D'habitude, je ne fais pas de notes d'auteur, mais depuis le temps qu'il n'y avait pas eu de nouveautés, je pense que là, elle s'impose.
Alors tout d'abord merci à tous ceux qui ont laissé des reviews ou qui ont décidé de follow cette fic, je suis extrêmement touchée et j'espère que vous lirez cette update et qu'elle vous plaira. Je vous assure qu'à chaque fois, je repensais à ce que je comptais faire et que c'est grâce à ça que aujourd'hui je me souviens du scénario que je comptais faire et que je sais exactement où je vais. Donc je m'engage à la finir, dans un temps raisonnable cette fois.
Quelques explications sur quasiment deux ans de silence radio: j'ai commencé la vie professionnelle, j'avais beaucoup de déplacements et un boulot prenant, ce qui fait que je n'arrivais pas à consacrer du temps à l'écriture que ce soit de fics ou d'autre chose. Pas une excuse je sais, mais il a fallu le temps de retrouver l'équilibre personnel et professionnel qui est d'ailleurs toujours menacé vu mon choix de carrière (que je n'aime pas évoquer sur des pages internet publiques, mais eyh c'est rien d'illégal en tout cas).
Bref, je pense que ce n'est pas pour lire ça que vous avez cliqué, donc encore une fois Merci à ceux qui sont restés, bienvenue à ceux qui arrivent et à la prochaine fois! I missed you!
Dans sa rage, Dean saccagea la chambre d'hôtel. Il renversa les tables de nuit, brisa les lampes en les lançant contre le mur, donna des coups de pied dans le mur jusqu'à en trouer le contre-plaqué. Rien ne semblait devoir apaiser se colère. On avait fait du mal à Sammy, il sentait monter un besoin viscéral de faire du mal à quelqu'un d'autre. Quiconque a dit que la vengeance n'était pas la solution n'avait jamais eu envie de se venger. Mais quand il entendit frapper avec insistance à sa porte, et une voix un peu bourrue lui lancer « eyh, tout va bien là-dedans ? », il s'arrêta un instant avant de répondre « ouais, ouais pas de soucis ». Il attendit d'entendre les pas s'éloigner avant de regarder autour de lui, les poings sur les hanches. Il ne pouvait pas dire qu'il était fier, ni qu'il se sentait mieux d'avoir passé ses nerfs sur des objets. Il soupira et se baissa pour remettre les meubles en place. C'était de toute façon trop tard pour les lampes. Une fois accroupi, il sentit et se souvint du pistolet qu'il avait encore sur lui. Autant aller directement à la source du problème. Il claque la porte derrière lui se mit au volant de son Impala avant de se mettre en route de nouveau vers la maison d'Alice Olsen.
Le soleil commençait à pointer à l'horizon. La partie ouest de la ville était encore plongée dans l'obscurité, mais les premiers rayons parvenaient à teinter de rose les collines qui se dressaient à l'est. C'était aussi le moment où les réverbères municipaux s'éteignaient pour laisser la place à la lumière naturelle naissante. Ce spectacle était inexistant pour Dean qui n'était focalisé que sur un seul objectif : faire payer la salope. Il n'avait aucun doute que cette pétasse de sorcière avait eu un rôle dans la disparition de son frère. Elle allait voir ce que ça voulait dire que de s'en prendre aux Winchesters. Elle n'était qu'un problème qui serait vite résolu avec deux balles dans la tête. Sans leur magie pour les protéger, les sorcières n'étaient que des cibles bonnes à supplier. Il ne se laisserait pas apitoyer, même s'il avait envie de l'entendre geindre et couiner dans l'espoir de sauver sa vie sans valeur. Ces enfoirés de monstres ne méritaient pas de vivre, et encore moins quand ils avaient fait du mal à sa famille. Il se gara et descendit. Il sortit son pistolet, puis se ravisa. Il fit marche arrière et ouvrit son coffre. Il attrapa un des fusils chargés de balles de sel en cas d'intervention surnaturelle, et attrapa aussi des cartouches normales qu'il mit dans la poche de son blouson de cuir. Il passa le fusil en bandoulière sur son épaule et garda son arme de poing sortie avant de traverser la route à grandes enjambées. Il ne prit pas la peine de frapper à la porte. Il la défonça avec des grands coups de pied au niveau de la serrure jusqu'à ce que celle-ci cède. Il entra dans la maison rapidement, jetant un coup d'œil circulaire pour localiser sa cible. Rien au rez-de-chaussée, pas un mouvement. Il tendit l'oreille, pas de bruit dans la maison. Vu le bruit qu'il avait fait en entrant, c'était étrange. Il prit les escaliers pour se diriger à l'étage, lentement, en prenant bien garde à ne pas faire craquer les marches sous son poids. C'est en avançant dans le couloir du premier étage qu'il entendit sa proie.
