Coucou à toutes !
Ce chapitre reprends là où je vous avais - lâchement - abandonné. :D
A dégustez sans modération !
Bonne lecture
Chapitre 24 : La peur sournoise qui s'infiltre dans vos veines
Elle hurlait.
Elle hurlait à s'en casser la voix, à s'en déchirer les cordes vocales. Elle hurlait la douleur qui la transperçait de part en part, ses os qu'elle sentait comme se dissoudre, ses muscles qui semblaient vouloir s'étirer à l'infini, son sang qui devait bouillir à grand feu dans ses veines.
Elle hurlait, souhaitant ardemment mourir, pour que la douleur cesse, pour que le cauchemar se termine, pour que la délivrance arrive.
La baguette se releva, mettant fin du même coup à son supplice.
Ramassée en boule sur elle-même à cause de la douleur, Alyssa trouva elle ne savait où, la force et le courage de se relever et de regarder encore une fois, fièrement, dans les yeux rouge de son adversaire, tout en haletant.
Il pouvait la faire flancher à coup de Sortilèges Impardonnables, mais jamais de son plein gré, elle ne se soumettrait à lui.
Elle serra fortement les dents, sentant encore les effets du Doloris dans chacun de se muscles.
- Vous n'avez pas répondu à ma question, mais je crois que je n'aurais finalement pas besoin de vos réponses, dit-elle d'un ton calme, contrastant avec la fureur des derniers mots qu'elle avait prononcé.
Elle resserra autour d'elle les pans de sa cape froissés et sales, alors que le mage noir prenait la parole.
- Lord Voldemort ne rend jamais de compte à qui que ce soit, Alyssa, n'oublie jamais cela.
- Pourquoi le retiendrais-je ? Il n'est pas dans mes intentions de rester en votre présence, plus qu'il ne me sera nécessaire.
Il s'affrontèrent du regard quelques instants, et finalement, le mage noir éclata de rire. Mais curieusement, celui-ci était vraiment un éclat de rire. Comme si elle avait vraiment dit quelque chose d'hilarant.
- Crois-tu vraiment que je vais te laisser partir ? Tu m'appartiens, Alyssa, et à personne d'autre qu'à moi.
Un frisson de peur parcourut l'échine de la jeune femme, alors que le mage noir s'était penché vers elle, pour lui murmurer sa dernière phrase au creux de son oreille. Avec l'esprit tordu que possédait cet homme, qui sait ce qu'il pensait par là.
Elle se recula doucement, échappant ainsi au mage noir.
Elle savait que la peur se lisait dans son regard. Mais elle hésitait encore à s'en aller, car elle souhaitait savoir ce qu'il pensait.
Mais la raison l'emporta finalement sur sa curiosité, et elle fit demi-tour et courut.
Ce ne fut qu'en sentant la brûlure d'un Flambios lancé dans son dos, qu'elle comprit son erreur.
Jamais personne ne tourne le dos au mage noir, sauf à souhaiter mourir.
Elle s'écroula à terre, terrassé par la douleur du maléfice qui avait crée une blessure brûlante dans son dos, et qui avait fait prendre feu à sa cape, ainsi qu'à son chandail. Elle se débarrassa rapidement des deux vêtements, malgré la douleur qui l'assaillait, et tenta de se relever. Mais la douleur, était beaucoup trop forte, et ce fut en retenant un cri de douleur qu'elle s'écroula à terre.
Elle sentit des larmes perler au coin de ses yeux, mais elle les repoussa véhément. Ce n'était franchement pas le moment de se laisser aller, il en allait de sa vie !
Soudainement, elle sentit une douleur; comme si on lui broyait la main.
Elle hurla, mais en regardant sa main, comprit que ce n'était qu'un simple sortilège. Aucun d'eux ne s'était abaissé à utiliser les méthodes de tortures moldues.
Une fois le sortilège interrompu, elle arrêta d'hurler, et sa respiration se fit haletante.
- Voyons, mon trésor, tu sais très bien qu'il ne faut pas m'énerver, non ? fit le mage noir, en s'agenouillant à côté d'Alyssa, et en la forçant à se relever.
Une fois remise debout, il lui dit :
- Maintenant, Alyssa, tu vas me suivre bien gentiment, ou je serais obligé de recommencer.
