Bonjour à toutes.

Alors voilà, c'est la fin de Beauté Inquiètante. Le chapitre qui suit est le dernier de cette fic. Je vous laisse le lire tranquillement, et vous donne rendez-vous ensuite pour la blabla de l'auteur qui aura deux mots à vous dire.

Bonne lecture.


Chapitre 31 : Epilogue, Un certain jour maudit

Le vent d'Octobre soufflait fortement, faisant onduler les branches d'un saule pleureur d'un jardin, contre l'immense baie vitrée par laquelle on voyait la lumière du salon.

Dos à cette double fenêtre, se trouvait un grand canapé de cuir noir, faisant face à un feu ronflant dans une cheminée. Une table basse séparait le canapé de l'âtre, et dans un couloir attenant, on pouvait distinguer des portes menant à d'autres pièces.

Dans le canapé de cuir noir était assis un homme assez grand aux longs cheveux bruns retenus sur la nuque en catogan, et habillé d'un jean noir et d'une chemise blanche.

L'homme en question sirotait une bièraubeurre chaude, tout en fixant pensivement le feu.

Un énième coup, plus violent, retenti sur la baie, faisant sursauter Sirius. Il se retourna, et comprenant ce qui était à l'origine du bruit, se repositionna face au feu.

Sirius pensait.

A sa fiancée.

Alyssa.

Portée disparu depuis un mois, jour pour jour.

Deux semaines avant leur mariage.

Elle avait été rendre visite à sa meilleure amie, Lily Potter, et entre le moment où elle était sorti de chez les Potter, et le moment où Sirius était rentré chez eux, elle avait disparue. Tout portait à croire qu'elle avait été enlevée dans cette maison même, puisqu'il y avait retrouvé sa cape et son sac à main en rentrant. D'ailleurs, quand il était revenu du bureau des Aurors, il avait pensé la trouver dans leur chambre, ou dans la salle de bains, mais après avoir fouillé la maison de fond en combles, il avait été forcé d'admettre qu'elle n'y était pas. Il avait attendue encore douze heures, et avait prévenue les autorités. Sirius avait ensuite passé quelques jours avec Remus dans la maison, ne pouvant pas rester seul.

Bien sûr, tous devinaient ce qu'il s'était passé. Voldemort avait finalement retrouvé Alyssa et lui avait mis la main dessus. Lui ou ses hommes avaient certainement débarqué à Willow's Place, la demeure dont avait hérité Alyssa au décès de sa mère. Elle et Sirius y avaient emménagé ensemble, quelques mois après leur sortie de Poudlard et y avaient coulé des jours plus ou moins calmes.

Malheureusement, ces instants étaient dorénavant révolus. Pendant plusieurs jours, Sirius avait nié le fait qu'Alyssa puisse être morte, mais maintenant, après un mois d'absence, il ne pouvait plus faire l'autruche. Il n'y avait pas eu un mot, pas un signe, pas un murmure qui puisse certifier qu'elle soit en vie. Alors tous avaient abandonné l'espoir de la revoir vivante, et attendaient simplement qu'on daigne bien leur remettre son corps, afin qu'ils puissent faire leur deuil et lui offrir une sépulture décente.

Depuis qu'il avait pris conscience qu'il ne la reverrait plus jamais, qu'il ne pourrait plus jamais la serrer contre lui, qu'il ne pourrait plus jamais voir son sourire, ou tout simplement, qu'il ne l'entendrait plus lui crier dessus; il avait trouvé une force et une rage démente plus grande qu'avant et travaillait de plus en plus dur pour l'Ordre du Phœnix.

Il ne laissait plus aucun répit aux Mangemorts, et à chaque fois que l'occasion lui en était donnée, les neutralisait et les laissait aux Aurors, malgré son désir grandissant de les tuer lui-même. Mais à chaque fois lui revenait l'image d'Aly, lui disant qu'il ne fallait jamais s'abaisser au niveau de ses ennemis.

Sirius mena le goulot de la bouteille à sa bouche, et la vida d'une gorgée. Puis il posa la bouteille sur la table de salon. Juste à côté se trouvait un journal froissé, daté du 31 Octobre 1981, date de ce jour.

Sirius se leva, contourna le canapé, et laissa son regard errer sur le jardin propre et bien entretenu. Il soupira.

