Bonjour à toutes !
Je passe juste vous mettre en ligne le chapitre 27. Par contre, j'ai un petit souci, je ne peux plus accéder à mes stats, mais j'essaierai tout de même de répondre à vox reviews. Au pire, je vous enverrai un MP. :p Mais j'espère que ce petit problème va pas durer, parce que c'est sacrément dérangeant tout de même.
Bref, bonne lecture à toutes et un gros merci à Rozinaah pour ces corrections :D
Chapitre 27 : Histoires de coeurs
- Sirius, arrête !
- Mais-euh, s'il te plait !
- J'ai dit non ! Alors, ar-rê-te !
- Pff, t'es pas drôle.
Les bras croisés, sur son buste, Sirius se laissa aller en arrière jusqu'à toucher le dossier de sa chaise.
Alyssa le regarda de travers, et se concentra sur ses leçons.
C'était un devoir de défense Contre les Forces du Mal qu'elle devait rédiger pour avoir manqué une semaine de cours. Il faudrait qu'elle pense à remercier sa prof !
- Allez !!!!
- Il y en a marre !
Elle ferma ses bouquins d'un geste sec et rageur, et les fourra dans son sac sous les yeux médusés des Maraudeurs et de Lily.
- Je monte terminer mes devoirs dans le dortoir, Lil, et je redescendrai quand le chieur de service aura fini par comprendre ce que non veut dire.
Puis elle monta les escaliers en entendant Lily dire à Sirius :
- Mais tu le fais exprès ou quoi !!! Tu sais bien qu'elle est d'une humeur de bouledogue depuis qu'elle est revenue de l'infirmerie, et toi, tu fais tout pour l'énerver !
Alyssa ouvra la porte de son dortoir, la referma, s'y adossa et soupira. Elle lâcha son sac et se laissa glisser contre le panneau de bois, mortifiée.
Elle n'avait pas voulu dire ça à Sirius, et plutôt rire à son insistance joueuse, mais ça avait été plus fort qu'elle, et elle l'avait envoyé balader. Depuis quelques jours, elle avait de plus en plus de mal à se cerner. Ses sautes d'humeurs étaient constantes, mais apparaissaient toujours là où elle ne s'y attendait pas. C'était généralement pour des choses bénignes qu'elle se mettait en colère, et elle s'était même vue une fois penser qu'une des farces anodines des Maraudeurs envers les Serpentard de 7ème année leur mériterait la mort.
La mort ?! Était-ce normal de soudainement, vouloir la mort de ses amis à cause d'une blague infantile ?!
Elle cogna sa tête contre la porte avec violence.
Fort heureusement, ça lui arrivait de moins en mois, et elle arrivait à mieux se contenir.
Seulement ça lui demandait encore pas mal d'entraînement.
Mais le simple fait de ressentir ça, c'était étrange. Était-ce dû au fait qu'elle sache maintenant qui elle était ? Était-ce à cause des gênes de son père ? Une part de Voldemort, profondément cachée en elle toutes ces années faisait-elle surface ?
Alyssa soupira.
C'était absurde comme raisonnement. C'était peut-être tout simplement le choc de la révélation. Albus l'avait prévenue. Un choc aussi grand que celle des révélations concernant les Néphilims et sa mère pouvait la détruire. Mais elle n'avait pas vraiment imaginé ça ainsi. Elle se serait plutôt attendue à refaire une tentative de suicide.
Elle se leva en grognant contre la douleur électrisante qui lui avait parcouru le dos et ramassa son sac. Mme Pomfresh l'avait prévenue, ses blessures risquaient de la lancer encore quelques jours. Mais ça faisait maintenant deux semaines qu'elle avait quitté l'infirmerie, et la blessure de son dos ne cessait de la faire souffrir, contrairement à celle de sa jambe qui n'avait laissé qu'une fine cicatrice finalement. Celle de son dos, par contre, était dans le même état qu'au début, si ce n'était qu'elle avait légèrement dégonflé.
Elle posa son sac sur son lit, et passa dans la salle de bains. Ils étaient vendredi, c'était le début des vacances de Pâques, et le dîner ne serait pas servi avant une heure, elle avait donc le loisir de prendre une douche aussi longue qu'elle le souhaitait.
