Bonjour à tous. Je suis désolée pour cette longue attente mais j'ai eu un blocage. Enfin bon, non je n'ai pas abandonné cette histoire et j'espère qu'elle nous emmènera loin.
Je remercie tout ceux qui la lise et qui la suive.
Je souhaite aussi bon courage à tout ceux qui vont bientôt être en examen.
Et comme d'hab, Glee ne m'appartient pas.
Blaine était assis sur le bord de la fenêtre, adossé contre le chambranle, les genoux repliés sur la poitrine et ses mains posées dessus. Il fixait les premières lueurs du jour. Il adorait sentir les premiers rayons de soleil sur son visage. Cela lui donnait une sensation de réconfort après une mauvaise nuit.
Il repensait à sa première année de lycée. Il avait intégré la Westerville South High School avant de se faire transférer à la Dalton academy. Bien sûr, comme tout adolescent, il avait été à la fois excité et terrifié à l'idée de fréquenter une nouvelle école. Il avait été effrayé parce qu'il ne connaissait encore personne, son meilleur ami, Marc, était supposé y rentrer avec lui. Mais durant les vacances d'été, le père de ce dernier avait été promû pour un autre poste à New-York. Ils avaient donc été contraints de déménager.
Marc avait été la première personne à qui Blaine s'était confiée lorsqu'il avait découvert son homosexualité. C'était un après-midi quelconque de juillet, ils étaient assis sur les balançoires du terrain de jeu.
"Marc?" murmura Blaine. "Si je te révèle un secret, tu me promets de le garder pour toi, de ne rien dire?". Blaine semblait intimidé, se qui intrigua Marc.
"Promis", jura ce dernier en fronçant les sourcils.
"J-J-Je suis gay" bégaya-t-il. Il baissa la tête car il n'osait pas fixer son ami de peur d'y voir du dégout sur le visage de celui-ci. Marc se leva et se dirigea vers Blaine et leva son menton pour le regarder droit dans les yeux en lui ordonnant de se lever.
"Je vais te le dire qu'une seule fois, Blaine et je veux que tu m'écoutes, ok?". Blaine acquiesça.
"Je me fou que tu sois hétéro, homo ou même bi. Les gens tombent amoureux d'une personne, peu importe son sexe. Pour moi tu es et sera toujours le même Blaine Anderson. Marrant, boute-en-train. Le gars avec qui j'aime rire, faire les quatre cents coups. Donc tu n'as rien à craindre". Il le prit dans ses bras et l'enlaça au grand soulagement de Blaine.
Quelques semaines plus tard, Marc était venu en pleure devant chez Blaine pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. A la fin de l'été, il quitterait la ville.
C'était donc seul que le jeune bouclé allait affronter sa première journée d'école dans son nouveau lycée. Sa mère avait insisté pour l'accompagné, ce qui ne l'enchantait guère.
Quand il fut arrivé devant le bâtiment, Blaine embrassa sa mère et sortit du véhicule.
"Passe une bonne journée mon chéri", cria-t-elle.
"Merci maman. A ce soir", il lui fit signe avant de grimper les marches pour se diriger à l'intérieur de l'immeuble. Il prit une grande inspiration. AllezAnderson, tu peux y arriver, tu n'es plus un gamin à présent. Et tout se passera bien. Non?
Il poussa la porte d'entrée pour ensuite se rendre au secrétariat pour prendre connaissance de son planning. Son premier cours était Mathématique, génial, il détestait.
Les premières semaines c'étaient bien déroulées dans l'ensemble. Il avait intégré quelques clubs, dont celui de littérature et de théâtre. Il avait fait la connaissance de Claire et John avec qui il avait été partenaire pour un projet de science.
Ils avaient sympathisés immédiatement. Claire était une jeune fille pétillante aux yeux marron et cheveux blonds dorés. Elle les avait long et lisse. Elle était d'une beauté rare, d'ailleurs tous les garçons se retournaient à son passage. Elle avait eu faible pour Blaine, il avait donc dû leur dire qu'il était gay, et à sa grande surprise, ils l'avaient bien accepté.
John, lui était de nature plutôt réservée. Il était de taille moyenne, plus grand que Blaine déjà (mais ça ce n'était pas difficile). Contrairement à Blaine, ses cheveux étaient raides. Il lui répétait sans arrêt qu'il aurait bien aimé les avoir bouclé comme lui. Ce qui l'avait fait beaucoup rire. Donc oui dans l'ensemble, Blaine s'était très bien intégré. Il adorait ses nouveaux amis avec qui ils trainaient la plupart du temps.