Il devrait penser à déménager. Tout dans cette maison lui rappelait la jeune femme, et c'était insupportable. A chaque chose qu'il voyait ou qu'il faisait, il imaginait Alyssa à ses côtés, et cela ne l'aidait pas à sortir de sa déprime. Pourtant, c'était pour les mêmes raisons qu'il n'arrivait pas à quitter Willow's Place. Il voulait garder la maison où il avait tant de souvenir, et espérait que la douleur s'efface avec le temps et ne reste que les souvenirs heureux.

Il posa ses mains et son front contre la vitre, suivant du regard une feuille voler à travers le jardin.

Et encore, si il n'y avait que ça. Mais il y avait aussi Lily, James et leur enfant, Harry, qui devaient vivre cachés parce que Voldemort les recherchait activement. Encore et toujours lui qui gâchait toute les vies qu'il croisait. Non content d'avoir enlevé la femme qu'il aimait à Sirius, il pourchassait maintenant ses meilleurs amis et son filleul.

Sirius sourit à cette pensée.

Harry James Potter, son filleul, âgé aujourd'hui d'un an. Un vrai descendant de maraudeur. Toujours à crapahuter partout depuis qu'il commençait à marcher, et à rendre ses parents dingues d'inquiétude. Il suffisait de le quitter des yeux deux secondes, et on pouvait être sûr de le retrouver à tenter de chiper des gâteaux dans la cuisine en montant sur les chaises, ou à manger la terre contenue dans les pots des plantes. Combien de fois Lily et James n'avaient-ils pas hurlé pour empêcher leur fils de faire une bêtise ? Et combien de fois Sirius, Alyssa, Remus et Peter s'étaient bidonnés devant les réactions des parents poules ? Sirius avait drôlement hâte de le voir grandir, pour pouvoir voir ce qu'il allait donner. Son entrée à Poudlard risquait de donner des cheveux blancs à pas mal de professeurs avec les quatre Maraudeurs pour tuteurs ! Avec la cape d'invisibilité de James, pas de doute qu'il serait un digne successeur des farces des quatre amis.

Sirius se tourna vers l'horloge qui sonnait.

Douze coups.

Il était minuit.

Il se détacha de la vitre et retourna s'asseoir sur le canapé.

Il appréhendait. Appréhendait quoi ? Ça il n'en avait aucune idée. Mais il avait peur depuis une semaine. Depuis que Peter avait été fait le Gardien du Secret de James et Lily, il ne cessait de craindre pour leur vie. Il avait le pressentiment qu'il était passé à côté de quelque chose. Quelque chose d'important.

Il se releva, incapable de rester en place.

Pourquoi cette appréhension ? Que craignait-il ?

Il passa dans la cuisine, où il se servit un verre d'eau qu'il avala d'une traite. Puis, il posa ses mains sur le rebord de l'évier, sur lequel il commença à tapoter anxieusement.

Bon, de toute façon, il savait qu'il ne pourrait pas se calmer tant qu'il n'en aurait pas le cœur net.

Il sorti de la cuisine rapidement, attrapa sa cape, l'enfila, sortit de la maison et la ferma à clé derrière lui.

Puis il s'installa sur sa moto volante, bijou incomparable dont il ne séparait jamais, et la mit en route. Il décolla, et survola pendant quelques minutes les toits tranquilles de Londres. Tout était calme.

Sirius eut une pensée pour Remus qui était de garde ce soir avec Maugrey pour l'Ordre.

Des six amis du départ, seul trois pouvaient encore aider l'Ordre anti-Voldemort.

Pourtant, ils avaient bien besoin de main d'œuvre. Ils n'étaient pas assez nombreux, ni assez bien organisés pour tenir tête aux Mangemorts, malgré la présence d'Albus Dumbledore au sein de leur groupe illégal créé par ce dernier.

Sirius atterrit dans un petit jardin propret d'un quartier moldu, dans un bruit de pétarade, pas du tout discret.

Il grimaça.

Si Alyssa avait été là, il se serait drôlement fait engueuler par la belle.

Il descendit de sa machine infernale, et s'avança vers la porte d'entrée, contre laquelle il toqua. Il attendit quelques minutes, mais personne ne vint lui ouvrir.