Elle se déshabilla, et passa sous la douche tiède. Elle posa ses mains sur le carrelage face à elle et laissa ses muscles se détendre les uns après les autres. Il fallait qu'elle se calme avant de redescendre et de revoir Sirius.
Elle grogna.
En même temps, c'était pas tout à fait sa faute. Sirius n'avait pas à insister, non plus, quand elle disait non, c'était non, point barre. Elle était occupé à faire ses devoirs et dans ces moments-là, fallait pas l'embêter. Apparemment, lui n'avait toujours pas compris ça.
Elle attrapa son gel douche parfumé à la vanille, et se frotta avec.
D'un autre côté, elle n'avait pas non plus à réagir aussi excessivement. Il fallait qu'elle se fasse pardonner auprès de Sirius. Mais comment faire ? Qu'est-ce qu'il aimerait ?
" Tu veux dire à part ton corps ? " souffla une petite voix dans sa tête.
Oui bon d'accord, force était d'admettre que Sirius avait les mains drôlement baladeuses depuis quelques temps. Il ne loupait jamais aucune occasion de la caresser dans le dos, ou de la prendre dans ses bras, ou de l'embrasser devant témoins. D'ailleurs, pas plus tard que la veille, elle avait cru que le professeur McGonagall allait faire une attaque en les voyant se peloter tranquillement contre un mur du couloir de Métamorphose. Elle avait hurlé que les adolescents de cette école ne savaient décidément pas contrôler leurs hormones en ébullition, et Alyssa et Sirius avait prit courageusement la fuite devant l'air furieux de la directrice de leur maison. Plus tard, ils avaient compris qu'elle avait aussi surpris James et Lily dans la même position, et ils avaient hurlé de rire toute la soirée devant les couples improbables que McGonagall avait pu découvrir d'autre.
Alyssa soupira.
Ce n'était pas difficile de savoir ce qu'elle pourrait faire avec Sirius pour se faire pardonner. Seulement, malgré le désir qu'elle avait de connaître plus intimement le beau ténébreux, il y avait quand même cette petite appréhension qui restait au fond d'elle. Ce serait sa première fois, et puis, elle ne savait pas trop à quoi s'attendre. On n'enseignait pas ça à Poudlard, et elle n'en avait jamais vraiment discuté avec sa mère. Sans compter ce que pouvait donner sa magie Néphilim dans ces cas-là !
Et elle refusait catégoriquement d'aller en parler à Albus !
Rien que d'y penser, une rougeur monstre la prenait aux joues, en s'imaginant poser des questions d'ordre sexuelles au directeur. Suivi d'un fou rire interminable.
Ce qui lui prit sous sa douche.
Elle se retrouva donc adossée au carrelage froid de la douche, les bras serrant son ventre douloureux, essayant de contrôler son fou rire.
- Alyssa ?!
Elle faillit s'étouffer.
C'était Sirius !
Mais bon sang de bonsoir, qu'est-ce qu'il fichait dans le dortoir des filles ? Et comment avait-il réussi à y monter ?!
Elle ferma l'arrivée d'eau, sortit de la douche et s'enveloppa dans une grande serviette blanche, puis sortit de la salle de bains. Elle trouva Sirius juste derrière la porte, et il faillit se la prendre en pleine tête. Il pouvait dire merci à ses réflexes de joueur de Quidditch.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu es monté ? Comment t'es monté ?!
Sirius ouvrit la bouche pour répondre quand il remarqua la tenue dans laquelle se trouvait Alyssa. Il rougit fortement et posa le regard sur le plafond inintéressant de la chambre.
- Euh . . . En fait, j'étais simplement venu m'excuser pour tout à l'heure. Je ne pensais pas que tu le prendrais aussi mal, je voulais seulement m'amuser un peu. Alors, euh, excuse-moi.
Alyssa se détendit et lui répondit :
- Ce n'est rien. Tu n'es pas le seul en tort, je n'aurai pas dû m'emporter comme ça, mais je ne me sens pas bien depuis quelque temps.
Sirius quitta du regard le ô combien merveilleux plafond de la chambre, et scruta des yeux Alyssa.
- Tu veux aller à l'infirmerie ?
Elle rit.
