Salut !
Comme promis, je vous mets un nouveau chapitre ce soir. Avce un peu de chance, vous aurez le prochain demain. ;)
Bonne lecture !
Chapitre 23 : Visite à St Mangouste
Alyssa était assise avec les Maraudeurs au bout de la table des Gryffondor, le plus près de la porte. Elle ne voulait rater l'arrivée du père de James pour rien au monde.
Pour l'heure, les six adolescents mangeaient, en discutant de leur dernier cours de Défense Contre les Forces du Mal, qui les avait épuisés avec les Sortilèges Informulés.
- J'ai vraiment cru que ma dernière heure était arrivée, gémit Peter.
- Tu n'avais qu'à être plus rapide aussi, renchérit Sirius en levant les yeux au ciel.
- Mais je ne savais pas quel maléfice elle m'avait lancé !
- C'est le principe des Sortilèges Informulés, Peter, fit Lily sans même le regarder.
Le jeune homme s'enfonça dans un silence boudeur, et Alyssa en profita pour mettre sur le tapis un sujet qu'il lui tenait à cœur depuis quelques jours. Elle vérifia que personne n'écoutait leur conversation et dit :
- Dites, il y a un moment que je me pose la question, mais comment vous est venue l'idée de la carte des Maraudeurs ?
Les quatre garçons échangèrent des œillades inquiètes qu'Alyssa ne comprit pas, et finalement James se chargea de répondre, avec un air prudent.
- Euh . . . Simplement comme ça. Pour le plaisir. Et puis pour éviter les gens quand on sort en douce.
- La cape ne suffisait pas ?
- Difficile de faire rentrer quatre garçons de dix-sept ans sous une cape aussi petite, fit Remus en terminant son assiette de lasagnes.
- Oui, c'est vrai. Mais mon petit doigt me dit que vous me cachez quelque chose.
Alyssa les vit clairement échanger des œillades paniquées cette fois-ci. Avait-elle dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
- Écoutez les gars, c'est votre droit d'avoir des secrets. Je n'aurai pas la prétention de dire que vous savez tout de moi, mais vous savez, même si c'est grave, je ne vois vraiment pas de quoi vous avez peur.
Alyssa chercha un soutien, et elle le trouva comme prévu dans les yeux verts de Lily. La jeune rouquine était d'accord avec elle.
Mais seul le silence lui répondit.
Elle n'insista pas, et c'est avec un long soupir qu'elle replongea dans ses saucisses purée.
Elle sentit un bras l'entourer par la taille, et la voix de Sirius retentit tout près de ses oreilles.
- C'est pour Remus que nous faisons ça. Ce sera à lui de décider si il veut ou non vous parler de son secret.
Elle interrogea du regard le beau brun, mais celui-ci lui fit une grimace de dénégation. Il ne lui dirait rien de plus.
- Papa !
Alyssa tourna son regard vers James qui venait de parler, et elle suivit son regard en direction d'un homme d'une soixantaine d'années, qui marchait à grand pas vers eux, aux côtés d'Albus.
Les cheveux brun, tel un nid de corneilles, et les yeux bleus, Mr Potter ressemblait beaucoup à son fils. Difficile de ne pas s'apercevoir de leur lien de parenté proche.
James se leva, et son père lui serra la main tout en lui tapotant l'épaule d'un air affectueux. Sirius suivi James, et il eut droit au même traitement de faveur.
Pendant ce temps, Albus s'était approché des quatre élèves restés assis et les avait salué.
- Bonjour, Albus.
Il fit un sourire resplendissant à Alyssa en faisant signe à Mr Potter de s'approcher.
- Mr Potter, je vous présente, Miss Alyssa Grytalié.
L'homme lui fit un sourire poli et lui serra la main.
- Ravi de vous rencontrer, Miss.
- Tout le plaisir est pour moi, Mr Potter. Je vous remercie de bien vouloir m'aider.
Il eut un geste négligent de la main.
- Oh ce n'est rien. De toute façon, c'est toujours plus intéressant que de buller chez soi. J'ai cru comprendre qu'en dehors du fait de vouloir jeter un œil à votre acte de naissance, vous vouliez aussi des renseignements sur le métier de guérisseur ?
