Déjà six mois que je suis arrivé dans cette ville, six mois que je fait tout les soirs le même rituel. Si au départ je ne savais pas ce que je ferai ici, une idée à très vite effleuré mon esprit notamment lorsqu'en me baladant dans la rue j'ai vu à quel point le trafic de drogue avait une importance capitale dans la ville. Les gens n'osaient même plus sortir de chez eux une fois la nuit tombée, ils craignaient de se faire tabasser par les dealers, ou alors par les gens drogués. L'insécurité est présente partout dans les rues et la police semble dépasser c'est même pire que ça ils ont peur, aucun d'eux n'ose régler les problème, des gangs se sont crées et généralement ils se battent contre les gangs rivaux, c'est toujours la même histoire, toujours le même carnage et personne ne bouge, les gens sont cloîtrées chez eux...
Je me suis fait arrêté un soir par un dealer il n'était pas seul les autres étaient proche de lui mais ils n'ont pas bronché heureusement pour moi d'ailleurs car je pense que je serai mort si ça avait été le cas. Il m'a cherché des noises, il s'est mis à m'injurier et à me frapper, uniquement parce que je passais sur son lieu de travail. Je me suis laissé frapper, pas parce que j'en avais envie mais ils étaient tellement nombreux tout autour de la petite cité que j'ai préféré me prendre les coups et rester en vie.
La nuit commence à tomber et comme chaque soir je m'équipe, j'enfile ma veste à capuche, je prends mon pistolet et je sors de chez moi, c'est un petit endroit isolé assez loin de la ville, je n'ai pas de voisins, l'habitation la plus proche est à deux kilomètres. La petite maison ne paie pas des mines mais elle est propre. Je n'ai qu'une petite cuisine assez rétro faut l'avouer, elle n'est pas fonctionnelle les meubles sont anciens et d'ailleurs certain n'ont même plus de porte, une petite table est placé contre un mur et deux chaises se font face,la cuisinière ne date pas d'hier mais elle fonctionne, le salon est assez petit mais confortable, les murs sont peint en bleus et en blanc pour donner un peu de clarté, la cheminé est disposé dans l'angle de la pièce, heureusement qu'elle est la car a part ça il n'y a pas d'autre moyen de chauffage. L'étage ne contient qu'une seule chambre avec un lit double et une petite penderie ça tombe bien, je n'ai pas beaucoup d'affaire. La salle de bain est tout comme la cuisine, la douche se ferme à l'aide d'un rideau, un petit lavabo est collé à celle-ci. Le toilette se trouve en face avec la machine à laver, je me réjouis qu'il y en ait une. C'est peu mais pour moi c'est suffisant et le loyer n'est pas élevé... Je me dirige vers ma voiture mais je n'ai pas le temps d'ouvrir ma portière que je sens une présence derrière moi.
- Waller, que me vaut votre visite ?
- Monsieur Queen, je me doutais bien que c'était vous le responsable de tout ce cirque. Des dealers vraiment !
- Il n'y a pas que des dealers, j'ai également démantelé tout un trafic.
- Et vous êtes fier de vous je suppose.
- Waller, dite moi pourquoi vous êtes la... J'ai du travail ce soir.
- Je suis simplement venue vous remettre ceci. Faites en bonne usage.
Je prends l'enveloppe qu'elle tend, puis je la balance sur le siège passager. Elle tourne les talons sans me dire le moindre mot. Je m'installe au volant de ma voiture et je mets le cap vers le centre ville. J'ai quelque dealers à tuer une fois de plus, parce que oui je les tues, je ne me contente pas de leur faire peur. Au départ la police pensait que c'était des histoires qui tournaient mal mais depuis un moment il soupçonne d'autre chose, il ose enfin se bouger surtout depuis que j'ai balayé un peu le passage... Je dois faire plus attention parce que les flics rodent de plus en plus autour des cités, les dealers se sente menacé et leur présence semble les rassurer aujourd'hui alors qu'il y a peu ils les ont caillassé avec des bouteilles en verre vide et des pierres.
Je sais que ce que je fais n'est pas bien mais je ne peux m'en empêcher surtout lorsque je vois que les habitants de la ville osent de nouveaux sortir le soir et lorsque j'entends des conversations positives des habitants les policiers devraient plutôt se préoccuper du bien que j'apporte à la ville.