Un éclair de peur transperça les prunelles de la jeune femme, et elle espérait qu'il n'en est rien vu.
Le désespoir fit place à la peur.
Comment pouvait-elle se sortir de ce traquenard ? Soit elle acceptait de le suivre Merlin seul savait où, soit il l'a tuait. Comment choisir entre l'un et l'autre ?
Elle n'eut fort heureusement pas à le faire.
Un Mangemort s'en chargea à sa place.
- Les Aurors viennent d'arriver, maître !
Durant une ou deux secondes, l'attention du mage noir fut attiré par les Aurors qui engageait la bataille, et Alyssa mit ces quelques secondes à profit pour prendre la fuite. Elle s'abaissa, et couru dans la foule d'Aurors qui lançaient des tas de sortilèges et de maléfices.
Son but maintenant était d'atteindre la zone de transplanage et de retourner à Poudlard.
Elle zigzagua entre les différentes personnes, s'attirant les regard surpris des Aurors qui la voyaient assez longtemps pour remarquer son uniforme aux armoiries de Poudlard, et essayait d'éviter les sorts des Mangemorts qui la visaient.
Monsieur face de serpent n'avait vraiment pas envie de la laisser partir apparemment !
Elle s'apprêtait à éviter une énième personne quand un coup sec sur son cuir chevelu la ramena en arrière et la fit atterrir sur les fesses. Quelqu'un la tirait par les cheveux, l'empêchant de continuer de courir.
Elle se retourna légèrement et fusilla du regard le Mangemort blond qui la tenait, et la regardait d'un air mauvais.
- Tu n'iras pas plus loin.
La rage s'empara de son être, et sur un coup de tête, dégaina sa baguette et s'écria :
- Diffindo !
Le sortilège coupa ses cheveux à la va vite, et un cri de douleur lui prouva qu'elle avait aussi touché le Mangemort qui avait tenté de la retenir.
Elle ne resta pas plus longtemps et repris sa route.
Une main s'abattit sur son épaule et elle hurla, croyant qu'un autre Mangemort l'avait encore rattrapée. Elle se retourna vivement et brandit sa baguette.
- Calmez-vous, je suis un Auror !
Un homme d'une trentaine d'années, au visage bourré de cicatrices, et aux yeux bleu électrique apaisants lui faisait face, et avait levé ses mains en signe de paix.
Ce n'était effectivement pas un Mangemort, mais bien un Auror, puisqu'il portait leur uniforme.
- Je m'appelle Alastor Maugrey, Miss, et je vais vous ramenez à la zone de transplanage. Vous savez bien transplaner ?
- Ou . . Oui.
- Bien, suivez-moi.
Il l'empoigna fermement par le bras, et la guida à travers les combats, jusqu'à la porte qui menait à la zone de transplanage.
Malheureusement, le dénommé Alastor reçu un Stupéfix à quelques mètres de ladite porte, et tomba à terre.
Alyssa hésita entre le ranimer et courir, puis finalement, choisi la seconde option en apercevant le mage noir en train de se frayer un chemin dans la cohue.
Elle poussa d'un mouvement d'épaule la porte, et la laissa se refermer derrière elle.
Son dos la brûlait affreusement, tout comme sa main, et elle s'octroya deux secondes de répit afin de reprendre des forces pour son transplanage. Il n'était pas question qu'elle se désartibule en cours de route.
Soudain, la porte derrière elle s'ouvrit, et le mage noir s'avança vers elle, l'empoignant fermement par les bras. Elle aperçu Mr Potter parmi les quelques personnes qui tentaient de s'échapper de la bataille et rejoindre la zone de transplanage, et le vit prendre une grimace d'horreur à sa vue.
Ils disparurent.
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- Ah non, mais c'est pas vrai ! Mais comment vous faites ! Moi, j'abandonne, hein, c'est bon !
Sirius se leva, et parti bouder sur le canapé, faisant s'écrouler de rires ces trois amis.
- Allez, Patmol, ce n'est pas bien grave, fit James, ce ne sera que la cinq centième fois que tu perds à la bataille explosive. Tu devrais être habitué, maintenant.
