Bon bah je vais faire original : WOOOOOOOOOOWWWWWWW !
Quel accueil ! MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !
Mais quelle pression aussi : tellement attendue que j'espère que la suite ne vous décevra pas :/
Alors y'a eu tellement de reviews (je m'en plains pas) et ma connexion Net est tellement pourrie en ce moment que j'ai pas pu répondre aux reviews, mais je vous promets de faire un effort pour les prochaines !
Alors en pagaille, je réponds à certains questions posées :
* Cette fic sera, comme la précédente, publiée tous les samedis (sauf contre temps)
* Oui cette fic sera aussi un slow burn avec très peu de angst.
* Pour l'instant, elle comporte 5 chapitres écris mais je pense qu'elle ira jusqu'à une quinzaine max
* Ma fic Clexa/The 100 sera publiée tous les dimanches et ca commence demain et pour l'instant, elle a 8 chapitres
* Non, je n'ais pas encore d'idée pour la prochaine fic (laisser moi une chance XD)
* Quant à mon roman, il est toujours en cours de réécriture, je vous tiendrais informés de l'avancement
* Vous pouvez toujours me suivre sur mon Twitter "nxnou" !
Voilà, voilà je crois que c'est tout !
A présent, place à la suite !
ENJOY
Proposition
Par quoi commencer ?
C'était la question que s'étaient posées Gina et Zelena. Et toutes deux eurent la même réponse : par le début.
Gina savait qu'elle avait rencontré cette mystérieuse jeune femme blonde au Hilton.
- Alors, elle peut-être une habituée des lieux … ou alors …
- Ou alors ?
- Une employée.
Gina hoqueta de stupeur en portant sa main à sa poitrine :
- Il ne manquerait plus que ça ! s'offusqua-t-elle
- Pourquoi pas ?
- Gina Mills n'est sortie qu'avec des acteurs ou des producteurs de renom. Pourquoi finirais-je avec une femme de ménage ?!
- Parfois, tu me fais peur, tu le sais ça ?
- Peu importe, il est impossible que les gens pensent une telle chose !
- Bien, essayons de la trouver déjà avant de vouloir changer sa biographie, ok ?
- …
- Donc. Commençons par le Hilton. Si c'est une habituée, il suffirait de … Bah en fait, j'en sais rien… On a pas de nom, pas d'indices si ce n'est une vague description. J'imagine combien ils doivent avoir de clientes blondes à lunettes …
- C'est peine perdue.
- Non, ne lâchons pas l'affaire ! Je vais partir à sa recherche, quant à toi, tu vas aller à cette adresse.
Zelena lui tendit une carte de visite avec une adresse écrite au stylo
- Qu'est-ce que c'est ?
- Ta prochaine interview.
- Mais … Je n'en avais pas d'autre !
- Jusqu'à ce matin, mais avec cet article, les journalistes se bousculent pour avoir ta réaction.
- Mais … Je ne peux réagir si on ne trouve pas cette femme à temps !
- Fais-moi confiance je la trouverais, dit-elle dans un sourire presque machiavélique.
Gina savait que sa sœur avait des ressources et que, quoiqu'il arrive, elle arriverait à ses fins.
Zelena n'avait pas la moindre idée de ce à quoi ressemblait la jeune femme, à part qu'elle était blonde, un peu plus grande que sa sœur, et qu'elle portait des lunettes à monture noire. Vaste choix, mais qu'elle espérait rétrécir avec sa petite combine.
Elle se pointa devant l'accueil, tout sourire, et sortie une carte de visite de sa poche.
- Bonjour !
- Bonjour, que puis-je faire pour vous ?
- J'aimerais voir votre directeur. Je me présente : Zelena Mills, je suis agent pour quelques acteurs d'Hollywood. Pour mon prochain film, je cherche une jeune femme ayant une expérience dans le domaine de la gestion d'hôtel.
Son ton assuré décontenança la jeune fille à l'accueil qui balbutia quelques mots avant de prendre son téléphone et d'expliquer la situation à, vraisemblablement, son patron.
Quelques minutes plus tard, un homme d'une cinquantaine d'années assez rondouillard, engoncé dans un costume gris clair visiblement trop petit pour lui, sa cravate rayée de travers, marcha d'un pas pressé vers elle. Il lui tendit une main moite.
- Miss …
- Mills. Zelena Mills, dit-elle en lui tendant une nouvelle carte de visite. Je suis ici pour un casting.
