Coucou !

Me revoilou avec mon chapitre 14, qui . . . auteur qui rigole enfin, bref, vous le verrez bien par vous-même. Juste que je me suis super éclatée à l'écrire ! lol

Bonne lecture à toutes !


Chapitre 14 : Plumes et résolutions

Elle n'avait vraiment pas l'air bien, mais alors pas du tout. Son regard était terne et fatigué et ce, depuis quelques jours déjà. Il fallait vraiment qu'il demande à Lily si il y avait quelque chose qui n'allait pas avec Alyssa. Elle qui d'habitude était attentive en cours, venait de se faire rabrouer pas le professeur de DCFM. Ca n'était encore jamais arrivé. Qu'avait-elle donc en tête, pour ne pas être attentive au cours ?

Il glissa un œil discret derrière lui, et remarqua qu'elle n'était toujours pas attentive au cours. Elle avait glissé sa tête entre ses mains, comme si elle avait une migraine atroce.

Inquiet pour la santé de la jeune fille, Sirius se pencha légèrement en arrière avec son tabouret et s'accouda à la table.

- Ca n'a pas l'air d'aller Alyssa, tu veux aller à l'infirmerie ?

Elle ne daigna même pas redresser la tête et lui adressa un vague signe de la main pour lui signifier que tout était sous contrôle. Il se rassit normalement avant de se faire choper par la prof et murmura doucement à l'adresse de la jeune fille :

- D'accord, mais si t'as besoin d'aide, n'hésite pas.

Elle eut un vague signe de tête et attrapa une plume sur son bureau pour prendre des notes. Sirius se concentra à son tour sur le cours, mais la prof faisait une théorie sur les Epouvantards que tout Poudlard de la 3ème à la 7ème année connaissait par cœur.

" Encore deux heures perdues pour rien" pensa Sirius. "Si au moins elle nous donnait des travaux pratiques, ça serait plus drôle".

Il attrapa une de ses plumes en sucre et commença à en sucer le bout d'un air faussement rêveur. Louée soit la boutique Honeydukes !

Un soupir venant de sa gauche l'empêcha de déguster tranquillement sa sucette. Il coula un regard vers James et se pencha vers lui.

- Tu ne t'es toujours pas décidé ?

- Comment veut-tu que je le fasse. Ce n'est pas parce qu'on ne s'est pas tapé dessus depuis un mois que tout d'un coup elle va vouloir sortir avec moi. J'ai peur que le fait de lui proposer ne nous ramène au point de départ, dit-il d'un air fataliste.

- Allez, Corny, courage. Comme tu l'as si bien dit toi-même, ça fait un mois que vous vous êtes pas engueulés. T'as peut-être une chance. Si ça se trouve, elle a revu son opinion sur toi, et trouve que ta tête a dégonflé.

Un grognement sourd ressemblant à un " t'en foutrais du dégonflage " le fit sourire. Il était vrai que durant pas mal d'années, James et lui s'étaient un peu pris pour le centre du monde. Mais des événements survenus pendant les précédentes grandes vacances leur avaient appris ce qu'était la vie, et leur avait fait prendre du recul par rapport à eux-mêmes. Seul quelques rares personnes s'en étaient rendues compte, et Sirius espérait que la Préfète en Chef ferait bientôt parti de ceux-là.

- Je peux te retourner la question aussi, tu sais, Patmol.

Sirius en avala de travers sa salive et toussa très peu galamment, s'attirant les regards surpris des élèves proche de lui et celui amusé de son soi-disant meilleur ami.

- Il y a aucun rapport. J'ai pas souvenir d'avoir dit que je proposerais quoi que ce soit à qui que ce soit. D'ailleurs, de qui tu parles ?

Un haussement de sourcil voulant signifier " c'est ça, prends moi pour un débile " lui parvint depuis le visage de James. Il passa par dessus cette marque de scepticisme délibéré et retourna à son suçotement de plume, se faisant violence pour ne pas penser au léchouillage de quelque chose d'autre, appartenant à quelqu'un d'autre.

Un exclamation étouffée lui parvint de derrière et il se retourna, les yeux ronds, ayant encore sa plume dans la bouche, qu'il suçait toujours d'un air gourmand. Il semblait que l'exclamation en question venait d'Alyssa, et son regard était tourné vers lui.