Sirius marmonna un truc qui ressembla vaguement à " et gnagnagna et gnagnagna ", et continua de bouder, les bras croisés sur le torse, et le regard perdu dans les flammes.
Remus se leva et s'installa à côté de lui, passant un bas réconfortant autour de ses épaules.
- Allez, Patmol, on sait tous que ce n'est pas ce jeu qui te met de cette humeur de chien.
- Ah oui, et c'est quoi, Môssieur-je-sais-tout-Lunard ?
- C'est Aly qui te manque.
Sirius se renfrogna encore plus.
Bon d'accord, elle lui manquait.
Mais c'était bien compréhensible. Après tout, quand on aime quelqu'un, cette personne nous manque beaucoup quand elle est loin de vous, non ?
Eh bien pour Sirius, c'était pareil. Sauf que dans son cas, sa petite amie était en plus un être hors du commun, qu'un dangereux psychopathe avait décidé d'éliminer.
Alors, excusez du peu, mais Sirius avait bien le droit d'être de mauvaise humeur.
Le tableau de la salle commune des Gryffondor coulissa, et Lily entra. Elle aperçu les quatre garçons assis près du feu, et les rejoignit.
Elle fronça des sourcils et dit :
- Tiens ! Aly n'est pas revenue ?
Sirius grogna.
Ils s'étaient donné le mot ou quoi ?!
- Non, pas encore. Ca se voit, non ?
Lily le fusilla du regard.
- C'est bon, pas obligé d'être aussi désagréable. Ce n'était qu'une question. Fais moi penser à lui dire de ne plus jamais s'en aller, sans t'avoir embrassé pendant dix minutes au préalable, quand elle reviendra.
Et voilà, Lily avais mis le doigt sur le problème. Sur la chose qui mettait réellement Sirius en rogne.
Alyssa était partie le midi même, s'en même l'embrasser. Pas un au revoir intime, juste un geste de la main adressé à tous les cinq. Sirius s'était senti profondément vexé.
Et sérieusement en manque de câlin, passé trois heures sans elle.
Il se renfrogna encore, et malgré qu'il sache qu'il devait passer pour un vieux ronchon en agissant de la sorte, il s'en fichait royalement.
- Bon les gars, j'étais venue vous chercher pour aller manger. Ca se trouve, Aly nous attend dans la Grande Salle.
Les quatre garçons se levèrent et sortirent de la salle commune.
Sirius souhaitait ardemment que Lily ait raison, et se promit que dès qu'il verrait Alyssa, il lui ferait rattraper les heures perdues qu'elle avait passé à St Mangouste.
Ce fut donc avec un grand sourire qu'il passa les portes de la Grande salle, et qu'il sonda du regard les élèves attablés à la table des Gryffondor.
Seulement, son sourire disparut tout aussi vite quand il s'aperçut qu'elle n'était pas là.
Il s'installa tout de même avec ses amis, mais l'inquiétude le gagnait tout doucement. Mr Potter avait pourtant bien dit au professeur Dumbledore qu'il ramènerait Alyssa avant le dîner. Pourtant, le dîner c'était maintenant, et la jeune femme n'était toujours pas là.
- Je dois avouer que ça m'inquiète.
Sirius tourna son regard vers James qui venait de parler.
- Qu'est-ce qui t'inquiète, James ? demanda Lily, qui avait passé un bras autour de la taille de son petit ami.
- L'absence d'Aly. Et l'inquiétude de Dumbledore, fit il en pointant du menton la table professorale.
Tous regardèrent instantanément dans cette direction, et Sirius remarqua qu'effectivement, le professeur Dumbledore semblait inquiet. Il regardait pensivement le plafond magique, ne prêtant pas attention aux personnes autour de lui. Ses sourcils froncés témoignaient de son agitation intérieure.
- T'as raison, il a l'air inquiet. Mais ça n'a peut-être aucun rapport avec Aly, dit Peter.
Tous méditèrent les paroles de Peter.
Mais ils furent vite interrompus par l'ouverture fracassante des portes par Mr Potter. Sirius fut heureux de le voir car cela annonçait le retour d'Alyssa.
Mais Mr Potter s'avança vivement vers le professeur Dumbledore, sans la jeune femme à ses côtés.
Le doute s'insinua dans les veines de Sirius. Pourquoi était-il seul ? Où était Alyssa ?
