Bonjour / Bonsoir !

Et voici la suite qui s'est assez fait attendre il me semble (même si j'ai failli oublié que c'était aujourd'hui que je devais posté le nouveau chapitre ^^)

Sur ce, je ne vais pas vous déranger plus longtemps :

BONNE LECTURE !

PSs : - Encore Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, par ailleurs, poste aussi ses fics maintenant (elles sont d'ailleurs plus que génialissime) Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille ^^

- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^

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Chapitre n°3 : Sentiment inconnu...

Reese ouvrit péniblement les yeux, regardant tout autour de lui. Il vit alors une ombre s'éloigner lentement de lui. Il se leva alors, tendant un bras dans cette même direction, mais rien. Il tenta tant bien que mal de l'appeler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il se mit enfin en marche, courant maladroitement après cette ombre qui semblait le fuir, et au moment même où il posait la main sur l'épaule de cette dernière, elle s'évapora telle de la fumée. Reese se réveilla en sursaut, dans son lit d'hôpital. Il était désormais couvert de sueur, tremblant de la tête aux pieds.

- Qui était-ce ? Murmura-t-il faiblement avant de vérifier l'heure. 3H20...

Le lendemain matin, jour de la sortie de Reese de l'hôpital, c'est à reculons que Finch le rejoignit. Il croisa alors une nouvelle fois Elizabeth, qu'il savait présente. Elle avait les yeux rouges et semblait avoir beaucoup pleurée. Elle lui annonça le décès de son mari. Les médecins avaient déclaré une crise cardiaque, sachant que depuis son hospitalisation, il en avait déjà fait deux. La troisième lui aura finalement été fatale. Ils échangèrent ainsi quelques mots avant qu'elle ne parte pour l'accueil, ayant des papiers à remplir.

Finch se dirigea finalement vers la chambre de Reese où ce dernier l'attendait depuis plus d'une demi-heure, fin prêt à quitter cet endroit.

- Je vois que vous êtes déjà prêt, remarqua Finch aussi naturellement qu'il le put en entrant dans la chambre.

- Oui, j'ai hâte de quitter cet endroit. J'ai besoin d'un peu d'action, dit-il sans vraiment savoir pourquoi.

- C'est hors de question ! S'insurgea Finch par réflexe. Vous avez toujours besoin de repos Mr Reese.

Quand il entendit son nom prononcé par Finch, Reese ne put s'empêcher de sourire bêtement, mais étant de dos à l'informaticien, ce dernier ni vit rien. Depuis que Finch était arrivé, il se sentait de bien meilleure humeur, sans raison apparente.

- Merci de vous inquiéter pour moi Finch, dit-il naturellement, mais je vais mieux.

- Vous n'êtes pas médecin Mr Reese. Et puis allons-y. Je me suis déjà occupé des papiers pour votre sortie.

Ils purent enfin quitter le bâtiment. Pour une fois ce ne fut pas Reese qui prit le volant mais Finch. Reese profita du voyage pour observer Finch aussi discrètement qu'il le pouvait. Ce dernier remarqua évidement son manège mais préféra garder le silence. Il se doutait bien que Reese devait chercher par tous les moyens à récupérer ses souvenirs... Finch le reconduisit chez lui, dans l'appartement qu'il lui avait offert pour son anniversaire.

- C'est donc là que j'habite ? Demanda Reese en entrant dans l'appartement.

- En effet, fut tout ce que Finch répondit.

Je trouverais peut-être quelques indices ici, pensa Reese.

- Bien, je vais devoir vous laisser, j'ai du travail qui m'attend.

- Et moi ? Vous avez dit que j'en avais un, mais je ne sais toujours pas lequel ?

- Vous travaillez dans une grande banque en tant que vigile. Ils ont été mis au courant pour votre accident, vous donnant alors une semaine de congés. Je vous ai noté l'adresse ici, dit-il en lui tendant un morceau de papier, ainsi que vos horaires.