Enfin, plus exactement sur sa bouche où séjournait tranquillement une jolie plume blanche de hibou au goût vanille. Les yeux ordinairement clairs de la jeune fille, étaient d'un violet sombre, tirant sur le mauve, les pupilles dilatés par le désir.

" Euh . . . Le désir ?! C'est moi qu'elle regarde là ?! " fut les seules pensées cohérentes de Sirius, au milieu des " oh yes, trop fort, oui, oui, oui, oui, oui . . ." Que son cerveau n'arrêtait pas de faire tourner en boucle.

Un sifflement énervé le ramena dans la réalité.

- Sirius, fit Alyssa d'un ton doucereux, rappelant au jeune homme le souvenir d'un Rogue passablement énervé, aurais-tu l'obligeance, s'il te plait, d'arrêter de faire ça avec ta maudite plume !

Le ton qu'avait pris la jeune fille, ainsi que la signification de sa phrase, fit se retourner les quatre adolescents répartis autour d'eux. Tout quatre avait l'air perdu, et peinait visiblement à comprendre ce qu'il se passait.

- Pourquoi j'arrêterais ? Ce mouvement a l'air de te plaire on dirait ?

Il fit faire un mouvement à la plume entre ses dents, sa langue passant langoureusement sur l'une des parties de la plume. Ce simple geste suggestif fit siffler Alyssa de désir et de colère. Ses mains agrippaient fermement le bois de sa table, comme si elle se retenait de se jeter sur Sirius. Cette simple constatation donnait au jeune homme un sentiment d'euphorie sans précédent.

- Tu vas arrêter ça tout de suite, Black, ou je ne réponds plus de rien.

Tout le temps que la jeune fille avait parlé, Sirius avait continué ses mouvements lascifs imaginant que c'était Alyssa qu'il avait dans sa bouche et ce qu'il rêvait de pouvoir lui faire. Dardant ses yeux gris sur jeune femme qui hésitait entre le fusiller des yeux et de le couver du regard, il continuait inlassablement son manège, faisant sourire ses amis qui avaient finalement compris la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Mais aucun d'entre eux n'oubliait de surveiller la prof et de prévenir les autres sur son attention était attiré par eux.

- Et pourquoi est-ce que j'arrêterais ? Donne moi une seule bonne raison.

- Parce qu'autrement l'autre obsédée va te violer sur place ! Dit-elle hargneusement, en montrant du pouce par dessus son épaule, Mylène Diggory.

A la vue de la jeune Serdaigle qui rêvait très certainement à des choses pas très catholiques incluant certainement un Sirius nu, une plume, elle-même et peut-être une Alyssa consentante, il reposa calmement l'objet de ses méfaits sur sa table.

La jeune Gryffondor soupira d'aise, et fit basculer sa tête entre ses bras poser sur la table.

Sirius ne savait plus trop quoi faire, ni quoi dire, se demandant encore ce qui venait de se passer. Il lui avait semblé qu'Alyssa avait su ce qu'imaginait Mylène, allant même jusqu'à ne pas pouvoir contrôler ce qui passait dans la tête de cette dernière.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Murmura Lily à son amie, s'attirant l'attention des quatre jeunes hommes alentours.

- Je . . . Je ne sais pas trop . . . On en discutera à la fin du cours. Mais, s'il te plait . . . Personne . . . Je veux dire . . . Arrêtez de penser . . . Ou de ressentir de trop fortes émotions . . . s'il vous plait.

Elle avait murmuré ces mots d'une voix lasse et fatiguée, et Sirius avait senti qu'elle les avait dit comme une sorte de prière. Elle les suppliait, comme si ils pouvaient la faire se sentir mieux.

Il reporta son attention sur la prof. Ne pas ressentir d'émotions trop fortes ? Très simple, il suffisait de dormir sur sa table. Il s'installa donc confortablement entre ses bras, et se prépara à roupiller pendant la prochaine heure et demie.

Mais c'était sans compter les coups de coudes incessants de James qui lui martelaient les côtes. Au bout de dix minutes de supplices intenables, il se redressa, et fusilla du regard son meilleur ami.

- Qu'est-ce que tu veux, James ? Tu ne vois pas que j'essaye de dormir ?

- Bah si justement, t'arrêtes pas de ronfler !

