Bonjour bonjour ! Comment allez-vous ?

Alors déjà merci pour tous vos voeux de bon rétablissement, je vous n'aime !

Ensuite, pour vous remercier :) voici un chapitre 100% fluff, 100% SQ et a 70% rated M !

Merci encore de me suivre mes agneaux !

ENJOY


Que vois-tu quand tu fermes les yeux ?

Gina était furieuse …. Ou perdue … Ou les deux.

3 jours ! Ce la faisait 3 jours qu'Emma n'avait pas donné de nouvelles : pas de messages, pas d'appels, pas de visites, aucunes nouvelles.

Et prise par son nouveau script à apprendre, elle n'avait pas eu le temps de visiter la jeune femme. Pour autant, et après avoir harcelé sa sœur, cette dernière vint aux nouvelles auprès de Ruby.

Lorsque la jolie rousse vint toquer chez Gina, cette dernière eut peine à dissimuler son impatience. A peine eut-elle passé le pas de la porte que la jolie brune lui sauta dessus, l'assénant de centaines de questions.

- Hey hey, doucement ! argua Zelena.

- Désolée … Alors, tu as des nouvelles ?

- Ruby m'a dit ce qu'il en était.

- Alors ? Mais tu vas parler oui ? A-t-elle quelque chose contre moi ?

Zelena pouffa de rire alors et posa ses mains sur chacune des épaules de sa sœur :

- Calme-toi. Rub' m'a dit qu'Emma était souffrante, c'est tout.

- Souffrante ?

- Elle est clouée au lit depuis 3 jours. A vrai dire, elle m'a confié que le lendemain de votre rendez-vous, elle ne se sentait déjà pas bien. Les choses ont empiré durant la journée, elle est au lit depuis.

- Voilà pourquoi elle n'a pas répondu à mes appels … Mais… Elle n'a pas été voir un médecin ?

- Ruby m'a dit qu'elle était plus têtue qu'une mule, ce que je veux bien croire, et qu'elle avait dit, je cite « ce n'est qu'un petit rhume ». Sauf que Ruby travaillant, elle ne peut s'occuper d'elle convenablement, du coup, son rhume traine …

- Elle est inconsciente ! Je lui avais dis qu'elle attraperait froid !

- Tu devrais aller la voir. Prends ton script.

- Pourquoi ? s'étonna Gina

- Qui sait combien de temps tu vas rester à la pouponner … Tu devrais prendre une trousse de toilettes aussi.

- Arrête ! Bon j'y vais.

Gina attrapa sa veste et son sac avant que sa sœur ne l'appelle et ne lui envoie le script que rattrapa tout juste la jolie brune avant de sortir.


Quand Ruby ouvrit la porte d'entrée, elle fut presque soulagée de voir la belle actrice au pas de la porte.

- Hey, merci mon Dieu, tu es là !

- Pourquoi tant de soulagement ?

- Parce que je suis à la bourre pour ouvrir ma boutique, mais que je ne pouvais décemment pas la laisser dans cet état.

- Elle va si mal que ça ?

- Je la trouve pas en super forme, mais si vous lui demandez, elle va vous dire que ce n'est rien. Je vous laisse. Y'a du bouillon encore dans la casserole. A ce soir.

Et à peine eut-elle fini sa phrase qu'elle était déjà dehors, faisant vrombir le moteur de sa voiture. Gina haussa les sourcils avant d'entrer. Elle posa son sac, sa veste et son script sur la console de l'entrée puis jeta un œil dans la cuisine, constamment, qu'en effet, une casserole était sur la gazinière.

Elle fixa alors l'escalier puis monta doucement. Elle fut guidée par les quintes de toux d'Emma et arriva bientôt à une porte. Elle posa sa main dessus tandis que l'autre tourna doucement la poignée. Elle passa sa tête et constata qu'il faisait atrocement chaud dans la pièce. Elle entra et vit une forme sous les draps.

- Emma ?

La forme bougea alors et soudain la tête de la jolie blonde apparut. Gina fut désagréablement surprise de voir les traits tirés et fatigués de sa compagne : d'immenses cernes sous les yeux creusant son visage, les cheveux en bataille, le teint blafard.

- Oh mon Dieu Emma …

- Qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna la jeune femme qui se redressa alors, laissant apercevoir une nuisette couleur crème.

- Zelena m'a dit. Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?!

Emma s'assit alors, Gina venant se poser en face d'elle :

- J'en sais rien… Ce n'est qu'un rhume.

- Tu es pire qu'une enfant ! Je t'avais dis de te couvrir cette soirée là !

- Je sais, je sais… Mais ça va passer.

- Ca fait 3 jours, si ça n'avait été qu'un simple rhume, ça serait passé depuis un moment. Tu devrais aérer cette pièce, on étouffe.

- J'ai froid…

- Habilles-toi plus chaudement alors.

- Parfois j'ai trop chaud, grommela la jeune femme

Gina soupira et constata des cadavres de mouchoirs jonchant le sol et les restes de ce qui devait être le repas de la jolie blonde.

- Tu devrais prendre une douche bien chaude, le temps que j'aère cette pièce.

Emma la fixa alors et haussa un sourcil, amusée.

- Quoi ?

- Tu es venue pour t'occuper de moi ?! Tu es comme… Une infirmière à domicile ?

- C'est ça, si ça t'amuse. Maintenant, vas dans la salle de bain, prends un bon bain chaud.

- Tu vas me border ?

- Je vais finir par regretter d'être venue…

- Ok, ok, je m'incline.

Emma sortit de son lit mais perdit l'équilibre en se levant, retenue juste à temps par Gina.

- Ouh, ça va ?

- Désolée, je me suis levée trop vite… Je crois.

- Ok, je t'accompagne.

Elles traversèrent la chambre pour se rendre dans la salle de bain attenante, Emma s'assit au bord de la baignoire tandis que Gina laissa couler de l'eau chaude qu'elle testa de sa main.

- Déshabille-toi.

