Et un chapitre en plus !

Merci pour toutes vos reviews et je vous souhaite une agréable lecture.


Chapitre 13 : Potions et désir

- Tu n'aurais pas vu mon rouge à lèvres, Aline ?

- Ah, non désolée.

- Ah, merde ! Tu peut me passer le tien s'il te plait ?

- Oui, bien sûr ! Tiens, attrape !

Alyssa grogna en rabattant sa couverture sur sa tête. Il était à peine sept heures du matin, et ses deux camarades de chambrée en étaient déjà à l'étape maquillage. Mais qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter un réveil pareil ?!

Elle se tourna sur le ventre, enfonçant son visage dans son oreiller, en espérant pouvoir se rendormir pour encore une petite demi-heure.

Mais dix minutes après, les deux Gryffondors papotaient encore autour de leur mascara, et c'est avec une forte envie d'étrangler deux jeunes filles qu'Alyssa repoussa ses couvertures, et se tourna vers les deux réveils naturels.

- Dites donc, les filles, ça vous dirait rien de laisser les autres dormir !

Aline et Carole se tournèrent vers elle, l'une avec un bâton de rouge à lèvres à la main, et l'autre un fer à friser sur la frange.

- Oh tu dormais ?! Dit Aline avec un regard étonné.

Alyssa plissa les yeux, des mots au bord des lèvres qui ne se disaient pas dans une discussion civilisée. Est-ce que le jeune fille ne se fichait pas un peu d'elle par hasard ?!

Mais apparemment non, elle avait vraiment l'expression de quelqu'un qui ne savait pas qu'elle venait de faire une boulette.

Alyssa se força donc à rester calme et lui fit un sourire crispé avant de se rabattre sous ses couvertures et de faire dos aux deux jeunes femmes qui étaient retournées à leur maquillage. De ce fait, elle se retrouva le visage face à celui de Lily qui la regardait avec un sourire ensommeillé.

- Ca ne devrait plus t'étonner maintenant, non ? Lui chuchota-t-elle.

- Je sais, soupira Alyssa. Mais toutes les nuits, je me dit qu'elle nous laisseront dormir.

Lily eut un rire discret.

- C'est beau de rêver.

Alyssa accompagna son amie dans son rire du matin. Mais un rire discret et chuchoté pour ne pas se faire remarquer par les deux autres Gryffondors. A cet instant, la porte claqua, et Alyssa étouffa un bâillement d'hippopotame, tout en s'étirant paresseusement. Elle s'assit sur son lit et se frotta les yeux. Lily quant à elle, était déjà debout et avait pénétré dans la salle de bains.

Alyssa émit un gémissement de frustration et se laissa lourdement retomber sur son oreiller, tout en essayant d'étouffer un second bâillement.

Hier soir, comme tous les soirs depuis près d'un mois, elle s'était entraînée à développer ses pouvoirs Néphilims. Suite aux révélations qu'elle avait faites à ses amis, ils lui avaient conseillé d'essayer d'apprendre à connaître sa magie Néphilim. Plus facile à dire qu'à faire. A part des picotements le long de la colonne vertébrale quand elle arrivait à puiser un peu de magie primaire en elle, elle n'avait ressenti aucun effet. A se demander si elle était bien à quart Néphilim. C'était frustrant de savoir qu'elle possédait un pouvoir inouï, mais qu'elle ne pouvait l'utiliser, à part lors d'émotions fortes, comme lors de l'attaque du Département des Mystères, ou de l'accident dans la grande salle avec Lily.

Le seul changement qu'elle avait vu s'opérer n'avait pas été en elle, mais autour d'elle. Il semblerait qu'en cherchant à faire ressortir sa magie primaire, elle ait déterré une sorte d'attraction à l'instar des Vélanes. Sans non plus aller jusqu'à faire dire aux hommes des choses totalement idiote, elle avait bien remarqué les regards insistants de la gente masculine du collège et les sourires goguenards et envieux des filles.

Il semblerait qu'au bout du compte, ce que lui avait dit sa mère n'était pas totalement faux.

La porte de la salle de bains s'ouvrit laissant passer une Lily, fin prête pour attaquer les cours. Alyssa se redressa, et fit basculer ses jambes par dessus son lit pour poser ses pieds par terre. Elle tenta vainement d'étouffer un énième bâillement et s'enferma à son tour dans la salle d'eau.