Finch avait en effet joint le "patron" de Reese, et avait réussi, en lui parlant de ses problèmes de santé, à lui faire conserver son job. Il ne savait pas si son partenaire allait croire ce mensonge, mais était prêt à tout pour l'aider à récupérer une vie normale si c'est ce que ce dernier souhaitait.

Pendant que Reese redécouvrait son chez lui, Finch en profita pour quitter les lieux le plus silencieusement possible. Avant de ramener Reese ici, il avait fait un rapide tour des lieux, prenant ainsi toutes les armes du placard et celles qu'il avait trouvé ici et là. Il les avait toutes ramenées à la bibliothèque, se demandant au passage ce qu'il pourrait bien en faire.

Reese revint dans la pièce principale et fut plus que déçu de voir que son "ami" n'était plus là. Il soupira alors avant de commencer une fouille plus sérieuse.

Pendant ce temps, Finch avait décidé de demander un coup de main aux lieutenants Carter et Fusco voyant qu'il ne pourrait pas tout faire tout seul. Ce dernier le rejoignit dans un café du coin. À peine était-il installé que Finch lui faisait un résumé de la situation, lui parlant rapidement du passé d'Elizabeth

- Comment sont décédés ses précédents maris ?

- Le premier, Devis Franklin a été tué dans un accident de voiture. Il y avait un orage et il a perdu le contrôle de son véhicule. Il n'en restait plus rien d'ailleurs. Le second, Albert Thomson, est mort dans un incendie dans une de leur maison de vacances en Floride.

- N'empêche trois mariages et trois mariages de prestige, remarqua le lieutenant Fusco.

- Oui, il est vrai qu'elle a beaucoup gagné à chaque fois.

- Manquerait plus que ce soit une veuve noire, plaisanta alors Lionel.

Finch, lui, semblait réfléchir à cette possibilité. Il commença soudainement à pianoter sur le clavier de son ordinateur portable. Lionel l'observait simplement faire sans rien dire. L'informaticien trouva rapidement quelques faits bizarres concernant les décès des maris de leur numéro. Des faits sans vraiment beaucoup d'importance en soi, mais il avait au final l'impression que la clé de cette affaire était justement dans les détails aussi insignifiants soit-il. D'après le rapport de police sur l'accident de voiture de son premier mari, elle l'aurait appelé alors qu'il était à une soirée. Il serait parti précipitamment après et personne ne semblait savoir pourquoi. Vu le temps qu'il faisait, les recherches concernant l'accident n'avaient pas été plus loin. Pour le second, cela faisait des mois qu'ils n'étaient pas venus dans la maison de vacance. Une vieille gazinière qui fuyait et les recherches étaient finies. Mais pourquoi n'étaient-ils pas arrivés le même jour ? Et puis, il venait de retrouver les traces d'un paiement par carte de crédit provenant d'une station essence à un peu moins de 10 kilomètres de cette fameuse maison de vacances...

- On part rarement des jours différents quand on va en vacances en couple, au même endroit... remarqua Finch.

- Vous pensez qu'elle aurait pu tout organiser ? Demanda Fusco en prenant un troisième beignet.

- Je ne sais pas, je dis juste qu'il y a des questions sans réponses.

- Et pour le dernier ?

- Crise cardiaque.

- Je peux toujours demander des analyses supplémentaires ? Lui dit le lieutenant. Vu que ça date d'aujourd'hui il restera peut-être des traces d'une quelconque substance dans son organisme. Suffit de bien chercher.

- Pourquoi pas, je vais voir avec le lieutenant Carter. En attendant, vous pouvez toujours revoir les dossiers au commissariat et voir si vous trouvez d'autres faits bizarres.

- Bien, merci pour le café.

Lionel quitta le café laissant Finch avec ses peurs les plus profondes. Dès que son esprit n'était plus accaparé par le dossier Keller, il ne pouvait s'empêcher de penser à son coéquipier. Il se replongea une nouvelle fois dans l'affaire en joignant le lieutenant Carter pour des analyses supplémentaires concernant le mari de leur numéro.