Ce fut par un matin d'octobre que tout bascula, il se tenait devant son casier quand soudainement il fut violement bousculé contre celui-ci. Ce qui lui fit perdre l'équilibre et se retrouva parterre.
Quand il se releva, quatre types l'avaient encerclé. Il resta immobile, ne savant pas à quoi s'attendre, il les regardait chacun à leur tour, quand finalement l'un des garçons brisa le silence.
"Et Kevin, regarde les petits nouveaux de cette année n'ont pas l'air de tenir sur leur jambe", se moqua Chase.
"Pardon", bredouilla Blaine. "Mais vous êtes qui?".
"Ah c'est vrai, on n'a pas fait les présentations. Moi c'est Chase, voici Kevin, Neil et Pat. On fait partie de l'équipe de hockey au sein du lycée. Quel est ton nom le newbie?".
"B-B-Blaine". Il était tétanisé, il n'osa pas faire un pas de peur d'être de nouveau poussé. Il attendit donc que l'un d'eux parle à nouveau. Ce fut Pat qui prit la parole.
"Et mais attendez les gars. Ce serait pas le gamin qu'on a vu enlacé un autre mec dans le parc durant les vacances?". Blaine écarquilla les yeux, il n'avait pas eu l'impression qu'on les espionnait lui et Marc. Chase lui releva la tête pour bien le regarder et sourit.
"Tu as raison Pat, c'est bien lui. J'ai l'impression qu'on a affaire à une tantouse. Pas vrai gamin?". Blaine baissa la tête.
"Il t'as posé question", s'énerva Neil. "Alors t'en es une ou pas?". Blaine resta muet, il ne voulait pas que ces connards sachent qu'il était attiré par les garçons.
"Ta vas répondre petite merde".
Et ce fut à partir de ce moment que la vie de Blaine avait commencé à être un enfer. Mais malgré les coups, les insultes, les horribles choses qu'ils lui faisaient subir, Blaine avait continué à arpenter les couloirs du lycée la tête haute. Bien sûr, à l'intérieur il mourait à petit feu. Quand il rentrait à la maison il s'offrait le luxe de craquer dans l'intimité de sa chambre. Sa mère avait remarqué les bleus, les écorchures et les égratignures sur le corps de son fils mail il avait toujours refusé de répondre quand cette dernière lui demandait ce qu'il s'était passé.
Blaine s'était fait la promesse que jamais ils arriveraient à le briser complètement. Jusqu'à cette fameuse nuit où il s'était rendu compte qu'il s'était bien trompé. Ils avaient bel et bien atteint le but.
Les jours qui avaient suivi son agression, Blaine avait refusé de quitter sa chambre. Il était hors de question qu'il remette les pieds dans cette école. Il ne voulait pas les affronter. Ethan et ses grands-parents étaient inquiets pour lui. Il ne mangeait pratiquement plus, dormait toute la journée et il ne voulait parler à personne. Il souhaitait disparaître à jamais. Il se sentait humilié, honteux, dégoutant. Malheureusement, il savait qu'au retour de ses parents, il serait obligé de retourner dans ce bahut.
"Blaine?", c'était Ethan. Mais ce dernier n'avait pas bougé au son de sa voix. Il faisait semblant de dormir.
"Blaine", répéta-t-il. "Je sais que tu dors pas".
"Qu'est-ce-que tu veux?", grogna-t-il. Il était dos à son cousin et refusait de se retourner. Le plus vieux se rapprocha du lit et s'assit. Blaine s'éloigna. Il ne voulait pas qu'on le touche.
"Je t'ai apporté quelque chose à manger. Ca fait trois jours que tu n'as rien avalé. On se fait un sang d'encre pour toi."
"Je n'ai pas faim", marmonna le plus jeune.
"Tu ne peux pas rester toute ta vie enfermé mon grand. Tu dois te ressaisir". Il savait que ce qu'avait vécu Blaine était horrible et qu'il faudrait du temps pour qu'il s'en remette mais se cacher n'était pas la solution.
"Comment? Explique-moi comment je dois faire! Moi j'abandonne, je n'ai plus la force de me battre, je suis à bout. Je ne veux plus jamais y retourner. S'il te plaît, m'y obligé pas. Je n'y survivrai pas. J'ai essayé tu sais. J'ai tout encaissé. Ils m'ont forcé à faire des choses répugnantes, m'ont pris pour leur puching ball. Mais là s'en est trop. C'est quelque chose que je ne pourrai jamais oublier". Il ne pleurait pas, non, c'était comme si il était mort à l'intérieur et quand il se retourna pour faire face à son cousin, ce dernier vit toute la douleur dans ses yeux. Il voulait les tuer.