- J'ai cru comprendre oui. De quoi s'agit-il exactement ?
- Nous allons tourner un nouveau film, romantico poétique où … Un homme riche tombe amoureux d'une femme de chambre, sourit Zelena
- Hm je vois le genre de film … grimaça-t-il
- Et pour rendre crédible la chose, nous cherchons activement la perle rare dans les grandes chaines d'Hôtels de luxe. J'en suis déjà à mon 3ième hôtel.
- Je vois. Et comment comptez-vous faire votre casting ?
- J'ai besoin d'un profil bien spécifique : il me faut une jeune femme entre 30 et 40 ans, blonde, assez grande … Les lunettes ne sont pas un problème.
Zelena lui offrit son plus beau sourire commercial, laissant le patron mal à l'aise mais aussi sous le charme.
- Bi... Bien sur, nous devrions avoir ça …
- Il serait plus simple de réunir votre personnel en un lieu et de faire un premier tri.
Soudain le patron changea de tête :
- Vous allez perturber le bon fonctionnement de l'hôtel, les clients vont en pâtir.
- Si nous finissons par choisir une de vos employées, vous aurez une pub gratuite et pérenne dans le film. Il se pourrait même qu'il devienne un possible lieu de tournage, lui donnant une pub directe vers le public. Vous aurez, évidemment, des compensations financières pour la gêne occasionnée.
Le patron réfléchit quelques secondes avant d'entrevoir les possibilités monétaires pour son établissement. Il sourit alors :
- Bien, si nous pouvons arriver à un arrangement, je serais heureux de vous faciliter la tâche.
- Parfait ! lança Zelena en tapant dans ses mains. Quand pouvons-nous commencer ?
- Et bien …
- Maintenant serait parfait. Je sens que cet hôtel pourrait être le bon ! s'enthousiasma outrageusement la jolie rousse.
Et en 20 minutes, le patron avait réuni dans une de ses salles de réunion, toutes les jeunes femmes employées dans l'hôtel. Bien vite, Zelena mit de coté les femmes brunes, rousses, trop jeunes ou trop vieilles. Ne restaient donc d'une dizaine de jeunes femmes qui pouvaient correspondre à celle sur les photos.
- Bien … Pour commencer, je vais prendre des photos de chacune de vous, ainsi que vos noms, prénoms et numéro auquel vous joindre.
Zelena s'exécuta alors et prit chacune des jeunes femmes en photo, et nota qu'aucune n'avait de lunettes sur le nez. Dans son fort intérieur, elle n'imaginait pas une seule fille pouvant être crédible dans le rôle de la petite amie imaginaire de sa sœur. Quoique, peut-être 3 ou 4 pouvaient sortir du lot, elle espérait que la femme concernée soit l'une d'entre elles.
Et lorsqu'elle repartit de l'hôtel, elle fut satisfaite de ce qu'elle avait trouvé. Elle ne tenta même pas de trouver la jeune femme parmi les clientes de l'hôtel. Elle avait une chance sur un million pour la trouver, pou autant qu'elle soit encore dans l'hôtel. Sans identité, il était quasi impossible de la trouver, sauf si cette dernière se manifestait par elle-même.
Mais 2 jours étaient passés depuis la publication des photos dans le magazine et personne ne s'était manifesté ni pour démentir ni même pour exercer un quelconque chantage, ce qui rassura et Zelena et Gina.
Gina n'en revenait pas. Depuis la parution des photos, son téléphone ne cessait de sonner : elle était tantôt invitée à des Late Show, tantôt avait des interviews en pagaille. Elle ne savait plus où donner de la tête, comme durant ses premières années de succès où elle enchainait émissions de télé, radio et autre sans jamais avoir réellement le temps de se poser.
A présent, et à cause de simples photos et d'un quiproquo, la voilà de nouveau sur le devant de la scène. La sensation était magique, presque extatique. Bien évidemment, que ce regain d'intérêt soit basé sur un mensonge était d'une importance capitale, mais tant que personne ne le savait, pourquoi s'en soucier.
- Ah Miss Mills ! Venez, venez !
Gina venait d'arriver dans un restaurant chic de Los Angeles où l'attendait Mark Stevens, célèbre pour ses critiques acerbes envers les acteurs. Il avait ainsi coulé plusieurs carrières d'acteurs sur le retour. Gina n'avait pas peur de lui, il lui avait rendu la vie impossible 20 ans auparavant, lors de son premier rôle, la taxant de machine commerciale hollywoodienne sans talent mais avec un physique qui lui en donnerait surement. Heureusement, elle n'avait prêté que peu d'attention à ses dires, et avait construit sa carrière grâce à des personnes comme cela, juste pour prouver qu'ils avaient tort.
