Coucou ! Me revoilà pour un nouveau chapitre de ma fiction ! (pour tout vous avouer j'aurais du publier le quatre en même temps, mais j'ai découvert qu'il manquait un morceau considérable en plein milieu du chapitre :') ) En tout les cas voilà la réponse au commentaire :

Xirb : Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me fait très plaisir ! Et bien voilà la suite ;)


CHAPITRE III : FUGUE

Il était déjà 19 h 30 quand George passa le pas de la porte avec un air sombre. Un domestique arriva et le débarrassa de son manteau. Il entra dans la salle à manger où se trouvaient sa femme et la mère de cette dernière. « Tu n'es pas chez toi ! s'exclama Adèle à l'attention de sa mère et George comprit qu'il venait d'arriver en pleine dispute.

- Je ne vois pas en quoi cela te dérange !

- En quoi cela me dérange ?! Tu invites ici, mon neveu et sa fiancée, sans notre accord, alors que tu sais pertinemment que nos rapports avec eux ne sont pas au beau fixe !

- Et moi ? J'ai bien le droit de vouloir voir mon petit-fils de temps en temps !

- Si je puis me permettre vous êtes allés le voir aujourd'hui… nota George en embrassant sa femme.

- De toute manière c'est trop tard il est prévu qu'ils viennent ! ». Juliette mit un terme à la discussion en se dirigeant vers ses appartements. « Ma mère me rendra folle un jour…

- ...

- Oh, toi tu as appris une mauvaise nouvelle… nota Adèle.

- Rien, rien…

- Tu ne sais pas mentir ! rit Adèle, allez dis-moi…

- Je ne suis pas censée t'en parler…

- Ce n'est pas un problème ça… tu l'as déjà fait précédemment…

- Te souviens-tu d'Undertaker ?

- Pour m'en souvenir je m'en souviens ! pouffa Adèle qui se rappelait très bien Undertaker. Après tout il avait bien failli la tuer.

- Oui c'est vrai qu'il est difficile à oublier, et bien il semblerait qu'il ait déserté.

- Déserté ?! s'exclama Adèle, si je m'attendais à cela…

- Oui, en effet, et je suis chargée de le retrouver sous prétexte que nous nous connaissions. Mais vois-tu je ne sais pas par quel bout commencer, il y a tellement de choses à chercher avec Undertaker ! Il n'a sans doute rien laissé au hasard !

- Tu n'as peut-être plus le dossier mais tu les as toujours « eux », rappela sa femme.

- Tu as raison... Mais je doute que s'il a déserté, il soit allé leur rendre gentiment sa faux.

- Tu marques un point, là... Mais peut-être qu'en remontant à la Bibliothèque et en retrouvant la dernière lanterne qu'il ait fauché tu pourrais...

- Undertaker ? Ramener une lanterne cinématique ?

- D'accord, Georges deux points, Adèle zéro. Donc tu n'as vraiment aucune piste ?

- A part « eux », non je n'ai rien de concret, expliqua Georges, et nous poursuivrons plus tard je crois qu'Emily est derrière la porte... Entre Emily !

- Excusez-moi monsieur, déclara Emily, voici ce que vous aviez demandé à la Bibliothèque, cela vient d'être livré...

- Merci Emily, tu peux disposer !

- Bien, Monsieur... ». Une fois qu'elle était sûre qu'Emily avait quitté le couloir, Adèle demanda : « Qu'est-ce donc ?

- Ce que l'on savait sur l'âme qu'Undertaker devait faucher..."


Les premiers rayons du soleil passant à travers le rideau réveillèrent Artémis. Elle regarda dehors et se rendit compte avec effroi qu'une voiture était garée dans la cour. Pas n'importe laquelle, celle de son cousin qui venait fraîchement d'entrer à l'Académie. Charles. Ce nom, ou plutôt la personne qui le portait, elle la maudissait. Le pire, c'est que Charles prenait toujours un malin plaisir à la narguer, dès qu'il en avait l'occasion. A cause de son petit air suffisant, combien de fois Artémis n'avait pas été tentée de prendre la faux de son frère et le tuer ? Tellement qu'elle en avait arrêté de compter. En reportant son regard vers la voiture, Artémis constata le pire de l'horreur. La fiancée de Charles. Adeline. La plus grande bêtise que le monde ait jamais portée se tenait là sous ses yeux ! Pour être sûre de ne pas s'être trompée elle partit chercher ses lunettes. Non, elle ne s'était pas trompée. C'était bel et bien Adeline. Sa mère allait l'entendre, que faisaient-ils ici ? Une chose est sûre, c'est sa grand-mère qui allait être ravie. Son petit-fils préféré, fiancé, par-dessus le marché, qu'elle considérait comme le meilleur, était là ! Encore à se pavaner ! « Rrou ! fit Brume au même moment.