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Reese se laissa tomber sur son lit. Il avait trouvé un dossier sur Finch, sur une clé USB, mais ne comprenait pas pourquoi il avait bien pu faire des recherches si approfondies sur ce dernier. Il ne savait pas pourquoi, mais dès qu'il pensait à lui, il se sentait soudainement nostalgique au point d'en être finalement blessé. Il trouva cela tellement ridicule que cela le fit tristement sourire. Un autre fait le dérangeait : pourquoi ne se sentait-il pas plus mal que cela à la pensée de Jessica ? Il souffrait certes, mais pas autant qu'il l'aurait pensé. Pas autant que quand il pensait à cet inconnu... Avait-il réussi, avec le temps, à passer à autre chose ? À tourner la page ? Avait-il été aidé d'une manière ou d'une autre ? Il sortit son portable récupéré à l'hôpital et composa alors le numéro qu'il vit comme étant le plus composé. A plusieurs kilomètres de là, Finch fut plus que surpris de voir le nom de Reese s'afficher sur son portable, mais ne décrocha pas, ne se sentant pas prêt à lui parler.

Reese ne supportait déjà plus de rester ici et décida donc de sortir faire un tour. Il se laissa guider par ses pas, se retrouvant alors au Parc. Cela faisait déjà une bonne demi-heure qu'il était là, quand un chien surgit de nulle part et vint lui faire la fête. Il s'amusa quelques minutes avec ce dernier sans se rendre compte que, à quelques pas de là, se trouvait l'informaticien sous le choc. Ce dernier avait emmené Bear se promener pour lui changer les idées. Lui-même attendait toujours les résultats de la part du lieutenant Carter...

- T'es un bon chien, toi... Oh, oui. Dis-moi, il est où ton maître ?

Pour toute réponse, Bear retourna auprès de Finch, Reese remarqua enfin sa présence. Il s'approcha de lui, le cœur battant à tout rompre, alors que le soulagement s'emparait de chaque fibre de son être.

- Il est à vous ? Demanda-t-il en souriant.

- Heu, oui. Il s'appelle Bear, répondit Finch en souriant faiblement, cherchant déjà un prétexte pour repartir.

Rien d'autre ne fut ajouté. Reese observait simplement l'informaticien et, sans se l'expliquer, cette scène lui paraissait tellement familière et nostalgique qu'il s'en sentit finalement blessé. Il avait l'impression qu'un tel fossé les séparait, que rien ne semblait pouvoir combler cette distance. Ressentait-il ça en temps normal ? Était-ce justement pour échapper à ce genre de sentiments qu'il avait inconsciemment préféré tout oublier de l'informaticien ? Pour ne plus avoir à souffrir davantage ?

Finch détourna les yeux, se concentrant sur Bear qui courait en tout sens après la balle de tennis que Reese lui avait lancé un peu plus tôt. Alors que Finch semblait plongé dans ses pensées, Reese s'approcha de lui, le cœur battant. Il n'était alors plus qu'à quelques pas de l'informaticien, et se rendit compte qu'il n'avait qu'une chose à l'esprit : prendre ce dernier dans ses bras. Il dut prendre sur lui pour ne plus bouger, le cœur battant la chamade. Pourquoi se sentait-il si confus et en même temps si heureux par la simple vue de l'informaticien ? Pourquoi le son de la voix de ce dernier l'apaisait autant alors même que son amnésie le déboussolait plus qu'il ne le laissait paraître ? Pourquoi son cœur avait-il loupé un battement au simple sourire de Finch ? Cherchait-il en fait à fuir quelque chose par l'oubli ? Des sentiments qu'il ne devrait pas ressentir en temps normal ? Des sentiments qui, s'ils venaient à être découverts, ferait plus de mal que de bien ?

- Vous ne me cachez rien ? Demanda soudainement Reese.

