Note de l'auteur : Pour celles et ceux suivants cette fiction, voici le chapitre 3. Concernant "LYCANS", la suite ne sera pas avant demain voir lundi soir. Sur ce, j'espère que vous prendrez autant de plaisir dans votre lecture que nos deux protagonistes dans cette fiction ^^. Encore une fois : Classe M. Lasolitaire.

Game over

Chapitre 3 : Becoming aware of his actions ... Tears after lust.

Précédemment dans game over : "Je devais apprendre à connaître cette jeune femme et non pas la jeune femme de l'académie. Et si cela devait passer par un jeu de séduction alors j'y jouerais sans aucune retenue."

La séduction ... est un jeu pour certains. Pour ma part, elle est plus un art. Art demandant une certaine prestance. Une certaine grandeur ... Mais aussi une certaine retenue. Retenue consistant à ne pas se balader nue devant l'école entière pour obtenir l'attention d'une certaine brunette. Voilà pourquoi je me contente de me balader en maillot de bain autour de la piscine. Kami ne pouvait pas m'aider davantage. Le soleil a fait son retour depuis quelques jours. Notre pratique sportive est alors passée de l'endurance à la natation. Il semble que même le temps soit contre moi. Contre ma retenue. Ou plutôt contre Natsuki. J'avais pourtant cherché une manière plus subtile pour l'approcher. Pour lui faire comprendre l'étendue de mon désir à son égard. Mais la subtilité ne semble pas fonctionner avec elle. Que ce soit en heures de colle ou bien en salle de classe, elle disparaissait lorsque je faisais mon entrée. C'est vrai qu'elle ne le faisait pas au départ. Mais peut-être avait-elle fini par craquer suite à mon ton sensuel lors de nos brefs échanges. La vérité est telle que je lui en voulais. J'étais en colère contre elle. Pour continuer à prendre du plaisir avec des femmes autres que moi. Je voulais lui faire payer. Durement. Quoi de mieux que de se servir de son désir pour cela. Elle aime les femmes. Ou plutôt leur corps. Alors je mettais le mien en valeur. Par le toucher, l'odeur ou même par ma voix, mon accent. Toute ma sensualité était tournée vers elle. Lorsque nous étions seules. De sorte à pouvoir pleinement profiter de son malaise. De ma douce vengeance. A tous ces sentiments négatives étaient associés des sentiments tels que la compassion ou encore la curiosité. Ma colère était atténuée par ce que je pouvais appeler l'énigme Kruger. Je ne cessais de repenser à son interaction avec sa grand-mère ou encore l'énonciation de son père. Et je m'étais convaincue qu'elle avait une raison de réagir de cette manière. De jouer avec les femmes. De ne pas croire en l'amour. Et j'avais commencé à développer une chose plus profonde pour elle. L'amour. Un tel grand mot. Ou maux devrais-je dire. Mais c'est ce que je ressentais pour elle. Un amour profond. Basé sur l'envie, le désir mais aussi la compassion et la compréhension. Car au final, nous nous ressemblons. Je n'avais pas ce mode de vie mais le même départ chaotique. J'avais essayé de paraître la fille modèle pour retrouver ou même trouver l'amour de mes parents. Depuis mes plus jeunes années, je voulais faire la fierté de mes parents pour les entendre me dire une seule fois qu'ils m'aiment ou encore qu'ils sont fiers de moi. Mais ce moment n'est jamais venu. J'aurais pu réagir comme Natsuki. Ne plus croire en l'amour ou le voir comme une chose néfaste ... Destructrice. Mais Kami, j'ai Foix de trouver une personne m'aimant pour moi. Et je crois que seule Natsuki y arrivera. Parce qu'au final, elle semble avoir perdu plus que moi. Parce que comme moi, tout ce qu'il lui faudrait est un nouveau départ. Que j'espère avec moi. Peut-être que je ne cherche qu'à me détruire davantage mais quelque soit la manière, j'arriverais à obtenir une part de Natsuki. Même s'il ne s'agit que de plaisir charnel. Même si cela me rendra davantage seule et brisée. Au final, tout ceci découle de ma volonté. De ma propre envie. Et c'est peut-être pour cette raison que j'ai commencé à jouer de mes charmes avec elle.