Emma gloussa alors et la fixa, amusée :

- Si tu crois que je vais me mettre à poil devant toi…

- I jours, tu étais prête à le faire sur le parking.

Emma se figea alors et ses joues s'empourprèrent. Heureusement, elle put mettre cela sur le compte de la fièvre.

- Je… Je vois pas de quoi tu parles…

- Bah voyons.

- Attends, t'es sérieuse ? T'as vraiment cru que… Que je voulais …

- Ca paraissait évident au vu de ton dernier baiser, non ?

- Je… Euh… Bah… Non… Enfin …

- Hey, calme toi, ok ? Je plaisantais.

Emma baissa le regard, sa tête bourdonnant alors.

- Ca va ?

- Je … Je suis fatiguée.

- Laisse moi faire…

Emma était tellement faible qu'elle réalisa à peine que Gina avait fait descendre ses bretelles de nuisette.

- C'est pas comme ça que j'envisageais ce moment, marmonna-t-elle

Gina sourit alors et l'aida à se lever, la nuisette tombant aux pieds de la jolie blonde.

- Promis, je ne regarde que tes yeux, murmura la belle brune.

Emma l'en remercia d'un sourire avant de plonger son corps dans l'eau chaude, lui tira un gémissement de contentement.

- Dieu que c'est bon…

- Détends-toi, je vais aérer et préparer de quoi manger.

- Je n'ais pas faim.

- Et comment comptes-tu guérir si tu ne nourris pas ton corps ? Tu dois retrouver des forces Emma …

- D'accord maman.

- Ma chère, si tu veux que l'on joue à un jeu de rôle où je suis ta mère, je ferais bien autre chose que de te soigner.

Emma écarquilla ses yeux avant de s'immerger totalement dans l'eau tandis que Gina repartit vers la chambre. Sans attendre, elle ouvrit les fenêtres et aéra le lit. Puis elle redescendit et réchauffa le bouillon avant de s'attarder sur un plat plus élaboré en préparant un pot au feu.

Plus d'une demi-heure plus tard, elle remonta et toqua à la porte de la salle de bain :

- Emma ?

Mais aucune réponse ne se fit entendre. Elle toqua de nouveau alors et ouvrit. Elle découvrit Emma, assoupie, sa tête reposant sur le bord de la baignoire.

Doucement, Gina la réveilla, d'abord en la secouant par les épaules, mais voyant que cela ne donnait rien, elle l'embrassa sur la joue puis lui murmura son prénom deux ou trois fois. La belle blonde bougonna alors avant d'ouvrir les yeux, souriant.

- Hey …

- Sors du bain, il est tiède.

Emma se leva alors et Gina lui tendit un peignoir, tout en détournant le regard, pour en voir le moins possible.

- Merci, soupira la jolie blonde qui sortit du bain, aidée par sa compagne.

- Ca va mieux ?

- Ca m'a détendu.

- Bien, viens, je t'ais préparé un plateau.

Emma sourit alors en prenant la main de Gina, qui la guida jusque dans le lit.

- Je me suis permise de fouiller dans tes tiroirs pour te trouver des affaires pour dormir.

Emma constata sur le lit, un bas de pyjama à rayures et un débardeur blanc.

- Merci.

- Je te laisse t'habiller je vais chercher le plateau.

Emma la remercia en opinant de la tête et, une fois Gina hors de sa chambre, elle s'habilla prestement avant de s'engouffrer dans ses draps.

Gina revint quelques minutes plus tard avec un plateau richement garni, ce qui surprit Emma :

- Tout ça ?

- Il faut te nourrir… Et moi avec.

- Je savais même pas qu'on avait tout ça dans le frigo.

Elle s'assit confortablement avant que Gina ne pose le plateau sur ses genoux. Elle lui tendit un bol de bouillon que rechigna à prendre Emma mais qui, au final, n'eut pas le choix que de le finir jusqu'à la dernière goutte. Puis elle s'accorda un fruit avant d'être rassasiée et somnolente.

- Tu devrais dormir…

- J'ai pas sommeil, tu es là, je veux profiter de ta présence.

- Tu as déjà profité de ma présence avec ce bain et ce plateau.

- Tu restes ?

Gina posa sa main sur le front de la jeune femme et fronça les sourcils :

- Tu as encore de la fièvre.

- Ca veut dire que tu vas rester à mon chevet ? sourit Emma

- Ce n'est pas un jeu Emma. Si ça ne va pas mieux demain, tu iras chez le médecin.

- Promis. J'ai pas envie de dormir.

- Tu n'es pas obligée, repose-toi seulement.

Emma s'allongea alors et soupira doucement alors que Gina s'installa confortablement contre la tête de lit, prenant son script et commençant à le lire. Au bout de 10 minutes, elle entendit une lourde respiration, et lorsqu'elle jeta un œil à Emma, cette dernière était lourdement endormie. Elle lui caressa les cheveux et sourit tendrement avant de reprendre la lecture de son script.

Et lorsque son estomac cria famine, elle quitta le lit et la chambre pour se restaurer rapidement dans la cuisine. Mais lorsqu'elle entendit un bruit sourd venant au dessus d'elle, elle sursauta avant de se ruer de nouveau dans la chambre et de voir Emma, au pied du lit.

- Emma !

Gina se précipita, tombant à genoux près de la jeune femme, brulante de fièvre.

- Emma, qu'est-ce que …

- Je crois … Que je pensais que le bord du lit était … plus loin.

Elle se redressa et respira lourdement, sous le regard presque impuissant de la belle brune. Elle l'aida à se relever avant de la recoucher dans le lit. Elle lui retira alors son pantalon de pyjama, tandis qu'Emma gémit :

- Hm … Déjà ?

- Ne sois pas idiote. Il faut faire baisser ta température. Je vais chercher un linge humide, remets-toi dans tes draps.

Emma obtempéra, trop faible pour protester ou encore même jouer avec Gina. Cette dernière revint quelques secondes plus tard et posa délicatement un gant mouillé sur le front de sa compagne.

- Chut … Rendors-toi.