- C'est ça, oui. Si vous vouliez bien répondre à mes questions . . .
- Bien sûr, il n'y a aucun problème, s'écria-t-il d'une voix enjouée. Avec un peu de chance, nous pourrions même être collègues d'ici quelques années.
Il lui fit un discret clin d'œil, et Alyssa commença déjà à grandement l'apprécier. Il était d'un naturel jovial et ouvert, ce qui donnait envie d'apprendre à le connaître.
- Bien, nous allons y aller, donc. Professeur Dumbledore, je vous ramènerai votre élève avant le dîner.
Albus fit un signe affirmatif de la tête et Alyssa se leva. Elle fit un signe d'adieu à ses amis qui le lui rendirent et, alors qu'elle passait les portes de la Grande Salle, elle intercepta un léger signe de tête de Severus dans sa direction. Elle le lui rendit et continua son chemin.
Ils traversèrent le parc, et arrivèrent aux grilles du domaine. Il les dépassèrent, et Mr Potter, dit :
- Transplanez directement dans l'aire réservée à cet effet à Ste Mangouste. On se retrouve là-bas.
Puis, il transplana.
Alyssa fit de même, et elle se retrouva instantanément entourée de personnes disposant de divers symptômes maladifs. Elle ne fit aucune remarque et suivit Mr Potter hors de la pièce.
Ils passèrent donc dans l'accueil de l'hôpital, et Alyssa regarda autour d'elle, fascinée par ce qu'elle voyait.
Elle était venue une seule fois à Ste Mangouste, quand elle s'était cassé un bras en voulant grimper dans un arbre à l'âge de douze ans. Sa mère avait dû l'envoyer très rapidement à l'hôpital et c'était ce jour-là qu'elle avait décidé de devenir guérisseuse.
Voir ces gens passer entres les différents patients, s'enquérir de leur santé, les soigner, tout cela lui avait donné envie de faire la même chose. Elle avait de toute façon, toujours voulu faire quelque chose qui aiderait les autres. C'était le métier parfait à ses yeux.
- Suivez moi, Miss, par ici.
La voix de Mr Potter la ramena sur Terre.
Ils passèrent devant les lignées de chaises de bois dépareillées, et s'arrêtèrent à l'accueil où une vieille dame toute ridée, les regarda avec le sourire.
- Guérisseur Potter, bonjour monsieur. Miss, les salua le l'hôtesse d'accueil avec un immense sourire et un air aimable.
Alyssa laissa le médicomage se débrouiller avec la vieille dame, et jeta un coup d'œil fasciné à la salle d'attente.
Tout près d'elle, il y avait une fillette brune de six ans qui flottait dans les airs, tenue par sa mère qui lisait distraitement un magazine; un peu plus loin, un vieux monsieur faisait des bruits de trompette à chaque fois qu'il expirait; et encore plus loin, un jeune homme d'un blond presque blanc d'une vingtaine d'années était nonchalamment assis sur une chaise, et la regardait.
Elle fronça les sourcils.
Il avait l'air d'aller parfaitement bien, mais peut-être que sa maladie ne se voyait pas au premier coup d'œil. Ou alors sa couleur de cheveux n'était pas naturelle, et il souhaitait la faire disparaître.
- Nous pouvons y aller, miss.
Elle s'arracha de la contemplation du beau jeune homme et suivit Mr Potter qui la guida vers une double porte. Ils la dépassèrent, parcoururent un couloir visiblement plein à craquer, et montèrent des escaliers.
- Mr Potter !
Alyssa et le vieil homme se retournèrent au milieu de l'escalier du troisième étage, alors qu'un jeune homme courait dans leur direction.
- Qu'y a t-il, Adam ?
Le jeune homme s'arrêta face à eux, et répondit à la question de Mr Potter.
- C'est la guérisseuse Rowing, monsieur, elle a besoin de vous au premier étage.
- Je suis en congé.
- Je le sais, mais elle a insisté pour que ce soit vous.
Mr Potter soupira et se tourna vers Alyssa.
