Une année vient de s'écouler, je suis toujours avec Maséo, Tatsue, et leur fils Akio, nous sommes encore au service de Waller et de ses missions suicidaires. Nous sommes toujours au trousse de la mafia chinoise et de leur leader China white. Punaise je ne pensais pas qu'une femme puisse nous donner autant de fil à retorde. C'est de ma faute si elle n'est pas morte parce que j'ai déjoué les plans de Waller lorsque j'étais sur l'île alors forcément elle veut que je rectifie mon erreur. Mais le truc c'est qu'elle me file toujours entre les mains. Je n'arrive pas à l'atteindre elle est trop futé et rusé, il va falloir que j'apprenne à être comme elle, à penser comme elle. C'est un exercice assez long mais j'y arriverai, je ne lâcherai rien.

Pour le moment nous avons d'autre préoccupations, le général Shrieve prévoit de déverser le virus alfa oméga dans le quartier le plus peuplé de Tokyo. Nous déambulons le plus rapidement possible entre les étals du marché à la poursuite du général, c'est assez difficile de le suivre car il y a une foule incontrôlable ce soir, un petit groupe local se produit sur la grande place et les gens se réunissent afin de les écouter, nous devons trouver le général avant qu'il ne déverse le virus près de la place sinon il y aura des milliers de mort, des femmes et des enfants. Je le retrouve dans un petit café, il a l'air content. Ils nous dit que nous arrivons trop tard, que le mal est déjà fait, en regardant à l'extérieur nous ne voyons rien. Nous ressortons tout les quatre, Akio nous accompagne, je me faufile entre les voitures, j'en ouvre une et je demande à Tatsue d'y monter avec Akio, si le général dit vrai, il ne faut pas traîner dehors. Nous, nous avons reçu le vaccin mais pas l'enfant. Je pars en direction de la place avec Maséo, nous repérons un camion appartenant à l'armée, des soldats le garde. Je m'approche de Maséo et ensemble nous évaluons nos chance de pouvoirs les assommés. Je pars de mon côté, j'en étrangle un qui se trouve à l'arrière, il n'a pas le temps de répliquer qu'il est déjà étendu sur le sol. J'entends des bruits de lutte sur l'avant du camion, je fais le tour rapidement, Maséo semble avoir quelque difficultés, l'homme a le dessus sur lui, Maséo est au sol, il pointe son pistolet vers la tête de Maséo mais il n'a pas le temps d'appuyer sur la détente, je le saisi et le plaque contre mon torse, Maséo lui prend son arme et lui met une balle dans la tête. Maséo me remercie puis nous partons vers l'arrière, nous soulevons la bâche et restons estomaqué... Le camion contient des caisses rempli du virus.

Il faut que nous agissions et rapidement. Je me prends la tête dans les mains, nous devons réfléchir, nous devons faire disparaître le virus sans pour autant mettre la population en danger. Je repars vers l'avant du camion, j'entre à l'intérieur et j'y trouve une jerrican rempli de carburant. Je n'hésité pas, je disperse l'essence sur les caisses, Maséo et moi nous nous éloignons avant de jeter une allumette à l'intérieur.

- Au moins il n'en reste plus.

Au contact du feu le virus devient inexploitable et ne produit pas de dégâts, il est détruit totalement. Je regarde autour de moi, le général avait dit vrai, le virus a bien été jeté dans l'air, des gens commencent à s'écrouler sur le sol, c'est horrible... Du sang s'écoule de leur bouche et leur nez, des gens hurlent d'autre pleure, d'autre tente de relever ceux tomber, je crois une mère qui porte son enfant en implorant de l'aide... Je détourne le regard, j'aimerai l'aider mais malheureusement je sais qu'il n'y a plus rien à faire. La seule aide que nous pouvons leur apporter c'est de leur hurler de fuir le plus loin possible...

C'est la cohue tout le monde pousse tout le monde, les gens piétinent les corps qui gisent sur le sol, c'est une horreur.

Nous regagnons le véhicule où Tatsue et Akio se sont abrités. Il semble sain et sauf et nous nous félicitons de les avoir mis à l'abri. Je mets le moteur en route et nous avançons lentement, les routes sont saturés. Tatsue pousse un crie de détresse, je me retourne, Akio a du sang qui sort par la bouche. Maséo tente de rassurer son fils, il lui dit que tout ira bien, mais nous savons tout les trois qu'il n'en sera rien... Malheureusement pour nous tous Akio décède quelque minute plus tard dans les bras de sa maman.