Puis, il était retourné à l'attaque juste après le premier bide cinématographique de la jeune femme, une histoire de science-fiction dont les effets spéciaux étaient dignes d'amateurs. Aujourd'hui, elle savait très bien pourquoi il souhaitait l'entendre, comme par hasard, deux jours après la publication du magazine.
Gina s'installa dans un large fauteuil tandis que Stevens s'installa en face d'elle, un sourire de prédateur sur les lèvres.
- Bien, bien, bien miss Mills … Comment allez-vous ?
- Je vais bien.
- Oui j'ai cru comprendre cela. Pouvons-nous commencer ?
- Allons-y, lança Gina d'une apparente assurance mais qui, à l'intérieur tremblait littéralement.
- Bien. Vous venez de sortir un nouveau film … « Cowboys and Lovers » dont les premières entrées n'ont pas eu le succès escompté.
Gina se figea un peu, crispant ses mains sur sa jupe. Elle devait tenir le coup, au moins jusqu'à ce que sa sœur trouve la jeune femme.
- Oui, à vrai dire … En ces temps, le marché du cinéma est si bouché que pour se faire une place, il faut parfois user de grands moyens, ce que ne peuvent pas toujours se permettent certains producteurs.
- Certes, mais pourquoi avoir accepté de tourner ce film ?
- J'ai voulu donner sa chance à un producteur qui débute, un ami à moi, se défendit la jeune femme
- Croyez-vous que le succès frappera de nouveau à votre porte ?
Gina fronça les sourcils
- Je ne cours plus après le succès. J'ai déjà eu largement ma part par le passé, il faut seulement accepter lorsque la roue tourne.
- Pouvons-nous parler de ces photos qui ont été publiées récemment dans le magazine « People sight » ?
Voilà, l'instant fatidique était arrivé. C'était le moment de prouver qu'elle était encore une grande actrice et qu'elle pouvait jouer la comédie comme personne. Elle inspira un grand coup et se lança :
- Je … J'ai vu ces photos.
- Qu'en pensez-vous ?
- Que voulez-vous que j'en dise ? Les paparazzis sont des parasites qui ne vivent que de ce genre de clichés.
- Que dire de ce qu'elles montrent ? Vous dans un ascenseur semblant … être très occupée avec une jeune femme.
Gina frissonna alors
- Oui et bien … Ces photos ne montrent pas vraiment ce qu'il s'est passé.
- Ah oui ?
- Oui. Je n'étais … Nous étions pas … en train de faire quoique se soit dans cet ascenseur qui, je vous le rappelle, est vitré. Je ne suis pas encore exhibitionniste !
- Vraiment ? Pourriez-vous nous éclairer alors ?
- Je … Elle … Elle a simplement renversé son café sur moi, voilà tout. Les photos ne sont qu'une image d'un court instant. Nous sommes restées plusieurs secondes dans cet ascenseur et je suis certaine que le paparazzi responsable de ces photos n'a choisi que celles qui pouvaient prêter à confusion.
- Donc, vous êtes en train de dire que cette femme et vous n'êtes pas … Enfin n'étiez pas en train de …
- Absolument pas ! J'ai bien plus de tenue que cela ! s'insurgea la jeune femme
Stevens soupira alors et se cala dans son fauteuil :
- Donc … Vous n'êtes pas avec une femme ?
Soudain Gina se raidit : si elle disait la vérité, tout tomberait à l'eau, mais il n'était pas encore certain qu'elle trouverait la jeune femme de l'ascenseur … Que pouvait-elle faire ? Elle était coincée.
- Je … Je …
- Oui ?
- Si. Je suis avec une femme, soupira-t-elle finalement.
Stevens sourit alors diaboliquement :
- Quelle surprise, vous qui nous avez habitué à vous voir aux bras d'hommes célèbres pour la plupart, parfois vos partenaires à l'écran, parfois vos producteurs. Il y eu même un sportif si je ne me trompe pas. Ces derniers temps, une rumeur circulait même sur votre idylle secrète avec un homme d'affaires.
- Certes, mais ce ne sont que des rumeurs …
- Donc, vous affirmez bien aujourd'hui être en couple avec une femme ?
