Coucou à toutes !

Alors voilà, c'est le dernier chapitre. Ensuite, il ne restera plus que l'épilogue, et je vous dirai au revoir à jamais . . . C'est triste . . . mais ce n'est pas encore tout à fait la fin alors on reprend son sourire et on court lire ce petit chapitre :D

Bonne lecture !


Chapitre 30 : Adieu Poudlard

Alyssa était allongée sur le dos, dans son lit, et écoutait le joyeux bazar que faisaient les autres filles du dortoir. Elles étaient toutes en train de boucler leurs bagages, pour le départ du lendemain.

Une nappe de mélancolie enserra son cœur, et comme à chaque fois depuis une semaine, elle retint ses larmes.

Dans vingt-quatre heures, Poudlard ne serait plus qu'un souvenir.

C'était le soir, et le lendemain matin, ils seraient tous dans le Poudlard Express, près à rentrer chez eux, quittant les murs rassurants du château et tout ce qu'ils avaient connu.

- Aly ?

La jeune femme tourna son regard vers Lily qui venait d'ouvrir les rideaux de son lit pour l'interpeller.

- Oui, qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle en s'asseyant.

- Le professeur Dumbledore te demande dans son bureau, répondit la rouquine en lui souriant.

Alyssa se leva en remerciant son amie, et sortit du dortoir. Elle traversa la salle commune en faisant un petit signe de salut aux Maraudeurs, affairés dans un coin pour récupérer leur carte. Ils s'étaient fait prendre un soir dans les couloirs, et Rusard leur avait confisqué la carte du Maraudeur, qu'ils avaient, heureusement, effacée avant son arrivée.

Mais ils étaient quand même désappointés par la perte de leur " bébé " comme ils disaient.

Alyssa parcourut les couloirs silencieux du château et s'arrêta devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau directorial. Elle donna le mot de passe, et se laissa porter par l'escalier magique.

Elle frappa à la porte et entra quand on le lui permit.

Elle pénétra dans la pièce, curieuse de savoir ce qu'on lui voulait, et elle fut surprise de voir Albus, discutant aimablement avec Broderick Moroz.

- Entre, Alyssa, je t'en prie ! Fit la voix enjouée d'Albus.

Elle entra entièrement dans la salle et referma la porte derrière elle, avant de s'installer dans le fauteuil libre à côté de Moroz, face à Albus.

Elle salua les deux hommes, de plus en plus intriguée.

- Tu dois certainement te demander ce que nous te voulons, commença Albus.

- Assez, oui, répondit-elle, en jetant un coup d'œil interloqué à Moroz qui semblait ravi d'être là, au vu de son grand sourire. Surtout que la dernière fois que j'ai vu Mr Moroz, je n'étais pas vraiment en grande forme.

Les deux hommes eurent un sourire d'excuse un peu triste, mais Albus continua quand même.

- Je t'ai demandé de me rejoindre Alyssa, car Mr Moroz avait une proposition à te faire.

Il fit un geste de la main à la Langue de Plomb, et Moroz se tourna vers la jeune femme pour lui dire :

- J'ai appris que vous aviez déposé une demande de candidature pour postuler à l'Université des Médicomages. Connaissant votre situation, j'ai mieux à vous proposer.

Intéressée par ce que l'homme disait, Alyssa se cala un peu mieux dans son fauteuil et écouta religieusement la suite.

- De part votre condition, vous êtes une jeune femme exceptionnelle, et qui plus est, la dernière Néphilim encore en vie. Je sais que vous avez un très bon niveau d'étude et que vous avez une certaine facilité à apprendre, c'est pour quoi, je vous propose, un emploi au Département des Mystères.

Sous la surprise, Alyssa laissa tomber sa mâchoire.

- Oui, je sais, c'est un peu brusque comme nouvelle, fit Mr Moroz avec un sourire d'excuse. Mais si vous acceptiez de travailler avec nous, nous pourrions apprendre ensemble à développer vos pouvoirs. J'ai étudié les Néphilims plus longuement que n'importe qui d'autre, et je suis sûr que vous souhaiteriez en savoir plus sur eux, et sur vous. Je vous offre l'opportunité d'en savoir plus sur la race à laquelle vous appartenez et la chance d'avoir un emploi en sortant de Poudlard. J'aimerais que vous réfléchissiez à mon offre le plus sérieusement possible.

Estomaquée, Alyssa ne répondit pas immédiatement, mais son regard voyagea entre Albus et Moroz, s'attendant à ce que l'un d'entre eux s'exclame " C'était une blague ! ".

Mais voyant que rien de tout ça n'arrivait, elle commença à sérieusement réfléchir à la proposition de la Langue de Plomb.