- Oh ! Bonjour Brume ! s'exclama Artémis en versant des grains dans la mangeoire, tu es vraiment adorable ! Tu le sais cela...

- Rrrouu ! » répondit l'oiseau en gonflant les plumes tandis qu'Artémis se dirigeait vers la sortie de sa chambre.

Artémis dévala les escaliers, bien décidée à demander des comptes à sa mère. Comment n'avait-elle pas pu la prévenir de l'arrivée de l'autre imbécile ?! D'habitude sa mère la prévenait et ainsi Artémis avait le temps d'échafauder un quelconque plan pour se sortir de cette situation, qui allait la rendre risible au possible.

Elle trouva sa mère dans le hall. Adèle semblait profondément énervée et Artémis espérait de tout cœur que ce soit pour les mêmes raisons qu'elle. « Bonjour Maman !

- Ah ! Te voilà ma chérie ! Je suis désolée de ne pas t'avoir prévenue que Charles serait là, mais ta grand-mère ne m'en a pas laissé le temps… Elle a décidé cela hier soir quand tu étais couchée… Je n'ai pas osé te réveiller.

- Ce n'est pas grave » lâcha Artémis qui tentait désespérément de se calmer. Tentative vouée à l'échec, puisque Charles s'avançait vers elle avec sa démarche et son petit air suffisant, Adeline accroché à son bras. « Artémis ! Ma chère cousine ! s'exclama Charles.

- Tiens, tiens, mais qu'avons-nous là ? Mais c'est Artémis ! s'exclama à son tour Adeline.

- Charles, dis moi...

- Oui ?

-Tu es encore venu te vanter de tes exploits, auprès de grand-mère, n'est-ce-pas ? Qu'espères-tu ? Une reconnaissance éternelle ? murmura Artémis pour que sa mère ne l'entende pas.

- Ne commence pas comme cela, tu pourrais le regretter amèrement, déclara Charles sur le même ton.

- C'est ce que l'on verra » rétorqua Artémis. Après cette petite conversation, ils partirent manger. Charles, qui n'attendait que cela, en profita pour commencer sa pêche au compliment. A son grand désarroi, Adèle fut choisie pour le supporter : « Ah ma tante ! commença-t-il en s'adressant à Adèle, si vous saviez comme l'Académie me plaît !

- Mais je n'en doute pas Charles, je n'en doute pas, répondit Adèle sans enthousiasme en s'intéressant soudainement à une serviette en dentelle avec laquelle elle se mit à jouer comme une enfant.

- Et que fais-tu à l'Académie, Charles ? demanda Juliette, en fusillant sa fille de regard. On n'ignorait pas ainsi Charles !

- Beaucoup de choses ! Toute plus intéressantes les unes que les autres ! répondit ce dernier soudainement ravie que quelqu'un s'intéresse à lui.

- Et que disent les professeurs ?

- Ils disent que je suis très doué ! Et qu'ils pourraient envisager de me faire sauter une année ! » se vanta Charles. Artémis eut soudain un air sceptique. Elle avait entendu parler de Charles par son frère et vraisemblablement la réalité de ses résultats scolaires ne correspondait en rien à ce dont parlait Charles. Artémis jeta un coup d'œil aux autres membres de sa famille juste à temps pour voir Adeline s'accrocher au bras de Charles et dire : « Je reconnais bien là mon futur époux !

