Bonjour / Bonsoir !
Et un dernier petit chapitre pour conclure cette histoire en beauté ! (enfin je l'espère^^)
J'espère qu'elle vous l'aurez aimé et qu'elle vous donnera envie de lire la/les prochaine(s) à venir :)
Sur ce, je ne vais pas vous déranger plus longtemps :
BONNE LECTURE !
PSs : - Encore Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, par ailleurs, poste aussi ses fics maintenant (elles sont d'ailleurs plus que génialissime) Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille ^^
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Chapitre 4 : L'ombre...
Cela faisait une semaine maintenant que Reese avait quitté l'hôpital et cinq jours qu'il travaillait de nouveau en tant que vigile. Quelques souvenirs lui étaient revenus, mais pour l'essentiel tout était encore un immense trou noir. Il avait revu à deux reprises le lieutenant Carter, mais cette dernière refusait de répondre à ses questions. Ce qu'il ne savait pas, c'est que Finch le lui avait interdit. Il voulait que son coéquipier retrouve une vie normale, avec un travail normal et potentiellement, une vie de couple. Il avait même prévu que, d'ici quelques temps, il ferait en sorte qu'il parte travailler dans une autre des banques de son patron. Une de la ville voisine... Il était ainsi plus qu'impossible qu'ils se recroisent de nouveau.
Finch était déjà à la bibliothèque, attendant patiemment l'arrivé d'un nouveau numéro. Il avait réussi à s'occuper des deux derniers avec l'aide des deux lieutenants, mais il devait admettre que sans l'aide de Reese, cela s'avérait plus compliqué qu'il ne l'aurait pensé. Reese, lui, dormait toujours. Aujourd'hui était son jour de repos et il avait bien l'intention d'en profiter. Une nouvelle routine avait commencé à se mettre en place et, même si celle-ci ne lui semblait pas naturelle, il n'arrivait tout de même pas à voir quel était le problème. Il avait un travail plutôt pas mal payé, un bel appartement et, d'après ses comptes, il était loin d'être dans le rouge... Alors, que pouvait-il bien lui manquer pour qu'il se mette à soupirer sans raison ? Parfois il se retournait sans raison, espérant voir il ne savait qui... Il avait même commencé à fréquenter la bibliothèque du coin sans même savoir pourquoi. Il lui arrivait de rester des heures à attendre sans en comprendre le but.
La même ombre que toutes les nuits précédentes apparut alors devant lui. Il ne tenta pas de l'appeler cette fois-ci, se levant juste avant de partir à sa poursuite. Il ne savait pas pourquoi, mais il était sûr que la clé de toute cette histoire se trouvait là, juste devant lui. Il ne lui restait plus qu'à s'en emparer. Il était hors de question qu'il la laisse glisser entre ses doigts encore une fois. Il parvint une nouvelle fois à poser la main sur son épaule, et, contrairement à d'habitude, l'ombre s'immobilisa. Il la força à se retourner, lui faisant ainsi face pour la première fois en une semaine.
- Pourquoi m'avoir oublié ? Lui demanda-t-elle alors que l'informaticien lui apparaissait clairement. Comment avez-vous pu m'abandonner...
Reese se réveilla dans un nouveau sursaut.
- C'est pas possible, dit-il en souriant.
Pour la première fois depuis son réveil à l'hôpital il se sentait vivant. Idiot, mais vivant. Il se leva précipitamment, se préparant à toute vitesse. Il se rendit à la bibliothèque.
- Ce ne serait pas un de mes costumes ? Remarqua Reese alors que Bear, en effet allongé sur un de ses nombreux costumes, se jetait sur lui.
Aucun signe de Finch. Il se mit alors à parcourir la ville de long en large avant de réfléchir à tout ça sous un autre angle. Où irait-il s'il pensait avoir tout perdu concernant leur relation ? Un lieu lui apparut alors soudainement. Il regagna alors sa voiture. Lorsqu'il descendit du véhicule un peu après, il constata qu'une ombre sombre se trouvait bien là, assise sur le banc.
Alors qu'il s'approchait dudit banc, l'ombre se leva, avant de lui faire face.
- Comment avez-vous su que je serai...
Reese ne lui laissa pas la moindre chance de finir sa phrase, le prenant dans ses bras.
- Ne me refaites plus jamais une peur pareille Finch. Vous ne vous rendez pas compte de la peur que j'ai eue quand j'ai cru que vous étiez parti loin de moi ? Ah mince, c'est vrai que je suis censé être en colère contre vous. C'était irresponsable d'agir dans mon dos ! Remarqua alors Reese feignant d'être énervé contre son patron alors qu'il s'éloignait quelque peu de l'informaticien
Finch avait du mal à croire que tout était bien réel. Après une minute de silence il répondit :
- Les lieutenants Carter et Fusco étaient là, je ne risquais rien, se justifia l'informaticien, se rendant compte que tout ceci était bien réel.
- Vous leur faites donc plus confiance qu'à moi ? Dit Reese en se rapprochant une nouvelle fois de l'informaticien
- Bien sûr que non, ce n'est pas la même chose. Et puis, dois-je vous rappeler que vous étiez amnésique.
- J'apprécie l'attention, mais de là à me mentir... ou plutôt à me cacher la vérité, dit alors Reese à voix basse. Me forçant à vivre une nouvelle vie que je n'ai même pas choisi...