- Non, ce n'est pas physique, Sirius, c'est juste moi qui me sens un peu patraque. Mais ça va aller, ne t'inquiète pas.
- Ah bon, d'accord. Bon bah, je vais rejoindre les autres, alors.
Il amorça mouvement pour sortir, mais Alyssa le retint par un pan de sa robe.
- Attends ! Tu ne m'as pas dit comment tu avais réussi à monter dans le dortoir de filles ?
Sirius se retourna en rougissant.
- Euh . . . Eh bien, en fait, j'ai attendu qu'ils soient tous descendus pour manger, et je me suis transformé pour te rejoindre. Sous ma forme d'Animagus, l'escalier ne fait pas de différence.
Alyssa eu un sourire espiègle.
- Dis, tu veux bien faire quelque chose pour moi ?
Sirius sembla perdu, mais il répondit tout de même par l'affirmative.
- Tu peux te transformer ?
Sirius ouvrit de grands yeux surpris, mais ravi et accéda à sa requête. A présent, un immense chien noir faisait face à la jeune femme. Il restait immobile, alors Alyssa s'approcha et s'agenouilla face à lui, l'enlaçant.
- J'ai envie de faire ça depuis que je t'ai vu dans le parc la nuit de la transformation de Remus, lui murmura-t-elle au creux de l'oreille. Tu es si doux . . .
Les pattes avant de Patmol se posèrent sur ses épaules et elle rigola devant la scène qu'ils devaient donner.
- Sirius, gronda-t-elle gentiment.
Puis, elle se leva et lui dit de reprendre forme humaine.
Seulement Patmol ne sembla pas vouloir accéder à sa demande, et il lui bondit dessus, la faisant tomber au sol, léchant son visage méthodiquement.
- Beurk ! Sirius, quitte à m'embrasser, fais le sous ta forme humaine ! Grimaça-t-elle joyeusement, en essayant de repousser le molosse.
- Avec grand plaisir, Miss, fit la voix de Sirius tout près de ses lèvres, la faisant sursauter.
Elle n'avait pas remarqué qu'il avait repris figure humaine, et ce fut donc avec surprise qu'elle sentit les lèvres de Sirius effleurer les siennes. Ayant encore à l'esprit l'image du chien, elle avait gardé ses mains sur le torse de son ami, essayant de repousser ce qu'il était auparavant.
Mais elle reprit vite contenance, et passa ses bras autour du cou de Sirius, et entrouvrit les lèvres pour lui permettre d'approfondir leur baiser. Il ne se fit pas prier.
Ils s'embrassèrent ainsi quelques minutes, puis, Alyssa sentit les bras de Sirius encercler sa taille et la porter. Elle encercla les hanches du jeune homme avec ses jambes et se laissa porter puis, déposer délicatement sur son lit.
Elle sentait son cœur, et celui de Sirius, battre à une vitesse folle et elle comprit que si elle ne mettait pas fin à leurs caresse maintenant, elle le regretterait. Sirius ne connaissait pas encore toute la vérité, et elle l'a lui devait avant d'aller plus loin dans leur relation.
Ce fut donc avec toute la volonté qui lui restait qu'elle repoussa gentiment Sirius.
- Attends !
Étonné, il se recula légèrement, les joues rouges et le regard brillant.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Murmura-t-il alors que ses lèvres prenaient la direction de son cou.
- Il faut qu'on parle de quelque chose d'important. Avant de faire une bêtise que tu pourrais regretter.
Surpris, mais curieux, il s'éloigna comme le lui demandait Alyssa.
Elle resserra sa serviette autour de son corps, qui était devenue un peu lâche par les bons soins de Sirius, et lui dit :
- Avant d'aller plus loin dans notre relation, il faut que je t'avoue quelque chose.
- Bah, vas-y !
Alyssa prit une grande inspiration et dit :
- Tout d'abord, il faut que je te dise qu'un Néphilim ne peux avoir qu'un seul et unique partenaire amoureux dans sa vie, et ce n'est qu'avec lui qu'il peut avoir des relations sexuelles.
