant comme lui". Blaine eut un rictus au coin des lèvres.
"Ethan", s'interposa son grand-père qui avait prit la parole pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés. "Ne t'en mêle pas, ce ne sont pas nos affaires. Bien que je sois d'accord avec toi."
"Très bien papy, je vais mettre les sacs dans le coffre. Il est presque l'heure de partir". Ethan avait insisté pour les accompagner à l'aéroport. Il s'en était voulu de ne pas avoir été là pour aller les chercher, ce qui les avait obligés à prendre un taxi.
Ce fut le moment des au revoir, Blaine enlaça brièvement ses grands-parents et d'installa sur le siège arrière de la voiture. Durant le voyage qui les menait à l'aéroport, Blaine reçut un message de Kurt qu'il s'empressa de lire.
Ok pour ce soir, prend de quoi dormir et tes cours. On partira de chez moi. Je t'attends, je t'embrasse – Ton Kurtinou ;-)
Ce petit surnom fit sourire le brun et se dit qu'il n'hésiterait pas à l'utiliser pour le futur.
Très bien mon kurtinou et merci pour tout - Ton Blaininou
Arrivé à destination, Blaine remit son téléphone dans sa poche et sortit de l'auto. Il aida Ethan à porter les bagages. Au moment d'embarquer dans l'avion, Ethan prit son cousin dans ses bras et lui chuchota l'oreille.
"Prend soin toi mon grand et n'hésite pas à m'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit."
"Merci Ethan, on se voit cet été, promis?"
"Et comment, rien m'en empêchera". Ils se firent un dernier signe de la main et Blaine alla prendre place dans l'avion.
Pendant ce temps, Kurt était tranquillement installé à son bureau. Il était en train de terminer son essai, et il en avait marre. Heureusement il avait mis la radio pour se détendre quand soudainement une chanson qu'il lui faisait terriblement penser à son amoureux passa.
Every night in my dreams
I see you, I feel you
That is how I know you go on
Ils avaient regardé le 'Titanic' ce jour là. Aux yeux de Kurt c'était le plus beau film d'amour qui pouvait exister au monde. Pour Blaine c'était 'Moulin rouge' bien sûr.
Far across the distance
And spaces between us
You have come to show you go on
Il s'en souvenait comme si c'était hier.
"Kurt tu pleures?" se moqua Blaine
"Mais non, c'est mes lentilles", répondit le châtain.
"Tu portes des lentilles toi? Et depuis quand? Je n'en savais rien". Blaine savait très bien que c'était faux.
"Mais, mais depuis toujours voyons", s'indigna Kurt.
"Tu es trop chou, tu le sais ça. 'Tu saute, je saute Jack'". Et il sauta du lit en se prenant pour Leonardo et clama à haute voix:
"Je suis le roi du monde".
"Qu'est ce que tu peux être idiot Blaine", gloussa Kurt.
"Hey, n'oublie pas que c'est pour ça que tu m'adores, pas vrai", se vexa Blaine.
"Sans aucun doute très cher, sans aucun doute". Et le plus jeune s'avança vers le plus vieux et l'étreignit affectueusement.
Sans s'en rendre compte, Kurt se mit à fredonner.
Near, far, wherever you are
I believe that the heart does go on
Once more you open the door
And you're here in my heart
And my heart will go on and on.
Bon Kurt secoue toi, Blaine va arriver et tu n'as pas encore terminé songeât-il. Il éteignit la musique et se remit au travail.
Durant le vol, Blaine mit ses écouteurs et sélectionna une chanson sur son I-pod. Il en avait choisi une qui allait sans aucun doute le mettre d'excellente humeur. Il ferma les yeux et appuya sur 'play'.
Here we go again
I kinda wanna be more than friends
So take it easy on me
I'm afraid you're never satisfied.
Rien que d'y repenser, il se souvenait de la tête que Kurt faisait pendant la prestation. Il tentait d'être sexy, mon dieu s'était loin d'en être le cas. Il avait plutôt l'air de quelqu'un qui avait des problèmes gastriques.