"Tu dois aller à la police Blaine. Tu ne peux pas les laisser s'en tirer comme ça", se fâcha Ethan.
"Hors de question", hurla Blaine. Il était presque au bord de l'hystérie. "Je veux que personne ne sache. Compris. Ca doit rester entre toi et moi. Ni les grands-parents, ni mes parents ne doivent l'apprendre. Pour eux, je me suis fais juste tabasser. Jure le moi", le supplia Blaine.
"Ok, ok. Je ne dirai rien", capitula-t-il.
"Tu veux bien me laisser, j'ai envie d'être seul."
"Très bien". Il n'avait qu'une envie, c'était de prendre son cousin dans ces bras et de le serrer, de lui dire que tout ira bien. Qu'il était assez fort pour se relever et affronter l'avenir.
C'est alors qu'Ethan était venu avec une solution, il avait fait des recherches sur les écoles privées de Westerville où la violence n'y était pas acceptée. Il était tombé sur la Dalton Academy et quand Blaine supplia ses parents de l'y envoyé, ils avaient accepté sans rechigné. La seule chose de bien que son père avait faite.
Blaine comprenait pas pourquoi tout refaisait surface à nouveau. Il avait tout fait pour oublier.
Quand Burt descendit ce matin là, il fut surpris de voir Blaine. Le jeune homme ne sembla pas avoir remarqué sa présence. Il a l'air tellement perdu dans ses pensées constata Burt. Il s'avança doucement vers le bouclé avant de s'adresser à lui d'une voix calme et posée.
"Blaine, qu'est-ce que tu fais debout si tôt?". Blaine sursauta.
"Jésus Christ monsieur Hummel", il avait encore du mal à l'appeler Burt parfois. "Vous m'avez foutu une de ces peurs."
"Désolé mon grand, je ne voulais pas t'effrayé", s'en voulu Burt. "Tout va bien?"
"Je n'arrivait plus à dormir, je voulais pas réveiller Kurt. Mais oui tout va bien. Ca doit être le stress des régionales et la fin de l'année scolaire qui arrive à grand pas. Sans compter sur le fait que si on gagne, on devra affronter les nationales qui se déroulent à New-York cette année", se justifia-t-il.
"Kurt m'a parlé des problèmes que tu as avec ton père, tu veux qu'on en discute?", suggéra Burt.
"Pas vraiment non. C'est juste qu'il ne supporte pas ma relation avec Kurt. Il ne m'a jamais accepté tel que je suis", expliqua Blaine.
"D'accord mais n'hésite pas mon grand, je suis là moi. J'aime mon fils, et le voir heureux c'est tout ce qui compte pour moi."
"Merci Burt. Pour le moment tout va pour le mieux entre votre fils et moi. Je l'aime et rien ne pourra changer les sentiments que j'ai pour lui. Vous savez, c'est plus qu'une simple amourette. Je vois un avenir avec lui. Je sais je suis peut-être fleur bleu, et lui et moi on n'en a pas encore vraiment discuté de ce qu'on fera après le lycée. Mais j'ai tellement hâte de quitter cette ville et d'aller à la fac. Peut m'importe où. Je sais que le rêve de Kurt est de faire carrière à New-York. Et pour être honnête, j'adorerais m'installer avec lui dans cette grande ville". Blaine rougit face à cette confidence qu'il venait de faire au père de son petit-ami.
"Bien bien Blaine, content de l'apprendre. Bon je vais préparer le petit-déjeuner. Ca te tente du pain perdu?"
"Vous rigolez là, qui n'aime pas ça!", s'indigna Blaine. Burt s'esclaffa et prit le bouclé par les épaules. Les deux hommes se dirigèrent ensuite vers la cuisine.
Kurt fut réveillé en sursaut par l'alarme du portable de Blaine. Bordel il ne pouvait pas mettre une autre sonnerie râla le châtain. Mais voyant que Blaine ne faisait rien pour l'éteindre, Kurt fini par marmonner, furieux d'avoir été coupé dans son merveilleux rêve.
"Blaine veux-tu bien stopper cette fichue alarme. Elle me donne la migraine". N'ayant aucune réponse du bouclé, il retenta mais là avec un peu plus d'agressivité.