- Je suis navré, Miss, mais je vais devoir vous laisser. Cela vous dérange-t-il si Adam vous accompagne à ma place ?
- On, non, pas du tout !
Alyssa fit un sourire engageant au dénommé Adam, et ce dernier rougit jusqu'à la pointe des cheveux, qu'il avait d'un joli roux pâle, d'ailleurs.
- Bien. Adam, accompagné Miss Alyssa aux archives, voulez vous. Comme cela elle ne se sera pas déplacée pour rien.
- Bien, monsieur, avec plaisir.
Mr Potter redescendit, mais s'arrêta subitement au bout de deux marches, comme si il avait oublié quelque chose.
- J'oubliais, fit il en se retournant vers Alyssa. Miss, dès que vous aurez fini aux archives, redescendez en salle d'attente, et attendez moi là-bas. Je n'en aurai pas pour longtemps, et je répondrai à toutes vos questions.
- Bien. Merci.
Il continua sa descente, et Alyssa et Adam reprirent la montée en silence. Ils atteignirent enfin le cinquième étage, et Adam s'effaça devant la porte par laquelle entra Alyssa. Le couloir peint de beige semblait interminable (ce qui n'était peut-être pas une illusion d'ailleurs) et Adam la conduisit jusqu'à la première porte qu'ils croisèrent.
Il fis signe à Alyssa de rester derrière et sortit sa baguette. Intriguée, Alyssa s'avança tout de même légèrement, histoire de voir ce qu'il allait faire. Adam marmonna une formule en pointant sa baguette sur la serrure, et la porte s'ouvrit doucement.
Adam lui fit signe d'entrer et il referma la porte derrière eux.
Alyssa fut impressionnée par ce qu'elle vit quand les lumières de la pièce, générées par des globes emplis de bougies, s'allumèrent.
Des immenses étagères de bois montaient jusqu'au plafond, toutes emplies à ras bord de parchemins ou de livres. Sur sa droite, les étagères se succédaient en un nombre infini, alors que sur sa gauche, se trouvait un pupitre devant une étagère plus petite que les autres.
Adam s'avança là et lui demanda :
- Qu'est-ce que vous recherchez au juste ?
- Le nom de mon père sur le registre des naissances.
Il acquiesça de la tête, et se tourna vers l'étagère derrière le pupitre. Il farfouilla quelques instants, et sortit un vieux livre usé. Il l'ouvrit, le parcoura rapidement, et le remit à sa place.
- Suivez-moi, fit il avec un geste de la main en s'avançant entre les deux immenses rangées d'étagères.
Alyssa le suivit silencieusement, en ne cessant de jeter des coups d'œil curieux autour d'elle. Ils avancèrent pendant un temps qui parut étonnement long à la jeune femme, et finalement, Adam tourna.
Il regarda négligemment les couvertures des livres qui étaient rangés et classés dans les gigantesques étagères de bois.
- En quelle année êtes-vous née ?
- En 1959, lui répondit Alyssa.
Il regarda plus attentivement une certaine portion des étagères, et avec un sourire vainqueur, tendit un livre volumineux à Alyssa.
- Voilà. C'est le registre des naissances pour l'année 1959, fit il alors que la jeune femme attrapait le bouquin. Je vous laisse chercher vous-même, vous n'aurez qu'à me rejoindre à l'entrée de la salle quand vous aurez trouvé ce que vous chercher.
Alyssa acquiesça d'un mouvement de tête, et Adam disparut au détour de l'étagère.
Enfin seule avec le livre, Alyssa feuilleta fébrilement les pages et découvrit rapidement que les morceaux de parchemins étaient classés selon les dates de naissances.
Vu qu'elle était née le 31 Octobre, elle en déduit que le sien était à la fin du livre. Elle le feuilleta encore plus rapidement, et elle arriva au mois d'Octobre. Elle dépassa les trois premières semaines, et tomba enfin sur son acte de naissance.
Son nom y était inscrit, suivi de celui de sa mère et de . . .
Son père.
Elle expira bruyamment, ne s'étant même pas rendu compte qu'elle avait retenu sa respiration.
Son père.