Il fronça des sourcils.

Peter avait ordre de ne pas sortir de chez lui, alors pourquoi ne répondait-il pas ?

Il frappa encore une fois, plus véhément cette fois-ci, mais aucune lumière ne s'alluma et personne ne vint lui ouvrir.

Le cœur de Sirius se serra, lourd d'appréhension.

Pas de Peter.

Tous soupçonnaient un espion dans l'entourage de Lily et James, qui renseignait régulièrement Voldemort de leur déplacement, ce qui les avait poussés à utiliser le Sortilège de Fidelitas . . . Mais Peter ?

A moins qu'il ait été agressé ?

Sirius sortit sa baguette magique, près à attaquer tout ce qui bougeait. Il actionna la poignée de la porte, surpris de la voir s'ouvrir sans résistance. Il pénétra dans la demeure, attentif au moindre bruit et au moindre mouvement, puis alluma la lumière.

La pièce était vide.

Peter ne s'y trouvait pas.

Sirius fouilla toutes la maison, et revint dans le salon. Peter n'était pas là, et il n'y avait aune trace de lutte.

Sirius frissonna.

Et si . . . ?

Il sorti de la maison en courant, chevaucha sa bécane, et la fit démarrer dans un bruit de pétarade. Il savait où habitait les Potter, alors cela ne posait aucun problème d'aller voir si ils allaient bien. Le seul ennui c'était que leur cachette n'était pas la porte à côté.

Sirius voyagea dans les airs pendant une heure, puis il survola un village propret et tranquille. Il amorça une descente serrée pour s'approcher de la maison des Potter . . . Et c'est là qu'il le vit.

Le désastre.

La maison était en ruine.

Sirius atterri précipitamment, paniqué et s'avança vers les ruines. Son regard se posa au milieu d'elle, sur deux silhouettes allongées sur le sol.

Sirius laissa échapper une plainte quasi inaudible et s'approcha doucement.

Les corps de Lily et James étaient posés à même le sol, leurs regards vides et leurs visages effrayés.

Il sentit les larmes silencieuses coulés le long de ses joues.

- Sirius ?

Il se tourna vers la provenance de la voix. C'était Hagrid le garde chasse de Poudlard, et membre de l'Ordre. Il tenait dans ses bras un paquet emmailloté. Il s'approcha du jeune homme et le prit dans ses bras, tentant de le consoler, alors que Sirius déversait toutes ses larmes sur le géant. Hagrid le réconforta quelques instants, puis Sirius se recula.

Il remarqua alors que le paquet que portait le grand homme était l'enfant de James et Lily, miraculeusement sauvé, il ne savait comment.

- Donne moi Harry, Hagrid, je suis son parrain, je m'occuperai de lui, dit Sirius en tendant les bras vers lui.

Hagrid parut mal à l'aise.

- Non, Dumbledore a dit que Harry devait être confié à sa tante et à son oncle.

- Je connais ces gens Hagrid, je ne les ai vu qu'une seule fois, mais je sais qu'il ne sera pas heureux là-bas. Donne le moi, je veillerai sur lui.

- Je suis vraiment désolé Sirius, mais je ne peux pas. J'ai promis à Dumbledore, tu comprends . . .

Sirius baissa les bras, abattu.

Il connaissait assez bien Hagrid pour savoir qu'il ne désobéirait pas à un ordre de Dumbledore.

Il prit alors une décision, une grave décision.

- D'accord Hagrid. Mais prends ma moto, tu iras plus vite. Je n'en aurais plus besoin, maintenant.

Puis, sans laisser le temps à Hagrid de répondre, il transplana.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Sirius passa une main lasse sur son front. Il se trouvait dans une ruelle moldue sombre, tentant de retrouver son souffle après avoir échapper à ses poursuivants.

Cela faisait maintenant près de quatorze heures qu'il pourchassait Peter. Il voulait absolument le retrouver et lui faire payer ce qu'il avait fait.

Maintenant il savait comment Voldemort avait eu toutes ces informations. C'était cet infâme rat qui les avait trahis.

Un bruit sur sa gauche lui fit pivoter la tête, mais ce n'était qu'un chat errant.

Il concentra son attention sur Peter, et transplana.

