Salut tout le monde !

Alors voili le chapitre 17, avec un personnage que j'adore qui s'incruste joyeusement . . . enfni joyeusement . . . façon de parler !

Un gros merci à elayna à qui je n'ai pas pu répondre pour sa review.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 17 : Joie, peur et chagrin

Elle s'adossa au mur et laissa son esprit s'ouvrir, tout en haletant bruyamment. Elle venait de courir dans les couloirs et respirait difficilement. Ce n'était pas tous les jours qu'elle courait aussi vite et aussi longtemps.

" Vaudrait mieux que je m'y habitue dès maintenant, au vu de mon ascendance. " se dit-elle. " Ca serait pas le moment de ne pas savoir courir et de tomber dans les pattes du mage noir. "

Elle se plia en deux et posa ses mains sur ses genoux, essayant de respirer un peu mieux.

Elle avait du prendre la fuite quand elle avait compris qu'elle craquerait. Sans savoir réellement pourquoi, tenir ses pouvoirs Néphilims à distance devenait de plus en plus hardi. Elle avait du fausser compagnie à ses amis pour éviter de lire dans leurs pensées. Maintenant elle pouvait laisser libre cour à ses pouvoirs et savourer leur puissance sans craindre de faire une erreur.

Plus ça allait, et plus ses pouvoirs grandissaient. En quelques jours, elle en était passée de à "se forcer pour les faire apparaître ", à " se forcer pour les faire disparaître " ! C'était ingérable, surtout avec ses amis qui ne la lâchaient plus d'une semelle, de peur de la voir s'évaporer dans la nature. Si elle avait su, jamais elle n'aurait sorti cette phrase anodine, la veille au déjeuner. Depuis, Lily ne voulait pas la laisser seule un seul instant, manquant de lui filer des crises de nerf.

Alyssa n'en pouvait tout bonnement plus. Elle avait besoin de s'exiler, et de s'adonner entièrement à sa magie primaire pour apprendre à la contrôler et à s'en servir sans faire de gaffes.

Elle se redressa contre le mur et sonda ses pouvoirs.

Elle pouvait presque voir l'énergie magique couler en elle, comme si c'était son sang qui coulait dans ses veines. Elle ressentait sur sa peau les picotements que donnait l'absence de pratique de la magie. Même son cœur serré et son estomac noué par l'impatience, la suppliaient de laisser sortir sa magie primaire et sauvage, héritée de son sang Néphilim.

Elle n'hésita pas longtemps avant de faire ce que son corps réclamait avec tant d'ardeur.

Elle libéra ses pouvoirs et ne fut pas surprise de découvrir qu'ils s'étaient encore développés. A chaque minute qui passait depuis qu'elle avait commencé à pratiquer l'empathie, ses pouvoirs s'accroissaient à une vitesse vertigineuse. Cela s'arrêterait-il un jour ? Elle l'espérait fortement.

A présent, elle n'avait plus besoin d'un contact avec la personne pour pénétrer son esprit et découvrir ce qui s'y cachait, mais le problème était que par la même occasion, elle pénétrait l'esprit de plusieurs personnes à la fois. Difficile de s'y retrouver au milieu de toute ses pensées et de ses sentiments étrangers.

Heureusement, là où elle était, il y avait peu de chances de croiser quelqu'un. Rare étaient ceux qui s'aventuraient aussi bas dans les cachots, et elle priait pour pouvoir retrouver le chemin du retour facilement.

Elle se laissa glisser au sol et enfouit son visage dans ses genoux qu'elle tenait contre son buste. Elle se devait d'arrêter concentrer pour trouver un moyen le passage des pensées d'autrui alors que son pouvoir était en marche. Cela lui faciliterait drôlement la vie, si elle pouvait éviter de lire . . .