« Oui, s'il vous plaît, quelqu'un vient de rentrer chez moi….Non, je ne sais pas ce qu'il me veut, mais…Je suis terrifiée, s'il vous plaît, venez vite, murmurait-elle, la voix entrecoupée de lourds sanglots. »
Dean aurait pu être attendri si elle n'avait pas fait le choix de passer du mauvais côté en utilisant de la magie noire pour enchaîner l'âme de son petit frère à elle ici-bas. Pour lui, elle n'était pas plus que du gibier. Il entra dans sa chambre et la trouva prostrée de l'autre côté du grand lit, le plus loin de la porte possible, serrant son téléphone contre elle, le visage baigné de larmes. Il la mit en joue, baissant le chien de son revolver avant de demander :
« Où est-il ? Tu as dix secondes pour répondre, pétasse.
-Je ne sais pas de quoi vous parlez, oh mon Dieu.
-Ça sert à rien d'essayer de me faire croire ça. Entre l'autel de ton culte, le sort sur l'âme de ton petit frère, ça pue la pourriture ici. Alors où est mon frère, demanda-t-il en détachant clairement chaque syllabe et en l'appuyant d'un mouvement de la main armée.
-Je...Je….Attendrez, vous êtes l'agent de tout à l'heure ?!
-Je commence à perdre patience. »
Il fit feu, visant quelques dizaines de centimètres au-dessus de sa tête. Elle poussa un cri noyé dans le bruit de la détonation.
« Alors maintenant sorcière, on passe à table.
-Vous êtes un chasseur, c'est ça ?
-Bingo, mais c'est pas comme si tu ne le savais pas vu que c'est exactement pour ça que tu as kidnappé Sam. Alors dix secondes avant de répondre, parce que la prochaine balle, ce sera dans le buffet, salope.
-Vous vous pensez fort avec votre petite arme à feu, dit-elle, redressant la tête et lui faisant face avec courage.
-Le calibre est assez pour te faire péter la moitié de la tête, ma jolie. Et je sais suffisamment bien viser pour m'assurer que ce sera pas rapide.
-Ça tombe bien, moi aussi. »
D'un geste prompt, elle saisit une arme cachée sous son lit, se tourna vers lui, visa et tira avant qu'il n'ait le temps de réagir. La balle vint se ficher dans son bras droit et il lâcha l'arme à la fois sous le coup de la douleur et de la surprise. Il eut à peine le temps de réagir avant qu'elle ne soit sur lui, après une glissade par dessus son lit, pieds en avant. Il tituba sous le choc, et elle enchaîna avec un coup de coude en plein sur son bras blessé et un coup de boule en plein visage. Il réagit enfin, lançant son poing en avant qui ne toucha que du vide alors qu'elle esquivait d'un pas sur le côté et ripostait par un contre direct du gauche en plein sur son nez déjà douloureux. Il se jeta en avant, essayant de la faire chuter avec lui, pensant qu'il aurait plus de chance dans une mêlée au sol. D'un roulement d'épaules, elle parvint à le faire tomber, lui retournant le bras gauche au passage. Le tenant toujours par le poignet, elle abattit avec force son talon sur son autre bras. Il ne put retenir un cri de douleur.