Ses interrogations furent coupées par la voix forte et inquiète du directeur.
- Où est Miss Grytalié, Mr Potter ?
Ce fut d'une voix essoufflée que le père de James lui répondit :
- J'ai fait aussi vite que j'ai pu Dumbledore, mais les Aurors n'ont pas voulu me laisser partir sans soins, et n'ont pas voulu envoyer quelqu'un vous prévenir car ils étaient en sous effectifs.
- Me prévenir de quoi ?
- Ste Mangouste a été attaqué par Vous-Savez-Qui et ses hommes en début d'après-midi.
Un silence angoissé s'abattit sur la salle. Sirius sentit un désagréable frisson d'appréhension quand à la suite, lui parcourir le dos.
- Et mon élève ? Où est-elle ?
Mr Potter sembla hésiter quelques instants, mais finalement, il lâcha dans un souffle :
- Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom l'a enlevée.
Sirius entendit Lily commencer à sangloter face à lui, mais il ne détourna pas la tête. Il fixait son regard sur Mr Potter et Dumbledore, dans l'espoir qu'un des deux s'exclame " poisson d'Avril ! ".
Après tout, c'était bien le jour.
Mais il vit Dumbledore s'asseoir doucement dans son siège, abattu.
Une main douce et apaisante se posa sur la sienne. Il croisa le regard angoissé de Remus, et ses yeux vinrent sur leurs deux mains liées. Il n'avait même pas remarqué qu'il commençait à trembler. Il fit un minuscule sourire à son ami, et reposa son regard sur Mr Potter et Dumbledore.
Les deux hommes avaient engagé une conversation à voix basse, alors que les élèves commençaient à comprendre ce qu'il s'était passé. L'une d'entre eux était en ce moment même entre les mains du mage noir, morte, ou endurant Merlin seul savait quels supplices.
Sirius sentit son cœur s'emballer, et sa respiration s'accélérer.
- Calme toi, Sirius, ça va aller.
- Il l'a enlevé, Remus, chuchota-t-il, il l'a enlevé. Qu'est-ce qu'il va lui faire ? Est-elle au moins encore en vie ?
Il sentait les larmes essayer de s'échapper de ses yeux, mais ils les retenaient.
Car il y avait cette lueur infime au fond de lui, qui lui criait que tout n'était pas perdu. Que quelque part, où que ce soit, elle était encore vivante.
- Ne dis pas ça, Sirius, ne soyons pas défaitistes. Si il avait voulu la tuer, tu ne crois pas qu'il l'aurait fait sur place ?
- Et à ton avis, qu'est-ce qu'il va lui faire, là où il l'a emmené ?
Remus ne répondit pas, mais une ombre passa dans son regard. Lui aussi craignait ce qu'il pourrait arriver à Alyssa.
- James ?
Mr Potter était derrière eux, et regardait son fils ave un air triste.
- Je suis désolé pour ton amie.
- Comment est-ce arrivé ? Demanda James d'une voix étranglée, tout en réconfortant Lily qui continuait à sangloter dans ses bras, bien qu'elle avait redressé la tête à la question de son ami.
- Je n'étais pas avec elle, cet après-midi, c'est un de mes stagiaires qui l'a accompagnée en salle des archives. On m'avait appelé pour une urgence, alors je les avais laissés seuls. Je ne suis sorti de la salle d'examen que quand les Aurors sont venus nous chercher, alors je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé. Tout ce dont je suis en mesure de vous dire, c'est que Adam, le stagiaire qui accompagnait Miss Alyssa, est mort en salle des archives, et que j'ai vu Vous-Savez-Qui transplaner avec votre amie.
Mr Potter comprit l'importance qu'avait leur amie dans leur vie quand il vit leur mine sombre.
- Je dois y aller, les Aurors veulent m'interroger sur . . . L'enlèvement de votre amie. James, je te reverrai à la gare.
Le brun eut un hochement de tête imperceptible, et son père s'éloigna.
Sirius tomba la tête la première entre ses mains, inquiet au plus haut point. Vous-Savez-Qui était là-bas spécialement pour elle. Il ne la laisserait pas repartir.
Un bruit de porte qui claque les fit tous sursauter, et ils tournèrent tous à nouveau leurs visages vers l'entrée.