Voilà pourquoi ce jeu de séduction a commencé. Je la voyais nager à vive allure dépassant même certains jeunes hommes de notre classe. Je savais qu'elle me regardait à chaque fois qu'elle le pouvait. Et le moment même où je m'excusais auprès du professeur, pour une migraine imaginaire, je savais qu'elle me suivrait. Voilà pourquoi elle était là, lorgnant mon corps pendant que je me changeais. Je ne savais pas si je pouvais dire ou faire quelque chose. Pour autant, elle rompit le silence.

- Pourquoi ?

Je haussais les épaules sans même la regarder. Il semblerait que la colère avait pris place sur la séduction. Je devais travailler davantage là-dessus.

- Pourquoi suis-je venue à ton dortoir ou pourquoi ai-je été surprise de voir une femme nue à l'intérieur de celui-ci?

Je sentis une main caresser doucement mes cheveux. L'énigme Kruger est un tel maux. Maux qui m'apportera sûrement une migraine à force. Je sentis un mouvement de recul lorsqu'elle entendit des voix à l'extérieur du vestiaire. J'en profitais pour me retourner et la fixer. Elle portait toujours son maillot de bain. Kami comment une femme aussi belle peut exister sur Terre? Lorsque les sons disparurent, elle reprit doucement.

- Pourquoi fais-tu cela?

- Faire quoi Natsuki?

Elle se rapprocha de moi et m'embrassa avec envie. Même avec un léger désespoir. Kami que ses lèvres m'avaient manqué mais je ne pouvais pas en profiter. Pas ici. Pas maintenant. Tout en me décalant, elle murmura frustrée.

- Ce masque ... Pourquoi portes-tu en permanence un masque sauf ...

- Sauf?

Elle se décala et j'en profitais pour me rhabiller. Tout en passant devant elle, elle murmura le reste de ses paroles.

- Sauf devant moi.

Mes lèvres quémandèrent un léger contact. Trop court à mon goût mais cela me permettrait de passer une bonne journée malgré le ton sombre de la discussion. Tout en caressant son visage, je lui répondis sincèrement. Je n'avais pas besoin de masque. Pas avec elle.

- L'amour est là que tu le veuilles ou non.

Elle m'attrapa doucement le poignet et murmura à mon oreille.

- Le sexe est la seule chose qui m'intéresse avec toi.

Je lui répondis également dans un léger murmure. Ma déchéance avait alors commencé.

- Je sais ... Rejoins-moi dans mon dortoir ce soir après le couvre-feu.


21h02 ... La première frappe me signalant l'arrivée de Natsuki. Il semblerait qu'elle ne voulait que du sexe. Voilà pourquoi elle ne parla pas. Voilà pourquoi elle m'avait plaqué contre ma porte en prenant soin de la verrouiller. Voilà pourquoi je la sentis petit à petit me retirer mes vêtements. Dans une certaine urgence. Inutile que j'essaie de retirer les siens, elle m'avait déjà précédé dans mon geste. J'étais réduite à l'état d'un corps. D'une chose. Et le pire c'est que j'aimais la façon dont elle s'occupait de moi. La robustesse du départ avait laissé place à de la douceur. Des caresses. Elle me fit m'asseoir sur mon lit et écarter mes jambes. Avant même que je ne puisse émettre une demande, je la sentis jouer avec mon anatomie. Kami, je ne pourrais jamais dormir si elle ne finit pas ce qu'elle a commencé. Après plusieurs minutes à me lécher et à titiller mon clitoris, elle m'allongea sur mon lit et m'embrassa doucement sur les lèvres. Malgré l'urgence du départ, elle semblait reprendre un peu le contrôle. Elle était douce et attentionnée. Elle me caressa tout en embrassant toutes les parcelles de mon corps. Que ce soit mes lèvres, mon cou, mes seins, mon ventre ou même mes cuisses. Elle me demanda indirectement d'enrouler mes jambes autour de son bassin. Bassin qui exerça une pression sur mon intimité. Kami que je me sentais bien. Natsuki est vraiment bonne dans tous les domaines. Après plusieurs vas et viens de plus en plus exigeants et même brutaux, elle descendit sa main et s'immisça en moi. Je voulais faire de même mais elle m'arrêta lorsque ma main entra en contact avec son bas-ventre. Tout en reprenant ses coups de reins, elle murmura un non. Je ne savais pas pourquoi mais l'envie reprit le dessus sur mon esprit rationnel. Après plusieurs minutes et une douleur de plus en plus présence dans mon intimité, je me libérais. Elle resta un instant son tête dans le creux de mon cou. Pensant qu'elle dormait, je caressais doucement ses cheveux et essayais de lui transmettre ma reconnaissance. Ou plutôt mon amour.