"BLAINE!". Toujours rien. C'était étrange de la part de ce dernier, c'est alors que Kurt se releva et constata que le brun n'était plus là, son côté était vide.
Il fini pas ce lever et se décida à descendre. Arrivé en bas, il stoppa net devant les rires que provenaient de la cuisine. C'était bien le rire de son petit-ami, avec son père. C'était rare ces temps-ci d'entendre Blaine si joyeux, ça réconfortait Kurt. Il poussa la porte et entra dans la pièce.
"Bonjour tout le monde". Kurt s'avança pour embrasser son père avant d'aller déposer un baiser chaste sur la joue de son cher et tendre. Le bouclé le pris par la taille et l'enlaça tendrement.
"Salut toi, bien dormi?"
"Oui, mais une étrange alarme m'a réveillé. Tu n'a pas une idée de qui aurait pu oublier de la désactiver avant de se lever?"
"Oh non ce n'est pas vrai, je suis vraiment vraiment désolé Kurt". Blaine se sentit rougir de la tête au pied. Ce qui mit mal à l'aise le châtain pour avoir l'avoir fait culpabiliser.
"Je plaisantais Blaine", et ce dernier se rapprocha de lui pour l'embrasser et passer sa main dans ses boucles. Il adorait la frimousse de son petit-ami le matin. Mais en regardant de plus près il remarqua le teint pâle et les cernes sous les yeux de ce dernier.
"Hey, tout va bien Blaine? Tu as réussi à dormir?", s'inquiéta Kurt.
"Oui, très bien même", répondit le bouclé tout en lui souriant. "Pain perdu Kurt?"
"Hum volontiers, mais papa tu sais que ce n'est pas bon pour ton régime! Blaine tu le sais pourtant…", s'exaspéra le plus jeune.
"Heu oui mais c'est lui qui a proposé et je n'ai pas pu refuser" s'excusa le bouclé.
"Merci pour ton soutien Blaine" s'offusqua Burt. "La prochaine fois ce sera des tartines beurrées pour toi mon grand".
"Navré Burt, mais je n'ai pas envie d'avoir Kurt sur le dos. Vous l'avez déjà vu en colère? Et bien croyez moi ce n'est pas joli à voir. Ses yeux deviennent rouge, il montre ses crocs et sort ses griffes. Alors non merci, je préfère être dans ses bonnes grâces". Burt ne pu se retenir de rire en voyant la tête de son fils qui se tenait juste derrière le bouclé, la bouche ouverte. Il sembla avoir été blessé par les paroles de son petit-ami.
"Ah oui" rétorqua Kurt les bras croisés. "Bien ça se voit que tu ne m'as jamais vu en colère alors. C'est bien pire mon lapin, crois moi". Blaine ouvrit la bouche pour répliquer et la referma aussitôt.
"Voilà pour toi fiston, mange. Blaine, une autre tartine mon grand?".
"Non merci!", grommela le jeune homme.
"Merci papa, Blaine tu veux bien me passer le sucre s'il-te-plaît", demanda Kurt poliment.
"Certainement mon maître"
"Oh non chéri me dit pas que tu es fâché? Peu importe, tu es tellement adorable quand tu fais la moue."
Finn fit son apparition, il était encore à moitié endormi.
"Bonjour. Oh cool du pain perdu, j'adore". Il vint s'assoir à côté de Blaine.
"Ca va dude, tu n'as pas l'air en forme?", fit-il remarqué en voyant les traits tirés du bouclé.
"Je vais bien Finn, à part que Kurt n'arrête pas de me taquiner et ce n'est pas cool", dit-il en fixant son petit-ami qui était entrain de manger sans faire attention à ce qui était dit. Il savait que ça énerverait Blaine.
"Parfait, il m'ignore maintenant."
Burt était témoin de la scène, il connaissait parfaitement bien son fils pour savoir que celui-ci aimait jouer avec les nerfs des gens. De même que Finn, il en avait assez fait l'expérience pour le savoir, et cela le faisait rire. Pour une fois ce n'était pas lui la victime.
"Kurt, tu m'écoute, je sais que tu fais semblant", s'impatienta le bouclé.
"Pardon Blaine, tu me parlais? Je n'y avais pas fait attention", répliqua le plus jeune le sourire en coin.
"Ah, ah très marrant Kurt". Le châtain se leva alors de table et se rapprocha du brun pour le prendre dans ses bras et l'embrasser tendrement.