. . . Un petit garçon en pleurs caché dans un placard, un petit bonhomme brun cherchant à éviter un coup dur qui s'abattit finalement sur sa nuque, un jeune garçon qui avait la tête en bas et dévoilait ses sous-vêtements à une foule d'adolescents hilares, un jeune garçon pensant les blessures de sa mère, un jeune homme craignant les coups de son père, un jeune homme sortant en furie d'un cours de potion affublé d'une petite robe d'été et de couettes, un jeune homme plongé dans la lecture d'un livre sur la magie noire, . . .

- Grytalié ?!

Alyssa se redressa subitement et fit face au jeune homme qui se tenait devant elle et qui la regardait curieusement.

- Salut, Rogue, fit-elle, gênée.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? C'est le domaine des Serpentard.

Elle évita son regard, les larmes aux yeux. Jamais elle n'aurait pu imaginer que Severus Rogue ait pu avoir une enfance pareille. Pas étonnant qu'il soit devenu renfermé sur lui-même et hargneux envers les Maraudeurs qui lui faisaient subir toutes leur nouvelles trouvailles, au vu du calvaire qu'avait été sa vie.

Et elle n'en avait eu qu'un bref aperçu avant de quitter son esprit.

- Je . . . Euh . . . Je voulais m'éloigner des autres un instant.

- Tu devrais aller ailleurs. D'autres que moi pourraient te faire du mal pour avoir oser empiété sur leurs " terres ".

Elle eut un hochement de tête bref devant ce ton neutre et sans vie. Le Serpentard continua sa route dans tourbillonnement gracieux de sa cape et avant qu'elle n'ait pu faire ou dire quoi que ce soit, il s'arrêta et se retourna, le rouge aux joues et le regard fuyant.

- Je voulais te dire aussi, que tu es très jolie ainsi, même si je regrette un peu l'ancienne et timide Grytalié.

Elle releva la tête étonnée, et resta muette devant ce compliment inattendu venu de la part du Serpentard. Elle fut tentée de penser que c'était encore une de leurs ruses, mais en voyant le teint de ce dernier et son regard fuyant, ainsi que ces mains se serrant nerveusement, elle se dit qu'il était sincère.

Elle s'approcha lentement de lui et arrivée en face du jeune homme, elle lui releva le menton et plongea son regard violet mystérieux dans les yeux noirs et froids du Serpentard.

- Merci, Severus, pour ton conseil et ton compliment. Je ne l'oublierais pas.

Elle ponctua sa dernière phrase d'un fugace baiser sur la joue droite de son interlocuteur qui vira au rouge brique.

Puis elle se détourna et repartit en sens inverse, captant au passage les derniers mots de Severus :

- Merci Alyssa.

Elle sourit mais ne se retourna pas. Intérieurement, elle se doutait qu'il venait de se passer quelque chose d'important, mais qu'elle soit brûlée vive si elle savait quoi.

Puis, elle pila, frappée par l'évidence de la chose. Durant tout le temps de sa rencontre avec le Serpentard, son pouvoir avait été en action, mais elle n'avait pas eu accès aux pensées de ce dernier.

Un grand sourire victorieux s'épanouit sur ses lèvres, heureuse de pouvoir enfin le contrôler, bien que cela ait était fait de façon . . . Inattendue.

Elle se remit à courir, pressée de retrouver ses amis, maintenant qu'elle n'avait plus à craindre de pénétrer leurs esprits par inadvertance.

Arrivée dans le couloir qui menait à l'infirmerie, elle pensa subitement à quelque chose. Le bal de la St Valentin débutait dans un peu plus de vingt-quatre heures, et elle n'avait ni cavalier, ni robe. Durant quelque secondes, elle se fit la réflexion que c'était grave, puis elle eu un haussement d'épaules désinvolte.

Bof, elle n'irait pas et puis c'était tout. De toute façon, si c'était pour y aller avec un mec sans aucune consistance, ce n'était pas la peine. Elle eut l'idée fugace d'y inviter Severus, mais voir une Gryffondor et un Serpentard arriver ensemble à un bal était quand même indécent. Fallait pas pousser mémé dans les orties non plus ! Et puis, elle imaginait parfaitement la tête de Severus si elle allait le lui demander. Elle se retint d'éclater de rire.