- Oui, c'est sûr, je sais que tu auras un avenir toi ! Contrairement à Artémis qui elle n'est même pas capable de choisir une école digne de ce nom pour apprendre un métier. Ce que j'aimerais quelle soit comme toi ! ». Charles eu un petit sourire satisfait, Adeline rit aux éclats, Adèle leva les yeux au ciel et se prépara à répliquer mais Artémis fut plus rapide et perdit ses moyens, ce qui lui arrivait rarement, et tira d'un coup sec la nappe, tout en lui envoyant le contenu de la théière bouillante sur les genoux. Adeline poussa un cri, Juliette leva les yeux au ciel et Adèle réprima un rire. Mais Artémis n'en avait pas la moindre envie, se tournant vers sa grand-mère elle se mit à hurler : « Mais qu'ai-je fait pour que tu me détestes à ce point ?! Qu'ai-je fait pour que tu aies une telle honte à me voir faire partie de ta famille ? Pourquoi me comparer à lui en permanence ?! Depuis le jour où cette bourse est arrivée et où je l'ai refusée, tu me hais ! Tu me détestes et ne le nie pas !

- Ne prends pas ce ton-là ! rétorqua Juliette, et je ne te hais point, j'ai de plus en plus de mal à te supporter toi et ton insolence, et j'ai aussi cependant du mal à considérer le fait que ton éducation est à déplorer !

- Mon éducation ?! Elle n'est peut-être pas celle que tu souhaitais mais au moins elle m'a permis de te dire non et de comprendre que tu ne cherchais qu'à servir tes intérêts et à flatter ton ego ! répliqua Artémis. Elle se tourna vers sa mère et poursuivit : je pense que personne n'y verra un inconvénient, je m'en vais donc quitter cette table ! ». Adèle laissa sa fille partir, sous le regard incrédule de toutes les personnes présentes à la table. Elle se tourna ensuite derechef vers sa propre mère. « Pourquoi ?

- Pourquoi ? Tu te poses vraiment la question ma fille ? J'ai parfois l'impression d'avoir raté ton éducation tout comme tu as raté celle de ta fille !

- T'entends-tu ? Pourquoi t'acharner sur Artémis alors que c'est à moi que tu en veux ?! Depuis que j'ai…

- Adèle, je vais y aller, l'interrompit son mari avant qu'elle ne fasse une bêtise.

- Ah ! Georges, s'exclama Adèle en jeta un regard meurtrier à Juliette, tu pars déjà ?

- Oui, il faut que j'y aille, j'ai du travail qui m'attend - un nouveau dossier long et laborieux, expliqua Georges avant de murmurer à sa femme d'ici à mon retour essaie de ne pas la tuer, je sais que ta mère peut se montrer ignoble mais…

- C'est cela, répondit sa femme, sans vraiment y prendre attention, dépêche-toi tu vas être en retard !

- Tu as raison, approuva-t-il en embrassant la shinigami, à tout à l'heure !

- A tout à l'heure ! » lâcha Adèle. Elle regarda son mari s'éloigner tandis que Charles, qui n'avait bien sûr pas perdu une miette de la conversation, repartait dans de grands discours sous les yeux béats d'admiration de sa fiancée et de sa grand-mère. Adèle soupira et se dit qu'elle aurait mieux fait de partir tout comme sa fille.


William qui jusqu'à présent était resté dans la bibliothèque – pour échapper à Charles et sa fiancée, qu'il supportait de moins en moins - entendit la porte s'ouvrir puis se refermer. Il se tourna vers cette porte et regarda qui venait d'entrer. Artémis. Et visiblement au vu de son air quand elle l'aperçut, elle ne s'attendait pas à le voir et espérait être seule. Elle amorça ainsi un mouvement pour sortir mais William lui demanda : « Que t'arrive-t-il Artémis ?

- Rien ! » rétorqua-t-elle au bord de la crise de nerfs. Après tout cela ne le concernait pas. Il n'était pas là et ne pouvait pas comprendre l'humiliation que lui avait fait subir Juliette, Charles et Adeline. William pensa en cet instant que la colère faisait mal mentir sa sœur, elle qui savait très bien le faire pourtant, ce qui l'avait d'ailleurs sortie de très mauvais pas auprès de Juliette. « Il s'agit de Charles non ?

- Si seulement ! répliqua Artémis en levant les bras au ciel.