Et là, Sirius ne put retenir ses larmes.
Un homme aux multiples cicatrices venait d'entrer dans la Grande salle, et portait entre ses bras le corps inerte d'Alyssa.
Sirius se leva comme un automate, et il vit du coin de l'œil les quatre autres faire pareil.
Les bras de l'Auror étaient passés sous les genoux et autour de la taille de la jeune femme, dont la tête et le buste tombait en arrière, les bras en croix. De son uniforme, il ne lui restait que sa jupe plissée, déchirée en diverses endroits, et son chemisier aux boutons cassés, qui laissait voir son soutien gorge. Ses cheveux, habituellement longs et soyeux, étaient coupés au niveau de sa nuque de manière désordonnée, et du sang goûtait par son bras droit, laissant une traînée rouge sur le sol. Son visage était tuméfié et parcouru d'égratignure, ses bras étaient dans le même état, et ses jambes n'étaient pas mieux, bien qu'une plaie de la longueur d'une baguette striait en plus sa jambe droite.
Des cris affolés résonnèrent dans la salle, et des élèves éclatèrent en sanglots. Tous connaissaient les affres de la guerre, mais aucun d'entre eux n'avaient encore été confronté à pareil vision.
Le corps pâle de la jeune femme ne bougeait pas, et Sirius ne voyait pas son buste se soulever au rythme de sa respiration.
Était-elle . . . ?
Son cœur se serra douloureusement.
Si c'était ça, il ne s'en remettra pas. Il ne pouvait concevoir qu'elle les ait abandonnés aussi vite.
- Alastor ! Où l'avez vous trouvée ? cria le professeur Dumbledore en s'avançant d'un pas vif vers l'Auror.
- Je vous raconterai ce que vous voulez, Dumbledore, une fois que cette jeune fille aura reçu des soins appropriés. Elle est vivante, mais c'est tout juste. Il n'y a pas de place à Ste Mangouste, alors je vous l'ai ramenée.
- Emmenez là à l'infirmerie, Pompom s'occupera parfaitement d'elle.
Les deux hommes quittèrent rapidement la Grande salle, sous les cris et regards affolés des élèves.
Le professeur McGonagall se chargea de ramener l'ordre au sein de l'école.
- Silence, fit sa voix sèche. Tout le monde rejoint son dortoir, immédiatement.
Le brouhaha du départ les élèves emplie la pièce, et cela ne sembla pas vouloir tirer Sirius de sa léthargie.
- Patmol ? Allez, viens, fit Remus en tirant sur son bras, alors que Sirius avait encore les yeux tournés vers la dernière place d'Alyssa.
- Allez, viens Sirius, on va à l'infirmerie.
Ces mots, prononcés par James qui avait délaissé une Lily en pleine crise de larmes à Remus, semblèrent réveiller Sirius, et il reprit pied.
L'infirmerie, bien sûr.
Ils devaient rejoindre Alyssa, et voir comment elle allait, même si c'était s'entendre dire qu'il y avait peu d'espoir. Il fallait absolument qu'il sache, avant de se faire des illusions et de déprimer.
Au moins, une fois qu'il serait fixé, il aurait tout les droit de se laisser abattre.
Les quatre jeunes gens parcoururent en courant les mètres qui les séparaient de l'infirmerie, et une fois arrivée à destination, ils se retrouvèrent devant une porte hermétiquement close.
Remus toqua à la porte, sous les regards anxieux des autres.
Ils patientèrent fébrilement pendant quelques secondes, et enfin, la porte s'entrouvrit pour laisser passer le visage défait de Dumbledore.
Sirius se mit à penser au pire en le voyant, et ses mains recommencèrent à trembler. Il sentit Lily s'accrocher désespérément à son bras, et l'entendit pousser un petit cri apeuré.
- Ah, je me doutais bien que je vous verrais rapidement ici, dit Dumbledore. Je suis navré, mais je ne peux pas vous laisser entrer. Mme Pomfresh vient de commencer l'auscultation d'Alyssa et . . .