Le nom de son père était là devant elle. Elle savait sans aucun doute que sa mère ne pouvait s'être trompé dans le nom, car un Néphilim ne pouvait avoir qu'un seul partenaire dans sa vie.
Elle relut le nom de son père et le grava dans sa mémoire. Même si elle ne le connaissait pas, c'était déjà un grand soulagement que de pouvoir mettre un nom sur cette personne.
Le mieux serait qu'elle puisse aussi y mettre un visage. Qu'à ce nom, soit associé un visage qu'elle pourrait voir, même si ce n'était qu'en peinture ou en photo. Elle voulait voir ce visage, voir si il y avait une quelconque ressemblance avec elle, même infime.
Elle referma doucement le livre, à contre cœur, comme si elle avait peur qu'en ne voyant plus ces mots, elle oublierait son nom.
Finalement, elle soupira, et le remis en place.
Ce fut un cri inarticulé qui lui fit reprendre pied dans la réalité, et lui rappeler où elle était.
Intriguée par ce bruit incongru, elle s'avança précautionneusement vers le bout de la rangée, et regarda vers la droite.
Son cœur s'arrêta de battre quelques instants.
Et repartit comme un cheval fou.
Des larmes de peur perlèrent au coin de ses yeux, et inconsciemment elle agita la tête, comme si elle refusait la vision de ce qu'elle voyait.
Adam était allongé sur le sol, les yeux fixes et mornes, la bouche encore ouverte sur un cri qu'il n'avait pas réussi à émettre entièrement.
Mort.
Au dessus de lui, une silhouette encapuchonné et portant un masque pointait encore sa baguette vers le corps du pauvre médicomage.
Le regard d'Alyssa dériva derrière le Mangemort, et elle ne put s'empêcher d'émettre un gémissement de panique.
Ce n'était pas possible.
Ce n'était pas possible !
Pas maintenant, pas là, pas encore.
A croire qu'elle devait revivre ses cauchemars indéfiniment.
Ses mains, ainsi que son corps tremblèrent dans un mouvement qu'elle ne put contrôler.
Ils se tournèrent vers elle.
Tous, sans exception.
Y compris Lui.
Toujours lui, qui était présent dans chaque moment de sa vie qu'elle souhaitait oublier.
Curieusement, un sourire ravi orna ses lèvres quasi inexistantes, et il parla.
- Alyssa Grytalié, siffla-t-il dans un souffle, comme si il se délectait de son nom dans sa bouche.
Elle poussa un soupir hystérique, à la limite du rire.
Pas un seul instant elle ne pensa à fuir.
Elle parla, même, d'un ton las, comme si elle ne possédait plus aucun espoir.
- Encore vous.
Son sourire ravi s'élargit.
- Il y avait longtemps que j'attendais de te voir, Alyssa. Je me demandais quand est-ce que tu quitterais l'école de cet amoureux des moldus, pour venir rechercher l'identité ton père.
Elle fronça des sourcils, l'incompréhension prenant peu à peu place dans son esprit.
- Comment . . . ? Comment avez vous su que je recherchais mon père ? Et qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Je sais très bien pourquoi vous êtes là ! Mais je ne vous laisserais pas faire !
De murmures, ses paroles se terminèrent en un cri de rage.
Il y avait ces sentiments en elle, qui la prenaient aux tripes.
Celui qui lui disait de partir, de courir très vite, de trouver un moyen de s'enfuir très rapidement, de préserver sa vie, de retourner à Poudlard.
La terreur.
Et celui qui lui criait d'attaquer, de le faire souffrir autant qu'elle même avait souffert, de rester là à le défier, de l'énerver, de le faire sortir de ses gonds.
La haine.
Il plissa les yeux, devant la rage dont faisait preuve la jeune femme.
- As-tu trouvé ce que tu cherchais ?
- Qu'est-ce que ça peut bien vous faire, répliqua-t-elle avec toute la morgue qu'elle possédait.
Il s'approcha d'elle, longeant les rangées d'étagères.
Son instinct de survie faisant surface, elle recula d'autant qu'il avançait. En jetant un coup d'œil derrière lui, elle distingua ses Mangemorts qui approchaient eux aussi.