"Tu sais que je t'adore toi", et Blaine ne pût résister et se blottit dans les bras de Kurt.
"Kurt, Santana m'a dit que tu te chargeais de trouver un endroit pour l'anniversaire de Rachel. C'est vraiment sympa de ta part".
"Oui je sais Finn, mais je n'ai encore rien trouvé", se désola Kurt.
"On peut le faire chez moi", pensa Blaine.
"Quoi!", s'écrièrent-ils tous ensemble en se retournant vers le bouclé.
"Oh, j'ai dit ça à voix haute. Ok, mes parents partent en voyage d'affaire demain et ne reviennent pas avant lundi prochain. On dispose d'une salle de fêtes donc je ne vois pas où est le problème."
"Tu en es sûr Blaine", s'inquiéta Kurt.
"Ecoutez les gars, mes parents me laisse seul depuis que j'ai 14 ans." En fait depuis que je leur ai avoué mon homosexualité, voulait-il rajouter. "Ils ne veulent jamais que je sois présent. Sauf pour les repas familiaux. Je n'ai jamais fait de soirée avec des amis. C'est le moment d'en profiter, non? J'ai bien le droit de me détendre. Entre les cours, les répétitions, les devoirs, je n'ai pas beaucoup l'occasion de m'amuser. Donc c'est l'occasion, et je vous propose de le faire chez moi. Et que l'on perte ou que l'on gagne, je ne vais pas me gêner pour en profiter. Kurt tu passeras le week-end à la maison, vendredi on s'occupera des courses. Enfin si vous êtes d'accord Burt?"
Burt ne savait pas quoi dire. Il était horrifié par le fait qu'un jeune gamin de cet âge soit livré à lui-même depuis autant de temps et qu'il n'ait pas mal tourné. Ca voulait dire qu'il était responsable et d'une grande maturité. Pas vrai? Il pouvait lui faire entièrement confiance.
"Très bien, Finn et Kurt, je compte sur vous pour aider Blaine à tout remettre en place après. J'ai votre parole?"
"Pas de problème papa"
"Oui Burt, et merci mec. Je vais prévenir les autres". Et Finn pris son téléphone pour envoyer un texto à toute la bande.
"Super, donc samedi chez moi. Ca va être génial" se réjouissais Blaine. Le jeune homme regarda l'heure et se rendit compte que s'il ne se dépêchait pas ils allaient être en retard. "Oups, il est temps que j'aille me préparer", Blaine quitta la table. "Kurt je peux prendre ta salle de bain?"
"Oui Blaine, je prendrai celle de mes parents". Kurt prit son assiette et alla la déposer dans l'évier. Il n'avait pas remarqué que son père le fixait depuis un moment.
"Kurt, je peux te parler une minute", demanda Burt.
"Certainement papa."
"Qu'est-ce que ne va pas avec Blaine?"
Kurt comprenait très bien où son père voulait en venir. Il fallait être aveugle pour ne pas voir que quelque chose clochait chez son petit-ami. Il soupira tristement avant de lui répondre.
"Je n'en sais rien papa. Et chaque fois que je veux lui en parler, il me repousse. C'est comme si il y avait un mur entre lui et moi qu'il est impossible de franchir. Tu peux essayer, mais rien à faire. Mais pourquoi tu me demande ça?"
"Tu sais bien que j'aime me lever de bonne heure le lundi pour préparer le planning au garage et quand je suis descendu ce matin, Blaine était déjà debout. Il avait le regard hagard et quand je me suis approché pour parler, il a fait un de ces bonds. J'ai cru qu'il allait faire une crise cardiaque."
"Je savais qu'il me mentait. Il est insomniaque ces temps-ci et fait énormément de cauchemars. Merci papa. Je vais m'en occuper". Kurt se dirigea vers sa chambre pour prendre son uniforme et se précipita pour aller prendre sa douche.
Une demi-heure plus tard, les garçons se tenaient devant la porte d'entrée prêt à partir.
"Prêt pour une semaine d'enfer bébé?" demanda Blaine.
"M'en parle pas" maugréa Kurt. "Je sens que ça va être l'horreur".
Comme l'avait redouté Kurt et Blaine, Wes avait été un véritable tyran. Il n'avait pas arrêté avec son marteau. 'Blaine tu peux faire mieux' ou 'Kurt arrête de flirter et concentre toi bon sang', bien sûr ça faisait rire les autre, mais pour eux c'était un vrai torture. Heureusement que les professeurs ne leur avait donné aucun devoirs à faire ou leçons à étudier.