Il était temps qu'il obtienne des réponses concernant les derniers événements.
- J'ai pensé qu'il était préférable pour vous de retrouver une vie normale. Il suffit de voir cette semaine pour vous rendre compte que cela ne vous a pas tant déplu que cela, remarqua l'informaticien blessé que Reese se soit aussi vite habitué à cette nouvelle vie pourtant si loin de celle qu'il avait il y a encore peu de temps.
- Vous n'êtes pas moi et si vous aviez fait plus attention, vous auriez remarqué qu'inconsciemment ce n'était pas une vie normale que je voulais mais vous. Je n'ai pas arrêté de vous chercher sans même m'en rendre compte.
- Vous vous trompez. Les mauvaises habitudes ont la peau dure, c'est tout. Votre corps agissait par réflexe et rien d'autre.
- Dois-je comprendre que je ne comptais pas autant pour vous que je ne le pense ? Ne me dites pas que vous ne voulez plus de moi ? Demanda l'ex-agent blessé par les propos de celui qu'il considérait comme un ami et plus encore.
- Je ne saurais dire à quel point vous comptez pour moi. Je... commença Finch avant de s'interrompre.
Un silence s'installa alors entre les deux hommes. Finch s'était fait la promesse de lui avouer ses sentiments si jamais il se réveillait... ce qui était finalement arrivé. Devait-il le faire maintenant ? Se confesser ne lui avait jamais traversé l'esprit pour la simple raison qu'une réciprocité de ses sentiments n'était pas envisageable. Il ne regrettait pas ses sentiments, il ne pourrait jamais regretter de l'aimer, jamais. Et puis, Reese se souvenait enfin de lui et surtout, il l'avait recherché. De ce qu'il avait dit à son arrivé ici, il avait même craint de le perdre... Il décida donc de jouer le tout pour le tout.
- Je ne sais pas ce que vous comptez faire à partir de maintenant Mr Reese, mais je pense qu'avant de prendre une décision que vous pourriez regretter plus tard, il serait bon que vous sachiez une chose.
- Laquelle ? Demanda Reese craignant le pire.
- Je vous aime. Je vous aime tellement que...
Finch s'interrompit alors ne sachant pas comment expliquer à Reese à quel point il l'aimait. Pour toute réponse Reese l'embrassa sans ménagement. Finch passa alors les bras autour de la taille de Reese, comme pour vérifier qu'il était bel et bien là. Il s'accrocha fermement à lui, lui rendant simplement son baiser. Finalement à bout de souffle, ils se séparèrent. Reese passa délicatement une main sur la joue de Finch.
- Comment ai-je pu vous oublier ?... Comment ai-je pu oublier celui que j'aime depuis plusieurs mois maintenant ?
Finch fut évidemment soulagé par cette confession, confirmant qu'il était bien arrivé à la bonne conclusion : Reese avait dû vraiment avoir peur en retrouvant ses souvenirs et en voyant qu'il avait tout fait pour l'éloigner de sa vie, de lui.
- Je vous aime plus que tout Harold alors j'espère sincèrement que vous pourrez me pardonner.
- Comme si je pouvais vous en vouloir John. De plus ce n'est pas comme si c'était volontaire, je me trompe ?
- Bien sûr que non, jamais je n'aurais osé vous faire ça. Je ne peux même pas imaginer ce que j'aurais fait si ça avait été l'inverse.
Voyant à quel point Reese s'en voulait sincèrement de l'avoir blessé malgré lui, et ne sachant comment lui dire à quel point il l'aimait, Finch ne trouva qu'une chose à faire. Il prit le visage de Reese dans ses mains avant de l'attirer vers le sien. Il déposa alors délicatement ses lèvres sur celles de son partenaire dont il devina le sourire. Reese posa ses mains sur les hanches de Finch, rapprochant autant qu'il le pouvait le corps de l'informaticien du sien. Il mordilla légèrement la lèvre inférieure de ce dernier avant de glisser sa langue dans l'antre chaude de Finch. Elle partie à la recherche de sa consœur autour de laquelle elle s'enroula délicatement avant d'entamer un doux et lent ballet empreint d'amour. Reese le sentit frissonner alors même qu'un doux soupir se faisait entendre.
- Et si on rentrait ? Proposa Reese alors qu'ils se séparaient une nouvelle fois.
- Avec plaisir. Une dernière chose, dit-il alors qu'ils se dirigeaient vers la voiture, main dans la main.
- Oui ?
- Comment avez-vous su que je serai ici ?
- Alors que je vous cherchais, ce pont m'est immédiatement revenu à l'esprit et j'ai pensé que vous y seriez peut-être.
- Je félicite votre mémoire, plaisanta alors l'informaticien.
- J'ai une excellente mémoire Harold, n'en doutait jamais, renchérit Reese.
- Mais oui, mais oui...
- Il va falloir prévenir les lieutenants de votre retour alors, remarqua Finch.
- C'est certain, mais là j'ai mieux à faire, beaucoup mieux, dit Reese en lui souriant.
Finch lui sourit en retour, sachant pertinemment que c'était de lui qu'il parlait. Ils montèrent dans la voiture, Reese prenant la place du chauffeur. Finch ne doutait pas de Reese, il n'avait même jamais vraiment douté de lui, mais il était sûr d'une chose : amnésique ou non, Reese l'aimait, et rien n'avait plus d'importance pour lui que cette pensée.