Il lui proposait d'en savoir plus sur elle, de travailler à deux, voir plus, sur les secrets des Néphilims et en plus, lui offrait un travail intéressant.

Car, soyons réaliste, travailler au Département des Mystères n'était pas donné à tout le monde. Cela lui donnait aussi une protection efficace, vu que son père n'allait pas tenter de la tuer tous les jours alors qu'elle travaillait en plein milieu du Ministère ! Sans compter l'avantage de ne pas avoir à ramer pendant quelques années à la recherche d'un emploi après avoir terminé ses études de Médicomage.

Mais, face à tout cela, il y avait quand même un petit problème . . .

- Je crois me souvenir qu'il fallait avoir pris Études des Runes à Poudlard pour pouvoir postuler au poste de Langue de Plomb, fit elle en fronçant les sourcils.

- Oui, c'est exact, répondit Mr Moroz. C'est pourquoi, dans les premiers temps, nous améliorerons vos connaissances. Nous vous donnerons l'apprentissage dont vous aurez besoin. Et puis, vous savez, même moi au jour d'aujourd'hui, je ne peux pas me vanter de connaître tout sur ce qu'il se passe au Département. Nous savons tous quelque chose que les autres ignorent.

Alyssa eu un sourire complice avec Mr Moroz, comprenant parfaitement ce qu'il voulait dire par là.

- Eh bien, je dois avouer que votre proposition m'intéresse beaucoup. Je ne vois pas qui pourrait refuser une telle offre !

Albus lui sourit alors qu'Alyssa pensait avec ravissement à ce que serait sa vie si elle acceptait.

Déjà, pas de soucis d'argents. Un métier comme Langue de Plomb était passablement bien payé.

Elle pourrait vivre chez elle, dans la demeure dont elle avait hérité à la mort de sa mère.

Et puis, si elle se sentait seule, rien ne l'empêchait d'inviter ses amis.

- C'est d'accord !

Les deux hommes eurent un sourire ravi et Alyssa serra la main que lui tendait Mr Moroz, comme pour officialiser leur accord.

- Vous ne le regretterez pas, je vous l'assure, dit-il.

Puis il se leva, et mit sa cape.

- Vous n'aurez qu'à venir au Département des Mystères le 15 Août à dix heures, je vous y attendrai pour signer le contrat. Dumbledore, fit il ensuite en se tournant vers le directeur, c'était un plaisir de vous revoir.

- Moi de même, Moroz, moi de même, répondit-il.

La Langue de Plomb sortit du bureau après avoir salué Alyssa, et la jeune femme se tourna vers Albus.

- Je n'arrive pas à y coire. Moi, une Langue de Plomb ?!

Albus lui sourit.

- Oui, bientôt. Je pense que tu as pris la bonne décision, mais ne regretteras-tu pas d'avoir abandonné ton idée de Médicomage ?

- Non, je ne pense pas, dit-elle. Il est vrai que c'est un métier qui m'avait toujours intéressé, mais on m'offre l'opportunité d'en apprendre un peu plus sur les secrets de la magie, alors je ne vais pas refuser une si belle occasion !

- Tu as parfaitement raison. Eh bien, si tu es sûre de toi, il ne me reste plus qu'à te souhaiter bonne chance !

- Merci, Albus.

Elle se leva et, au lieu de rejoindre la porte, elle contourna le bureau et se pencha sur la joue d'Albus pour y déposer un léger baiser.

Pour la première fois de sa vie, elle découvrit un Dumbledore rougissant, et elle sourit.

- Vraiment Albus, merci pour tout ce que vous avez fait pour moi cette année.

- Oh ! Je crois que les personnes que tu dois le plus remercier sont tes amis ! Répliqua-t-il malicieusement.

Ils se sourirent une dernière fois et elle sortit de la pièce.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Alyssa finit de plier ses draps et les posa au pied de son lit. Elle le contourna et prit sa valise, se dirigeant vers la porte du dortoir.

Elle était la dernière, les filles étant déjà dans la salle commune.

Elle se retourna, avant de refermer la porte derrière elle.

Les grands lits à baldaquin au nombre de quatre avec leurs rideaux pourpres allaient lui manquer. Les réveils avec les batailles de polochons, les discussion féminines, les devoirs finis à la va vite, les disputes, les réveils en fanfare avec le bruit que faisaient deux certaines Gryffondor, tout cela allait horriblement lui manquer.

C'était son quotidien qu'elle quittait.

Elle descendit les escaliers et passa dans la salle commune où elle posa sa valise dans un coin avec celles de ses camarades, attendant d'être amenées dans le Poudlard Express.