Il était tellement exténué que jeudi après la répétition que Blaine s'effondra sur le lit dès qu'il fut rentré dans la chambre de leur dortoir.
"Grrr je vais le tuer", se plaignit Blaine. "J'ai mal partout. Kurt pourquoi il nous déteste à ce point, qu'est-ce qu'on lui a fait. On a été parfait, pas vrai?"
Kurt ne put s'empêcher de sourire face à la grimace que faisait le brun. Mais il était d'accord avec lui, ils avaient été géniaux, ils s'étaient donné à du deux cents pour cent.
"Attends j'ai exactement ce qu'il te faut. Ne bouge pas", et le plus jeune se précipita dans la salle de bain.
"Kuuuuuuuuuuuuuurt, qu'est-ce que tu fais, reviens!", cria le plus vieux. Il l'entendit chipoter dans les armoires en râlant.
"Ahhhh mais où je l'ai mise bon sang. Je pensais l'avoir rangé là. Bingo", s'écria-t-il quand il eu enfin trouvé ce qu'il cherchait. Quand il fut de nouveau dans la chambre, Kurt tenait un tube dans sa main. Blaine, sceptique, fronça les sourcils.
"Qu'est-ce que c'est?", s'interrogea le bouclé.
"Ca mon cher c'est un ticket pour le paradis. Enlève ta chemise et couche toi sur le ventre."
Blaine avait cru mal entendre. Kurt lui ordonna de se déshabiller? Non pas question de céder aux caprices de monsieur pensa-t-il.
"Heu tu peux répéter" se choqua le brun?
"Relax Blaine. Je veux juste te faire un massage. J'ai appris les bases il y a quelque temps et on m'a dit que j'étais doué."
"Oh cesse de faire l'enfant Blaine. Je te promets que ça va te détendre. Tu es tellement nerveux ces temps-ci". Kurt commença à s'impatienter quand finalement le bouclé se mit à déboutonner sa chemise sous le regard affamé du châtain. C'était rare les occasions où il pouvait voir son petit-ami torse nu. C'est vrai que ce dernier était assez pudique. Jamais il ne se déshabillait devant lui, même au cours d'EP.
"Ok tu as probablement raison", et Blaine s'installa confortablement sur le lit. Kurt le rejoignit. Lorsqu'il se mit à califourchon sur Blaine, Kurt sentit le corps du bouclé se raidir. Il se pencha alors pour lui murmurer à l'oreille.
"Détend toi bébé". Blaine frissonna au contact du souffle chaud du châtain. La position dans laquelle il se trouva, le rendit mal à l'aise. Allez respire Anderson, c'est Kurt, tu es en sécurité avec lui. Il décida alors de ranger ses craintes dans un coin de sa tête et de profiter au maximum. Il se laissa aller et ferma les yeux.
Kurt commença par les épaules tout en exerçant une légère pression sur les muscles noués de son petit-ami. Ce dernier lâcha un grognement de plaisir. C'était douloureux mais cela faisait tellement de bien qu'il ne pu se contenir. Il continua ensuite vers la nuque pour ensuite descendre tout en douceur vers la colonne vertébrale. Blaine était totalement décontracté et n'arrêtait de gémir de contentement. Il n'y avait pas de doute, Kurt avait vraiment des mains magiques.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Blaine s'était assoupi. Quand Kurt remarqua qu'il ne bougeait plus, il stoppa le message et remarqua que le bouclé était paisiblement endormi. Ce qui le soulagea, il avait vraiment besoin de se reposer après tout ce que leur avait fait subir Wes au long de toute cette semaine. Mais aussi parce que Blaine l'inquiétait énormément ces derniers temps. Le manque de sommeil, la perte d'appétit et les sautes d'humeur du plus vieux commençait sérieusement à mettre en péril leur couple et Kurt ne savait pas si il allait garder son calme encore longtemps. Mais ce qui était certain à ses yeux, c'est que ses sentiments ne cessaient de grandir un peu plus chaque jour.
Kurt adorait regarder Blaine dormir. Il repoussa les quelques boucles qui tomba négligemment sur le front du brun et y déposa délicatement un baiser. Il remonta les couvertures sur eux et se blottit dans les bras de son homme et ferma les yeux. Il se demanda ce qu'il pouvait bien se passe dans cette jolie tête frisée et fini par succomber au sommeil.