- Gina, j'ai la tête qui tourne…

- Repose-toi… Je suis là.

Gina se coucha alors à ses cotés, posant son menton sur son épaule bouillante. Elle sentit Emma hoqueter, amusée :

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est juste que… Ca sera notre première nuit ensemble. Je la voyais autrement…

Gina sourit et resserra son étreinte :

- Moi je la voyais comme ça. Et devant l'air surpris d'Emma, elle s'expliqua. Toi allongée, bouillante et totalement soumise.

Emma, malgré la douleur, ne put que rire, accompagnée de Gina. Au bout d'une longue minute, la jolie blonde tourna sa tête vers sa compagne :

- Merci encore d'être venue, au risque de tomber malade.

- Ne t'inquiète pas, repose-toi, je suis là.

Et sans demander son reste, Emma ferma les yeux, sentant le souffle agréable de Gina dans son cou.


La nuit fut agitée pour Emma. Plus d'une fois elle s'était réveillée accablée par la chaleur ou, au contraire, totalement frigorifiée. Mais à chaque fois, Gina était là, la réconfortant, la rassurant, la cajolant par de tendres caresses, de douces paroles, de légers baisers.

Et au petit matin, c'est Emma qui se réveilla avant Gina qui, épuisée d'avoir veillée toute la nuit, s'était profondément endormie. Emma sourit alors, la main de la belle brune reposant gentiment sur son ventre. Elle se tourna doucement pour faire face à sa compagne, et confina sa tête au creux de son cou.

Elle pourrait certainement s'y habituer : cette présence tous les matins, ce regard serein près du sien, ses mains sur son corps et sa respiration caressant sa peau. Oui, elle pourrait très bien y prendre gout.

- Hm … Tu es réveillée ? bougonna Gina en ouvrant péniblement les yeux.

- Oui.

- Ca va mieux ?

- J'ai l'impression que la fièvre est tombée.

Gina se redressa alors et posa sa main sur son front, elle sourit alors.

- Effectivement.

- Je suis bien là, tu veux pas venir me rejoindre sous les draps ? minauda-t-elle

En effet, Gina s'était endormie sur la couette, son script sur les genoux.

- Emma …

- Quoi ? Tu aurais bien chaud !

- Tu es malade, tu as besoin de te reposer.

- Non, j'ai besoin de toi. Allez viens…

Gina soupira alors avant de lever les yeux au ciel. Et alors qu'elle retira ses bottes et qu'elle s'engouffra sous les draps, la porte de la chambre s'ouvrit et Ruby émergea.

- Wow… Je dérange, gloussa-t-elle

Gina grogna alors avant de sortir du lit. Lorsque la pétillante colocataire la vit habillée, elle haussa un sourcil, interrogeant Emma du regard. Cette dernière sourit avant de s'expliquer :

- Elle m'a veillée toute la nuit.

- Oh … Je vois. Tu vas mieux ?

- Oui, bien mieux. Pas encore prête pour le marathon de New-York, mais assez pour me rendre dans la cuisine sans m'effondrer, sourit-elle

- Bon, je vais … vous laisser.

Mais Gina bondit devant elle, prête, elle aussi, à quitter la chambre.

- Bah, tu restes pas ?

- Non, je … Je dois rentrer.

- Mais…

Sentant une certaine tension envahir la pièce, Ruby s'excusa et s'éclipsa, laissant les deux jeunes femmes se toiser.

- Ecoute, j'aimerais que tu restes.

- Désolée, je dois prendre une douche, me changer et je dois apprendre mon script.

- Tu peux faire tout cela ici : j'ai une douche, j'ai des vêtements, et je peux te faire apprendre ton texte. Allez, s'il te plait ! Je me sens mieux… Ca serait dommage que je fasse une rechute hm…

- Serait-ce un odieux chantage ?

- Moi ? Te faire chanter ? Ce n'est pas mon genre, minauda Emma.

- Tu es impossible.

- Allez, s'il te plait. Tu vas partir à l'autre bout du pays pour tourner la majorité de ton film, laisse-moi profiter un peu de toi avant.

- Mon départ n'est prévu que dans trois semaines.

- Mais ça nous donnerait l'occasion de passer un week-end ensemble.

- Pas dans les conditions idéales si tu veux mon avis : je dois apprendre, tu dois te reposer.

- Faisons-le ensemble, s'il te plait. Je me sens bien mieux qu'hier, je pense que c'était le pic.

Gina la fixa alors avant de lever les yeux au ciel :

- Très bien, très bien ! Laisse-moi juste passer un coup de fil à Zelena.

- Ok, pas de soucis ! Je ne bouge pas !

Gina sourit alors et quitta la pièce. Attirée par du bruit en bas, elle descendit et trouva Ruby se confectionnant un sandwich.

- Ah, comment elle va ? lança-t-elle en paquetant le tout dans un sac

- Mieux.

- Bon je vais vous laisser… Seules.

- Ca veut dire quoi ce petit sourire ?

- Oh rien… Ce que j'en dis moi : c'est que ça tombe bien son… rhume.

- C'est-à-dire ?

- Bah tu sais… Le fantasme d'une infirmière à domicile.

- Si je ne commençais pas à te connaitre, je dirais que tu es vulgaire.

- Merci du compliment. Non, sans rire, prends soin d'elle. Si on l'écoutait y'aurait jamais de problème et se serait jamais grave.

- Je sais. Au fait, si tu vois ma sœur, dis-lui que je reste avec Emma aujourd'hui… et peut-être plus, suivant son état.

Ruby sourit alors en mettant son sac en bandoulière :

- Pas de soucis, je passe la voir ce midi, on mange ensemble, le message sera passé.

Et alors qu'elle allait sortir de la maison, elle se retourna vers la jolie brune :

- Hey… Quoique vous fassiez… Le faites pas trop fort… Zelena et moi n'avons pas épargné les oreilles de nos voisins ces derniers temps… Ils sont… Peu enclins à la compassion.