« Vous ne comptez que sur votre force, vous autres. Mais vous ne restez que des amateurs. Vous pensez que parce que j'ai appris à faire certaines choses, j'ai oublié comment me défendre. Vous croyez que c'est parce que je faisais du tricot que je suis allée en Irak. Pitoyable, lui cracha-t-elle au visage en redonnant un grand coup sur l'impact de la balle. Je pourrai te tuer ici et maintenant et personne n'en aurait rien à foutre de ta petite vie de merde. J'espère que tu as pris ton pied en me menaçant ducon.
-Je te….Je te tuerai, arriva-t-il à haleter au travers de la douleur. Pour Sammy….
-Je sais même pas qui c'est ou ce qui lui est arrivé !
-Menteuse.
-J'ai aucun intérêt à mentir à un homme au sol. Et dis-toi que la seule raison pour laquelle je te tue pas, c'est que j'ai déjà appelé les flics et que pour les gens comme toi, c'est bien mieux de faire ça dans les règles.
-Ta petite couverture de fillette apeurée tiendra pas longtemps.
-Tout le monde me croira quand je dirai que j'ai agi par réflexe quand j'ai vu l'arme. Donc dans le fond, tu n'as rien. Tu profiteras bien du fond de ta cellule, en te disant que tu ne peux rien empêcher au final.
-J'ai compris ce que tu faisais.
-Ça m'étonnerait beaucoup. »
Elle se tut, continuant à maintenir la pression sur son bras blessé, la douleur empêchant Dean de penser aux autres moyens de se sortir de sa prise. Ils attendirent comme ça que les sirènes retentissent au bas de la rue et que les forces de l'ordre arrivent. Entre la serrure défoncée et l'armada que Dean avait amené, il ne se faisait pas d'illusions sur ce qui se passerait ensuite. Il avait envie de hurler de rage, mais ce serait donné raison à la salope qui le tenait en respect. Il s'en sortirait et lui ferait payer plus tard. Les policiers arrivèrent dans la chambre, arme brandie. Ils eurent l'air surpris du spectacle qui se tenait devant eux.
« Dieu merci, vous êtes là. Ce maniaque est rentré chez moi, m'a menacé avec son arme et...Heureusement que j'ai pu réagir à temps, il a même tiré un coup de feu, regardez l'impact dans le mur ! Je ne sais pas ce qu'il se serait passé si je n'avais pas pu le maîtriser... »
Elle n'avait même pas eu besoin de mentir. Les policiers l'éloignèrent alors que deux d'entre eux le retournaient face contre terre, lui passant les menottes au poignet et lui faisant la lecture de ses droits. Il n'écoutait qu'un mot sur deux, essayant déjà de savoir comment il allait pouvoir se sortir de là. Ils le relevèrent sans ménagement, le traînèrent à moitié dans les escaliers, se plaignant qu'ils allaient devoir lui trouver un médecin pour sa blessure alors qu'ils n'étaient pas sûrs « qu'une ordure comme ça le mérite ». Il fut chargé sans ménagement à l'arrière de la voiture de la patrouille qui démarra alors que certains de leurs collègues étaient restés en arrière pour prendre la déposition de la « victime ». Dean n'arrivait pas à croire qu'il se soit fait dominé de la sorte par une femme. Il avait été entraîné par son père, un ancien Marine, et il n'avait rien pu faire de bout en bout. A aucun moment, il n'avait été en contrôle de la situation, et elle n'avait même pas eu besoin d'utiliser les armes surnaturelles à sa disposition. Il se sentait stupide, et vide, se rendant bien compte que son enferment réduisait quasiment à néant ses chances de retrouver Sam à temps. C'était dans un état d'abattement complet qu'il se retrouva assis sur le petit banc de bois fixé au mur d'une vieille cellule dans un petit commissariat d'une ville pourrie du Midwest. Il se demandait quand exactement les choses avaient dégénérées à ce point.