Quand Blaine se réveilla un peu plus tard dans la soirée, il remarqua une présence à ses côtés. Il se retourna pour constater que c'était Kurt. Ce dernier était en train de feuilleter la dernière édition de Vogue. Il était tellement absorbé par le magasine que je jeune homme n'avait pas fait attention au fait que le bouclé avait enfin refait surface dans le royaume des vivants. Blaine en profita pour observer la magnifique personne qui se trouvait là sur le lit, près de lui. Il avait beaucoup changé ces derniers mois, il avait définitivement perdu son visage de poupon. Il avait bien sûr pris quelques centimètres, au grand désespoir de Blaine, et ses courbes masculines s'étaient bien accentuées. Toutefois, ce qui l'avait beaucoup attiré chez lui la première fois qu'il avait vu, était la couleur de ses yeux, d'un bleu azur mélangé avec un peu de gris et de vert qui variait selon l'état d'esprit du châtain.
Après un court instant, Blaine finit par briser le silence.
"Alors, intéressant ce que tu lis Kurt?"
Kurt se saisi, il n'avait pas réalisé que Blaine le regardait depuis un moment.
"Hey le beau au bois dormant, bien dormi?"
"Très bien. Ca m'a fait beaucoup de bien. Et toi tu en as profité aussi pour faire une sieste?"
"Si si. Je me suis levé il y a un peu plus de vingt minutes."
"Il est quelle heure?" s'interrogea Blaine.
"Presque 19h" répondit le plus jeune.
"Quoi! Déjà. Pourquoi tu ne m'as pas réveillé. On a manqué le souper!"
"Je n'en avais pas le cœur, tu avais l'air si paisible. Et puis je pensais qu'on pourrait sortir pour manger pour une fois. Ca nous changera. Qu'en penses-tu?"
Blaine se redressa et s'appuya contre la tête de lit.
"Excellente idée Kurt. Mais avant dépose moi ce magazine et viens par ici. J'ai une furieuse envie de t'embrasser."
Kurt fixa Blaine comme si une deuxième tête venait de lui pousser. Dites-moi que je rêve, Anderson, entreprenant? Ca c'est une première. Sans perdre une minute de plus, il déposa sa revue et attrapa le bouclé pour ensuite coller ses lèvres sur ce dernier. Blaine fut surprit par tant d'élan de la part de son petit-ami. Mais c'est qui faisait son charme, la façon dont il était excité comme un enfant à la veille de Noël.
Ils continuèrent à s'embrasser passionnément jusqu'à en perdre haleine. Ils s'arrêtèrent un moment pour reprendre leur souffle. Kurt contempla le plus vieux amoureusement.
"Quoi?" se demanda Blaine. "J'ai quelque chose qui cloche?"
Kurt étonné par sa réaction répondit.
"Non absolument pas. Je te trouve tellement sexy comme ça, torse nu"
Blaine avait oublié ce détail, il n'avait toujours pas remis sa chemise. Il se mit à rougir furieusement. Kurt se rapprocha délicatement de Blaine et l'incita à ce coucher sur le lit. Il commença doucement à le caresser. Cette situation ne plaisait pas du tout au brun, il savait pertinemment où le châtain voulait en venir. Néanmoins, il lui laissa le bénéfice du doute et se laissa faire. Ce n'était pas qu'il détestait qu'on le touche de cette façon, surtout quand c'était Kurt mais ça ravivait en lui des choses auxquelles il ne voulait pas penser.
Sans qu'il s'en soit rendu compte, Kurt était installé entre ses jambes. Il lui maintenait les mains derrière la tête tout en continuant de parcourir son corps de baiser pour revenir ensuite poser ses lèvres sur les siennes.
Cependant, lorsqu'il sentit l'érection naissante de Kurt contre sa cuisse, tout devint soudainement insupportable. Il ne voulait qu'une chose que Kurt s'enlève. Il ferma les yeux un moment pour reprendre son calme. Quand il les rouvrit, ce n'était pas le visage doux du plus jeune qu'il avait devant lui, mais celui d'un de ses agresseurs.
Blaine commença à suffoquer, il manquait d'air. La panique monta en lui. Sa respiration devenait de plus en plus rapide.
"Kurt, arrête. S'il te plaît" gémit-il. Mais celui-ci ne sembla pas l'avoir entendu. Il continua à se frotter contre lui. Il était terrorisé, il n'arrivait plus à bouger. Dans sa tête un seul mot revenait encore et encore comme un mantra. Non pas encore, je veux que ça s'arrête. Il savait que Kurt ne lui ferait jamais de mal, il en était même certain, mais le fait d'être maintenu sans pouvoir se dégager lui rappela une situation qu'il avait vécu bien trop souvent. Ce ne fut que lorsqu'il senti les mains de Kurt commencer à défaire la boucle de ceinture de son pantalon qu'il le repoussa violement et saisi ses poignets en les serrant tellement fort qu'il était sûr que des bleus allaient apparaître sur la peau blanche du châtain.