Tout en se préparant, elle repensa au comportement des Maraudeurs envers elle, depuis ses révélations.

Une sorte de statu quo s'était opéré entre James et Lily, ce qui faisait qu'ils pouvaient s'adresser la parole sans vouloir s'étrangler, ce qui était en soi, un grand pas en avant.

James passait son temps à charrier Alyssa sur ses nouveaux pouvoirs, et à insister lourdement - mais sans arrières pensées, plutôt comme une plaisanterie - à faire de la vie des Serpentards un enfer. Pour lui, sa magie nouvellement acquise devait servir à autre chose qu'à faire pousser les fleurs. Ce sujet semblait l'avoir mortifié, quand elle lui avait appris que les Néphilims de pure race n'utilisait leurs pouvoirs qu'à des fins pratiques, et il s'était promis de faire en sorte que la magie primaire de sa nouvelle amie serve en dehors du jardinage.

Remus l'aidait dans ses recherches sur ses origines. Il semblait que le jeune homme tienne absolument à ce qu'Alyssa apprenne le plus de choses sur sa race. Étrange, comme il se jetait corps et âmes dans la recherche d'informations qui pourraient aider la jeune femme à mieux se comprendre. Il avait l'air, de lui aussi, cacher quelque chose, mais elle ne s'était pas attarder là dessus. Le jour où il voudrait se confier, il savait qu'elle serait là pour l'écouter.

Peter, quant à lui, avait l'air de prendre ça avec une désinvolture qui frisait l'indifférence. Ce qui semblait le ravir plus que toute autre chose, c'était de pouvoir parler des cours avec les deux jeunes femmes, et de pouvoir leur demander un coup de main de temps en temps, lorsqu'il avait des difficultés avec un devoir. Ce que les jeunes filles ne rechignaient jamais à lui donner. En parallèle, il avait entreprit d'aider de temps à autres Remus dans ses recherches, vu qu'Alyssa avait abandonné l'idée de s'enfermer dans la salle poussiéreuse durant tout ces week-ends. Elle était curieuse, mais pas au point de devenir asthmatique, et elle remerciait grandement les deux jeunes hommes de passer leur temps libre à l'aider.

Quand à Sirius . . . Eh bien, c'était Sirius. Et il avait d'autres chats à fouetter que les problèmes d'héritage de la jeune femme. Il avait échappé de peu à une mort certaine par étouffement, et il appréciait de pouvoir profiter de la vie. Du moins dans les premiers jours. Trois semaines auparavant, il s'était ré-introduit dans le groupe des Maraudeurs, et s'était un peu rapproché des demoiselles Gryffondors, ce qui leur avait beaucoup plu. En dehors du fait qu'il avait commis une bourde monumentale avec Alyssa, Sirius était d'une drôlerie impayable. Une fois que James et lui étaient lancés, on ne pouvait plus les arrêter.

Mais c'était exactement ce qu'il lui fallait. Après sa mésaventure au Ministère, elle s'était promise de profiter de la vie au maximum, mais sans oublier le principal. Après tout, elle pouvait très bien s'amuser tout en restant sérieuse, et pour cela, il n'y avait rien de mieux que de traîner avec les Maraudeurs.

Elle sourit à son reflet du miroir situé au dessus du lavabo.

Si on lui avait dit, deux mois auparavant, qu'elle deviendrait amis avec ces quatre là, elle aurait immédiatement fait interner cette personne à Ste Mangouste. Il aurait été inimaginable pour l'ancienne Alyssa d'adresser la parole aux quatre joyeux lurons, sans les engueuler sur leurs blagues puériles. Alors que maintenant, elle ne trouvait plus leurs blagues si enfantines que ça. C'était même tout ce dont elle avait besoin, pour oublier l'horreur quelle avait vécu. Une bande d'amis qui ne se prenait pas au sérieux et qui prenait la vie comme elle venait.

Elle termina de coiffer ses cheveux en sa traditionnelle natte, qui lui tombait jusqu'au milieu du dos, et sortit de la salle de bains. Lily l'avait attendue, et c'est ensemble qu'elles sortirent du dortoir des filles des 7ème années.

Dans la salle commune, elles rejoignirent les quatre garçons qui, semblait-il, les avaient attendues.

- Vous n'êtes pas des rapides. Ça doit faire une demi-heure que vos deux compagnes ont quittés leurs dortoirs, les accueillit James.