Here we go again
We're sick like animals
We play pretend
You're just a cannibal
And I'm afraid I wont get out alive
No I won't sleep tonight
Oh, oh
I want some more
Oh, oh
What are you waitin' for?
Take a bite of my heart tonight
Oh oh
I want some more
Oh oh
What are you waitin' for?
What are you waitin' for?
Say goodbye to my heart tonight
Here we are again
I feel the chemicals kickin' in
It's gettin' heavier
I wanna run and hide
I wanna run and hide
I do it every time
You're killin' me now
And I won't be denied by you
The animal inside of you
Oh, oh
I want some more
Oh, oh
What are you waitin' for?
Take a bite of my heart tonight.
Oh oh
I want some more
Oh oh
What are you waitin' for?
What are you waitin' for?
Say goodbye to my heart tonight
Hush, hush
The world is quiet
Hush, hush
We both can't fight it
It's us that made this mess
Why can't you understand?
Whoa, I won't sleep tonight
I won't sleep tonight
Here we go again
Here we go again
Here we go again
Oh, oh
I want some more
Oh, oh
What are you waitin' for?
Take a bite of my heart tonight.
Oh oh
I want some more
Oh oh
What are you waitin' for?
What are you waitin' for?
Say goodbye to my heart tonight.
Ils s'étaient ensuite retrouver à discuter d'un sujet dont Kurt se sentait pas très à l'aise et l'avait très mal pris. C'est ce qui avait poussé Blaine à aller parler à Burt. Bien qu'il était effrayé.
"Monsieur Hummel, bonjour. Je vous dérange peut-être?"
"Ah Blaine, qu'est tu fais ici? Non pas du tout. Tu peux me passer le carburateur s'il te plaît?"
Sans hésiter, Blaine prit la pièce et la tendit à Burt.
"Comment tu savais que c'était ça?", s'étonna l'homme.
"Mon père et moi on a passé une partie de l'été à réparer une voiture qu'il venait d'acheter pour qu'on puisse passer du temps ensemble. Mais je suis certain que c'était plus dans le but de me rendre hétéro. Enfin bref, c'est de Kurt que je suis venu parler".
"Kurt? Il a des soucis?"
Blaine se sentait un peu gêné. Il ne savait pas vraiment comment aborder le sujet.
"Non, non mais monsieur Hummel, avez-vous déjà songé à mettre Kurt au courant en ce qui concerne l'intimité. Les relations sexuelles je veux dire".
Burt n'en revenait de l'audace de ce garçon.
"Pardon! Tu en a un de toupet Anderson. "
"Désolé, mais j'ai bien essayé et tout ce qu'il a trouvé de mieux à faire, c'est de boucher ses oreilles et chanter 'la la la'". Ce qui amusa Burt à vrai dire.
"Je sais que ça me regarde pas, mais Kurt est la personne la plus douce, le plus droite que je connaisse. Et je m'inquiète énormément pour lui. Vous comprenez, je n'ai pas envie qu'il lui arrive ce qu'il m'est…. enfin je ne veux pas qu'il se retrouve dans une situation à laquelle il ne pourra pas faire face parce que personne l'aura averti des dangers comme les MST's ou pire encore. Croyez moi, je sais de quoi je parle". Pour l'avoir vécu rajoutât-il à lui-même.
"Relaxe Blaine, si il n'y a que ça pour faire ton bonheur, je vais le faire". Blaine se sentit rassurer et le poids qu'il avait sur la poitrine avait disparu.
"Tu dois vraiment tenir à lui fiston. A ce demander pourquoi vous n'êtes pas ensemble."
"Vous pouvez pas imaginer à qu'elle point il compte pour moi. Merci de m'avoir écouté monsieur Hummel. Ne dites surtout pas à Kurt que je suis passé. Je vous laisse travailler. A bientôt". Et sans plus tarder, il quitta les lieux.
Quelques jours plus tard il avait appris que Kurt et Burt avait eu cette fameuse discussion, et que ça avait le moment le plus pénible que Kurt est jamais eu à affronter.
Blaine s'était finalement assoupi. Quand il se sentit subitement secoué, il se réveilla en sursaut.