Sam s'était retrouvé dans une pièce totalement sombre où il ne pouvait absolument rien distinguer qui pourrait lui permettre d'identifier un peu l'environnement dans lequel il se trouvait. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il pouvait bouger librement, l'endroit était donc assez grand. Il fit quelques pas, essayant de trouver une paroi pour faire le tour de l'espace, mais il n'en trouvait pas. Il n'était même pas sur de se diriger en ligne droite, peut-être tournait-il en rond dans un grand espace clos, ou ne trouvait-il pas de mur ni de paroi parce qu'il n'y en avait pas. L'idée le fit frissonner, parce qu'aucun endroit en Amérique ne pouvait être ouvert et aussi sombre, sans laisser passer la lumière des étoiles. Il ne savait même pas si c'était le jour ou la nuit, ce n'était pas qu'une obscurité synonyme d'absence de lumière, c'était plutôt comme une tâche d'encre qui envahissait l'espace devant lui. Il ne sentait pas non plus de courant d'air. La température était indéfinissable, ni trop chaude ni trop froide, mais le faisant tout de même alterner entre suées et frissons. Il continuait à avancer, incapable de dire si une seconde ou une heure s'écoulait. Même le temps agissait bizarrement. Il s'arrêta et s'assit à même le sol. Il était doux et moelleux, pas du tout ce qu'on pouvait attendre d'un sol. Sous ses doigts, c'était comme une texture de peau de pêche. Il était totalement désorienté. Il n'y avait aucun bruit autour de lui, c'était comme s'il était dans une bulle le coupant du reste du monde. Sam espérait que cette théorie n'était pas la bonne sinon il ne voyait pas comment il allait s'en sortir. Il se prit la tête dans les mains, priant pour que son frère le retrouve rapidement.
Après s'être laissé aller quelques instants, il décida de se reprendre. Dean devait avant tout s'occuper de protéger les habitants de la ville, et il ne savait même pas qu'ils avaient un démon en plus sur le dos. Il était donc seul à la fois contre une sorcière et un démon ancien, et apparemment ils devaient travailler ensemble parce que Sam ne croyait pas à une aussi grande coïncidence. Il fallait qu'il s'en sorte lui-même et aille aider son frère qui n'avait aucune chance. Alors qu'il pensait à la situation de Dean, il sentit également une énorme migraine qui commençait à s'installer un peu au-dessus de ses sinus. Il essaya de se relever mais perdit immédiatement l'équilibre et retomba sur le sol mou, ce qui lui évita de se blesser dans sa chute. Il ne parvint qu'à se rouler par terre avec un gémissement alors que tous les marteaux-piqueurs du monde s'étaient mis en marche dans sa tête. Il ferma les yeux et bénit le silence absolu dans lequel il évoluait. Mais il n'avait que sa douleur qui lui vrillait les tempes et l'arrière de ses orbites. Puis ce fut comme une explosion, une lumière brûlante et aveuglante qui surgissait de lui. Il savait ce qui venait, il avait ce genre de visions de plus en plus souvent, mais jamais aussi violente que maintenant. C'est comme si on l'arrachait à son corps entier pour jeter son esprit en face de la plus brillante lumière et dans des glaces si froides qu'elles en brûlaient. Il criait, mais ne s'entendait pas lui-même.
Puis il vit. Il était dans une vieille cellule poussiéreuse, la lune jetant une clarté faiblarde entre les barreaux de la haute fenêtre. Sur le petit banc de bois vieilli, son frère était endormi, un bras enveloppé dans un bandage et en écharpe. Il avait encore du sang séché sur le visage, signe d'une bagarre pas encore ancienne. Il devait souffrir le martyre, et ça se voyait dans la tension de son visage même alors qu'il dormait. Sam ne savait pas si c'était une vision du présent ou du futur qui se déroulait devant lui. Il aurait voulu pouvoir s'approcher de son frère, le réveiller, lui dire qu'il allait bien, lui expliquer ce qu'il savait, lui dire de faire attention, mais il était figé sur place. Il ne pouvait qu'assister impuissant au sommeil troublé de Dean.