- Si seulement ? Qui d'autre alors ? Adeline ou… tout de même pas… Grand-mère ? ». Artémis se contenta d'approuver d'un signe de tête tandis que son frère affichait un air franc de stupeur. « Que s'est-il passé ? demanda-t-il d'une voix douce en reposant son livre à sa place dans l'étagère.

- Elle m'a gentiment fait remarquer que je n'étais encore dans aucune école pour poursuivre mes études ! lança Artémis, sarcastique.

- Elle a bien fait ! C'était effectivement aimable de sa part de…

- C'était de l'ironie mon cher frère ! De l'i-ro-nie ! Elle n'a pas été aimable du tout ! Elle m'a plus humiliée qu'autre chose !

- Allons, je suis sûr que c'est le fait d'avoir vu Charles qui te fait dire cela ! Je suis sûr qu'elle ne pensait pas à mal » tenta William. Artémis soupira et lui lança un regard noir.

William lui, ne comprenait pas. Comment pouvait-elle dire une chose pareille ? Juliette avait simplement tenu son rôle, celui d'une ancienne bibliothécaire de renom plus que celui de grand-mère, mais elle avait tenu son rôle. Elle avait instauré une discipline de fer dans la maison ce qui évitait de perdre un temps précieux, et évitait ainsi le désordre et le chaos, dont William avait une sainte horreur.

Mais, cela, Artémis ne le partageait pas. L'improvisation n'avait plus sa place, et à son goût chaque geste était dicté et devait être répété à la même heure chaque jour. Elle regarda William, pour y voir cette lueur embarrassée, celle qu'il avait quand il ne savait pas pour qui prendre parti. Mais sans aucun doute il appuierait Juliette, parce qu'elle régnait en maître dans la maison et qu'en sa présence, il avait du mal à prendre des décisions lui-même. Mais elle aurait dû s'y attendre, il en avait toujours été ainsi. William s'adressa de nouveau à sa sœur : « Tu sais il ne faut pas lui en vouloir, elle... » Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que sa sœur avait déjà claqué la porte. Elle s'en alla dans sa chambre, fatiguée par le comportement de tout le monde. Elle regarda dehors, et prit sans aucun doute la décision la plus stupide qui soit. Elle passa par la fenêtre et sortit. Artémis vérifia que personne, ni domestique, ni membre de sa famille, ne la regardait. Mais l'endroit où elle se trouvait la laissait hors d'atteinte de quiconque et le brouillard empêchait quelqu'un de la voir. Elle releva sa robe et marcha le long de la glissière. Un exercice délicat qui relevait d'années d'entraînement. Bien sûr, même si elle tombait elle ne se blesserait pas vraiment. Peut-être aurait-elle mal sur le coup… elle n'en n'était pas tout à fait sûre. Une fois arrivée au bout de la glissière elle marcha sur le toit, attrapa la branche d'un arbre et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle se retrouva au sol. Le tout maintenant était de passer par-dessus le portail… ou passer par le portail tout simplement. Tiens voilà justement qu'une diligence s'apprêtait à sortir, n'était-ce pas une belle opportunité ? Sûr que si. Elle s'agrippa discrètement au côté de la diligence et attendit qu'elle soit assez près du portail pour sortir. Elle huma l'air et se dit qu'elle aurait pu emporter une veste. Enfin ! Il était bien trop tard pour faire demi-tour. Et puis, elle était une shinigami ! Le froid ne lui poserait pas de problème bien longtemps. Là était l'un des nombreux avantages qu'offrait sa nature.

Elle regarda autour d'elle et sourit, savourant cette liberté nouvelle qui s'offrait à elle. Personne ne l'accompagnait, personne ne pourrait la réprimander sur son manque de tenue évident. N'était-ce d'ailleurs pas pour cela qu'elle avait décidé de s'octroyer quelques heures de liberté ? Pour échapper à la tyrannie imposée par Juliette ?

Bien sûr que si ! Alors hors de question de retourner là-bas tant que Charles y serait. Elle ne doutait pas qu'à son retour, la réprimande serait terrible. Ses parents ne lui pardonneraient pas ses actes, même si elle s'expliquait. Sa mère serait compréhensive, certes, mais ne lui pardonnerait pas de lui avoir causé une frayeur pareille. Quant à son père, il serait véritablement furieux, non seulement contre elle mais aussi contre Juliette et Charles, qui avaient poussé à bout Artémis.