- Affirmatif.
- Quel hasard n'est-ce pas ? Juste après la sortie de votre film, nous apprenons cela. Je suis certain que vous n'êtes pas sans savoir que depuis que ces photos sont sorties, les entrées pour « Cowboys and lovers » sont montées en flèches. Est-ce un coup marketing ?
- Cela n'a rien d'un coup marketing. Ma vie privée doit rester privée. Je n'avais nullement l'intention de mettre en avant ma relation.
- Parlez-nous un peu de cette mystérieuse femme ?
Gina grinça des dents alors
- Comme je vous l'ai dis, ma vie privée doit le rester. Je n'ai pas l'intention de parler d'elle ou de dévoiler son identité, elle ne le souhaite pas non plus.
- Vous pensez bien qu'avec cette bombe, les paparazzis vont s'en donner à cœur joie et finir par découvrir son identité. Ce n'est que reculer pour mieux sauter.
- Eh bien soit ! dit-elle en se levant du fauteuil, suivi de Stevens.
- Nous avons fini ? s'étonna-t-il
- Visiblement, vous n'êtes ici que pour apprendre des discrétions sur ma vie privée et non pour un contenu purement objectif et formel. Je ne suis même pas certaine que vous ayez vu le film … Bonne journée !
Gina ne lui laissa même pas l'occasion de lui répondre, elle était partie avant même qu'il eut le temps de dire ouf.
Quand elle sortit, elle reçut un message de sa sœur lui demandant de se retrouver chez elle au plus vite. Elle savait que sa sœur avait certainement des pistes.
- Okkkkkkkk, j'ai les photos de toutes les employées blondes de l'Hilton.
- Juste les employées ?
- Commençons déjà par ça veux-tu. Regarde et dis-moi si tu en reconnais une.
Elle lui tendit son téléphone et fit défiler les différentes photos : blonde après blonde, Gina scrutait chaque détail, essayant de se remémorer cet instant dans l'ascenseur et cette jeune qui renversa son café sur elle … Ses cheveux blonds, ses yeux bleus verts, son nez en trompette surmontée d'une paire de lunettes à monture noire.
Mais après la 10ième image, Gina désespérait de voir apparaitre la jeune femme. Elle grimaça alors avant de passer son doigt sur l'écran tactile et de faire défiler encore et encore jusqu'à s'arrêter net devant un visage.
- Tu l'as trouvé ? s'excita Zelena
Gina resta quelques secondes silencieuse, scrutant la photo : des cheveux blonds, des yeux bleus, un nez en trompette … Elle ne portait pas de lunettes mais Gina en était quasiment sûre, c'était elle !
- Oui je … Je crois que c'est elle.
- Quel numéro ?
- La 13.
Zelena fouilla dans ses papiers et en sortit une liste de noms.
- Hm la numéro 13 tu dis … Je l'ais ! Emma Swan.
- Emma Swan … répondit comme un écho Gina en fixant la photo. Elle est donc bien employée à l'Hilton.
- Elle est gouvernante oui.
Gina grimaça de plus belle et ferma l'écran du téléphone avant de le rendre à sa sœur.
- Tu vas faire quoi, maintenant qu'on l'a trouvé ?
- Je n'en sais rien. Lors de ma dernière interview, Stevens a soulevé un point important.
- Lequel ?
- Maintenant que les choses sont amorcées, les curieux vont vouloir être nourris jusqu'à être rassasiés.
- En d'autres termes, il va falloir que tu finisses par parler d'elle.
- Je n'ais plus d'autre choix. Il faut que je la rencontre, que je lui explique. Peut-être sait-elle déjà toute l'histoire et qu'elle prépare sa contre-attaque. Après tout, cela serait une manne bénite pour elle, femme de chambre. Elle pourrait se faire de l'argent sur cette histoire …
- De ce que je m'en souviens, elle ne semblait pas si vénale … Mais après, je n'ais parlé avec chacune que quelques secondes … J'ai son numéro, contactons-la et amenons-la ici. Expliquons lui la situation et voyons ce qu'elle en dira.
- Quelle personne normale accepterait une telle chose ?!
Zelena soupira avant de fixer sa sœur :
- Tu l'as dis toi-même …. C'est une femme de chambre … Il y a des chances pour qu'elle soit attirée par l'appât du gain …
Gina avait du décliner 3 autres interviews et reportages dans la journée. Elle voulait attendre le lendemain pour contacter la jeune femme, mais Zelena avait lourdement insisté pour qu'elles le fassent ce soir, elles auraient alors plus de chance pour ne pas interrompre la jeune femme.