Il se trouvait à présent dans une rue moldue où passaient des gens. Ceux qui l'avaient vu apparaître hurlèrent, attirant l'attention d'un petit homme au milieu de la rue. Il se retourna, et ses yeux larmoyants s'agrandir de peur en reconnaissant Sirius.

Il tenta de s'échapper en courant, mais Sirius le rattrapa facilement et l'accula au mur d'une boutique.

- Infâme rat ! C'était toi ! Toi depuis le début, tu nous as tous trahis !

Peter trembla sous la menace de la baguette que Sirius pointait sur lui, mais il trouva quand même la force d'hurler en pleine rue, en sanglotant :

- Lily et James ! Comment as-tu pu faire ça, Sirius ?

Sirius n'en revenait pas.

Peter faisait croire que c'était lui le Gardien du Secret !

Bien sûr, au début c'était lui que James et Lily avaient choisi, mais Sirius savait très bien que Voldemort se douterais que c'était vers lui qu'il fallait se tourner en premier, alors il les avaient persuadés de prendre Peter à la place.

Il avait fait une grossière erreur.

BAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUM !!!!

Une immense explosion éclata là où se trouvait Peter, et un cratère immense se creusa dans la rue.

Sirius regarda autour de lui, hébété, puis la poussière retomba doucement, sous les cris des moldus qui voyaient les corps sanguinolents à terre.

Il y eut plusieurs craquements, et des dizaines de sorciers apparurent, pointant leurs baguettes sur lui.

Alors Sirius éclata de rire. Il rigola devant le spectacle de la rue, devant ce qu'il venait de se passer. Il avait tout vu.

Peter tenait sa baguette derrière son dos, et s'était coupé un doigt avant de faire exploser la rue et de se transformer.

Sirius continua à rire.

Tout le monde pensait que c'était lui le Gardien du Secret des Potter, même Remus, même Dumbledore. Les seuls au courant du changement étaient Lily, James et Peter. Il n'y avait donc personne pour l'innocenter. A cela s'ajouterait certainement l'accusation pour ce qu'il venait de se passer.

Sirius continua à rire comme un bossu.

Il ne vit même pas, ni ne sentit une vingtaine d'hommes l'entourer et le forcer à transplaner.

Il ne se calma que quand il remarqua où il était.

La prison d'Azkaban.

Ils ne s'embarrassaient pas ici, ils enfermaient les gens, sans procès.

Un homme lui prit le bras et le força à avancer, lui faisant franchir les lourdes portes de fer de la prison.

Sirius se tut.

Il se vengerait. Un jour ou l'autre, il se vengerait. Peter payerait pour ce qu'il avait fait, même si c'était la dernière chose qu'il devrait faire dans sa vie.

FIN


Un chapitre pas très joyeux, qui a été emotionnellement assez difficile à écrire. J'avais du mal à visualiser le chagrin de Sirius et ça faisait très mal de devoir faire autant souffrir tous ces persos que j'aime. Mais je ne voulais pas d'un UA.

Pour le reste, je tiens à vous dire que cette fic comporte trois O.S. révélateurs sur ce qui s'est passé entre la fin à Poudlard des Maraudeurs et la mort de Lily et James. Le premier d'entre eux qui porte sur le mariage des Potter sera en ligne très prochainement ( dans la semaine, je pense, si ça se trouve, demain ) et aura pour titre Le plus beau jour de leur vie.

Beauté Inquiètante a aussi une suite, se déroulant durant la septième année d'Harry, après les évènements du tome 6. Donc pas de spoilers du 7, je rassure celles qui ne l'auraient pas lu . . . bien que je doute fortement qu'il ne soit pas encore passé entre vos mains fébriles :D. Je tiens à préciser que cette fanfic, intitulé La Seconde Guerre, sera un couple HP/DM, et que donc tout ceux qui ne supportent pas ce couple sont prié de rester à la porte.

Je pense que c'est tout ce que j'avais à dire là-dessus. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser, je me ferai une joie d'y répondre.

Je vous dis donc au revoir ( adieu pour certaine, à bientôt pour d'autres ) et vous remercie toutes pour vos encouragements, votre suivie, et les ( à ce jour ) 161 reviews que vous m'avez adressés et qui m'ont fait énormément plaisir.

J'espère vous revoir très très bientôt.

BISOUS !