Pour toute réponse, Gina lui envoya un torchon que Ruby esquiva avec facilité. Elle quitta la maison alors dans rire incontrôlable, laissant Gina quelques peu gênée.


- Non, c'est toi qui as tort Ted ! J'aime ce restaurant bien plus que toi et abandonner notre couple ne signifie plus rien pour moi. Je ne t'aime plus, et je me demande si tu ne m'as jamais aimé un jour !

Gina retint son souffle et fixa Emma, en attente du verdict. La jolie blonde, a demi allongée sur son lit, le script de sa compagne en main. Elle le laissa tomber sur le coté en regardant Gina.

- Alors ? Verdict : combien de fautes ?

- 3.

Gina grogna alors en faisant de nouveau les cent pas au pied du lit.

- Et il s'appelle Fred, pas Ted.

- Pourquoi je n'arrive pas à retenir ce script !

- Calme-toi, c'est pas si mal.

- Je commence le tournage dans 3 semaines et je ne connais qu'un tiers de mon texte, c'est affligeant. Je dois bien le reconnaitre, j'assimilais mieux quand j'étais plus jeune…

- Ne sois pas idiote, tu es toujours jeune, sourit Emma.

Gina s'assit alors au bord du lit et soupira doucement, défaitiste. Emma s'approcha et lui déposa un tendre baiser sur l'épaule.

- Allez courage, on essaie encore ?

- Merci de m'aider.

- Ce n'est qu'un juste retour des choses. Tu m'as soutenue hier.

- Comment te sens-tu ?

- J'ai encore le corps engourdi et la tête qui bourdonne, mais mes changements de températures ont cessé, je crois que je n'ais plus de fièvre, et l'appétit commence à revenir.

- Tu as faim ?!

- Un peu, mais ça peut atten…

- Non ! J'ai besoin de me changer les idées. On est dessus depuis plus de deux heures, j'en ais marre.

- Ok. Tu veux de l'aide ou…

- Non, ne bouge pas.

- Que c'est plaisant de se faire servir au lit.

- N'en prends pas l'habitude veux-tu.

Emma répondit simplement par un sourire charmeur et un soupir de contentement.

Au bout d'une dizaine de minutes, Gina revint avec les restes du pot-au-feu et posa le plateau sur le lit.

- Je crois que je pourrais m'y habituer tu sais : toi ici, s'occupant de moi, me faisant de bons petits plats, moi qui te fait apprendre tes textes… J'aimerais ce genre de quotidien.

Gina ne répondit pas mais son sourire parla pour elle.

- Dis… Tu me nourris ?

- Même pas en rêve…

- T'es pas drôle.

Gina haussa un sourcil avant de se pencher et de l'embrasser tendrement sur les lèvres :

- Tu as le choix : je te donne à manger ou je te donne du plaisir…

Emma se raidit, écarquillant ses yeux et fixa, incrédule, sa compagne :

- T'es sérieuse là ? Tu… Sérieux ?

- Je n'ais pas dis quand.

Mais sans apprendre, Emma poussa le plateau et sauta littéralement sur Gina, la plaquant sur le matelas.

- Emma !

- Ok, c'est pas juste, tu m'as vu nue… A mon tour !

- Hors de question ! Certainement pas maintenant, certainement pas comme ça !

- T'es sûre ? Parce que là, je suis plus que prête ! ricana Emma

- Tu es souffrante. Et… Il est hors de question que tu t'évanouisses dans mes bras.

- Oh si je m'évanouis ça sera parce que tu m'as fais grimper bien trop vite au septième ciel !

- Ce n'est pas drôle.

- Ok, désolée.

Emma essaya de retrouver son calme avant de voir l'air sérieux de sa compagne.

- J'ai dis pardon !

- Emma, rien ne me ferait plus plaisir que de…

- Sérieux ? Parce que je pensais que… C'était tabou.

- Tabou ?

- Bah tu vois, on a jamais… Chacune… Avec aucune femme…

- Oh je vois.

- Alors je pensais que tu repousserais l'échéance.

- Tu te trompes. Faire… Faire l'amour est une suite logique pour un couple non ?

- Nous sommes un couple donc.

- Gina haussa un sourcil :

- Que croyais-tu que nous étions ?! s'étonna Gina

- Bah j'en sais rien… Ais-je le droit de t'appeler ma petite amie ?

- Pourquoi n'en aurais-tu pas le droit ?

- Bah t'es un personnage public, je sais pas moi… Je pensais qu'il y avait un code, genre : petite amie ou fiancée, compagne… Je sais comment me présenter.

Gina sourit alors et s'approcha d'elle :

- Tu as la permission. Tu étais ma compagne lorsque nous avons feint notre relation, alors pourquoi tu n'aurais pas ce privilège maintenant ? Plus que jamais tu es ma compagne, ma petite amie, tout ce que tu souhaites.

- Ton amante ?

- Bientôt, je te le promets. Je veux juste que ce soit le bon moment, le bon endroit. Rien ne sert de se précipiter.

Emma soupira d'aise, se laissant retomber doucement sur le lit.

- Je crois que je suis en train de tomber amoureuse de toi…

- Tu as l'air inquiet en disant cela.

- Non, c'est juste que ça fait une éternité que ça ne m'était pas arrivé. La dernière fois ayant été avec un homme qui plus est.

- Je comprends. La dernière fois que je croyais être amoureuse, c'était avec un homme que je n'ais pas hésité à quitter pour les bienfaits de notre petite histoire. Autant dire que je n'ais jamais vraiment connu ce sentiment.

- C'est triste …

- C'est la vie. J'ai souvent joué des rôles, et celui de l'amante éperdument amoureuse en faisait parti. Je pense l'avoir tellement feint, que je ne sais même pas si je pourrais le reconnaitre vraiment.

- Arrête, tu vas me faire pleurer. Pauvre petite fille riche qui devait mentir sur ses relations avec les plus beaux hommes de la terre.