Ce fut Zelena qui appela la jeune femme, cette Emma Swan, prétextant toujours vouloir faire un casting pour un film.
- Oui bonsoir miss Swan, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis passée cet après-midi dans votre hôtel pour un casting et je … Oui voilà, c'est moi. Seriez-vous disponible pour une entrevue complémentaire ? Parfait ! Je vous donne l'adresse …
Gina écouta attentivement l'échange, essayant d'entendre ce que disait son interlocutrice mais en vain. Et lorsque sa sœur raccrocha, c'est presque impatiente qu'elle attendit le verdict.
- Alors ?
- Elle ne se doute de rien. Elle arrive dans 20min.
- Quoi ?
- Gina, plus vite nous mettrons cela en place, moins nous nous ferons avoir. Si, comme tu le penses, les paparazzis vont chercher d'autres clichés, il est fort à parier qu'ils le feront dès demain. Il faut qu'elle soit au courant.
- Et si elle refuse ?
- Elle ne refusera pas : qui dirait non à l'argent ou encore au fait d'être connu ?
- Une femme censée.
- Ne sois pas si défaitiste, au téléphone, elle avait l'air sympa !
- Elle semblait maladroite et totalement dénuée d'intérêt … Du moins de ce que je me souviens.
- Tu es rabat-joie.
- Et toi inconsciente. Si elle dit non et qu'elle va tout raconter, je serais la risée de tout Hollywood.
- Il se peut même qu'on en fasse un film ! ironisa Zelena
- La ferme !
- Tu devrais te rendre présentable.
- Je n'ai pas l'intention de lui plaire.
- A vrai dire, c'est un peu le concept. Si vous êtes amenées à former un couple, même fictif, il va falloir qu'on remarque une certaine alchimie entre vous … Les gens ne sont pas stupides, enfin presque.
Gina grogna alors mais capitula, sentant la situation lui échapper. Comme si je l'avais déjà eu en main, pensa-t-elle en montant les marches menant à sa chambre.
Dans une vingtaine de minutes son quotidien serait totalement bouleversé, d'une manière ou d'une autre : soit elle jouerait la plus grande supercherie de sa vie, soit elle vivrait la plus grande honte de sa vie. Dans les deux cas, elle n'en sortirait probablement plus la même.
Après une douche salvatrice et réparatrice, elle s'habilla d'un jeans et d'un chemisier noir et attacha ses cheveux en une queue basse. Elle soupira lourdement en descendant les marches, apercevant sa sœur qui l'attendait impatiemment.
- Peut mieux faire, mais c'est un début.
- La ferme.
- Tu l'as déjà dis ça. Tes répliques se fadent petite sœur.
- Cesse de m'appeler ainsi. Je n'ai plus 10 ans.
Zelena soupira discrètement : les rapports avec sa sœur n'avaient jamais été ni très poussé ni très éloigné, mais elle nourrissait un sentiment protecteur envers sa sœur.
Et alors qu'elle allait répondre, on sonna à la porte, pétrifiant les deux jeunes femmes sur place. Elles se regardèrent dans le blanc des yeux.
- Si on ne dit rien, elle pourrait s'en aller … lança Gina
- Très drôle. Et très mature aussi.
La jolie rousse se dirigea alors vers la porte et l'ouvrit d'un geste franc, laissant apparaitre une jeune femme blonde tout sourire.
- Bonsoir.
- Bonsoir, entrez.
Zelena se poussa pour l'inviter à entrer et s'aperçut que sa sœur n'était plus dans les parages.
- Merci d'être venue, suivez-moi je vous prie.
Elle l'invita à la suivre dans le salon où la jeune femme s'installa, ses yeux gravitant tout autour de la pièce.
- Impressionnée ? Lança, amusée, Zelena
- Disons que … C'est une très belle demeure. Je crois que le salon fait la surface de mon appart', lança la jolie blonde
- Oui … Disons que Beverly Hills est propice aux belles demeures.
- C'est la votre ?
- Non, celle de ma sœur, Gina Mills.
Soudain, la jeune femme se figea et écarquilla les yeux
- Gi… Gina Mills ?
- Vous connaissez peut-être …
- Ou… Oui, oui, je connais. Mais …
- Ecoutez, je vous ais menti.