- Comment ça, on ne pourrait pas la voir ?! Cria soudainement Lily au milieu du couloir, s'attirant les regards surpris des hommes assistant à son coup de colère. Alyssa est ma meilleure amie, la petite amie de Sirius, et notre amie à tous. On en sait autant que vous sur elle, voir beaucoup plus, alors j'estime que nous avons le droit de la soutenir dans le calvaire qu'elle vit en ce moment même ! Vous allez nous laisser entrer et la voir !
Sirius regarda Lily comme il ne l'avait jamais regardée avant. Son coup de colère contre le directeur n'était pas anodin et forçait au respect. La Préfète en Chef montrait là son caractère de parfaite Gryffondor.
Sirius ne put s'empêcher de l'admirer.
Mais appréhendait tout de même la réaction du directeur.
Pourtant, contre toute attente, il sourit malicieusement, et ses yeux pétillèrent derrière ses lunettes en demi-lune.
- Je vois que rien ne vous empêchera d'entrer, alors soit. Mais, je vous préviens, je ne veux pas un bruit.
Le professeur Dumbledore ouvrit en large la porte de l'infirmerie, et les cinq adolescents, pénétrèrent dans la pièce.
Le directeur les guida jusqu'à un lit entouré de paravents pour le cacher aux yeux des autres. Ils passèrent de l'autre côté des draps, et découvrirent un spectacle affligeant.
Alyssa, était couché sur le flanc gauche, dos à eux, et Sirius eu tout le loisir de voir la blessure sanguinolente qui lui zébrait le dos à travers la chemise imbibée de son sang, partant de son épaule gauche et descendant jusqu'à sa hanche droite.
Il passa une main horrifiée sur son visage et ne put s'empêcher de verser quelques larmes. Une main fit pression sur son épaule, et il remarqua que des sièges à leur attention étaient apparus derrière eux.
Aucun d'eux ne pipait mots, regardant l'infirmière s'occuper de leur ami, alors que l'Auror et le directeur s'entretenait à voix haute.
- Que s'est-il exactement passé, Alastor ?
- Eh bien, la première fois que je l'ai vu, c'était dans la salle d'attente de St Mangouste. Nous venions d'engager le combat contre les Mangemorts, et elle fendait la bataille, essayant de leur échapper. Je l'ai interceptée et l'ai emmenée jusqu'à la zone de transplanage. J'ai reçu un Stupéfix avant d'atteindre la porte, alors pour la suite, je ne sais vraiment pas.
- Et après ? Mr Potter nous a dit que Voldemort (toute l'assemblée eut un frisson de peur à l'entente du nom) avait enlevé Alyssa. Comment est-elle revenue ?
- Tout ce que je sais, c'est que je m'apprêtais à donner le signal de départ à un groupe d'Auror pour retourner au Ministère, quand elle est apparue. Elle s'est immédiatement écroulée, mais elle a eu le temps de murmurer " je lui ai échappé " avant de sombrer dans l'inconscience. Je l'ai ensuite portée jusqu'ici, et vous connaissez la suite.
Le dénommé Alastor tourna son regard vers les adolescents, et Sirius soutint véhément ce regard.
Puis l'homme fit demi-tour et sortit de l'infirmerie en disant qu'il retournait auprès de ses hommes.
Le directeur soupira et se tourna vers l'infirmière qui soignait le dos d'Alyssa à grand renfort de crème apaisante et cicatrisante.
- Pompom ? Pouvez vous nous dire, ce qui lui est arrivé ?
L'infirmière regarda les quatre amis et dit :
- Je ne sais pas si ils auront la force d'écouter ça.
- Allez-y, Pompom, dit Dumbledore d'une voix lasse.
- Eh bien fit l'infirmière en regardant tristement la jeune femme, et en continuant à soigner son dos avec une extrême douceur. La blessure de son dos est dûe à un Flambios véhément. Sa main droite a subi un maléfice d'Ecrasement, sa jambe un Diffindo coriace, et je peux dire sans hésitation qu'elle a subi plusieurs dizaines de Doloris particulièrement puissants. Sans compter les divers sortilèges et maléfices de torture qu'elle a subi durant plusieurs heures. Albus, avec toutes ces blessures, je ne suis pas sûre qu'elle passe la nuit.
Fin du chapitre.
Vous avez vu ? Pas de fin sadique ! Enfin . . . . si je puis dire :D
Moi aussi je vous aime !
Kissous et à très bientôt.