"Blaine lâche moi tu me fais mal" cria Kurt. Blaine avait les yeux vitreux, il était comme pétrifié. Kurt commença à prendre peur, c'était la première fois qu'il voyait le brun dans cet état. Il hurla à nouveau un peu plus fort cette fois.
"BLAINE!". Ce dernier prit conscience de ce qu'il était en train de faire et relâcha immédiatement Kurt.
"Kurt, je suis désolé. J-J-Je voulais pas te faire mal."
"Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi, tu veux me le dire?", grimaça Kurt en se frottant les poignets. Il se tenait debout devant Blaine qui avait l'air d'un animal apeuré. Il était en colère, ça ne faisait aucun doute dans son esprit. Kurt fit mine de s'approcher pour essayer de le rassurer, que non il ne lui en voulait pas, mais il recula.
"J'ai paniqué Kurt, je ne sais pas ce qu'il s'est passé". En fait si, il le savait très bien, il ne souhaitait simplement pas en discuter.
"Tu as peur de moi Blaine? Tu sais très bien que je ne ferai jamais pour te blesser."
"Mais c'est ce que tu as fait Kurt. Je t'ai demandé d'arrêter et tu as continué. Pourquoi personne ne m'écoute, est-ce tout ce que je suis aux yeux des gens. Une personne invisible. Je suis un être-humain, je voudrais juste que l'on me respecte comme tel et non comme si j'étais un vulgaire déchet de l'humanité ou un objet que l'on peut utiliser quand bon lui semble. Mon père me le fait assez ressentir sans que toi tu t'y mettes Kurt, tu ne penses pas, hein? Réponds-moi". Il le regarda dans les yeux et il vit que ses paroles avait été dure à entendre.
"Excuse-moi Blaine, je n'avais pas réfléchi". C'était la première fois que Blaine parlait de ses sentiments aussi ouvertement.
"C'est exactement le problème Kurt, les gens ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes. Est-ce que tu crois que ses brutes se souciaient de ce que je pouvais ressentir pendant qu'ils me cognaient dessus? Bien sûr que non, tout ce qu'ils leur importaient c'était de me briser et ils y étaient presque arrivés. Si je n'avais pas eu mon cousin pour m'aider, je serais certainement mort à l'heure qu'il est". Kurt était livide, il ne croyait pas ce qu'il venait d'entendre. Que voulait signifier cette phrase? Blaine se serait-il suicider ou bien ces bâtards l'aurait-il tué? Kurt se ressaisit et fini par rétorquer.
"Et comment veux-tu que je le sache Blaine? Hum? Tout ce que tout fait c'est de te refermer sur toi-même quand j'essaie d'en apprendre un peu plus sur ton passé."
C'en était trop pour Blaine, il ne pouvait plus supporter les reproches de son petit-ami.
"Pourquoi Kurt? A quoi ça sert de ressasser le passé, dis-moi", il commença à hausser le ton. "A rien du tout, seulement à empirer les choses. Tout ce que veux c'est oublier". Il passa furieusement sa main dans ses cheveux.
"Oh bon dieu Blaine grandit un peu. Tu n'es pas le seul à avoir été persécuté. Je n'ai pas atterri ici par magie. Souviens-toi. Et pour répondre à ta question, la communication est très importante dans un couple."
"Ah oui Karofski, parlons-en tien Kurt. Ce gars avait juste peur de s'assumer et rien d'autre. Il avait probablement des sentiments pour toi. "
Kurt était abasourdi, après tout ce qu'ils avaient vécus ensemble. Blaine son meilleurs ami et petit-ami, osait lui balancer à la figure qu'il avait réagi excessivement.
"Tu sais quoi Blaine, tu as raison. Je vais prendre l'air avant que je ne dise des choses que je pourrais regretter. Mais cette conversation est loin d'être finie."
Kurt enfila son manteau et mit ses chaussures. Il sortit en claquant la porte derrière lui en laissant Blaine, tout seul avec ses pensées.
Voilà quatrième chapitre terminé, dites-moi ce que vous en avez pensé. Une petite review fait toujours plaisir. Encore désolé pour cette longue attente.