- Bonjour James. Oui nous avions bien dormi, merci. Et toi ? Lui répondit Lily avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Le jeune homme eut la décence de paraître gêné et il s'excusa tout en répondant aux civilités de la jeune femme.

Ce fut là qu'Alyssa dut se faire violence pour ne pas sauter au cou de sa meilleure amie. Elle ne savait pas ce qui lui prenait, mais elle avait soudainement envie de l'embrasser. Et pas un simple baiser amical, non, elle pensait plutôt à un baiser comme on en donne à la personne aimée.

Alyssa serra les poings et posa son regard sur le sol. Immédiatement, elle se sentit mieux.

Ouf ! Mais elle se demandait tout de même ce qui lui avait pris. Aux dernières nouvelles, elle avait toujours eu une préférence pour les hommes, mais elle devait avouer que là, elle avait vraiment été à deux doigts de sauter sur sa meilleure amie. A surveiller, se dit-elle.

Ils sortirent tout les six de la salle commune et se dirigèrent vers la Grande Salle, ne rencontrant pas âme qui vive, ce qui signifiait que tous étaient déjà en train de prendre leur petit-déjeuner, et qu'ils étaient bel et bien en retard.

Elle grimaça. Elle détestait manger en quatrième vitesse. Pour elle, le repas du matin, c'était sacré, et il fallait qu'il soit pris dans le calme et la détente. Mais en dix minutes, ça allait être chaud.

Et la chaleur, c'est exactement ce qu'elle ressentit quand elle posa un pied dans la Grande Salle . . .

. . . D'où elle ressorti immédiatement, les poings et la mâchoire serrés, les yeux écarquillés et le souffle court.

Les cinq autres lui jetèrent un coup d'œil étonné par son brusque changement de direction, et son attitude hors du commun. Effectivement, ce n'était pas tous les jours qu'une personne fuyait une salle comme si une odeur écœurante y régnait et s'adossait à un mur, en ayant l'air d'être en train de faire un arrêt cardiaque.

Alyssa se força à retrouver une respiration normale, et se demanda ce qui lui était arrivé. Ou plutôt, ce qui s'était passé. Ses bras tremblèrent quand elle se remémora les sensations qui l'avaient envahie au moment où elle commençait à pénétrer dans la Grande Salle.

Inexplicablement, elle s'était sentie attirée par certaines personnes présentes dans la salle, et elle avait senti une odeur sucrée et piquante. Pas vraiment désagréable, mais étonnante. Si elle avait pu y mettre un nom elle lui aurait donné le nom de " désir ".

Oui, c'était exactement ça.

Quand elle était entrée dans la Grande salle, elle avait ressentie du désir pour certaines des personnes présentes dans la pièce. Un désir tel qu'il lui avait fallu toute sa maîtrise d'elle-même pour ne pas sauter sur tout ce qui bougeait.

Son souffle précipité lui faisait mal à la poitrine et elle sentit la paume de ses mains la lancer désagréablement. Elle desserra les doigts et contempla, étonnée, les traces de ses ongles imprimées dans ses paumes.

- Alyssa, ça va ? S'inquiéta James en s'approchant.

Elle le regarda, et elle sentit l'inquiétude couler dans ses veines. Elle détourna les yeux, et son regard tomba sur Lily. L'inquiétude s'intensifia et une peur sourde pressa son cœur comme un étau.

Elle reconnaissait ses sensations inexpliquées, ses sentiments qui ne lui appartenaient pas. Alors que lui arrivait-il ?

Un fol espoir prit possession de son cœur ainsi que de tout son être. Elle se rappelait très bien la dernière fois qu'elle avait ressentie des émotions qui n'émanaient pas d'elle. Était-il possible que, finalement . . . ?

- Oui, ça va James, je te remercie. C'était juste un malaise, un petit étourdissement. Je vais déjà beaucoup mieux.

Elle ne leva pas les yeux quand elle lui adressa la parole, son regard restant fixé sur sa meilleure amie qui semblait très inquiète, voir effrayée. Elle lui fit un petit sourire pour la rassurer sur son état. Il n'y avait rien à craindre.

