Nous revoici !

Sorry to be late, aurions-nous dit en frappant timidement à la porte du cours d'anglais... Mais on a cours tous les jours, alors qu'on n'a pas posté depuis hem... beaucoup de jours, justement - pas taper pas taper !

Quoi qu'il en soit, on présente nos très très - trèstrèstrès - longues excuses :-/

Pour vous rassurer, nous vous annonçons que trois autres chapitres sont prêts à être postés, et que les suivants sont bien entendu en préparation

Bonne lecture !

Chapitre 4

Thranduil, roi des elfes

Lucius tentait de retrouver le chemin de ses appartements, lorsqu'il entendit un cri. Ce qui le fit se figer sur place ne fut pas le cri en lui-même, mais plutôt la voix, familière.

Severus.

Oubliant complètement qu'il était censé se trouver dans sa chambre, Lucius se détourna de son chemin et s'élança en direction de la voix. Cependant, aucun autre son ne retentit pour le guider, et il finit par se diriger complètement au hasard, jusqu'à ne plus savoir où il se trouvait. Il emprunta finalement un escalier et se mit à descendre à toute vitesse, lorsque des voix lui parvinrent. Il se retourna et se figea : stupéfait, il observa Severus, à terre devant nul autre que Thranduil. Lucius resta un instant fasciné par le trône stupéfiant. Puis, se dissimulant derrière une colonne, il reporta son attention sur son amant et ce qui se disait.

- Mon roi, voici le prisonnier qui tentait de s'enfuir, déclara un des elfes guerriers. Comme vous désiriez le voir, nous vous l'avons amené.

Thranduil se leva et descendit lentement, jusqu'à se trouver juste devant Severus, sur lequel il se pencha.

- Bien, dit-il. Je vais enfin savoir ce que faisaient un homme et un être maléfique couvert d'écailles en compagnie d'un Elfe. Ou plutôt, devrais-je dire escortant un prisonnier...

- Roi Thranduil, dit prudemment Severus, avez-vous vu vous-même celui que vous dites être un Elfe ?

- Silence ! s'exclama le roi. Croyez-vous pouvoir me duper ? Je sais que vous venez d'un autre monde, où les créatures n'ont pas toutes la même apparence qu'ici. Tauriel m'a rapporté ce que lui avait confié votre ancien prisonnier !

Severus fulminait.

« Mais qui est cette Tauriel dont tout le monde me rabat les oreilles ! »

Et surtout, qu'est-ce que Lucius avait bien pu lui raconter pour qu'il se retrouve dans une telle situation ?

- Il me faut maintenant décider ce que je vais faire de toi, déclara Thranduil en se redressant. Malheureusement, des gardes ont constaté que ton camarade avait réussi à fuir. Tout comme un Nain qu'il me fallait également interroger. Vous me mettez dans une situation délicate, il faut donc un châtiment à la hauteur de vos fautes.

Severus se sentait de plus en plus mal. À présent il savait que non seulement il allait mourir, mais qu'en plus ça risquait d'être très douloureux. Il fallait absolument qu'il se sorte de ce guêpier.

- Roi Thranduil, écoutez-moi ! essaya-t-il de nouveau. S'il-vous-plaît, écoutez.

Thranduil se tourna vers lui.

- Vous faites erreur sur mon compte, continua le potionniste. Lucius – c'est le nom de celui que vous prenez pour un Elfe – Lucius et moi, donc, nous sommes des sorciers humains. Là d'où nous venons, la guerre vient de se terminer. Seulement, le camps de la Lumière est sorti victorieux et nous prend, plus ou moins à tort, pour des adeptes des Ténèbres. On fuyait lorsque Rumplestilskin est apparu sur notre route. C'est à cause de lui qu'on est là ! Il nous a promis de nous envoyer ici, où il nous disait que nous aurions une bonne vie. Nous avons tout abandonné, sans rien emporter ! Mais je vous jure que nous n'avons jamais capturé d'Elfe et que Lucius est tout ce qu'il y a de plus humain.

Le roi se pencha de nouveau vers lui, à tel point que Severus pouvait sentir son souffle sur son visage.

- Et pourquoi devrais-je te croire ? murmura Thranduil d'un ton féroce.

- Sans doute parce qu'il s'agit de la vérité ! lança une voix perçante derrière eux.

Thranduil se retourna vivement et Severus put voir qui avait pris la parole. Il faillit s'étouffer en voyant Rumplestilskin, élégamment installé sur le trône. Un Elfe fondit sur lui pour l'en dégager, mais le Ténébreux n'eut qu'à claquer des doigts pour le réduire en un petit tas de cendres.

- Vous feriez mieux de prendre des guerriers moins inflammables, dit-il avec ironie.

- Qui êtes-vous ! s'exclama Thranduil. Descendez de mon trône !