C'était sa mère qui lui annonçait qu'ils avaient atterrit. Ils sortirent de l'avion, et ce n'est qu'après avoir récupérer leurs affaires, qu'ils se dirigèrent vers la voiture qui se trouvait sur le parking qu'ils avaient réservé pour le week-end.
Ils étaient à peine arrivé chez eux que Blaine se précipita en haut, vida son sac pour le remplir à nouveau. Il redescendit, prit ses clés et ouvrit la porte quand sa mère l'interpella. Heureusement pour lui, son père était déjà enfermé dans son précieux bureau.
"Blaine où vas-tu comme ça?", le questionna Pam.
"Chez Kurt, ça pose un problème. De toute façon ma présence n'est plus tellement appréciée ces temps-ci. Il m'a demandé de passer la nuit et on partirait ensemble à Dalton".
"Très bien, fais comme bon te semble. Et au fait, j'ai oublié de te prévenir, j'accompagne ton père en France pour un voyage d'affaire. Nous partons mardi et on revient que lundi prochain. Je sais que tu seras à l'internat de la semaine. Mais tu devras de débrouiller seul du week-end".
"Parfait maman, amusez-vous bien". Et il claqua la porte.
Je suis en route pour ta maison. A tout de suite tout de suite. Ton prince charmant ;-) – B
Il mit en route le moteur et démarra à toute vitesse. Il n'avait qu'un désir, c'était se retrouver dans les bras de son compagnon. C'était dimanche, ce qui voulait dire pas d'embouteillage, les routes seraient dégagées et il pouvait un peu dépasser la limite de vitesse. Il pourrait être là en moins d'une heure trente.
Arrivé devant la maison des Hummel-Hudson, Blaine s'empressa de sortir de son véhicule et de prendre ses affaires. Il s'avança vers la porte d'entrée et sonna.
Quand Kurt ouvrit, il lâcha tout et se jeta dans ses bras comme si ça faisait des mois qu'ils ne s'étaient plus vus.
"Hey", s'alarma Kurt. "Ca va aller maintenant?"
"Oui, beaucoup mieux maintenant que tu es là." Il adorait se retrouver enlacer par le plus jeune, il aimait respirer son odeur de vanille. Il relâcha son étreinte et déposa un chaste baisé sur les lèvres rosies de Kurt.
"Allez rentre, vas déposer tes affaires dans ma chambre et débarbouille toi un peu. Le repas sera prêt dans dix minutes", lui murmura affectueusement Kurt à l'oreille.
"Cool, j'ai une faim de loup". Et cela se confirma par un gargouillement de l'estomac.
Un peu plus tard dans la soirée, les deux garçons étaient confortablement installés sur le lit du châtain. Ils s'étaient tout les deux mis en pyjama et Blaine qui avait ses lunettes (car contrairement à Kurt, lui portait vraiment des verres de contact), lisait la dissertation sur laquelle Kurt avait bossé toute l'après-midi.
"Je ne comprends pas pourquoi tu es si inquiet Kurt, cette rédaction est bien écrite, claire, concise. Franchement tu n'as aucuns soucis à te faire".
"Tu en es sûr?"
"Certain, bon maintenant range moi tout ça et vient me rejoindre. Et plus vite que ça moussaillon". Kurt s'exécuta sur le champ.
"A vos ordres mon capitaine". Et Kurt vint s'installer entre les jambes de Blaine. Il aimait être dans cette position, cela lui donnait une sensation de réconfort. Sa tête sur sa poitrine, il pouvait ainsi entendre les battements de cœur du plus vieux.
"Tu sais Blaine, j'ai pas mal réfléchit durant ton absence. Et je me disais, toi tu connais pratiquement tout à mon sujet. Alors que toi par contre, tu es un total mystère pour moi." Il tâta le terrain.
"Nous y voilà. De nouveau le jeu des questions-réponses", se frustra le bouclé.