Lui d'ordinaire si froid et distant l'avait bien étonné à l'instant, dingue l'effet qu'elle faisait aux personnes en sa présence.

- Aly ?!

Devant la porte de la bibliothèque, elle fut étonnée de croiser Sirius qui en sortait.

D'ailleurs, il semblait tout aussi surpris qu'elle de la voir là.

- Tiens, qu'est-ce que tu fais là ? Lui demanda-t-elle.

- Je suis venue chercher deux ou trois informations pour le cours de Défense Contre les Forces du Mal. Et toi ?

- Oh, euh, je remontais des cachots.

- Qu'est-ce que tu faisais là-bas ? s'étonna-t-il.

- J'avais besoin de m'exiler un peu.

- T'étais obligée d'aller dans les cachots pour ça ! Tu sais que c'est le repère des Serpentard ?

- Depuis peu, oui.

- Tu en as croiser un ? Il t'a fait du mal ? S'écria-t-il vivement en arrêtant de marcher.

- Non, non, le rassura-t-elle vivement, n'ayant pas oublié l'épisode déjeuner de la veille suite à l'incident en Botanique. En fait, j'ai trouvé un gentil Serpentard qui m'a gracieusement dit qu'il ne valait mieux pas rester là.

- Un gentil Serpentard ? C'est contradictoire comme termes.

Elle rigola.

- Ils ne sont pas tous comme tu l'imagines, tu sais. Et je peux t'assurer qu'il ne m'a rien fait. Il a même dit qu'il me trouvait jolie.

Sirius pila et Alyssa dut se retourner pour continuer à le regarder. Celui-ci avait l'air d'avoir avalé de l'Empestine.

- Jolie ?! Jolie, il a dit ?! Mais, c'est une insulte à ta beauté ! Tu es bien plus que cela ! Tu es magnifique, que dis-je, sublime ! Tel un papillon qui déploie ses ailes pour la première fois ou telle une rose sous l'éclat de la rosée fraîchement tombée ! Tu es une femme que tous rêveraient d'avoir à ses côtés, belle, gentille, drôle, d'un caractère de cochon parfois, certes, mais c'est aussi ce qui fait ton charme ! Et il a dit jolie, non mais j'en reviens pas !

Il passa devant elle en continuant à maugréer dans sa barbe, et partit devant alors qu'Alyssa essayait encore de comprendre ce qui venait de se passer.

Elle le regarda partir, un dur combat s'engageant au fond de son cœur. Une partie d'elle disait qu'elle devait utiliser ses pouvoirs Néphilims pour découvrir ce que pensait réellement Sirius d'elle et, accessoirement, ce qu'il ressentait, tandis qu'une autre partie de son cœur lui conseillait de le laisser venir à elle, ou d'employer les bonnes vieilles méthodes pour lui soutirer des informations.

Toute à ces réflexions, elle en avait oublié de reprendre sa marche, son sac de cours pendouillant lamentablement au bout de son bras. Elle était encore sous le choc de ce qu'elle venait d'entendre.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

" La fourchette va à la bouche. "

" On garde le regard fixé sur l'assiette ou sur les amis à côté. "

" On ne lève pas le regard vers la personne en face. "

" On attrape son verre, en continuant de fixer son regard sur son assiette. "

" En aucun cas, on ne regarde Alyssa ! "

Voilà les recommandations que se faisait Sirius au moment même. Une fois arrivé dans la salle commune une heure auparavant, il avait pris conscience de ce qu'il avait sorti à la jeune fille dans le couloir et en était ressorti mortifié. Il ne pouvait croire qu'il avait dit ça ! Et en plus, il avait parlé de son caractère de cochon ! Mais quel abruti dirait ça à une femme ?!

Il n'y en avait qu'un sur cette maudite planète, LUI !