Elle rejoignit ensuite ses amis, debout près de la porte qui l'attendaient pour sortir.

Elle s'approcha d'eux et Sirius lui prit la main, entrelaçant leurs doigts avec un grand sourire.

Ils sortirent de la salle commune, non sans avoir jeté un dernier coup d'œil derrière eux, pour graver dans leurs têtes les images de cette pièce qui avait accueilli tellement de leurs vies. Joie, tristesse, colère, étonnement, rire, surprise, abattement, rage, haine, découverte, amour, amitié, solidarité, tous avaient un souvenir fort lié à cette si petite pièce.

Alyssa détourna de la vision de la pièce avant d'éclater.

Elle n'était pas de nature émotive, mais quitter Poudlard était quand même un grand déchirement, surtout dans son cas.

C'était l'une des rares choses qui la reliait encore à sa mère et aux souvenirs heureux qu'elle avait de sa vie, avant d'en apprendre autant sur elle. Fort heureusement pour sa santé mentale, elle avait eu d'autres moments de joie après la découverte de sa nature Néphilim.

Alyssa plissa les yeux sous l'agression brusque du soleil.

Ils venaient de passer les grandes portes, et le changement entre la pénombre du château, et la clarté du parc était vif.

Il marchèrent quelques instants au bord du lac, ignorant les cris de joies des autres élèves présents dans le parc et impatient de monter dans le train pour retrouver leurs familles.

- Ca va me manquer tout ça, dit brusquement James en s'arrêtant au milieu du parc, et en regardant la silhouette imposante du château.

Tous suivirent son regard et Peter dit :

- Oui, à moi aussi.

- Il s'en est passé des choses entre ses murs durant les sept dernières années, dit Remus.

- Vous vous souvenez du jour où on découvert le secret de Lunard ? Demanda Sirius.

- Oui, j'ai l'impression que c'était hier, répondit James.

- Pour nous, ce n'est pas qu'une impression, répondirent Lily et Alyssa d'une même voix, avant d'éclater de rire.

- Et la carte du Maraudeur ? Fit Peter.

- Ah là là, fit James avec un sourire mélancolique. Que d'heures passées à arpenter les couloirs de Poudlard pour l'améliorer, que de passages secrets découverts !

Tous sourirent.

- Les blagues contre les méchants Serpentard, fit Sirius.

- Les retenues avec Rusard, renchérit Remus.

- Les sorties au clair de lune, dit Peter.

- Les cours interminables, continua James faisant éclater de rire le groupe.

Il y eut un silence puis . . .

- Les secrets dévoilés, murmura Alyssa.

Tous se tournèrent vers elle, s'arrachant à la contemplation du château.

- Oui, c'est vrai. Les secrets dévoilés, fit Sirius en faisant pression sur la main de la jeune femme.

- L'amitié trouvée au coin d'un tournant, fit Remus.

- L'amour révélé après de si longues années, renchérit Peter en voyant les deux couple se

regarder amoureusement dans le blanc des yeux en souriant.

Alyssa vit Peter et Remus échanger un regard faussement triste et elle dit :

- Ca vous arrivera aussi, et même plus tôt que vous ne le pensez si ça se trouve.

- Aucune chance avec ma condition, fit Remus.

- Si elle t'aime vraiment, elle ne s'arrêtera pas à ton problème de fourrure, remarqua Alyssa, reprenant l'expression fétiche de James.

Ce dernier la fusilla gentiment du regard en remarquant :

- C'est mon expression, ça !

Elle lui tira la langue et tous éclatèrent de rire à nouveau et soupirèrent d'un même ensemble en reposant leurs regards sur l'immense école.

- Rien ne sera pareil, maintenant, n'est-ce pas ? Demanda Lily. Avec Voldemort et les Mangemorts, en sortant de Poudlard, c'est la vraie vie que nous allons voir. Ces murs ne nous protègeront plus de la folie de certains hommes.

Tous les regards se posèrent immédiatement sur Alyssa.

Elle leur sourit pour les rassurer.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, leur dit-elle. Je ne vous l'ai pas encore annoncé, mais on m'a proposé un emploi au Département des Mystères. Là-bas, je serais en sécurité.

Tous furent surpris par l'annonce.

- Alors, c'est pour ça que Dumbledore voulait te voir hier ? Fit Lily.

- Oui, Mr Moroz me l'a proposé. Difficile de refuser une telle offre, vous en conviendrez.

- Tu m'étonnes, fit Sirius en haussant les sourcils. Quand commences-tu ?

- A la mi-Août.

- Ca va, ils te laissent quand même des vacances, fit Peter.