"Non tu n'y es pas.", et il se retourna pour faire face au brun. "C'est juste que j'aimerait en savoir u peu plus sur ta personne. Tu comprends? ". Et Kurt le regarda, sourit et repoussa une mèche de cheveux que tomba négligemment sur le visage tendu de Blaine. Ce dernier se relaxa immédiatement.
"Ok", se détendit Blaine. "Qu'est-ce que tu aimerais savoir?"
"Sérieux", se réjouissait Kurt.
"Profite avant que je change d'avis".
"Super, par exemple, c'est quoi ton deuxième prénom?"
"Devon. Blaine Devon Anderson. Et toi?"
"En réalité c'est Grant, mais je dis à tout le monde que c'est Elisabeth. Kurt Elisabeth Hummel en hommage à ma mère". A l'évocation de cette dernière, le visage de Kurt s'attrista.
"Elle te manque, hein?"
Kurt opina. "Oui terriblement", avouât-il. "Elle t'aurait beaucoup aimé tu sais et toi aussi. Enfin je crois."
"Il n'y a aucun doute là-dessus". Et sur ces mots, Blaine prit le visage en coupe de Kurt et l'embrassa passionnément.
"Bon dieu ce que ça me tuait de ne pas pouvoir te serrer dans mes bras. De sentir tes lèvre contre les miennes."
"Et moi donc Blaine". Ils reprirent leur position de départ et Blaine se mit à caresser les cheveux du châtain.
"Blaine?"
"Oui Kurt?"
"Quel est le garçon sur qui tu as flashé la première fois?". Et Blaine plongea dans ses souvenirs.
"Il s'appelait Marc, il était stagiaire dans mon cours d'éducation physique. J'avais 14 ans et lui 18. C'est d'ailleurs là que je me suis rendu compte que j'étais attiré par les garçons. Quel était le tien Kurt?"
"Je te le dis si tu me promet de ne pas te foutre de moi".
"Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer".
"Finn". Ca en était trop pour le bouclé, il ne pouvait se retenir et se mit à rire aux éclats aux point qu'il en pleurait.
Kurt se senti blessé et lui mit un coup d'oreiller. "Tu avais juré!"
"Pardon. Mais c'était trop drôle. Désolé, j'arrête."
"Encore une et on va dormir, d'accord?", le questionna Kurt.
"Oui, la dernière alors".
"Estcequetuesencorevièrge?" se dépêcha d'articuler le châtain. Blaine se figea, il n'avait pas vraiment envie d'y répondre mais si il ne le faisait pas, Kurt allait avoir des soupçons. Il allait devoir lui mentir et il détestait ça.
"Ca a de l'importance pour toi?"
"Non, oublie. J-je suis navré, ça m'est sorti sans réfléchir."
"C'est pas grave. Tu es mon premier petit copain, Kurt. Bien sûr que je le suis toujours. On peut éteindre maintenant". Il espérait que ça rassurerait le plus jeune.
"No problemo. Merci d'être honnête avec moi Blaine, ça compte énormément pour moi."
Ils éteignirent chacun leur lampe de chevet et Kurt vint se blottir dans les bras de Blaine.
Un silence s'installa entre les deux jeunes. Ce fut Blaine qui le rompit.
"Kurt? Tu dors"
"Non pas encore et toi?". Suis-je bête, se sermonnât-il. Il vient de te parler.
"Non".
"Kurt?"
"Oui Blaine?"
"Je t'aime."
Le cœur Kurt s'accélérait soudainement. Il n'en croyait pas ses oreilles. Blaine venait de lui admettre qui l'aimait. Oui, lui Kurt Hummel était aimé par le talentueux, magnifique, sublime Blaine Anderson. C'était un rêve qui devenait réalité.
"Moi aussi Blaine, je t'aime". Et ils s'endormirent l'un contre l'autre. Heureux, et pour une fois Blaine allait pouvoir passer une nuit sans que les cauchemars le hante. Enfin il le pensait. Jusqu'à ce qu'il se réveille en sursaut, la respiration haletante et tout en sueur. Heureusement il n'avait pas réveillé Kurt. Il se leva discrètement, sortit de la chambre et descendit dans le salon. Encore une nuit blanche ruminât-il.