Une fois qu'il avait compris ce qu'il avait fait, il était ressorti précipitamment de la salle commune et était directement parti devant la grande salle attendant l'ouverture des portes pour le dîner. En aucun cas, il ne voulait voir Alyssa, elle se moquerait de lui, il en était sûr.

Mais qu'est-ce qui lui avait pris de sortir ça, aussi ?! Bon, bien sûr, il savait pertinemment ce qui lui avait pris. Quand elle avait dit qu'un autre homme lui avait dit qu'elle était jolie, il avait senti poindre la jalousie, et c'était vivement rebiffé. Surtout que jolie, ne lui convenait pas, mais alors pas du tout ! Elle était bien plus que ça, et c'était insultant envers elle de la gratifier d'un mot aussi . . . banal.

Maintenant, ses amis l'avaient rejoint et s'était installé avec lui. Comme de fait exprès, Alyssa s'était assise en face de lui, et maintenant il n'osait plus sortir un seul mot, ni lever le regard. Son mutisme forcé valait un silence éloquent autour de la table. Il se doutait bien que ses amis se demandaient pourquoi est-ce qu'il ne parlait pas, mais il n'allait pas non plus leur raconter comment il s'était ridiculisé devant la belle Gryffondor. Du coup, autour d'eux, on entendait plus que le bruit des couverts raclant les assiettes d'or.

- Sirius, tu m'accompagnerais au bal ?

Il avala de travers sa gorgée de jus de citrouille, obligeant Remus à lui tapoter le dos pour éviter de s'étouffer. Un fois fait, il fut bien obligé de lever la tête pour répondre à la personne assise en face de lui.

- T'es très marrante, tu le sais, ça ! Lui répondit-il, pensant qu'elle se fichait de lui.

- Oui, tu me l'as déjà dit, entre le gentille et le caractère de cochon.

Cette fois-ci, il manqua de s'étouffer avec un morceau de viande, et ce fut James qui lui tapa dans le dos pour lui sauver la vie.

- T'as pas oublié ce que j'ai dit alors . . . Murmura-t-il, de plus en plus mortifié.

- Pas du tout, j'ai été très touchée par ce que tu m'as dit.

On dit toujours jamais deux sans trois, alors Sirius manqua une nouvelle fois de s'étouffer, mais cette fois-ci avec une carotte. Remus et James s'y mirent à deux pour lui taper dans le dos, et faillirent, au passage, lui décoller les poumons.

- Bon, une fois que t'auras finis de faire un duel avec la Mort, tu pourras peut-être me donner ta réponse.

- Qui te dis que je suis libre ?

- Je sais de source sûre que tu as systématiquement refusé toute les invitations, lui répondit-elle avec un sourire malicieux et des yeux pétillants de joie.

- Qui t'a dit ça ?

Un léger sifflotement, pas du tout innocent, lui provint de sa droite.

- James . . . Gronda-t-il de manière menaçante, en fusillant son meilleur ami du regard, sous les éclats de rire des quatre autres ayant suivi la discussion.

- Au lieu de t'en prendre à moi, répond à la jolie demoiselle qui attend ta réponse. Je t'ai déjà dit que c'était impoli de faire attendre une dame, dit James sur le ton d'une mère grondant son fils.

Sirius avança ses mains dans l'espoir de l'étrangler, quand un cri scandalisé lui parvint.

- Si tu touches à mon cavalier, tu te retrouveras avec mon pied au cul !

Lily agitait une fourchette menaçante dans la direction de Sirius, alors celui-ci abandonna - pour l'instant - toute idée de représailles sur son meilleur ami. Mais ce dernier ne payait rien pour attendre, foi de Black !

Un soupir provenant d'en face lui fit relever la tête. Alyssa attendait une réponse à sa question.

- Tu sais, Sirius, si tu ne veux pas m'accompagner, je trouverai certainement quelqu'un . . .

- Non, j'irais avec toi !