- Je ne crois pas, répliqua Rumplestilskin. Voyez-vous, sur le trône se tient le plus puissant, devant lui sont ses inférieurs. Vous m'êtes inférieur, comme vous avez pu le constater. Nous sommes tous deux à notre place, en ce moment même.

Le roi tremblait sous la colère et l'humiliation.

- Que voulez-vous ? demanda-t-il avec hargne.

- Vous savez sûrement qui je suis : notre ami (il désigna Severus) m'a nommé « Rumplestilskin », vous m'avez désigné comme « un être maléfique couvert d'écailles ». Je ressens un plaisir infiniment plus grand à être appelé... le Ténébreux.

À ce nom, tous les elfes se mirent en garde et Thranduil porta sa main à son épée, prêt à dégainer.

- Le « Ténébreux » ? souffla-t-il. Nous avons déjà suffisamment eu à faire avec les Ténèbres ces temps-ci. Sauron vient à peine d'être vaincu et...

- Oh ! Alors il a fini par être défait ! Soixante ans après !

- Comment savez-vous...

- Je sais beaucoup plus de chose que vous ne croyez, répliqua Rumplestilskin.

Il se leva, sans pour autant descendre jusqu'à eux. L'épée de Thranduil glissa de quelques centimètres hors de son fourreau.

- Seulement, je n'aurais jamais deviné que vous étiez venu à bout de Sauron si vous ne me l'aviez dit, ajouta-t-il. Car, si elle est en bien meilleur état que la dernière fois où je venu, l'ombre est toujours présente... ou revient-elle ? Mais vous vous en êtes certainement aperçu !

Thranduil détourna la tête.

- Que veux-tu ? répéta-t-il.

Rumplestilskin éclata de son rire effrayant. Severus sentit un frisson d'effroi le parcourir.

- Oh oh ! Mais je vois que nous sommes nerveux ! Très bien. Je vais vous dire ce que j'attends de vous, Votre Majesté, termina-t-il d'un ton théâtral avec une courbette volontairement ridicule.

Severus voyait bien que le roi supportait mal l'humiliation dont il était l'objet, mais qu'il n'osait pas provoquer le Ténébreux.

- Voyez-vous, dit Rumplestilskin, il y a longtemps que je cherche le moyen d'être totalement invincible. Et l'homme que vous voyez là (il désigna de nouveau Severus) peut m'aider à parvenir à mes fins. Il suffirait qu'il me prépare une potion connue de lui seul... et je serai immortel !

- Je conteste ! intervint Severus. Seule la partie imbibée de potion devient intouchable !

Le Ténébreux eut un étrange sourire à cette remarque.

- Quoiqu'il en soit, reprit-il, cet homme mort ou enfermé dans une geôle, je ne peux obtenir ce que je désire.

- Et je suppose que je ne pourrai vous empêcher de me le prendre, conclut Thranduil.

Rumplestilskin éclata de nouveau rire.

- Certes non, mon ami ! s'exclama-t-il joyeusement. Je pourrais vous faire subir exactement le même sort que votre... ancien garde !

Il montra du doigt le tas de cendres près de lui.

- Seulement, là d'où je viens la magie a toujours un prix, reprit-il. Je sais bien qu'ici les règles sont différentes... cependant j'ai pris goût aux marchés. C'est pourquoi je vous offre la chance de bénéficier de mes pouvoirs.

- Comment cela ? demanda Thranduil avec méfiance.

Rumplestilskin disparut dans un nuage de fumée. Les gardes et leur roi se mirent à regarder en tous sens, lorsqu'il réapparut, juste derrière Thranduil. Les gardes dégainèrent mais ne bougèrent pas plus, hésitants face à la puissance du Ténébreux. Celui-ci s'approcha du roi, qui était resté immobile.

- Un poids pèse sur vos épaules, roi Sindar, souffla-t-il tout près de son oreille.

Il recula de quelques pas.

- Je peux vous en alléger, si vous le désirez, déclara-t-il. Il vous suffit simplement de libérez mon potionniste.

Thranduil se retourna et le fixa droit dans les yeux.

- Quant à l'autre ? Vous vous en fichez ? demanda-t-il.

Le Ténébreux haussa les épaules.

- Il ne m'est pas bien utile, lâcha-t-il. Vous pouvez le garder.

Derrière sa colonne, Lucius sentit sa respiration se couper. Si Thranduil acceptait le marché que lui proposait Rumplestilskin – ce dont il ne doutait pas – Severus serait libre, mais lui resterait prisonnier du roi ; ils seraient séparés.

- Eh oh ! Je me permets de protester ! s'exclama alors Severus, agacé qu'on parle de lui comme d'une simple marchandise.

Tous se tournèrent vers lui.

- Je refuse d'être libéré si Lucius ne l'est pas aussi ! continua-t-il.

- Je ne crois pas que vous ayez le choix, répliqua le Ténébreux.

- Je le prends pourtant. Je suis venu ici pour avoir une belle vie avec Lucius ! C'était ça, notre marché !