C'est dur de faire ses adieux à cet enfant, je m'en suis tellement occupé, j'ai toujours été la pour lui et vice versa. Nous l'enterrons selon la tradition chinoise, je les larme qui s'échappe, pour une fois depuis des années je me permet de laisser mes émotions ressortir, Akio mérite mes larmes, ce petit garçon qui m'a tant donné qui m'a tant appris. Je suis triste mais aussi en colère, très en colère.

- Je vais le tuer

Tatsue et Maséo me regarde ais aucun d'eux ne fait de commentaire... Ils sont très attristés, je vais faire payer le général pour tout ce qu'il vient de faire, je m'en fais la promesse.

Je l'ai cherché durant des heures mais j'ai fini par le retrouver marchant tranquillement près de la place, il souriait ce salaud... Je me suis caché dans un coin et lorsqu'il est apparu près de moi, je lui ai sauté dessus, je l'ai assommé et je l'ai ensuite amené dans une petite supérette abandonné, je l'ai ligoté à une chaise et j'ai attendu patiemment qu'il reprenne ses esprits avant de m'occuper de son cas... Je voulais qu'il soit pleinement conscient lorsque je le torturerai.

Lorsque Tatsue me retrouve, je ne suis plus moi même, je me suis acharné sur Shrieve. Je lui ai fait connaître la pire des douleurs, je l'ai torturé durant des heures, à chaque crie qu'il poussait, je souriais, j'étais heureux de voir à quel point il avait mal, heureux de voir qu'il payait pour tout ces gens tombaient sur le sol par sa faute, heureux de les avoir vengé. Je l'ai torturé jusqu'a ce qu'il pousse son dernier souffle. Avant de quitter le magasin, je me suis lavé les mains.

Tatsue est apparue à l'entrée, je l'ai prise dans mes bras et nous avons quitté la rue.

- J'ai vengé la mort d'Akio et de toute les autres victimes.

Tatsue ne répond pas elle est accablé. Je lui demande où est Maséo, elle me dit simplement qu'il ne reviendra pas. Je ne sais que penser, avec la mort de leur enfant, il aurait dû rester avec elle pour l'épauler, pas s'enfuir comme ça. Je réconforte Tatsue comme je peux. Je remarque qu'elle porte un sac à dos.

- Où compte tu aller ?

- Dans ma famille... Ils vivent dans un petit village reculé...

Je comprends qu'elle ait besoin de s'éloigner de tout ça, de vouloir être avec les siens, j'ai mal pour elle, mal parce qu'elle vient de perdre son fils mais aussi son mari parce que j'ai le sentiment que jamais plus nous ne reverrons Maséo... Il l'a abandonné alors qu'elle avait besoin de lui... Je la prends alors dans mes bras et je l'emmène au port la où elle m'a dit vouloir aller entre ses sanglots... Nous nous disons au revoir sur le quai, je n'ai pas envie de la quitter, en la laissant la, j'ai l'impression de l'abandonner à mon tour.

- Tu devrais rentrer chez toi Oliver.

- Je ne peux pas, pas après ce que je viens de faire, je ne pourrai jamais regarder ma mère et ma soeur en face après tout ça. Je ne suis plus celui qu'elles aimaient.

Porte toi bien Tatsue.

Je la prends à nouveau dans mes bras et le serre contre moi. J'espère que sa famille sera d'un soutien infaillible pour elle, j'espère qu'ils seront prendre soin d'elle, c'est une femme tellement gentille et généreuse, c'est une femme aimante, c'était une très bonne mère et une bonne épouse... Elle ne mérite pas ce qu'il lui arrive, personne ne mérite ce qui vient de se passer, la vie est vraiment faite de personne méchante et malhonnête.

Je me retourne, elle part de son côté sur un bateau, j'en repère un qui ne devrait pas tarder à quitter le port, je monte sur la passerelle. Coast city... Je ne sais pas encore ce que je ferai une fois la bas mais je suis sure d'une chose je ne veux plus me lier d'amitié avec quiconque, j'en ai marre de perdre les gens que j'aime. D'abord ma famille,ma femme, mon père, les gens que j'avais rencontré sur l'île où j'ai échoué, et maintenant Maséo, Tatsue et Akio. J'ai l'impression que ma vie n'est faite que de souffrance et de mort...

Les ténèbres ont envahi mon corps et je ne pense pas pouvoir les faire disparaître... Tout ceux que j'aimais jadis a disparu, je ne sais même plus si je suis encore capable d'aimer ou si il m'est possible d'aimer, pas après ce que j'ai vécu, pas après avoir fait ce que je viens de faire. Je ne mérite pas d'être heureux, je mérite d'être seul jusqu'à la fin...