Un bruit tira la jeune shinigami de ses pensées et elle réalisa soudainement que le brouillard l'entourait et qu'elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle était. Il lui était impossible de revenir sur ses pas, car elle ne savait pas où se trouvait le manoir.

L'inquiétude s'empara d'elle et elle recula de quelques pas. Elle tremblait et avait peur. En face d'elle se dessinait une silhouette d'humain mais une odeur nauséabonde emplit les narines de la jeune shinigami. Même elle qui n'y avait jamais eu à faire, savait très bien de quoi il s'agissait. Un démon. Pactisant sans aucun doute. Sinon il aurait été là sous sa forme de démon.

Pourquoi prendrait-il le risque de venir ici alors que le quartier n'était habité que par des shinigamis ? Enfin… si elle se trouvait toujours dans le quartier résidentiel où elle vivait. Ce dont elle doutait grandement.

La silhouette du démon se fit plus nette, et elle recula encore de quelques pas tandis que le démon affichait un sourire carnassier. Aucun doute, il avait faim et avait parfaitement identifié Artémis comme une shinigami.

Elle ne pouvait plus rien faire, ses jambes refusaient de lui obéir. Le démon s'avança vers elle et elle ferma les yeux, s'attendant à un choc quelconque. Ce qui ne se produisit pas.

Artémis n'ouvrit les yeux qu'au moment où elle reconnut la voix de son père. « Wilson, je vous laisse finir le travail ! ». Après ses mots, son père se tourna vers elle et la prit dans ses bras, sans une once de colère dans son regard. Juste de la peur et de l'inquiétude.


Artémis, calée contres des oreillers blancs dans son lit en robe de chambre, regardait la soupe qui lui avait été servie à son retour. Malgré l'odeur plus qu'alléchante qui s'en échappait, elle n'avait pas vraiment faim. Elle était aussi pâle que ses draps et les cheveux bruns qui cachaient son visage n'avaient fait que renforcer cet effet. La domestique qui avait fermé les rideaux de sa chambre l'avait incitée à manger, mais rien n'y avait fait, la soupe brûlante était amenée à refroidir.

On avait toqué à la porte et étaient apparus sa mère et son père. Auparavant ils avaient cajolé leur fille et ne lui avaient pas fait de reproches. Mais maintenant… Rien ne les en empêchait et Artémis le méritait. Ils s'assirent tout deux sur le lit de la jeune fille et ce fut Georges qui brisa un silence relativement pesant. « Artémis… nous avons parlé à William, car il est le dernier à t'avoir vue… maintenant ce que nous voudrions savoir c'est… Pourquoi ? ». Artémis déglutit. Donner des explications à ses parents ? Comment le faire ? Alors qu'elle-même ne savait pas où commencer. « Je… je ne pouvais plus supporter… mon cousin… finit-elle par lâcher, la tête basse.

- Continue, ma chérie, l'encouragea sa mère.

- Je… voulais échapper à cette atmosphère et à leur raillerie incessante ! Ce repas… c'était plus que je ne pouvais supporter. Je sais que ma décision fut excessive et croyez bien que je ne pensais pas que cela allait se terminer comme ça !

- Nous le savons, Artémis, mais nous ne pouvons pas faire comme si rien de tout cela ne s'était produit. De fait, tu ne pourras plus sortir comme bon te semblait sans la présence d'un adulte avec toi, et si moi ou ta mère souhaitons t'emmener avec nous quelque part, tu viendras sans faire d'histoire. Et pour ce qui est de nos jardins… un majordome te surveillera de loin, conclut Georges en embrassant sa fille sur le front.

- C'est une sentence peu sévère si je ne m'abuse ? nota Adèle, n'est-ce pas Artémis ?

- Je vous fais la promesse que je ne recommencerai plus ! » s'exclama la jeune shinigami en se jetant au cou de ses parents. Les deux shinigamis sourirent. Leur fille s'en tirait à bon compte, et eux étaient heureux de l'avoir retrouvée en vie.