Sa réponse fusa si vite et de manière si inattendue que tous se retournèrent vers lui. Ayant plus qu'assez d'avoir l'air gêné devant la jeune femme, il redit de manière plus civilisée.

- Ca sera avec plaisir que je t'accompagnerai au bal de la St Valentin, Aly.

Un doux sourire s'épanouit sur les lèvres exquises de la jeune femme.

- Merci, Sirius.

Puis, elle reporta son attention sur son assiette. La suite du repas continua dans une ambiance plus joyeuse qu'à ses débuts, et ils se levèrent de table pour rejoindre leur tour. A peine sorti de la Grande salle, le groupe tomba sur une bande de Serpentard de 7ème année qui s'apprêtait à y entrer.

Sirius y flaira là une bonne occasion de s'amuser, surtout quand il croisa le regard rêveur de Rogue. Il fila un coup de coude à James et d'un coup d'œil, il sut qu'il était partant pour leur faire une petite farce.

Il dégaina sa baguette et d'un mouvement souple et discret du poignet jeta un sort à la troupe de serpents qui passait devant eux. Ceux-ci se retrouvèrent immédiatement affublés des plus horribles robes de sorcières jamais vues, et dégagèrent une odeur d'œufs pourris.

Mais presque immédiatement après, ils retrouvèrent leur apparence première. Dépités, Sirius et James échangèrent une œillade étonnée.

Jamais ils n'avaient loupé un sortilège avant, et celui-ci aurait dû durer une bonne partie du dîner. Alors que s'était-il passé ?

Sirius se retourna pour le demander à Remus quand il loucha sur une baguette pointée entre ses deux yeux. Son regard longea le bout de bois, puis le bras à qui il appartenait et tomba face à face avec une paire d'yeux couleur améthyste qu'il jugea furieux.

Apparemment, la belle Gryffondor n'avait pas trouvé la plaisanterie à son goût et comptait remettre les pendules à l'heure. Déjà qu'en temps normal, ça le dérangeait grandement qu'on le menace, mais en plus, les Serpentard s'étaient arrêtés pour voir ça.

- Je te prierai, Sirius, de ne plus jamais faire ça. Ou tout du moins, pas en ma présence.

Bien que l'intonation de sa voix était contrôlée, il pouvait sentir le degré de colère d'Alyssa à travers ses mots.

Préférant jouer la carte de la prudence, il leva les mains en signe de rédemption et dit :

- Ok, je ne le ferai plus.

- Bien. Maintenant, excuse-toi.

Il ouvrit de grands yeux horrifiés et abasourdis.

- QUOI ?! Hors de question !

La baguette se rapprocha de sa tête, mais il n'en tint pas compte. Il la repoussa d'un mouvement de la main.

- Il est hors de question que je m'excuse pour une farce innocente, Alyssa !

- Ce n'était pas innocent et tu le sais aussi bien que moi. Il n'est plus temps de s'amuser Sirius, quand est-ce que tu vas comprendre ça ? A leur faire des farces aussi méchantes, tu vas juste réussi à te faire tuer ! Tu sais tout aussi bien que moi que la plupart d'entre eux deviendront des Mangemorts à la fin de leur scolarité si ce n'est pas déjà fait.

Un silence interloqué fit place à sa tirade. Un attroupement s'était crée autour d'eux et tous attendait de voir la réponse des accusés.

- Elle n'a pas tort, Black, alors je serais toi, je nous ferais des excuses.

Sirius tourna son regard vers Rogue qui venait de parler. Ce dernier se tenait près de la jeune fille, les bras croisés et souriant narquoisement. Trop près de la jeune fille, jugea Sirius, alors il fit ce qu'on lui demandait.

- Ok. Je m'excuse.

- Il y a au moins une Gryffondor qui ne soit pas une cause totalement perdue dans cette école, c'est déjà un grand progrès.

Sirius comprit l'insulte sous entendue et voulut sauter au cou de Rogue mais une poigne de fer l'en empêcha et le força à se retourner, et à reprendre son chemin vers la tour des Gryffondor.