Un éclat de rire sur sa droite et coup d'œil à sa montre lui firent comprendre que son ami ne plaisantait pas, et qu'il s'était bel et bien endormi.

Il grogna.

- Ouais, merci de m'avoir réveillé, mais tu pouvais pas tout simplement me pincer le nez ?

- Ca aurait été moins drôle !

Un second éclat de rire de la part de Peter.

Il leva les yeux au ciel et se réinstalla pour continuer sa sieste. Mais à peine eut-il le temps de penser à se réinstaller que la cloche sonna, annonçant l'heure du déjeuner. Il rangeait ses affaires calmement, quand il sentit un courant d'air sur sa droite, et intrigué par ça, en relevant la tête, vit un éclair rouge et or passer devant sa table et sortir précipitamment de la salle de classe.

Un cri étonné venant de derrière et un bruit de course rapide lui appris que l'éclair en question se prénommait Alyssa et que Lily et Remus lui courait après pour la rattraper, bientôt suivis par le reste des Maraudeurs.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Calme.

Pas un bruit.

Pas une sensation.

Le calme complet.

Le silence total.

Seule à seule avec son esprit.

Seule à seule avec ses questions.

Qui n'avaient aucune réponse.

- Aly ?

Et merde ! Pas moyen de rester seule deux secondes.

Une lumière vive l'aveugla quelques secondes, avant que ses yeux ne s'habituent et qu'elle n'arrive reconnaître Lily.

- Bah, qu'est-ce que tu fais là ?

" Mais laissez moi tranquille ! " cria-t-elle silencieusement.

- C'est un placard à balai ça, Aly !

" Non, tu crois ! " fit-elle ironiquement, mais toujours silencieusement.

- Tu comptes rester là toute la journée, ou tu acceptes de venir déjeuner avec nous ?

Une voix grave et envoûtante. Ca, s'était Sirius.

LE Sirius !

Qu'elle avait une forte envie d'étrangler à cause de son petit manège hautement érotique avec sa satané plume ! Mais il était complètement taré pour oser faire ça avec Diggory dans la même pièce que lui. A moins qu'il ait lui aussi, des idées bizarres . . .

- J'arrive. Laissez-moi seule quelques minutes, et j'arrive.

Elle n'avait qu'une seule envie, c'était qu'ils s'en aillent. Déjà, elle ressentait les effluves de leur inquiétude percer ses pensées.

- Je vous en prie, laissez-moi, supplia-t-elle du bout de lèvres, en se laissant tomber à terre, les yeux dans la paume des ses mains.

Elle ressentait pleinement leurs sentiments maintenant, et arrivait à ressentir au loin ceux des élèves qui passaient près du placard ou tout simplement dans le couloir. Elle n'avait qu'une seule envie, qu'ils la laissent quelques minutes, histoire qu'elle se reprenne et qu'elle puisse faire barrage à toutes ces sensations incessantes qui ne cessaient d'envahir son être.

- Alyssa, nous sommes tes amis. Dis nous ce qui ne vas pas et on t'aidera du mieux que l'on pourras.

" Va-t-en, Lil. Sort et emmène-les avec toi. Referme la porte et laisse moi seule. " Voilà ce qu'elle voulait lui dire. Mais sa détresse face à ce qu'elle ressentait et son envie quasi bestiale de se retrouver seule lui fit dire la même chose mais en un peu différent.

- DEGAGES ! DEGAGEZ ! LAISSEZ MOI SEULE ! JE VEUX ETRE SEULE ! DEHORS !

Elle sentit l'incompréhension, l'incrédulité, la peur et la tristesse de son amie. Mais elle ne pouvait contrôler cette facette de sa personnalité alors que sa tête était sur le point d'exploser, à force d'être envahie par ces sentiments qui ne lui appartenaient pas.

- D'accord, on te laisse. Mais si tu n'es pas à l'heure au cours d'Enchantements, je reviendrai et te ferai sortir de ce placard, et par la peau des fesses s'il le faut.

Tout ce qu'elle voulait, si elle pouvait avoir l'extrême obligeance de foutre le camp rapidement.

Elle entendit la porte se refermer.

Le calme revint.

La porte avait coupé le lien entre elle et les autres.

Elle pouvait enfin être elle.