Gina lui tira la langue et Emma lui envoya un oreiller, que rattrapa au vol la belle brune avant de le lui lancer de nouveau, ce qui fit éclater de rire Emma. Elle ne lui avoua jamais mais, à ce moment précis, lorsqu'elle vit Emma rire aux éclats, son cœur rata un battement et ses yeux ne quittèrent pas une seconde la jeune femme.

- Tu rêves ?

- Hm ? Non, je pensais…

- Fais comme moi : arrête.

- Ma chère, il faut bien qu'une de nous soit la tête pensante du couple.

- Dis que je suis l'idiote du village encore !

- Oh non, bien au contraire. Je crois même que tu es la plus clairvoyante de nous deux.

- Pourquoi ?

- Parce que tu es la première à avoir vu ce qu'il pourrait y avoir entre nous.

Emma lui sourit avant de remarquer un détail qui lui tira un large sourire :

- Tu portes encore le bracelet, celui de San Diego.

- Oh… Oui, je le trouve beau… finalement.

- Han… Sale garce, gloussa Emma.

- S'il te plait ! s'outragea faussement la belle brune.

- Hm pardon. Regarde, j'ai le mien aussi. Comme si…

- Comme si ?

- Comme si on s'appartenait l'une l'autre.

- Je n'appartiens à personne, je ne suis pas un objet.

- Loin de là. Et si tu l'étais, ma chère, tu serais certainement le plus désirable qui soit.

- La flatterie ne te mènera nulle part.

- Pas même jusqu'à tes lèvres ? minauda Emma

- Pour cela, tu n'as pas besoin de flatterie… sourit Gina.

En un rapide geste, Emma attira Gina à elle et l'embrassa dans un fougueux baiser. La belle brune dû calmer son ardeur en la repoussant doucement.

- Ce n'est pas le moment, j'ai encore à apprendre ce fichu texte.

- Allez courage.

Emma reprit le script et elles reprirent leurs révisions, entrecoupées par de tendres moments tout au long de la journée.


- Tu es sûre que tu veux repartir ?

- Emma, il se fait tard, j'ai encore beaucoup de choses à faire. Et tu dois te reposer, tu ne t'es pas ménagée aujourd'hui.

- Ca va, je t'assure. Je crois sincèrement que le pic de maladie c'était hier, je me sens mieux maintenant !

- Raison de plus : je n'ais plus rien à faire ici.

- Oui, non, c'est pas ce que je voulais dire.

- Emma …

- Reste, je t'en pris. J'ai… J'ai besoin de toi à mes cotés. J'ai…

- Un problème ?

- C'est juste besoin de sentir ma copine à mes cotés, c'est tout.

- Emma, je ne suis pas loin.

- Mais tu vas l'être dans 3 semaines …

- D'ici là, nous avons le temps. Remets-toi et quand tu seras en forme, je te promets une surprise.

- Une surprise ? Est-ce que ça inclus sous vêtements qui se mange et chantilly ? gloussa-t-elle

- Peut-être… Ou pas. Pour cela, tu devras être patiente.

Puis elle l'embrassa sur el bout du nez avant de partir… Laissant une Emma, encore faible, mais sur un vrai petit nuage.


Emma n'eut pas à attendre très longtemps avant que Gina ne la recontacte : une semaine à peine, et alors que la santé d'Emma allait de mieux en mieux, Gian l'appela pour savoir si elle voudrait venir manger chez elle.

Evidemment, Emma accepta avec plaisir… Plaisir… Avant que la panique ne l'emporte sur l'enjeu de cette fameuse soirée.

Ruby le vit et prit à part sa colocataire, le jour J, pour LA grande discussion.

- Ok, écoute… L'heure est grave ?

- Grave ? A quel point ? s'étonna Emma, un peu inquiète du ton sérieux de sa sœur

- Le sexe.

- Le sexe ?

- Ce soir, c'est le grand soir, on le sait.

- On le sait ?

- Tu m'as comprise. Alors comment tu vas te débrouiller ?

- Comme un manche surement… soupira, dépitée, Emma.

- Relax. Le sexe, c'est simple. Et encore plus entre deux personnes du même sexe !

- Si tu le dis…

- Tu es une femme, on est d'accord ?

- Jusqu'à preuve du contraire…

- Gina en est une aussi.

- J'espère.

- Qui de mieux placée qu'une femme pour savoir ce qui plait à une femme ? Je veux dire : tu connais ton corps, tu sais ce qui fonctionne sur toi. Ca marchera certainement sur une autre.

- …

- Quoi ? Pas convaincue ?

- Si, au contraire.

- Alors voilà, tu n'as qu'à penser à ce que tu aimes qu'on te fasse, et tu lui fais pareil.

- C'est pas aussi simple…

- Pourquoi ?

- J'ai peur… De…

- De quoi ?

- De pas aimer. Je veux dire, j'ai jamais touché le corps d'une femme aussi intimement.

- Pas même à la fac ?

- Huh ?

- Ouais non, laisse tomber. Mais si tu aimes Gina, tu aimeras lui faire plaisir.

- Je lui ais encore jamais dis…

- Quoi donc ?

- Que je l'aimais. Bien évidemment, je me doute qu'elle s'en doute mais… On se l'ait jamais dit en face, avec des mots… tu vois ?

- Je vois. Mais ça viendra, peut-être ce soir.

- J'en sais rien… Elle dit qu'elle a passé tellement de temps à le feindre, qu'elle ne saurait peut-être pas le reconnaitre. J'ai peur qu'elle ne ressente pas ce que je ressens pour elle.

- A toi de le lui montrer, j'ai toute confiance en toi.

- … Je suis complètement paumée : je sais pas quoi faire, pourtant j'en ais envie…

- C'est peut-être pareil du coté de Gina.

- Je l'espère.

- Vas t'habiller, sois belle et sens bon !

- Idiote !

- Et n'oublies pas : ce qui te plait, lui plaira !

Emma soupira alors et monta dans sa chambre avant de se déshabiller et de s'engouffrer dans sa douche. Et sous le jet d'eau brulante, elle repensa aux paroles de Ruby : faire à Gina ce qu'elle aimerait qu'on lui fasse ? Ca semblait si simple, et en même temps si compliqué.