Sirius fit signe qu'il avait compris et elle continua :
- Sirius, il faut que tu saches dans quoi tu t'engages avec moi, qu'il ne faut pas prendre cela à la légère. Le jour où nous . . . Euh . . . Consumerons notre amour, pour moi ça changera tout. Tu seras lié à moi. Définitivement. Si suite à ça tu venais à me quitter, tu me tuerais purement et simplement. Alors je veux que tu réfléchisses très sérieusement à notre couple. Je ne suis pas une fille comme les autres. Penses-y.
Alyssa se leva et retourna dans la salle de bains, alors que Sirius avait adopté le principe du gobage de mouche.
Elle referma la porte silencieusement derrière elle et s'autorisa à laisser couler ses larmes. Ca lui avait fait très mal de parler de rupture à Sirius, mais elle était obligée de le lui dire, elle ne voulait pas l'enchaîner à vie sans qu'il n'ait eu son mot à dire.
Après tout, ils n'avaient que dix-sept ans et malgré la guerre qui couvait, tout le temps de chercher l'âme sœur.
Alyssa savait qu'elle ne trouverait personne d'autre que Sirius et qu'il y avait de grandes chances pour que ce soit pareil dans l'autre sens, mais elle ne pouvait pas ne pas dire la vérité à Sirius.
Dorénavant, la balle était dans son camp.
C'était à lui de choisir.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Sirius se leva du lit, et sortit du dortoir, complètement hébété. Il descendit tranquillement l'escalier qui menait à la salle commune . . .
Jusqu'à ce que celui-ci se transforme en toboggan !
Il glissa sur les fesses jusqu'en bas, et jura.
Il avait oublié de se transformer !
Il se frotta le fessier douloureux en murmurant une jolie panoplies de jurons bien senti et sorti de la salle commune.
Il rejoignit le reste du groupe dans la Grande Salle et se laissa tomber sur le banc à côté de Remus.
- Ouah ! Bonjour la tête. Qu'est-ce qui s'est passé avec Aly ?
Sirius soupira.
Qu'est-ce qui s'était passé avec Aly ? Rien de bien spécial à part le fait qu'il était tombé amoureux de la seule fille au monde qu'un rapport sexuel lierait aussi bien qu'un mariage !
Heureusement qu'elle l'avait prévenu à temps, parce que sinon, tout aurait été fait aujourd'hui, et alors là les problèmes se seraient posés.
- Sirius ? Ca va ? Fit la voix de Lily, le ramenant dans ce bon vieux Poudlard.
Il releva la tête, et remarqua que ses amis le regardaient fixement.
- Ouais, ouais, ça va.
- Ca n'a pas l'air pourtant, fis James, soucieux de savoir ce qu'avait son ami.
- Si, si, ça va, c'est juste . . . Un problème avec Aly. D'ordre personnel, rajouta-t-il d'un ton sec, en voyant James ouvrir la bouche.
Celui-ci capitula et retourna à ses saucisses, laissant le soin à Lily de poser les questions.
- Je crois deviner de quoi vous avez parlé . . .
Intrigué, Sirius regarda Lily, attendant la suite, alors qu'il se servait une généreuse part de lasagnes.
- Ah oui ! Et bien fais moi part de tes lumières, dit-il en engouffrant une part.
- Elle t'a parlé de ce que sa condition Néphilim impliquait dans un couple.
Sirius avala de travers, et faillit s'étouffer.
- Co . . . Comment tu sais ?
Elle eut une grimace d'excuse.
- On en a parlé avant que vous ne sortiez ensemble. Elle avait déjà flashé sur toi, et elle m'avait parlé de son dilemme. A l'époque elle ne voulait déjà pas de relations amoureuses avec toi, à cause de ce que son sang mêlé impliquait dans ses histoires de cœurs. Elle ne voulait pas " t'enchaîner " comme elle dit.
Sirius ouvrit la bouche, ébahi.
Jamais il n'aurait pu penser qu'Alyssa avait des vues sur lui avant le bal de la St Valentin.
Mais en y réfléchissant mieux, c'était logique. Elle n'était pas subitement devenue amoureuse de lui sur un coup de tête.
- Ouais, alors tu comprends un peu ce que je vis. Je ne m'attendais vraiment pas à ça.