Elle respira profondément et réfléchit. Pour savoir comment mettre fin à ce calvaire, il fallait savoir comment il avait commencé. Très simple, tout avait débuté le matin même, quand elle était sortie de son dortoir, qu'elle avait croisé le regard de James et senti un désir inexplicable d'embrasser Lily. Pas besoin d'être un génie pour savoir qu'elle n'avait fait que ressentir ce que James ressentait. Il était tellement obnubilé par la jeune femme rousse que ça en devenait presque indécent. Puis suite à ça, tout s'était enchaîné assez rapidement. Lors de son bref passage près de la Grande Salle, par un simple coup d'œil global, elle avait réussi à capter les sentiments de plusieurs personnes à la fois, ce qui lui avait rappelé les Néphilims du Département des Mystères. Puis en cours de DCFM, elle avait laissé son regard errer sur certaines personnes et elle avait compris.

Il lui fallait maintenant trouver comment endiguer ce nouveau pouvoir, pour lui permettre de le contrôler.

Elle ferma les yeux et respira profondément. Se concentra. Comme les soirs où elle tentait de faire ressortir sa magie primaire. Elle sentit le fourmillement familier dans tous ces muscles. C'était si infime qu'il fallait vraiment se concentrer pour le sentir, mais quand elle était en transe comme à cet instant, elle parvenait mieux à ressentir les choses. Elle se concentra encore plus et sentit un changement notable. Comme si elle avait fermé une porte.

Étonnée, elle se leva et entreprit de tester l'aboutissement de son exercice. Elle entrouvrit la porte, et passa la tête par l'entrebâillement, jetant un regard à droite et à gauche.

Personne.

Elle sortit discrètement, et s'approcha de la Grande salle qui n'était pas très loin. Elle entendait les bruits sourds des conversations. Toujours aussi discrètement, elle s'approcha de la porte ouverte la plus près d'elle, et se pencha sur le côté ne laissant voir que sa tête, pour jeter un œil à l'intérieur . . . Mais les yeux fermés !

Pas folle la guêpe, elle préférait choisir la personne dans laquelle elle lirait. A cette heure-là, James serait un bon plan, vu qu'il serait trop occupé à dévorer Lily du regard pour ressentir autre chose qu'un besoin inassouvi de l'embrasser.

Elle inspira à fond et entrouvrit les yeux, histoire de repérer le cobaye. Elle scanna du regard la salle et plus particulièrement la table des Gryffondor et s'arrêta sur une tête au cheveux bruns ébouriffés. Cible repérée.

Elle ouvrit grand les yeux, ne quittant pas James du regard et . . .

Rien.

Nothing.

Nada.

Niet.

- OUAIS !

Toutes les têtes se tournèrent vers elle, y compris celle des professeurs.

Toute à sa joie, elle avait oublié de faire dans la discrétion. Et sauter en l'air en levant les bras bien au dessus de la tête, tout en hurlant était très loin d'être discret.

- Euh . . . Désolée, dit-elle avec un sourire contrit auquel répondit Dumbledore par un sourire de connivence en la regardant par dessus ses lunettes en demi-lune avec des yeux pétillants.

Elle se demandait toujours comment il faisait ça. Un vrai mystère, bien qu'elle ait passé un bon nombre d'années à essayer de savoir avant qu'elle n'entre à Poudlard. Ensuite, il lui avait semblé dépassé de tenter de piquer les lunettes de son directeur pour savoir ce qu'elles cachaient.

Elle rejoignit Lily et s'assit en face d'elle. James s'était placé à côté d'elle d'autorité et Alyssa le scruta en plissant les yeux, vérifiant que c'était bien terminé.

- Quoi ?! Fit-il, mal à l'aise.

- Non rien, répondit-elle en souriant et en se servant une généreuse part de lasagnes.

- Tu vas mieux alors ?

Lily, qui venait de poser la question, scrutait son visage, sans doute à l'affût d'un quelconque signe qui lui montrerait qu'Alyssa puisse repartir dans son délire.

- Oui, je vais mieux merci. Et navrée pour tout à l'heure, mais j'avais quelques . . . soucis. Je vous expliquerai tout après les cours. On se rejoint dans le dortoir des garçons directement après le dernier cours ?

Elle interrogea du regard tous ceux qui l'entouraient, et reçut des affirmations de tête. Avec un peu de chance, ils seraient de bons conseils.


Voilààààà, finis !

Je vous dit à lundi pour le chapitre 15 !

Bye !!!