Au même moment, un cri d'agonie retentit. Il venait de l'étage d'en-dessous.

« Qu'est-ce que c'était que ça ? s'inquiéta Maëlynda.

- Espérons qu'il ne soit rien arriver de grave à nos amis, soupira Luhdiir.

- Non, c'est bon. Ils vont bien, rassura Teos Dinok. Par contre, je n'en suis pas aussi sûr pour Vikken. »

Personne ne chercha à savoir qui était cette personne. Tous se tournèrent plutôt vers la cellule où se trouvait cette fille. Elle venait de se réveiller, et semblait... prête à tuer.

« Florina doit détruire tout visiteur, Florina ne doit laisser en vie que la Kainen », murmura-t-elle.

Elle se leva et sortit de sa ceinture deux poignards en or. Alors, marchant comme un chat, elle s'élança vers les voyageurs, ses yeux remplis de fureur. Tous restèrent figés. Et tous se demandaient : « Pourquoi ? ». Personne n'eut sa réponse. Alors, sifflant à leur oreille, une flèche traversa leur groupe et se planta dans le cœur de la folle. Du sang vert sortit de la blessure. Mais elle continuait d'avancer. Une deuxième flèche lui transperça un poumon. Mais c'était comme si elle ne sentait plus rien. Claire se bougea enfin et, tirant son épée, décapita la pauvre fille. Le corps arrêta de bouger et s'étala sur le sol, tandis que la bouche de la folle cria :

« Vous avez tué Florina ! Vous ne pourrez jamais repartir d'ici, pauvres idiots ! Florina vous suivra jusqu'au bout et ne vous laissera pas vous échapper ! »

Personne ne fit réellement attention à ce qu'elle dit. Fantasio jeta la tête contre un mur pour qu'elle arrête de parler, et du sang vert et rouge éclaboussa le tout. Une lumière vive se dégagea du mur.

« Une clé ! » s'exclamèrent-ils tous.

Luhdiir ramassa la clé complètement crasseuse et l'examina avec soin. Il ouvrit alors une porte. Derrière se trouvait un homme encore plus ou moins réveillé. Il plissa les yeux.

« Monsieur Daniel, la porte est ouverte. » déclara Maëlynda, toujours aussi polie.

Il lui sourit et se leva avec son aide. Il expliqua aux autres avec une voix presque aussi rauque que celle de Bob :

« Vous cherchez les clés, n'est-ce pas ? Il y en a une dans ma cellule. »

Luhdiir s'empressa de la prendre et l'observa. Il se dirigea vers une porte et l'ouvrit. Il y avait Fred à l'intérieur, encore un peu lui aussi réveillé. Souriant à ses sauveurs, il réussit à désigner un endroit de la pièce où se trouvait aussi une clé. Le même manège eut lieu. La porte qui fut ouverte après fut celle qui donnait sur Seb. Claire soupira :

« On n'a pas encore découvert où est la dernière clé. Et je ne partirai pas temps qu'on ne l'aura pas trouvé ! »

Tous s'activèrent, quelques uns cherchèrent aussi à l'étage d'en- dessous. Elsa vit soudainement un objet étrange. Elle le dit à ses amis, et Teos Dinok regarda attentivement l'objet.

« Elsa a trouvé la dernière clé. » annonça-t-il.

Il la donna à Luhdiir, qui ouvrit la porte. Derrière se trouvait un homme bien plus mal en point que les autres qu'Elsa reconnut, bien qu'elle sache que c'était lui qu'ils cherchaient à sauver. Mais il ne pouvait tout de même pas être...

« Bob ! » se réjouirent Claire et Fantasio.

Et bien si.

Ils l'aidèrent à se lever. C'était celui qui avait le plus souffert. Mais miraculeusement, il tenait encore debout ! Toutes les personnes n'ayant pas vécu 10 ans dans une cellule portèrent les autres et descendirent à l'étage d'en-dessous. Ils prirent les armes, puis partirent, Malicia tenant tout contre elle son amour. Ils se retrouvèrent dans la plaine, et ne regardèrent pas en arrière. Ils n'avaient pas besoin de le faire, d'ailleurs ! Avaient-ils perdus des compagnons ? Non ! Bien sûr que non. Seulement, Elsa, ainsi que tous, voulaient savoir qui était cette Florina qui avait essayé de les tuer.

« Maëlynda ? demanda Elsa. Tu la connaissais, cette Florina ?

- Pourquoi me poses-tu cette question ? répondit-elle sur la défensive.

- Tu es bien silencieuse depuis qu'on l'a tuée. Et elle a dit qu'elle ne devait pas te tuer.

- Eh bien... Il se peut qu'elle ait été un jour une de mes amies. Ou peut-être même plus. »

Et sur ces mots, la Kainen se tut et marcha plus vite pour être seule. Elle ne voulait plus en parler.

Ils retrouvèrent leurs chevaux qui les attendaient en broutant tranquillement. Mettant les blessés dessus, ils marchèrent à côté. La chance leur souriait.


Et c'est sur cette note positive que je vous dis à demain !