Titre : Histoire canadienne.
Rating : T.
Pairing : CanBec.
Warning : Mention de sujets délicats.
Summary : Canada et Québec ont une longue histoire commune. Rébellions sanglantes, guerres inhumaines, constitutions injustes et racisme francophobe la parcoures. Mais alors que tout devraient les opposer, tout ne fait que les réunir, pour le meilleur mais surtout le pire...
Disclaimer : Matthew est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) : Matthew/Canada | Samuel/Québec. Mention de Logan/Yukon | Des autres provinces et territoires canadiens.
M/A : Bon, techniquement, je romps ma promesse. Cependant, vu que c'est la fin de cette fic, je me suis dit que je n'avais pas le droit moral de vous faire patienter pendant plus de deux semaines. Aussi, je vous présente le dernier chapitre de "Histoire canadienne", qui est plus joyeux que les autres... 'fin, je l'espères.
Cours historique : En 2009, Harper a reconnu que le Québec était "une nation au sein du Canada".
(elle est courte, l'explic', mais c'est tout ce qu'i dire)


Histoire canadienne
Novembre 2009 ~Reconnaissance de la nation québécoise

Matthew regardait partout, cherchant Québec des yeux. Il n'arrivait pas à le trouver, ce qui était étonnant en soi, vu que le brun n'était pas invisible, vu son fort caractère très affirmé et sa voix portant naturellement loin. Autour de lui, il n'y avait que des députés, des sénateurs, des premiers ministres, des ministres, les épouses de ceux-ci lorsqu'ils en avaient et, enfin, ses frères et soeurs.
Mais aucune trace de l'indépendantiste notoire.
Pourtant, la nation canadienne sait qu'il est ici. Pour rien au monde Samuel n'aurait pût manquer une cérémonie pareille. D'autant plus qu'elle le concernait.
« Quessé qu'tu charches de même? », fait alors la voix de la nouvelle nation, derrière lui. Surpris, Canada tourna la tête, pour le dévisager. Comme il s'y était attendu, le Québécois portait un costume bleu azur, qui détonnait plutôt avec le noir des autres complets. Sa cravate, d'une inhabituelle couleur blanche, avait un motif de fleur-de-lis doré.
Sans aucune honte, Matthew le trouva très beau. Il méritait amplement son surnom de "Belle Province".
« Toi. », répondit-il, toujours sans gêne. Québec eut un petit rire amusé.
-Pis pourquoi ça, au juste?
-Je voulais te parler. Seuls.
Samuel fronça légèrement les sourcils, un peu perplexe, mais finit par hocher la tête. Le pays et la province humanisés se dirigèrent donc vers un endroit où ils pouvaient parler seuls sans être dérangés.
« Coudon, y'es où, Kumajirou? »
-Qui ça?
-Ton ours, tabarnak!
-Oh! Avec Logan.
-Y doit êtes ben, d'abords...(1), commenta l'ancienne colonie. Le commentaire fit rire Matthew et sourire la Belle Province. Depuis deux décennies, ils avaient recommencés à mieux s'entendre, retrouvant peu à peu la stabilité qu'ils avaient avant leur dispute -au grand bonheur des autres provinces et des territoires canadiens, qui n'en pouvait plus de l'horrible tension qui règnait entre les deux depuis leur abrupte séparation. Ils avaient depuis peu repris ensembles, en grand secret de leurs gouvernements respectifs, car, malheureusement, eux ne s'entendaient toujours pas, surtout quand les souverainistes étaient au pouvoir.
Mais maintenant, ça n'avait plus aucune importance, à leurs yeux. Maintenant, la seule chose qui comptait, pour eux, c'était d'être avec l'autre. Et là, ils savaient que le sujet de l'indépendance était tabou, entre eux deux.
Et hors de question, autant pour Canada que pour Québec, d'avoir une autre dispute aussi violente que celle d'il y a presque quarante ans.
« Comment tu trouve ça, en passant? », s'enquit soudainement Matthew.
-Pas pire, pas pire..., commente la nouvelle nation nord-américaine. Mais j'sais qu't'a poussé su' Harper pou' qu'il l'fasses.