Elle reposa son bras droit sur le carrelage froid de la douche, tandis que le jet la frappait en plein sur les cervicales. L'eau roulait le long de son corps, dans son dos, ses fesses, entre ses jambes. Ce qu'elle aime

Elle fit couler du gel douche sur sa poitrine avant d'y faire courir sa main sur ses seins puis frissonna. Ce que j'aime… Subrepticement, elle s'appesantit sur sa poitrine, la caressant doucement. Elle ferma les yeux, essayant d'imaginer le corps tanné de Gina, ses seins, ses courbes, sa peau chaude et frissonnante. Sa main glissa doucement alors et se posa entre ses cuisses. Elle essaya de décrypter les sensations, de déceler le plaisir derrière les gestes : si elle aimait cela, Gina pourrait aimer alors ? Elle glissa ses doigts dans la chaleur intime de ses chairs, pinça ce bouton nerveux, se faisant sursauter, aidée par la chaleur de l'eau sur sa peau.

Elle soupira bruyamment alors en mouvant ses doigts en elle, puis, soudain, elle sentit une crampe naitre au creux de ses reins. Paniquée, elle se stoppa net, haletante.

- T'es stupide ma fille … grogna-t-elle avant de finir de se laver et de s'habiller pour ce soir.

Oui, ce soir était le grand soir. Elle avait peur, mais elle avait aussi envie.


Gina n'est pas sereine non plus. Elle avait tout préparé : du repas à l'ambiance, de sa tenue à son parfum. Il fallait que cette soirée soit romantique. Hors de question de sortir de nouveau si c'était pour qu'Emma soit de nouveau malade.

Non, elle voulait tout assurer elle-même, quitte à prendre le temps nécessaire, mettre de coté l'apprentissage de son script. Ce soir, tout devait être parfait.

Ainsi, elle avait préparé son plat fétiche, des lasagnes, plus le dessert, un tiramisu, qui avait déjà su faire ses preuves dans les estomacs de ses amis… ou amants.

Elle avait dressé une table simple mais chic avec bougies, dentelles, porcelaines et cristal. Elle avait pris le soin de se vêtir de manière élégante mais sexy d'une robe noire courte et décolletée. Elle avait relevé ses cheveux en un chignon sommaire. A présent, elle passait son temps à scruter l'horloge du salon, égrainant les minutes jusqu'à l'arrivée de sa compagne. Elle était aussi stressée que le jour de son premier tournage !

Et lorsqu'elle entendit enfin la voiture de la belle blonde se garer devant chez elle, son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se leva promptement et essaya de paraitre détendue mais c'était en vain… Elle triturait nerveusement ses doigts et lorsque la sonnette retentit, elle se figea quelques secondes avant d'ouvrir la porte et d'apercevoir une Emma, tout sourire, arborant une immense veste écrue.

- Bonsoir. Je suis à l'heure ?

- Ponctuelle. Entre !

Emma déboutonna son manteau qu'attrapa Gina. Elle put à loisir, reluquer les courbes avantageusement mises en avant grâce à une robe courte et rose flashy.

- Un problème ? s'amusa Emma

- Hm non, aucun, au contraire. Bref… Un apéritif ?

Emma retint un rire avant d'opiner et d'être conduite au salon par la maitresse des lieux.

- Un whisky ?

- Oh non, quelque chose de moins … corsé.

- Pourquoi ? Tu comptes reprendre le volant ce soir ?

Emma se figea, quelque peur désarçonnée par l'aplomb de sa compagne :

- Euh… Pourquoi, tu ne l'avais pas envisagé ?

- Non.

Complètement sonnée par la franchise de Gina, Emma resta muette.

- Ca te choque ?

- Qu… Quoi donc ?

- Que je veuille que tu restes ici ce soir ?

- A vrai dire … J'avais envisagé la même chose.

- Parfait, si nous savons déjà à quoi nous en tenir, alors nous pouvons nous détendre, non ?

- Ou stresser plus qu'autre chose, sourit Emma

Gina la rejoignit sur le divan :

- Tu es stressée ?

- A vrai dire… Gina… Je suis morte de peur.

- Morte de peur ? A ce point-là ?

- Je…

- Oui ?

Emma était perdue : dire ces mots maintenant, n'allait-il pas gâcher le reste de la soirée ? Etait-ce le bon moment ?

- Je tiens à toi, et j'ai pas envie de tout gâcher parce que je ne sais pas ce que je fais. J'aimerais te satisfaire comme jamais.

- Emma, je sais ce que tu ressens, je le ressens aussi.

- Oui ?

- Oui. Mais j'ai pris mon parti de dire que rien ne sera parfait la première fois : nous ferons des erreurs, des maladresses, nous aurons des hésitations… Mais je pense que c'est comme le bon vin : on se bonifiera avec le temps et … la pratique.

- Tu as l'air si sûre de toi.

- Il en faut bien une sur les deux. J'ai l'impression que tu vas défaillir tant tu sembles stressée, ironisa Gina. J'ai fais des lasagnes, à table ?

- Avec plaisir.

Et le repas se passa de façon idéale entre anecdotes d'enfances, souvenirs de tournage ou encore promesses d'avenir. Emma sentait Gina stressée par son tournage à venir plus qu'a la finalité de la soirée. Et pourtant, lorsque le dessert arriva sur sa faim, Emma était pétrifiée de stress.

Gina pouvait le sentir et il ne tenait qu'à elle d'annuler ce qu'elle avait prévu pour choisir un meilleur moment. Mais le temps tournait : dans deux semaines, elle devrait partir pour New-York pour son tournage qui durerait plus d'un mois.

- Emma … Ecoute… Détends-toi.

- Mais je suis détendue ! s'insurgea la jeune femme

- Tu es tellement tendue que même le béton est moins rigide que toi. Ecoute, si tu ne souhaites pas…

- Je le veux !