Il ne comprenait pas. D'habitude, toutes ses visions avaient une utilité directe, et pas simplement de peut-être voir où était son frère. Il retint son souffle en entendant des pas s'approcher dans le couloir qui menait à la geôle. Son sang se figea dans ses veines quand il vit s'approcher le démon qui l'avait déjà coincé dans l'hôpital, mais cette fois-ci habillé d'un uniforme de la police. Il sifflotait une mélodie que Sam ne reconnaissait pas pendant qu'il jouait avec les clés sur le trousseau, cherchant celle qui allait ouvrir la cellule. Le jeune chasseur se doutait bien qu'il aurait pu rentrer par un autre moyen, mais le démon devait chercher à préserver les apparences. Après tout, de vrais gardiens devaient être postés à l'entrée du couloir, et peut-être qu'il ne savait pas désactiver les systèmes de vidéo-surveillance, ce dont Sam doutait vu les pouvoirs dont il avait déjà fait preuve pour leur échapper et pour les piéger. Pendant que l'être maléfique prenait son temps, sans même essayer d'être discret, Dean était toujours profondément endormi, ne se rendant pas compte de ce qui s'approchait de lui. Sam aurait voulu crier mais il ne pouvait rien faire de plus que regarder. Il se pinça pour ne pas avoir à regarder la suite, le démon avait été assez clair par rapport à ce qu'il pensait de Dean. Il ouvrit enfin la porte et la fit glisser bruyamment pour dégager le passage. Il entra dans la cellule, alors que Dean se redressait difficilement, s'appuyant sur le seul bras valide qui lui restait. Il avait encore l'air à moitié endormi alors que l'autre se tenait déjà en face de lui, jambes écartées et les bras croisés devant la poitrine. Il ouvrit la bouche, mais Sam n'entendait pas les mots qui en sortaient. C'était comme de regarder un film muet.
Il ne savait pas ce qu'il se tramait, mais il sentait que le démon s'énervait de plus en plus, une aura noire et menaçante s'échappant de lui, de plus en plus palpable. Mais c'était comme si Dean ne le voyait pas, il restait le regard fixé sur un point un peu au-dessus de l'épaule gauche de son interlocuteur, blanchissant légèrement. Sam essaya de suivre le regard de son frère, mais il n'y avait rien en face, rien d'autre qu'une fissure dans le mur du couloir du commissariat. L'échange dura quelques instants. Puis Dean commença à remuer les lèvres rapidement, comme s'il murmurait quelque chose le plus rapidement possible. Le démon en face de lui se plia en deux, le visage déformé par la douleur et la rage. Un exorcisme ! Sam se sentit fier de son frère qui se levait alors que son adversaire titubait de quelques pas en arrière. Alors qu'un petit sourire satisfait commençait à arriver sur le visage de son grand frère, le démon se redressa d'un coup et leva la main. D'un coup, toute son aura partit comme une flèche en direction de Dean. Sam resta comme hypnotisé par la giclée de sang qui s'élevait comme au ralenti avant de venir tapisser le mur devant lequel se tenait son frère, qui s'effondra au sol sans un bruit. Toujours au ralenti, une flaque de sang semblait s'étendre sans fin sous lui alors que son visage perdait toute sa couleur. Le démon tourna les talons et partit dans le couloir comme si de rien était. Puis pour Sam, tout fut noir. Il ne savait pas s'il avait perdu connaissance ou s'il était simplement retourné dans sa prison.
Malgré la douleur qui l'élançait encore dans son bras blessé, Dean était tout de même parvenu à s'endormir en s'allongeant sur le petit banc au fond de la cellule. Il savait qu'il était en train de faire un cauchemar mais était incapable de dire exactement quoi. Il fut tiré de son sommeil par le bruit de la porte grillagée ouverte sans ménagement. Un policier en uniforme entra, se planta devant lui les bras croisés. Il se redressa doucement, ne pouvant retenir un bâillement.
« Dean Winchester, je crois que nous avons beaucoup à nous dire en face à face, commença l'homme au tient foncé et aux yeux sombres. »