Elle s'écarta du mur auquel elle s'était adossée, et rejoignit sa meilleure amie qu'elle attrapa par le bras et dirigea vers la Grande Salle, les maraudeurs sur les talons. Ils pénétrèrent dans la pièce et s'installèrent tranquillement à leur table, sans échanger un seul mot. Ils n'avaient plus le temps pour ça, puisqu'ils ne leur restait que cinq minutes pour petit-déjeuner et rejoindre leur salle de classe.

Ce fut donc en un temps record qu'ils mangèrent et coururent aussi vite que possible pour rejoindre leur cour de Potions. Ils s'installèrent rapidement et en silence, tandis que le professeur Slughorn passait dans leurs rangs pour relever leurs devoirs. Une fois fait, il retourna à son bureau, et d'un geste nonchalant de la main, fit apparaître la potion à créer au tableau.

- Vous avez deux heures pour me préparer ce filtre d'amour.

Toute la classe sursauta. Un filtre d'amour ?! Mais qu'est-ce que le professeur de Potions pouvait bien vouloir faire avec ça !

- Puisque jeudi est le jour de la St Valentin, je me suis dit que ce serait amusant de faire une potion en rapport avec l'actualité, annonça-t-il d'un air joyeux.

Un murmure abasourdi se propagea dans les rangs des élèves. Alyssa échangea un coup d'œil étonné avec Lily. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait un affreux pressentiment, comme si elle avait oublié quelque chose d'essentiel. Peut-être que la jeune femme pourrait la renseigner.

- Lily, j'ai un doute affreux. Je n'ai rien oublié qui ne soit important, dis moi ?

Lily fronça les sourcils, essayant visiblement de se souvenir de quelque chose.

- Tu me croiras si tu veux, mais j'ai aussi l'impression de passer à côté de quelque chose d'énorme.

- Bof, on verra bien, conclut Alyssa avec un haussement d'épaules, avant de se tourner vers sa potion.

Les deux heures de cours en commun avec les Serpentard au complet auraient pu se passer sans incident notable (ce qui aurait été étonnant) si James n'avait pas eu la merveilleuse idée de changer certains des ingrédients nécessaires à la potion avec d'autres, de son propre cru. Alyssa le vit échanger les crins de licornes avec des cheveux de Sirius qu'ils avaient teint en blancs. Elle ne savait pas ce qu'ils mijotaient, mais elle avait comme qui dirait un sérieux doute sur l'aboutissement de cette blague. Quand au destinataire de celle-ci, pas besoin d'être un génie pour savoir que c'était Severus Rogue.

Elle soupira. Ils étaient bien marrant les quatre énergumènes, mais si ils pouvaient arrêter de s'en prendre toujours à la même personne, ça serait bien plus drôle. Au début, c'était bien gentil, mais tout comme Lily, elle pensait qu'à force, c'était vraiment de l'acharnement. Pas étonnant que Rogue fasse pareil.

Mais à sa plus grande surprise, la fin du cours sonna, sans qu'un chaudron n'ait explosé, ou qu'un Severus Rogue ne se soit retrouvé en fâcheuse situation. Toutefois, les Maraudeurs avaient un sourire jusqu'aux oreilles, ce qui signifiait qu'ils préparaient quelque chose. Alyssa décida d'en avoir le cœur net, et s'approcha des quatre comparses.

- Je vous ai vu échanger vos crins de licornes en cours. Qu'est-ce que vous préparez encore ? Leur demanda-t-elle, avec un air suspicieux.

James lui fit un énorme sourire et passa un bras sur ses épaules, tout en la serrant contre elle, en un geste soit disant réconfortant. Pour Alyssa, cela voulait juste dire que ses doutes étaient fondés.

- Vois-tu ma chère Alyssa, nous avons pensé que notre ami Servilo avait bien besoin d'un coup de main en potions, nous nous sommes donc fait un plaisir de l'aider sur ce filtre particulièrement difficile.

Elle plissa les yeux.

- Qu'est-ce que vous avez fait ?

Il lui tapota le nez du bout de l'index et lui dit simplement :

- Tu es trop curieuse, ma petite perfection.

Elle grimaça, alors qu'il la lâchait pour rejoindre Sirius, qui avait l'air d'avoir une furieuse envie d'étrangler son meilleur ami. Bien qu'elle lui ait dit des dizaines de fois d'arrêter de la surnommer ainsi, James prenait un malin plaisir à utiliser ce pseudonyme ridicule.