Ils se turent, et continuèrent à regarder le château, s'imprégnant de tous les détails.

- Bon, fit finalement Remus en soupirant, il faut qu'on y aille maintenant, il ne faudrait pas louper le train.

Tous se détournèrent de la vision et commencèrent à remonter le parc pour rejoindre les grilles où les attendaient les calèches.

Mue par un pressentiment, Alyssa se retourna une dernière fois, en direction d'une des tours des plus haute du château, et aperçut Albus à la fenêtre de son bureau.

Elle lui fit un signe de la main qu'il lui rendit.

Mais ce n'était pas un adieu, elle le savait.

- Allez, haut les cœurs, les amis ! S'exclama soudain James. La vraie vie nous attends !

- Ca ne va pas être de tout repos, dit Remus.

- 'Tain, Lunard, casse pas l'ambiance, renchérit James. J'essaye de nous redonner du courage, là !

Tous éclatèrent de rire au moment où une troupe de Serpentard de 7ème année les dépassait.

Alyssa croisa le regard de Severus parmi eux, et pensa soudainement à quelque chose. Il fallait qu'elle parle au jeune homme.

Elle en trouva l'occasion quelques minutes plus tard dans le train, alors qu'il fusait à travers la plaine pour ramener les élèves dans ce bon vieux Londres.

Elle abandonna ses amis, prétextant une excuse bidon, alors qu'elle avait vu le Serpentard passer devant la porte de son compartiment. Elle sortit en interpellant doucement le jeune homme.

Il se retourna et elle lui fit signe de la suivre.

Ils trouvèrent un compartiment où ne se trouvait qu'une bande de Poufsouffle de 1ère année qui les ignora, et elle se tourna vers lui en lui tendant un morceau de papier.

Étonné, il le prit en lui demandant ce que c'était.

- Mon adresse, répondit-elle, le surprenant encore plus. Envoie moi un ou deux hiboux à l'occasion. Après ce qu'on a vécu ensemble, ça serait dommage de rompre le contact ainsi.

- Tu es sûre ? Demanda-t-il, renonçant une bonne fois pour toutes à mettre un masque en sa présence, vu qu'elle réussissait toujours à le faire disparaître, il ne savait comment.

- Bien sûr ! Je te trouve d'une compagnie charmante pour un vil serpent, fit elle avec humour.

Alors pour la première fois, en sa présence, Severus sourit. Pas d'un rictus dont il avait l'habitude, non, mais d'un vrai sourire qui se communiqua jusqu'à la Gryffondor.

- Tu sais que t'es bien plus mignon quand tu souris agréablement ?

Severus rougit et Alyssa éclata de rire.

- Si c'est vrai, je t'assure, fit elle. Alors, amis ?

Elle lui tendit la main, et Severus n'hésita qu'une fraction de seconde avant de la serrer doucement.

- Amis.

- Quant au sac à puces, t'inquiète pas, il n'en saura jamais rien. Je préserve ainsi ta vie, fit elle en éclatant de rire.

Cela lui valut une amicale tape sur le dessus de la tête de la part de son nouvel ami, et elle dit :

- Il faut que je te laisse ou Lily et Sirius vont rameuter les Aurors. Je compte sur ton hibou. Ou ton corbeau, comme tu veux.

Severus la fusilla du regard et lui dit avant qu'elle ne sorte :

- Au fait, chapeau pour Mylène. Il faudra que tu m'expliques comment tu as fait !

Elle lui fit un clin d'œil et répondit :

- Désolé, secret de famille !

Et elle sortit du compartiment.

Elle rejoignit ses amis, occupés à rire à une plaisanterie de James et s'installa sur les genoux de Sirius qui l'enlaça par la taille, posant son menton sur son épaule.

Alyssa regarda par la fenêtre le panache de fumée de la locomotive et se recula tout contre le torse de Sirius, ses pensées voyageant vers l'avenir qui les attendaient.

Que se passerait-il ? Comment allaient évoluer leurs vies ?

Tant de questions sans réponses assaillaient son esprit, la tourmentant légèrement.

Que réservait l'avenir aux six adolescents de ce compartiment ? Où seraient-ils dans dix, vingt, trente ans ?

Elle tourna son regard vers les autres.

Et elle sourit.

Il fallait laisser de côté les questions existentielles pour l'instant et profiter de la journée.

Qui sait de quoi demain serait fait ?


Et voilà, l'aventure de nos six amis s'arrête là. Pour savoir ce qu'il leur est arrivé, je vous donne rendez vous dans l'épilogue qui sera en ligne demain : Un certain jour maudit

A demain les filles !

BizouS