- Vraiment ? s'étonna Gina

- Bien sur. Comment ne pas le vouloir quand tu te trouves dans cette robe. Grand dieu, j'ai essayé tout le repas d'imaginer la manière de te l'enlever …

Gina sourit alors et se dandina sur sa chaise :

- Amusant, j'ai imaginé la même chose …

Elle envoya à Emma un clin d'œil suggestif avant de se lever et de lui tendre la main :

- J'aurais aimé que ce moment soit plus romantique mais … Tu veux monter ?

Le cœur d'Emma battait dans sa poitrine si fort que cela en devenait douloureux. Elle se leva alors et lui prit la main, et comme si elle avait basculé en mode pilote automatique, elle suivit la jolie brune à l'étage.

Et lorsque cette dernière ouvrit la porte de sa chambre, Emma pu apercevoir des centaines de bougies, des pétales sur le lit, des coupes de champagne dans un seau au pied de celui-ci.

- Wow, t'as mis le paquet.

- Trop ?

- Juste ce qu'il faut, certifia Emma en s'avançant, découvrant non seulement la décoration installée par Gina, mais aussi la décoration de la chambre en elle-même. D'un style assez baroque chic, elle ressemblait beaucoup à Gina au final.

- Très joli.

- Peut-être pourrais-tu regarder par ici pour dire cela, s'amusa Gina.

Emma se tourna alors et se posta devant la jolie brune. Sans un mot, elle glissa un de ses doigts sous la bretelle de sa robe et doucement, la fit tomber.

- Entreprenante ? J'aime ça … soupira Gina

Sans répondre, Emma préféra l'embrasser tendrement, tandis que sa deuxième main s'affaira sur l'autre bretelle. Puis finalement, elle trouva la fermeture éclair et la fit descendre lentement. Ses lèvres flirtèrent avec l'arrête de la mâchoire de Gina avant de s'appesantir dans son cou, Emma s'enivrant du parfum fruité de sa compagne.

Gina n'était pas en reste : elle aussi avait trouvé la fermeture de la robe plus que serrée d'Emma. Elle eut l'agréable surprise de noter l'absence de soutien-gorge. Tant mieux, pensa-t-elle tandis qu'elle subissait les attaques fiévreuses de la jolie blonde. Doucement, cette dernière poussa Gina jusqu'au bord du lit, et doucement la belle brune s'allongea. La vision de sa compagne dans un lit de roses étourdit Emma qui n'avait jamais vu plus belle vision.

Elle monta à son tour sur le lit, à califourchon sur Gina, sa robe remontant sur le haut de ses cuisses. Les paroles de Ruby lui revinrent alors en mémoire, ainsi que sa petite expérience sous la douche : si vraiment Gina était aussi réceptive qu'elle…

Une de ses mains se posa sur un sein, exerçant de légères caresses, tandis que l'autre glissant lentement jusqu'à une des cuisses de Gina.

Sous les perceptibles gémissements de sa compagne, Emma continua alors, ses lèvres ne cessant de gouter encore et encore la chair tendre de Gina. Puis soudain, sa main se glissa sous la robe et se posa directement entre les cuisses de cette dernière, ce qui la fit sursauter.

- Doucement … On a le temps, sourit Gina

- Pardon, répondit une Emma, penaude.

Gian l'attira à elle et l'embrassa langoureusement tandis qu'elle remonta encore et encore la robe d'Emma, jusqu'à sa taille, dévoilant un string en dentelle bleu ciel. Elle se redressa en position assise, tenant toujours Emme sur elle, et s'attarda sur la poitrine de sa compagne.

D'une main, elle tenait fermement Emma contre elle, et de l'autre elle explora les courbes douces et moelleuses de sa main avant d'oser baisser subrepticement le corset et dévoiler un sein qu'elle traita avec la plus grande douceur. Elle l'embrassa une première fois, attendant la réaction d'Emma, mais entendant un soupir de contentement, elle enchaina par de doux coups de langue sur la pointe durcie de plaisir de sa compagne.

Des milliers de questions traversaient à ce moment même les deux jeunes femmes : faisait-elle correctement ? Etait-ce ce qu'elle voulait ? ressentait-elle le même plaisir que moi ?

- Gi… Gina… soupira la jeune femme en empoignant fortement la chevelure de sa compagne, défaisant le chignon de cette dernière.

Entrainée par les douces plaintes de sa belle, Gina s'enorgueillit alors et bascula Emma sur le lit, la surplombant, sans détacher ses lèvres de sa peau, malmenant ces seins tout acquis à sa cause. Quelques secondes plus tard, elle fit tomber sa robe, la dévoilant partiellement aux yeux curieux et envieux d'Emma qui s'humecta les lèvres de sa langue.

- Tu es sublime, lâcha-t-elle dans un regard admiratif

Gina sourit et, toujours silencieuse, et fondit de nouveau sur Emma, essayant, tant bien que mal de lui enlever sa robe qui résistait. Emma du l'aider, dans un fou rire et, une fois la dite robe enlevée et à terre, Emma l'attira de nouveau sur elle.

Sentir sa peau nue contre la sienne était une sensation enivrante, presque comme une drogue dont elle savait qu'elle ne pourrait plus se passer dorénavant.

Sa langue, véritable instrument de torture, arpenta chaque centimètre de peau mat de Gina, bénissant ses courbes portoricaines.

Elle ne fit qu'une bouchée du soutien gorge de sa belle qui rejoignit bien vite au sol le reste de leurs affaires. Sans peur ni appréhension, comme si les gestes étaient automatiques, elle glissa sa langue sur les seins de sa compagne, s'attardant entre eux, car, elle l'avait remarqué, Gina semblait particulièrement sensible à cet endroit.

Et ce fut tout naturellement que leurs mains prirent des chemins plus intimes, descendant plus au sud et lorsque celle de Gina flirta avec la dentelle du string, c'est presque solennellement qu'elle demanda, du regard, la permission à Emma d'aller plus loin.