- A toi de savoir ce que tu ressens. Seul toi peux décider de ce que sera votre avenir. Mais sache que pour elle le choix est déjà fait. Son côté Néphilim t'as choisi, et elle préfère que tu rompes avec elle avant de lui faire trop de mal. Tant qu'entre vous ça reste platonique, le mal que tu lui feras sera moindre. Elle t'en voudra, déprimera fortement, mais n'en mourra pas. Elle n'aimera personne d'autre, certes, mais ne fera rien pour te retenir si elle sait que tes sentiments sont véridiques. Mais attend un peu trop et tu la tueras purement et simplement. Plus besoin de Tu-Sais-Qui pour l'achever, tu le feras à sa place.
Le regard de Sirius s'assombrit.
C'était exactement ce qu'Alyssa lui avait dit, quelques minutes auparavant, pensa-t-il, alors que Lily expliquait aux trois autres de quoi il était question.
Maintenant, restait à savoir si il était prêt à s'engager pour toujours avec Alyssa. Rien de plus simple, il suffisait d'analyser.
Est-ce qu'il aimait Alyssa ?
La question était stupide, c'était un oui grandiloquent. Depuis le temps, il était sûr d'être irrémédiablement amoureux d'elle.
Cela le dérangeait-il de finir ses jours avec elle ?
Il s'imagina avec la jeune femme, à toutes les étapes d'une vie de couple.
L'emménagement, la vie de tous les jours, la petite routine quotidienne agrémentée de surprises, les enfants, l'éducation de ces enfants, vieillir ensemble, mourir ensemble.
Son cœur se gonfla d'une joie irréaliste.
Pas de doute, ça ne le dérangeait pas le moins du monde de finir sa vie avec elle.
Est-ce qu'il pourrait rompre avec elle ?
Il s'imagina encore une fois, mais cette fois-ci, sans Alyssa.
Il n'alla pas plus loin que la scène de rupture. Cela lui était insupportable d'imaginer qu'il la quitterait. Il en avait déjà les larmes aux yeux alors aucune chance qu'en vrai il le fasse.
Aucun doute possible, sa décision était prise.
C'était Alyssa ou personne.
Coup de chance pour lui, Alyssa l'avait choisi.
Il rouvrit les yeux qu'il avait fermé pour mieux imaginer les scènes, et se leva précipitamment.
- Hey, où est-ce que tu vas ?
Sirius ne se retourna même pas, et ce fut en courant hors de la salle qui répondit à James :
- Apprendre une grande nouvelle à ma dulcinée !
Il sortit précipitamment de la Grande Salle et prit la direction de la tour des Gryffondor.
Il donna le mot de passe à la Grosse Dame et faillit entrer en collision avec Alyssa alors qu'il entrait au moment où elle sortait.
Ne lui laissant pas le temps de comprendre ce qui se passait, il l'attrapa par la taille, et la fit tournoyer dans les airs, la faisant éclater de rire.
- Sirius ! Qu'est-ce que tu fais ?
Il la posa au sol et l'embrassa furtivement sur les lèvres avant de lui murmurer au creux de l'oreille :
- Me permettre de passer ma vie avec toi serait le plus beau cadeau que tu puisses m'offrir.
Puis il l'embrassa à nouveau, mais de façon plus douce. Sa bouche dériva ensuite vers la mâchoire de la jeune fille qui dit :
- Tu es sûr ? Je ne voudrais pas que tu regrettes par la suite.
Sirius continua à déposer de légers baisers sur la mâchoire et dans le cou d'Alyssa, lui arrachant des soupirs extatiques. Puis il dit, entre deux baisers :
- Aucune chance.
Puis, pensant à ce qu'ils s'apprêtaient à faire, il redressa la tête et croisa le regard espiègle d'Alyssa.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda-t-elle.
- Je . . . Je ne voudrais pas te forcer à . . .
Elle leva les yeux au ciel et répondit :
- Sirius, si je n'en avais pas envie, tu crois vraiment que tu serais encore accroché à moi à l'heure qu'il est ?!
Sirius étouffa un sourire ravi, et s'empara fiévreusement des lèvres d'Alyssa, qui ne se fit pas prier pour reprendre la danse que leurs langues avaient commencée plus tôt.
Soudain, Sirius pensa à quelque chose, et se détacha de la jeune fille.
- Attends, il faut que . . .