-Évidemment! , soupire le Canadien. Harper ne l'aurait jamais sinon!
-Y'es comme Macdonald, mais sans l'problème d'boisson(2)! , continue Samuel.
-Tu n'exagère pas un peu?
-Arrête d'faire l'innocent, tu sais 'si ben qu'moé qui s'cachait une bouteille d'whisky din un tiroir d'son bureau(2)!
-C'était du rhum, rectifie mécaniquement le blond.
-Bon, tu vois! Tu l'savais!
Matthew lève les yeux au ciel, faisant rire la nation québécoise. Au même instant, ils arrivèrent à un endroit plutôt isolé; un simple balcon dont les portes françaises avaient étrangement été laissées ouvertes. Le couple, loin de s'en préoccuper, continua leur conversation, comme si de rien n'était. Au bout d'un instant, il y eut un blanc, où chacun regardait l'autre.
Et comme toujours, Samuel le trancha en demandant;
« Veux-tu ben m'dire quessé qu'on fait icitte? »
Comme simple réponse, il fût enlacé par Canada. Pendant un moment, la nouvelle nation fût perdue...
... quand il sentit qu'on glissait quelque chose dans sa poche arrière de pantalon. Étonné, il repoussa doucement son amoureux, qui ne broncha pas, puis fouilla sa poche...
... pour en retirer un petit boîtier, le même qu'on trouve chez les bijoutiers. En le voyant, Samuel resta sous le choc, de plus en plus interloqué. Hésitant, il souleva le couvercle...
... et y découvrit une bague, tout simple, pour homme. En la voyant, toutefois, Québec sentit son coeur s'arrêter. Littéralement. Il regarda Matthew, qui rougissait bien que souriant. Il comprenait parfaitement le message, mais malgré tout, il ne comprenait plus rien.
« Que... qu'est-ce que... »
-It's not the nation that I will requests, rassura Canada, en le regardant droit dans les yeux, cette fois, but to the man I love. Samuel Tremblay... will you marry me?
Nouveau silence. Puis;
« J'avais 'maginé l'contraire, mais ç'pas plus mal qu'ça... »
Le Pays de l'Érable n'eut pas besoin d'autre chose pour comprendre que Québec acceptait. Il lui sauta au cou et l'embrassa, heureux comme jamais. Son désormais fiancé répondit au baiser, surpris de cette soudaine embrassade.
« Ça veux-tu dire que j'suis la famme, dans l'couple? », demanda-t-il, une fois ses lèvres libérer de celles de la grande nation.
-Tu serais plutôt une Germaine(3), rigole le blond.
-M'en t'en faire, moé, une Germaine!
Le rire de Canada s'accentua, au grand plaisir de Samuel, qui partit à son tour à rire. Doucement, il lui enlaça la taille, rapprochant leurs deux corps encore plus, si c'était possible. Le brun posa ensuite son front contre celui du Canadien, pour qu'ils puisses se regarder droit dans les yeux.
« Kisakiin(4), Kanata. », chuchota-t-il, comme s'il s'agissait du plus grand des secrets. Un sourire étira les lèvres de Matthew, qui murmura à son tour, en allant embrasser de nouveau son fiancé;
-Kisakiin, Kebec.


(1)Selon une théorie hetalienne, Kumajirou représente les territoires Inuits, raison pour laquelle il est toujours dans les bras de Canada.
(2)Macdonald, le premier Premier ministre du Canada et l'un des pères de la Confédération canadienne, est connu pour avoir un penchant pour la bouteille. Mais l'anecdote du tiroir à alcool, c'est un headcanon personnel, à cause de la série "Murdoch's Mysteries".
(3)En français québécois, une Germaine est une femme au caractère fort, qui aime être aux commandes. Apparemment, l'expression vient de la contraction des verbes "gère" et "mène", plutôt que du prénom Germaine. Note; l'expression ne peut pas être masculinisé.
(4)Kisakiin signifie "je t'aime" en anishabe.


M/A : Et... c'est fini! Ça finit bien, hein? Dés le début de cette fic, je voulais mettre cette scène mignonne comme toute. Pourquoi? Euh... parce que j'aime le symbolisme du mariage. C'est bidon, mais bon...
Merci d'avoir lue et à la prochaine!