D'un mouvement souple, elle sorti sa baguette des replis de sa cape frappée aux armoiries de sa maison et la pointa en direction de ses agresseurs.
Contre toute attente, ce mouvement fit s'arrêter le mage noir et ses hommes, et ce dernier éclata de rire. D'un rire cruel, sans joie, terrifiant, mais il éclata de rire quand même.
- Un être tel que toi, utiliser une baguette ? Emelia t'as bien mal éduquée, mon enfant.
Alyssa arrêta de reculer et son visage se figea en une expression d'incompréhension.
Seulement, malgré toute sa bonne volonté, elle ne réussissait pas à déterminer ce que Vous-Savez-Qui lui voulait. Si c'était sa mort, il y a longtemps qu'il l'aurait tuée. Mais il semblait plutôt enclin à discuter.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Demanda-t-elle, finalement en un murmure découragé.
- Te souviens-tu du nom de ton père ?
Elle eut un rire quasiment hystérique, et lui dit sur un ton identique à son rire :
- Comment voulez-vous que je l'oublie, je l'ai lu il y a à peine cinq minutes !
Il eu un rictus qu'elle n'arriva pas à déterminer et il leva sa baguette. Un frisson de peur parcouru son corps, mais il ne fit que tracer des mots de feu dans les airs.
A leur lecture, elle pâlit.
Comment savait-il ? Pourquoi le savait-il ?
Il fis un mouvement de la main, et le lettres changèrent de place jusqu'à former une phrase.
Elle pâlit encore plus si c'était possible, et sans qu'elle n'en ait conscience, la main tenant sa baguette s'abaissa.
Le mage noir le regardait droit dans les yeux.
Elle soutint son regard, malgré sa peur, sa haine, sa tristesse, tous les sentiments divers qui l'assaillaient, et qui faisaient qu'elle ne savait plus quoi penser, ni quoi faire.
- Impossible.
Elle n'avait fait que murmurer, voire moins encore, mais il l'entendit quand même.
- Non, pas impossible. Je l'ai su à l'instant où je t'ai vue. Tu ressembles tellement à Emelia. J'ai connu ta mère lors d'un voyage, il y a dix-huit ans. Il semblerait que de notre brève aventure, il en soit ressorti . . . Toi.
Son esprit refusait d'y croire. Jamais sa mère n'aurait pu . . . Avoir . . . Mais, bien entendu, il y avait dix-huit ans, les sorciers ne craignaient pas et ne connaissaient pas encore le mage noir.
Était-ce pour autant possible ?
- Tu doutes n'est-ce pas ? C'est compréhensible. Mais si tu demandais à ton cher directeur ce qu'il en pense, il serait bien en mal de réfuter cette affirmation. Tu n'y peux rien Alyssa, la vie t'a créée ainsi. Il te faut l'accepter.
Avec ces mots, lui revinrent en mémoire la vue du corps de sa mère, la cérémonie de son enterrement intime et solennelle, son excursion au Département des Mystères, la douleur suite au meurtre des derniers Néphilims restant.
Pourtant, malgré tout ce qu'elle faisait pour réfuter cette idée, quelque part, au fond d'elle, il y avait quelque chose qui lui disait que tout cela était la vérité.
Elle prit alors une décision.
Maintenant, elle avait ce qu'elle était venue chercher, elle n'avait plus besoin de rester là. Elle se fichait de savoir ce qu'il lui voulait, tout ce qu'elle savait c'était qu'elle devait partir d'ici très vite. Malheureusement, le mage noir et ses Mangemorts se tenaient entre elle, et la porte. Il lui fallait détourner leur attention.
Les étagères sur sa gauche vacillèrent doucement. Le bruit qu'elles firent attira l'attention du groupe vers elles, et les étagères de droite, s'abattirent dans un fracas assourdissant.
La poussière accumulée durant toutes ces décennies, voir ces siècles, s'écroula, permettant à Alyssa de fuir. Elle longea le groupe de Mangemorts en courant, et entendit le mage noir hurler derrière elle, à travers la poussière retombant lentement :
- Ne la laissez pas s'échapper ! Je la veux vivante !