Cette dernière ne ressentait plus aucune appréhension, aucune peur… Tout avait été remplacé par du désir et de l'envie. Et c'est donc, naturellement qu'elle lui donna son consentement, d'un sourire. Gina, alors, descendit doucement sa main sur la dentelle et exerça quelques douces caresses, qui se transformèrent en petites pressions qui firent naitre quelques tressautements nerveux de plaisir.

La jolie brune glissa alors ses doigts sous le tissu et sentit toute la chaleur, mais aussi la moiteur que ses caresses avaient procurées. D'abord hésitante sur la manière de procéder, elle commença toutefois à mouvoir ses doigts, pinçant les chairs humides, s'attardant sur cette terminaison nerveuse qu'elle savait efficace chez la gente féminine.

Emma était plus que réactive, oubliant soudain dans quelle intimité elle se trouvait pour la première fois avec une femme. A présent, elle ne sentait que la présent de Gina sur elle, presque en elle. Et elle n'avait plus peur, et quand elle y repenserait plus tard, elle se trouverait idiote d'avoir eu tant d'appréhensions.

En attendant, Gina avait trouvé son rythme, glissant toujours un peu plus ses doigts jusqu'à ce qu'elle ne décide de passer la vitesse supérieure. Lentement, elle se redressa alors et embrassa langoureusement Emma, jusqu'à lui couper le souffle lorsque celle-ci sentit un doigt, puis deux, s'insinuer en elle.

Muée par un plaisir lui brulant les tripes, elle se cambra, comme si elle autorisait l'accès plus intense à sa belle. Ses mains étaient partout, sa langue tout autant. Elle ne pu réprimer quelques gémissements de plaisir quand Gina afficha un rythme plus accru, plus rapide. Elle se cramponna presque à ses épaules quand elle sentit l'orgasme poindre.

- Regina ! cria-t-elle en s'écroulant sur le matelas, entrainant son amante avec elle sur le matelas.

Haletante mais comblée, Emma serra sa compagne contre elle.

- Ca va ?

- C'était … Waouh !

- Tant que ça ?

- Bien plus encore…

- Qu'est-ce que ça sera quand nous aurons la main ? ironisa Gina

- Tu as déjà la main !

Gina ne put que rire avant de se redressa et d'admirer la silhouette de sa compagne, luisante de l'effort accompli. Emma se redressa à son tour : pourrait-elle faire de même ? Serait-elle capable de faire pareil que Gina ? Elle qui n'avait jamais touché une femme et qui avait su lui procurer un tel plaisir.

Elle hésita un quart de seconde avant que Gina ne se couche et que les gestes ne deviennent presque naturelles : comme si elle apprenait à lire les contours du corps de Gina, Emma semblait ne pas vouloir oublier un centimètre de peau. Sa langue suivit bien vite ses mains, s'attardant sur son ventre plat, jouant avec son nombril avant de papillonner quelques baisers à la frontière du tanga de sa compagne. Elle se redressa quelques peu, jugeant de la réaction de Gina, qui semblait se concentrer sur le plafond pour ne pas flancher, puis glissa ses doigts sous l'élastique et de faire descendre doucement le tissu pour révéler une intimité déjà trempée des douces caresses prodiguées.

Emma sourit, rassurée, que sa compagne soit aussi réceptive. Elle posa sa main sur son sexe avant de le caresser doucement, de glisser un majeur dans les chairs brulantes de Gina, la faisant frémir de désir.

- Emma… la supplia Gina, cramponnant ses doigts au matelas

- Patience… souffla Emma, amusée

Elle glissa plus loin son doigt jusqu'à buter à l'entrée tant convoitée. Dans une certaine appréhension quand même, elle la pénétra d'un doigt, déclenchant un lourd soupir de Gina. Puis débuta un manège de longs vas et viens avant que, plus sûre d'elle, elle n'insère un second doigt, pour le plus grand plaisir de la belle latino.

- Mon Dieu… se crispa Gina

Emma captura ses lèvres dans un baiser ardent, camouflant ses gémissements sonores. Sa deuxième main libre agrippa le sein voluptueux de sa belle.

Et au bout d'interminables minutes de charnelles tortures, Gina sombra dans la chaleur d'un orgasme amplement donné. Haletante, elle sourit à Emma en lui caressant le visage.

- Et dire que tu appréhendais…

Emma l'embrassa sur l'épaule avant de s'engouffrer sous les draps, invitant Gina à faire de même. Elles se lovèrent dans les bras l'une de l'autre, se délectant de leur respiration, de leurs petits gestes tendres. Gina ne cessait de fixer amoureusement Emma, les yeux fermées, un air serein et heureux sur le visage.

- Qu'est-ce que tu vois ?

- Hm ?

- Quand tu fermes les yeux ? demanda Gina

Emma se tourna vers elle et la fixa intensément :

- Je t'aime.

La déclaration fut si abrupte que Gina en resta sans voix. Emma se dressa sur un de ses coudes, comme si elle attendait une réaction, une réponse…

- Emma.

- Fallait que je le dise. J'imaginais le parfait moment pour le dire, mais… Fallait que je le dise. C'est pas grave, si tu ne ressens pas la même chose, je voulais simplement …

- Je t'aime aussi.

Emma écarquilla les yeux alors, ne sachant quoi répondre à son tour.

- C'est… Vrai ? Je veux dire, te sens pas obligée !

- Idiote, sourit Gina. Moi-même j'attendais le bon moment.

- C'est vrai ?

- Absolument. Alors, que vois-tu quand tu fermes les yeux ?

- Je nous vois nous : ensemble, heureuses. Un avenir radieux.

- J'aime ce que tu vois, lança Gina en fermant à son tour les yeux et en souriant. Je vois la même chose.

Emma se rapprocha de Gina et l'embrassa sur l'épaule :

- Je suis bien…

- Fatiguée ?

- Hm non.

- Tant mieux !

Gina, en un geste rapide, se redressa et surplomba sa compagne d'un sourire sadique. Et cette nuit-là, pour les deux jeunes femmes, rien ne fut impossible.

TBC


NEXT : Joyeux anniversaire et grandes étapes, essais et difficultés ... dans le prochain chapitre !