- Notre marché, comme vous dites, consistait en un voyage en échange d'une potion.

- Non, c'était de reconstruire ma vie avec mon amant. Je ne partirai pas d'ici sans lui.

Oublieux des Elfes qui les entouraient, le potionniste et le Ténébreux se toisèrent.

- Bien, finit par dire ce dernier. Je ne vois pas ce que j'y perds, de toute façon. Ajoutons donc la libération de votre très cher amant. Acceptez-vous, Thranduil ?

- Je n'ai pas le choix...

- Exactement ! Dans ce cas, tout est parfait ! Montrez-nous nos appartements !

Le roi faillit s'étrangler de stupeur.

- Vos appartements ! s'exclama-t-il furieusement. Allez voir à Minas Tirith s'ils veulent de vous ! Je ne souhaite pas vous garder plus longtemps en ces lieux !

À peine avait-il prononcé ces mots qu'il se mit à suffoquer. Il porta ses mains à sa gorge, essayant désespérément d'aspirer de l'air.

- Ada ?

Tous se tournèrent vers le nouveau venu, y compris Rumplestilskin qui cessa son sort. Thranduil tomba à genoux sur le sol, tête basse, aspirant de grandes goulées d'air.

- Qu'avez-vous fait à mon père ! s'exclama le jeune Elfe qui venait de les rejoindre.

Celui-ci les dépassa pour aller secourir le roi.

- Legolas Vertefeuille, murmura le Ténébreux. Voilà qui devient intéressant.

- Qui es-tu, étranger ! lança quelqu'un d'autre.

Quelqu'un accompagnait le prince elfe.

- Et vous, vous vous nommez Glorfindel, si je ne m'abuse, ajouta Rumplestilskin.

- C'est juste, répondit l'Elfe qui avait tendu une flèche sur son arc, bien que je ne sache pas comment tu as eu connaissance de mon nom, ce qui m'amène à me méfier d'autant plus. Maintenant, je t'ai demandé qui tu étais !

Rumplestilskin rit de nouveau ; cette petite réunion commençait à vraiment l'amuser. Il claqua des doigts et l'arc de Glorfindel se mit à rétrécir, jusqu'à atteindre la taille de sa main.

- Pour toi, dit-il, ce sera le Ténébreux !

L'elfe laissa tomber son arc à présent de taille ridicule et recula de plusieurs pas, effrayé.

- Vous ne m'impressionnerez pas avec votre magie ! s'exclama alors une voix dans leur dos.

De nouveau ils se retournèrent, pour voir Legolas qui venait de dégainer. Il avait aidé Thranduil à remonter sur son trône.

- Allons allons, souffla le Ténébreux. Pourquoi tant d'animosité ? Nous qui venions tout juste de conclure un accord !

- Un accord ? Quel accord ? demanda Legolas.

- Oh ! Ton père saura bien t'expliquer de quoi il retourne ! En attendant, je souhaite être conduit à mes appartements !

Tous se tournèrent vers le roi. Celui-ci lança un regard noir à Rumplestilskin, massant sa gorge toujours douloureuse. Il finit cependant par se pencher vers un de ses gardes et lui murmura quelque chose. Le garde acquiesça et alla libérer Severus de ses liens.

- Suivez-moi ! dit-il ensuite.

Silencieux, ils lui emboîtèrent le pas à travers les profondeurs de la forteresse. Severus songeait à Lucius. Où celui-ci pouvait-il bien se trouver ? Soudain, le blond surgit d'un tournant.

- Laissez-le ! dit-il en se dirigeant vers Severus. Il sera avec moi.

- Mais le roi...

- Le roi rien du tout ! Ça ne fera aucune différence, vous n'aurez qu'à lui montrer l'endroit où il pourra travailler pour le Ténébreux plus tard, mais il logera avec moi.

Et il embarqua Severus sans plus attendre. Celui-ci n'essaya pas d'empêcher son amant de l'emmener. Mais une fois que Rumplestilskin et les gardes qui l'escortaient furent hors de vue, il tira Lucius en arrière et l'embrassa passionnément.

- Mais qu'est-ce que tu fichais ? demanda-t-il en libérant ses lèvres. J'ai failli mourir ! Le pire c'est que c'est à Rumplestilskin que je dois la vie – et j'espère bien qu'il n'en profitera pas pour m'endetter un peu plus !

- Je sais, mais je ne pouvais rien faire ! Et puis, nous sommes enfin ensemble, libres, c'est tout ce qui compte, non ?

- Ouais... pourvu que ça bouge pas trop.

Lucius haussa les épaules.

- Franchement, dit-il d'un ton presque vexé, si je voyais sans cesse les choses comme toi, ça fait longtemps que je serais en dépression.

Severus eut un rictus moqueur.

- Bon ! Tu me les montres, ces appartements ?

À suivre...

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