Elle accéléra le rythme, pas vraiment curieuse de savoir ce que Vous-Savez-Qui lui voulait.
Des stries de lumières fendirent l'air derrière elle, et elle courut encore plus vite, ne souhaitant pas engager un combat perdu d'avance.
Elle trébucha contre quelque chose, mais se retint de justesse au pupitre. Elle était près de la porte !
Elle sauta dessus, et sortit en trombe de la pièce.
Dans le couloir, un bon nombre de personnes étaient sortis de pièces avoisinantes, alertés parle bruit des étagères tombés, et regardaient curieusement la jeune élève qui sortait de la pièce, l'air hagard.
Alyssa n'hésita pas longtemps, et se rua dans les escaliers proches.
Elle entendit des hurlements paniqués derrière elle, et comprit que les Mangemorts étaient eux aussi sortis de la salle des archives.
Elle dévala les escaliers à la vitesse de l'éclair, se souvenant de se que lui avait dit Mr Potter quelques minutes auparavant. Le retrouver en salle d'attente une fois qu'elle aurait terminé.
Elle descendait les marches aussi vite qu'elle pouvait, bousculant au passage toutes les personnes qu'elle croisait. Elle entendait derrière elle le bruit de cavalcade des Mangemorts, et des personnes qui hurlaient à leur passage. Heureusement pour elle, elle était trop loin d'eux pour qu'ils essayent de l'atteindre à l'aide de sorts.
Alors qu'elle atteignait le palier du troisième étage, une alarme retentit dans tout Ste Mangouste. Ce fut comme si un poids énorme s'envolait des épaules d'Alyssa.
Elle savait que d'ici quelques minutes, les Aurors débarqueraient, et elle n'aurait alors plus rien à craindre.
Mais pour l'instant, il lui fallait échapper à ses poursuivants.
Elle arriva enfin au rez-de-chaussée, où un vacarme infernal faisait rage. Les patients paniquaient, suite au déclenchement de l'alerte.
Alyssa se faufila rapidement parmi la foule, échappant ainsi aux regards des Mangemorts.
Mais alors qu'elle passait à côté d'une vieille dame, tentant de rejoindre l'air de transplanage, un bras vigoureux la tira en arrière, et elle se retrouva plaqué contre un buste dur, et croisa le regard gris orage d'un homme à travers les fentes de sa cagoule de Mangemorts.
Il la tenait fermement plaquée contre lui, serrant ses bras dans l'étau de ses mains, et la tirant jusqu'à la troupe de Mangemorts qui se traçait un chemin dans la foule à coups de sortilèges et de maléfices.
Elle eut beau se débattre entre les bras d'acier de l'homme qui la tenait, il la ramena sans aucune difficulté auprès du mage noir, qui attendait patiemment, les yeux rivés sur elle et sur son ravisseur.
Il la lâcha soudainement, et, déboussolée, elle tomba à terre, à quatre pattes, aux pieds du mage noir. Prenant conscience de sa position, elle se redressa très rapidement, et affronta du regard l'être abject qui lui faisait face.
- Bien Lucius, je te remercie de m'avoir rapporté mon petit trésor.
Le Mangemort qui l'avait interceptée rejoignit ses camarades, et Alyssa le fusilla du regard quand il passa près d'elle. C'est alors qu'elle remarqua son étrange couleur de cheveux. D'un blond tirant sur le blanc, et tombant souplement sur ses épaules. C'était le jeune homme qu'elle avait déjà remarqué en arrivant un peu plus tôt.
Et c'était certainement grâce à lui que le mage noir et ses hommes étaient arrivés ici, aujourd'hui même. Elle se demandait aussi . . .
- Vous avez posté des hommes pour savoir quand est-ce que j'arriverais ?! Lui cracha-t-elle rageusement au visage
Il n'apprécia apparemment pas sa question, ni la manière dont elle l'avait dit, ou alors tout simplement son regard, mais en tout cas, il leva sa baguette d'un mouvement vif et jeta :
- Endoloris !
Mmh. Euh . . . Rassurez-vous, au moins vous n'aurez pas une semaine à attendre pour avoir la suite !
A très bientôt :D
Kissou