- Elle a raison, Patmol, on a poussé trop loin, lui chuchota James dans le creux de l'oreille. On devrait éviter de faire ce genre de choses à l'avenir, ou il va nous arriver des problèmes. Je n'avais jamais essayé de comprendre les choses de ce point de vue, et tu sais tout aussi bien que moi que sur ce point-là, elle a totalement raison. Si on continue comme ça, il va nous arriver des bricoles à la sortie de Poudlard.

Sirius cogita ce qu'il venait de dire. Il était vrai que tout cela n'était pas faux. Mais ils étaient encore au collège, et il doutait que les Serpentard lui tiennent grief pour des farces d'adolescents.

En y réfléchissant mieux, les Serpentard allaient forcément leur en vouloir plus tard.

- Merde ! Jura-t-il tout bas.

- Tu as compris. Alyssa a raison. Et je crois qu'elle mieux que quiconque sait de quoi sont capables les Mangemorts. Il ne faut pas oublier qu'elle leur a échappé.

Sirius s'arrêta et dit à James :

- Passe devant, je te rejoins plus tard.

Il laissa passer Remus et Peter, puis vit les filles s'arrêter quand elles le virent. Alyssa regarda Sirius et fit signe à son amie de passer devant. Sirius laissa passer Lily et reprit sa marche au côté de la jeune femme.

- Je voulais m'excuser pour tout à l'heure, Aly. Tu as raison, et je viens seulement de m'en rendre compte.

Alyssa retint Sirius par le bras, et il remarqua qu'elle avait les larmes aux yeux. Il se gifla mentalement pour lui avoir fait du mal.

- Sirius, j'ai perdu toutes les personnes qui formaient ma famille, alors ne m'oblige pas à voir mes amis me quitter les uns après les autres.

Son cœur se serra aux paroles de la Gryffondor et d'un mouvement non prémédité la prit dans ses bras. Il la serra fort contre son cœur et elle referma ses bras autour du torse du jeune homme.

- Excuse-moi, Aly, je ne voulais pas . . . Excuse-moi.

Elle sanglotait contre son torse tachant son uniforme, mais il n'en avait rien à faire. Il était beaucoup plus grave pour lui de savoir qu'il lui avait fait du mal.

Il la serra encore plus fort contre lui, et il sentit Alyssa raffermir sa prise sur sa cape dans son dos, s'accrochant désespérément à lui.

- Je ne veux pas vous perdre Sirius, aucun d'entre vous. Je t'en prie, ne faites rien qui pourrait vous séparer de moi, sanglota-t-elle au creux de son épaule.

Sirius sentit les larmes lui monter aux yeux et il commençait à voir trouble. Il écarta la jeune femme de lui et pris son visage en coupe dans ses mains pour qu'elle le regarde bien dans les yeux.

- On ne fera rien. Je te le jure Alyssa, on ne fera jamais rien qui pourrait te causer du chagrin. On sait tous par quoi tu es passée, et aucun d'entre nous ne souhaite te revoir tel que tu étais à ton retour du Ministère.

Les larmes continuaient à couler sur le visage de la jeune femme et, pris d'une pulsion subite, il se pencha pour l'embrasser . . .


Mmh . . . voili, voilou . . . j'avais oublié qu'il terminait comme ça celui-ci . . . Mais bon, vous m'en voudrez pas, hein ?! . . . HEIN ?! . . . Parce que vous savez toutes que si on tue l'auteur, il y a pas de suite . . . Alors, attention à ce que vous prenez en main . . . Je n'en ai vu deux ou trois avce un truc pas très catholique . . . mmh, je vais peut-être pas m'attarder plus longtemps parce que je teins à mavie et vous souhaitez une bonne fin de semaine et un bon week end.

Bye !

" court comme une dératée en entendant le chargement des fusil à pompes et des baguettes magiques prête à lancer un Sortilège très connue . . ."