Finch sursauta alors. La question en elle même le surprit, en plus de leur soudaine proximité.

- De quoi voulez vous parler ? Répondit-il.

Reese l'avait-il démasqué ? Il repensa alors qu'il avait décidé d'avouer ses sentiments à Reese s'il s'en sortait, mais... Ne risquait-il pas de le perdre pour de bon ? Reese ne se souvenait pas de lui et pouvait donc, à juste titre, décider de partir loin de lui. Lui avouer ses sentiments ne précipiterait-il pas les choses au final ?

- Je ne sais pas trop... une intuition, répondit finalement Reese.

- Dans ce cas je ne peux pas vous aider, répondit Finch.

Le téléphone de Finch sonna soudainement. Carter avait réussi à faire réaliser des examens complémentaires et, d'après les résultats, un empoisonnement n'était pas à exclure.

- Lionel m'a parlé de votre théorie, mais sans preuve concrète, je ne peux rien faire.

- Je vois. J'ai une petite idée, dit-il en s'éloignant de Reese pour qu'il n'entende rien de sa conversation. Si elle a bien injecté la dernière dose mortelle à son mari ce matin, il est plus que probable qu'elle ait encore une preuve sur elle, non ?

- En effet, si elle ne s'en est pas débarrassée entre temps.

- Je sais bien, mais ça vaut la peine de vérifier. Je sais où elle se trouve en ce moment, je vous envoie l'adresse et on s'y retrouve.

- Bien, je vous fais confiance. Et Reese, comment va-t-il ?

- Si votre question signifie : a-t-il recouvré la mémoire ?, alors la réponse est non.

Finch raccrocha et siffla Bear.

- Je suis désolé mais nous devons-y aller.

- Un souci ? Demanda Reese soudainement anxieux et inquiet pour l'informaticien.

- Non, aucun. Vous devriez rentrer vous reposer.

Finch partit déposer Bear à la bibliothèque avant de partir en direction de l'endroit où se trouvait Elizabeth Keller. Cette dernière se trouvait effectivement à la banque. Carter arriva quelques minutes avant lui, mais resta de côté quand elle vit Finch faire son entrée. Elizabeth le repéra et vint alors à sa rencontre.

- Je ne pensais pas vous croiser ici, dit-elle en souriant.

- Moi non plus, répondit Finch l'air de rien.

Ils avancèrent alors jusqu'aux tables se trouvant sur leur gauche. Elle posa son sac entre eux et lui demanda des nouvelles de son ami.

- Il va bien, il a même quitté l'hôpital ce matin. Je suis encore désolé pour votre mari, ajouta-t-il.

- Je vous remercie, mais en même temps, maintenant au moins il ne souffre plus.

Carter se plaça derrière Finch, l'air de rien, jetant un œil aux prospectus. Finch, voulant attraper un des papiers posés sur la table, fit accidentellement tomber le sac.

- Je vous demande pardon, dit-il avant de se baisser.

Carter aida à ramasser les objets tombés du sac. Une paire de lunette de soleil, un stylo, un calepin ainsi qu'une poche plastique contenant une seringue ainsi qu'un flacon dont l'étiquette indiquait "cyanure de potassium". Il n'en fallu pas plus à Carter pour sortir sa plaque avant de lui demander de la suivre au commissariat pour un petit interrogatoire sur les circonstances de la mort de son mari.

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Reese était bien rentré chez lui. Il avait finalement appelé son patron disant qu'il reviendrait travailler le lendemain matin. Le soir venu, il se coucha sans avoir eu de nouveau contact avec Finch. Leur dernière entrevue encore en tête, il se demandait pourquoi il hantait ses pensées plus que ne l'avait jamais fait Jessica. Il s'endormit avec le nom de Finch sur les lèvres... Il fut une nouvelle fois hanté par le même rêve que la veille à l'hôpital, ne parvenant toujours pas à rattraper cette ombre fuyante.