- Pardon ?
- Vous n'êtes pas ici pour un rôle dans un prochain film. Enfin pas tout à fait.
- Je … Je comprends rien … balbutia, pour le moins peu rassurée, la jeune femme
- Avez-vous regardé dernièrement « People Sight » ?
- Je ne lis pas ce genre de truc … Pourquoi ?
Pour toute réponse, Zelena lui tendit le numéro la montrant avec Gina Mills dans un ascenseur. Emma fixa la photo, puis les gros titres.
- Mais … Mais c'est … moi ?
- Il faut croire. La photo n'est pas d'une qualité exceptionnelle, mais … Il s'agit bien de vous et de Gina Mills. Vous vous souvenez l'avoir croisé dans un ascenseur il y a quelques jours ? Vous lui avez renversé votre café dessus.
- Je … Oui je me souviens mais … Ecoutez, si vous voulez de quoi payer le pressing et le teinturier …
Zelena éclata de rire alors, surprenant Emma.
- Quoi ? non, non voyons. Je … J'aimerais parler de cette photo et des possibilités qui peuvent en découler.
- Les … possibilités ?
- Bon, je vais être franche et directe : depuis que cet article est sorti, on taxe ma sœur de lesbienne et du fait d'entretenir une relation avec une femme.
- Attendez … Vous dites que … D'après cet article, votre sœur, Gina Mills donc, et moi entretenons une liaison ?
- Théoriquement oui. Il est bien évident que c'est faux et que ces choux gras ne font qu'étalage de mensonges pour faire leur bénéfice.
- Si c'est le cas, pourquoi y prêter une quelconque attention ?
- Parce que, voyez-vous, depuis que cet article est sorti, la côte de popularité de ma sœur ne cesse de grandir. Il semblerait qu'être gay est en vogue et particulièrement populaire.
Emma fronça les sourcils alors
- Oui et … Alors ? Je viens faire quoi là dedans moi ?
- Nous aimerions que, pour un moment, vous participiez à cette mascarade.
- Vous pouvez … m'expliquer s'il vous plait ?
- C'est simple : l'article vous met en couple, nous aimerions que vous continuiez ce rôle un peu plus longtemps.
- Ok, vous êtes, excusez-moi du terme, complètement cinglée !
- Je sais que cette demande à l'air absurde mais, tout le monde y gagne : ma sœur sa popularité et vous … et bien, ce que vous souhaitez.
- C'est-à-dire ?
- Nous pourrions trouver une compensation financière à votre participation dans cette histoire.
Emma resta muette quelques instants, semblant peser le pour et le contre.
- Je … Je ne sais pas … Je dois dire que c'est … la demande la plus étrange que j'ai pu entendre de toute ma vie et pourtant, croyez-moi, on en entend de belles quand on est gouvernante d'un hôtel de luxe. Parce que, vous savez, je suis qu'une simple gouvernante.
- Nous savons. Et cela ne nous dérange pas.
- Attendez, laissez-moi résumer : j'ai passé quelques secondes dans un ascenseur avec Gina Mills, un paparazzi a pris une photo et tout le monde pense qu'on est en couple. Vous me demandez de jouer le jeu et de faire croire qu'effectivement Gina Mills et moi sommes en couple ?
- Exact.
- Vous vous foutez de moi ? Sérieusement ?
- Ecoutez, je peux comprendre que ça soit difficile à encaisser et si ma sœur ne se cachait pas on-ne-sait-où elle vous confirmerait tout cela.
- Gina Mills est ici ?!
Pour toute réponse, des talons claquèrent doucement sur le sol, attirant l'attention d'Emma derrière elle. Lorsqu'elle se retourna, elle n'en crut pas ses yeux : dressée là, à quelques mètres d'elle, Gina Mills.
- Oh mon Dieu … murmura-t-elle
- Bonsoir.
- Bon… Bonsoir, lança la jolie blonde en se levant promptement et en tendant sa main. Main qu'accepta Gina.
- Ecoutez, comme vous l'avez bien résumé et comme ma sœur, accessoirement mon agent, vous l'a justement souligné : cette situation est rocambolesque, je le conçois, mais nous pourrions y gagner toutes les deux.
- Jouer votre petite amie, c'est sérieux ?
- Oui.
- Et … En quoi ça consiste ?