Elle pénétra en cours de Défenses Contre les Forces du Mal à la suite de ses amis, et s'installa entre Lily et Remus, derrière Sirius, James et Peter. Leur professeur de cette année, Madame Dippel, leur demanda de ranger leurs baguettes et de suivre ce qu'elle dirait. Un soupir s'échappa des lèvres des élèves. Aujourd'hui, c'était théorie.

Alyssa sortit plume et parchemins, et se prépara à prendre des notes. Seulement son regard fut attiré par une sensation désagréable sur sa nuque, et elle se retourna . . . pour croiser le regard coquin de Mylène Diggory. Elle se sentit envahi par une forte sensation de désir et détourna rapidement le regard, revenant à son parchemin. Sa respiration était saccadée, comme si elle venait de courir. L'intensité de ce regard avait été tel, qu'elle avait ressenti au plus profond d'elle, les sentiments de Mylène. Et ses envies bizarres, qu'elle avait déjà exprimées quelques jours auparavant. En y repensant, Alyssa avait le rouge qui lui montait aux joues.

Après que Sirius ait échappé à une mort certaine, il avait promis de faire ce qu'il faudrait pour réparer ces erreurs. Seulement, la façon dont il s'y était pris les avaient encore plus foutus dans la merde, et maintenant Mylène espérait . . . un plan à trois.

Alyssa ne savait pas du tout de quel manière Sirius s'y était pris, mais il n'était manifestement pas doué pour ça. Elle avait donc décidé de remettre les pendules à l'heure elle-même. Mais les regards insistants de la Serdaigle, et le fait qu'elle la déshabille du regard chaque fois qu'elle se croisait, lui faisait perdre tous ces moyens, et elle n'avait plus qu'à tourner les talons.

Elle soupira.

Cette situation était ingérable. Et puis, c'était quoi cette fille, pour imaginer des plans cul à trois. Elle frissonna. Fallait vraiment être marteau !

- Miss Grytalié !

Elle sursauta.

Son professeur la fusillait du regard, et les élèves de la classe la regardaient avec insistance. Apparemment trop plongée dans ses pensées, elle n'avait pas entendue la question de son professeur. Elle se sentit fébrile et mal à l'aise. Et bizarrement curieuse.

- Oui, madame ?

- Voudriez-vous répondre à ma question ?

Elle mordit sa lèvre inférieure, signe de stress chez elle, en regardant anxieusement autour d'elle.

Et elle se sentit chavirer, s'obligeant à agripper férocement sa table pour ne pas tomber de son tabouret.

Il y avait vraiment quelque chose qui n'allait pas aujourd'hui !

- Dé. . . Désolé professeur, mais je n'ai pas entendu votre question.

- C'est bien ce que je me disais. Je vous serai gré à l'avenir, d'être présente physiquement et mentalement à mes cours Miss Grytalié.

- Oui, madame. Excusez-moi.

La prof se détourna d'elle et continua son cours, non sans une œillade agacée vers son élève qui ne la vit pas, trop occupée à fixer le tableau noir.

Forte heureusement, ses voisins n'avaient pas remarqué son malaise passager, et elle n'eut pas à les rassurer sur sa santé.

Elle avait un très gros doute sur ce qu'elle ressentait depuis le matin même. Elle avait cru naïvement au début, que ce pouvait être un survivant des Néphilims, mais à présent, elle avait une tout autre idée. Elle fit glisser son regard vers un élève de Serdaigle au premier rang. Elle se sentit ennuyé et fatiguée.

Bon, ça ne voulait rien dire. Après tout, le cours n'était pas intéressant, et elle avait très peu dormi. Elle passa donc son regard sur quelqu'un d'autre, et elle croisa accidentellement le regard de James qui jetait un coup d'œil furtif à Lily.

Et comme le matin même, elle se sentit une envie imposante d'embrasser sa meilleure amie. Elle rompit rapidement le contact avec les yeux de James, convaincu par ses essais.

D'un simple coup d'œil, elle pouvait ressentir tout ce que ressentait la personne qu'elle regardait, sans qu'elle ne sache comment empêcher l'invasion de sentiments étrangers en elle.

Elle soupira, complètement désœuvrée. Apparemment, elle avait finalement trouvé l'un de ses pouvoirs Néphilims. Et pour son plus grand malheur.

La journée promettait d'être très longue.


Suite de cette journée quelque peu spécial au prochain chapitre !

Passer une bonne semaine, et bonnes vacances à tout le monde !

Kiss