- Aishi...

- Ne dis pas ça.

Sa soudaine prise de parole m'arrêta dans ma déclaration. Elle se retira et se mit sur le dos à mes côtés. Je voulais un léger contact. Elle était la première pénétrant mon dortoir. A me pénétrer. La première dans mon lit et surtout la première à me voir sans mon masque. Nue. Elle se releva et enfila rapidement ses vêtements. Avant même que je ne puisse me relever, j'entendis la porte de mon dortoir. J'essayais en vain de ne pas pleurer mais les émotions étaient trop dures. Trop crus. Malgré que je me détruise, je savais qu'elle avait capturé mon coeur. A savoir si un jour elle l'accepterait.


J'avais mal. Que ce soit émotionnellement mais aussi physiquement. Natsuki m'avait prise ma virginité et mes muscles vaginaux me faisaient mal. Mais je ne pouvais pas en parler à personne. Que ce soit à mes parents ou à mes amis. Amis ... Le mot est bien faible quand celui-ci ne prend en compte que des amitiés par intérêt. J'essayais donc de paraître stoïque mais en vain. J'avais mal et cela devait se lire sur mon visage.

- Mademoiselle Fujino?

- Oui Professseur Ishigami?

Celui-ci abaissa ses lunettes tout en portant un regard inquiet.

- Vous devriez aller à l'infirmerie mademoiselle. Un volontaire pour ...

Monsieur Ishigami souffla à la vue des mains se levant. Ce n'était pas que pour moi mais suite au côté rébarbatif de sa leçon. Je me relevais difficilement et sourit légèrement à celui-ci.

- Merci mais je peux y aller par moi-même. Je vous remercie pour votre inquiétude.

Je devais rester sur de moi jusqu'à l'ouverture de la porte. Une fois passée, je marchais quelques minutes et me faufilais dans les toilettes. Personne n'était en vue. Je pouvais enfin laissait parler mes émotions. Douleurs.

- Tu devrais te rendre à l'infirmerie.

Je sursautais légèrement lorsque j'entendis une voix derrière moi. Beaucoup moins lorsque je vis qu'il s'agissait de Natsuki. En repensant à la veille, je ne voulais pas d'elle. Pas après sa fuite soudaine de mon dortoir une fois son affaire faite.

- Retournes en cours.

- Tu as mal.

- Cela ne te regardes pas.

J'essayais de passer mais elle m'arrêta dans mon élan. Elle me saisit le poignet et me traîna de force. Au vue de notre marche, je restais sceptique.

- L'infirmerie est de l'autre côté.

Elle ne prêta pas attention à mes dire et s'arrêta devant mon dortoir.

- Ouvres.

A quoi je m'attendais de sa part. Ma douleur lui était étrangère. Elle souhaitait juste recommencer.

- Ecoutes je ne suis vraiment pas en état de ...

Elle saisit de force mon sac et chercha mes clés. Je n'eus pas le temps de protester que je me retrouver dans mon dortoir. Elle me traîna jusque la salle de bain et s'accroupit à hauteur de la baignoire. Tout en faisant couler l'eau, elle murmura.

- Déshabilles-toi et relaxes-toi. ça atténuera la douleur. D'ici quelques jours, tu ne sentiras plus rien.

Elle se releva et poursuivit tout en se dirigeant vers l'extérieur.

- Rassures-toi, je garderais cela pour moi.

Tout en prenant place dans ma baignoire, je ne pouvais qu'arborer un léger sourire malgré la douleur. L'énigme Kruger est encore plus difficile que je ne pensais.

Fin du chapitre 3