Zelena les rejoignit alors :
- Oh pas grand-chose : vous devrez vous montrez quelque fois en public : restaurant, sorties en tout genre, histoire que des paparazzis puissent vous prendre en photo et étancher leur soif.
- Et c'est tout ? Vous m'appeler pour qu'on boive un verre ensemble et c'est tout ?
- Il y aura certainement quelques sorties officielles lors d'avant-premières ou de soirées mondaines, rien de bien méchant.
- Des soirées mondaines ? Vous croyez sincèrement que je suis de ce genre là ?
La jolie rousse s'approcha alors d'Emma et défit son chignon, laissant de belles boucles blondes cascader sur ses épaules, devant l'incrédulité d'Emma. Elle pencha un peu sa tête :
- Je crois que vous serez parfaite.
- Je … J'en sais rien …
- Bon écoutez, je vous laisse faire connaissance, on en reparle demain, j'ai votre numéro quoiqu'il arrive.
Zelena sourit puis disparut, laissant Gina et Emma seules. Encore debout au milieu du salon, elles restèrent silencieuses, se fixant l'une et l'autre avant que Gina ne soupire :
- Asseyez-vous.
Emma s'exécuta alors et Gina vint s'asseoir à ses cotés
- Ecoutez, je sais que tout ceci peut paraitre …
- Ahurissant ?
- Oui. Mais je vous assure que nous avons bien réfléchi avant de faire une telle proposition. Je suis en position d'infériorité ici, tout tient entre vos mains.
- C'est-à-dire ?
- Vous pourriez très bien démentir ces photos ou même parler de cette entrevue et de cette proposition à d'autres journalistes.
- Pourquoi ferais-je ça ?
Gina haussa un sourcil :
- Et bien, pour l'argent bien sur.
Emma laissa un hoquet amusé sortir d'entre ses lèvres :
- C'est pas parce que je roule pas sur l'or que je suis du genre à profiter des autres afin d'obtenir de l'argent.
- Je ne connais rien de vous, j'ai appris votre prénom il y a une heure à peine. Je sais que cette situation peut être contraignante dans votre vie, si vous êtes mariée, je peux comprendre que …
- Je ne suis pas mariée, coupa Emma. Je n'ais d'ailleurs … personne.
- Oh … Bien. Ecoutez … La machine est lancée, il ne tient qu'à vous de continuer ou pas cette supercherie. Comme je vous l'ai dis, vous serez payée à chaque fois que j'aurais besoin de vous.
- Combien ? lança d'un ton grave la jolie blonde
- Je … Je n'en sais rien : disons 3000$ pour une sortie quelconque et 5000$ pour une soirée.
Emma baissa alors le regard, comme si elle réfléchissait, Gina attendant fébrilement sa réponse. Et lorsqu'Emma releva son visage, leurs yeux s'ancrèrent alors.
- Ecoutez … J'ai besoin d'y réfléchir, c'est … c'est trop, trop gros pour moi.
- Je comprends, c'est dur à assumer : cette soudaine notoriété qui vous tombe dessus et tout le reste. Je vous demanderais juste de rester discrète pour l'instant. Même si vous n'acceptez finalement pas, je vous demande de ne rien dire jusqu'à ce que je trouve un plan B.
- Entendu.
Les deux jeunes femmes se levèrent alors et se serrèrent la main avant que Gina ne la raccompagne vers la sortie. Aucune n'osa se regarder ou échanger un mot avant que la jolie blonde ne soit sur le perron.
- Bon et bien … Bonne nuit, lança-t-elle presque gênée
- Bonne nuit, et pardonnez la rudesse de ma sœur.
- Oh c'est rien, à vrai dire, elle a bien amené la chose, sourit Emma.
- Oui, c'est un de ses … talents.
- Je vous recontacte, quelque soit ma décision.
- Très bien, voici mon numéro.
Gina lui dicta alors, puis la jeune femme s'éloigna et remonta dans sa voiture avant de disparaitre. Gina la regarda partir jusqu'à ne plus voir le véhicule dans sa ligne de mire. Elle rentra donc de nouveau dans sa demeure et se laissa tomber dans son canapé en soupirant lourdement … Elle n'avait aucune idée où cette histoire la mènerait.
Certes, elle aurait pu tomber sur pire, mais cette Emma Swan ne semblait pas si facilement influençable …
La migraine de Gina ne cessa pas, renforcée même par la future attente et décision de la jeune femme.
TBC
NEXT : La décision et ... les conséquences !