Il ne finit pas sa phrase, mais s'approcha de la table basse où étaient restés les devoirs de leurs amis, prit un morceau de parchemin et écrivit un court message :
Ne vous inquiétez pas pour moi et Alyssa, nous allons bien, pas besoin d'ameuter la cavalerie ! Je vous conseille fortement de ne pas investir le dortoir des garçons avant notre retour, sous peine d'assister à un spectacle interdit aux mineurs.
A plus !
Sirius se retourna et vit Alyssa ouvrir de grands yeux ébahis et dit :
- Si avec ça, ils ont pas compris . . .
Alyssa éclata de rire.
- Difficile de faire moins discret ! Tu crois qu'ils seraient tentés d'aller jeter un coup d'œil ?
Sirius rigola.
- Il y a peu de chances. Et puis, tu crois vraiment que je vais laisser la porte ouverte à n'importe qui ?
Alyssa sourit et Sirius s'avança jusqu'à elle, lui prit la main, et la mena jusqu'aux dortoirs des garçons de 7ème année où il la fit entrer.
Il lança un Sortilège de Verrouillage dessus plus un Sortilège d'Insonorisation et se retourna vers Alyssa qui s'était assise sur son lit et jetait un coup d'œil intéressé à un morceau de parchemin. C'était la carte du maraudeur, fierté du quatuor.
Sirius s'avança vers elle, lui prit la carte des mains et la reposa sur sa table de chevet.
Puis il se pencha sur la jeune fille, lui ravissant à nouveau les lèvres, tandis qu'elle passait ses bras autour de la taille de Sirius. Ils s'embrassèrent ainsi quelques secondes, puis les lèvres de Sirius dérivèrent vers le cou de la jeune femme, et il joua de sa bouche taquine contre la jugulaire d'Alyssa, lui arrachant des frissons de plaisir qu'il perçut. Ses mains se faufilèrent sous la chemise de la jolie Gryffondor et il leur fit faire des cercles apaisant dans le dos de celle-ci. Il continua ses tortures exquises tout en l'allongeant sur le lit et passa au dessus d'elle, plaçant ses jambes de chaque côté de la jeune fille et s'appuyant sur ses bras pour ne pas l'écraser.
Puis son visage dériva vers les clavicules qu'il embrassa délicatement, puis vers le décolleté qu'il délivra en déboutonnant la chemise petit à petit.
Il prenait tout son temps, apprenant à découvrir le corps de sa partenaire, et goûtant à la joie et l'allégresse de la posséder pour la première fois.
Il réussit enfin à déboutonner entièrement le vêtement superflu et l'envoya valdinguer n'importe où, préférant s'occuper du ventre plat qui lui tendait les bras. Il lécha consciencieusement tous les pans de peau qu'il découvrait au fur et à mesure, puis les bénit de délicats baisers, savourant en même temps, les mains caresseuses de sa partenaire, voyageant entre son dos et son torse.
Il revint ensuite butiner les lèvres d'Alyssa alors que celle-ci s'occupait à son tour de la chemise du jeune homme. Sirius trouva que le soutien-gorge de la jeune femme devenait subitement encombrant et le dégrafa, non sans l'aide de sa partenaire, qui ne put s'empêcher de rire.
- Ce n'est pas drôle, Aly, grogna-t-il, alors qu'il s'emparait fiévreusement d'un bouton rosé de la jeune femme.
Elle se cambra sous l'éclair de plaisir qui lui traversa le corps et haleta :
- Pour toi peut-être, mais pour moi ça l'est !
Elle se tut ensuite, incapable de dire autre chose que des murmures incompréhensibles et des gémissements étouffés.
Sirius honorait la féminité d'Alyssa en ne cessant de déposer de délicats baisers sur toutes les parties de son corps qu'il pouvait attendre, quand elle inversa les rôles pas un coup de hanche bien senti.
Il se retrouva soudain allongé sur le dos, avec une Alyssa assise à califourchon sur ses hanches, ce qui n'était pas pour lui déplaire.
La suite des évènements risquait d'être fort intéressante.
" Jette un coup d'oeil sur sa fin de chapitre "
J'avais prévenue ! Et j'avoue que c'est très très sadique comme coupure :D
La suite du lemon au prochain chapitre.
Biz !
" En train de se faire canarder de tous les côtés . . . "