Ma méthode est toujours la même, je me fais passé pour un acheteur, je marche toujours la tête baissé pour ne pas qu'on me reconnaisse, la capuche fait le reste du travail. Je m'approche du dealer, il me propose ce qu'il a. Je lui explique que je ne me sens pas en sécurité ici, je lui montre les flics que j'ai repéré avant d'arriver, finalement ils ne sont pas inutile que ça, il y en a trois de poster à cinq cent mètre de nous, deux autres qui sont planqués dans une voiture banalisées. Il me fait signe de le suivre, nous empruntons une petite ruelle. Je profite qu'il est de dos, j'attends que nous sommes assez loin puis je le saisi par derrière, je passe mon bras autour de son cou et je serre jusqu'à ce qu'il ne respire plus. Je n'utilise jamais la même méthode, parfois je les étrangle, d'autre fois je leur brise la nuque, ou le dos, parfois je leur mets simplement une balle dans la tête et d'autre fois je monte en hauteur et je tire des flèches. Je ne vais environ sur le terrain qu'une fois toute les trois semaines et avant de m'aventurer dans la cité je prends soin de désactiver toute les caméras de surveillance via mon ordinateur, je remercierai jamais assez ma femme pour m'avoir montré tout un tas de chose sur les ordinateurs. Je repose le corps au sol, je passe un sweat-shirt par dessus ma veste et je prends un chemin diffèrent pour récupérer ma voiture.
Je me gare devant chez moi, j'avise l'enveloppe qui repose sur le siège, je la prends et l'ouvre. Elle est remplie de billet, je ne sais pas combien il y a d'argent la dedans mais il n'y a pas que cela, il a des clichés de ma famille, de Théa et ma mère se baladant dans les rues de Starling, de Théa revenant de l'école le sourire aux lèvres, il y en a même une de Felicity, je reste un long moment à la contempler, elle semble aller bien... Elle porte toujours son alliance signe qu'elle est toujours marié mais est ce à moi ou à un autre.
Je ne comprends pas pourquoi Waller m'a fourni de l'argent, elle m'a déjà donné tout ce qu'elle me devait pour les services que je lui avais rendu. Je regarde un peu mieux avec les clichés, il y un mot, juste un.
" Maintenant que je vois que vous pouvez vous passer de moi, je vous règle la totalité de ce que je vous devez. Au revoir monsieur Queen et petite suggestion je pense que votre soeur et votre mère ont besoin de vous".
Non mais je rêve, elle peux se passer de moi... Quel garce...
Je prends quand même l'argent il me sera utile, quand au photo, je sais ce que je vais en faire, j'irai acheter des cadres en ville et je les mettrai dedans, je les exposerai ensuite dans mon salon.. Je pénètre dans la maison, je sors mon pistolet quelque chose ne va pas.
- Sortez de votre cachette, tout de suite...
J'entends un léger bruit provenant de la gauche, j'ai le doigt sur la gâchette prêt à tirer, il fait très sombre dans la maison, une silhouette apparaît les mains en l'air.
- Ne tire pas Oliver, ce n'est que moi.
Je lâche l'arme qui tombe sur le sol et je me jette dans les bras de Tatsue, bon sang mais que fait elle ici.
- Tatsue, comment m'as tu retrouvé ? Et que fais tu ici ?
- Je ne t'ai jamais vraiment perdu de vue, j'ai vu que tu avais embarqué pour Coast city, je suis arrivé il y a trois semaines et depuis je suis l'actualité. Le démantèlement du trafic de drogue, les dealers qui se prennent des flèches dans la poitrine et bien d'autre chose. J'étais quasiment sur que tout cela était ton oeuvre... Oliver, il faut que tu arrêtes, tu vas finir par te faire prendre... Rentre chez toi, tu as une famille qui t'attend, une mère,une soeur et une femme..
- Je ne peux pas Tatsue... Pas alors que je sais que Felicity n'est plus disponible...
- Je sais Oliver que ça fait mal, que tu l'aimes toujours, mais qui te dit qu'elle ne serait pas heureux de te revoir, de discuter avec toi, et pourquoi pas être ami avec toi...
- Je ne sais pas si je pourrais être amie avec la femme que j'aime le plus... La voir heureuse avec un autre, c'est tellement difficile pour moi... Nous étions marié... Pourtant c'est ce que j'ai toujours voulu, qu'elle soit heureuse.
- Tu as le droit d'être heureux également... J'ai l'impression que tu te punis, tu te punis pour tes actes passés... Oliver s'il te plait redevient l'homme bon que tu étais avant de croiser le chemin de Waller, si tu ne le fais pas pour ta famille, fait le pour moi et pour Akio...
Je sais que Tatsue à raison mais je suis perdu, totalement, je ne sais plus vraiment qui je suis, j'ai l'impression d'avoir perdu toute bonté.
- Je ne suis que noirceur Tatsue, je ne suis heureux que lorsque je vois la souffrance dans les yeux de mes victimes... Comment puis-je rentrer chez moi en étant ce que je suis devenu.
- Je suis la pour t'aider Oliver, pour faire rejaillir un peu de lumière en toi. Je me donne trois mois pour te venir en aide et je te promets que si je n'y arrive pas, je te laisserai continuer ce que tu fais. Parfois ça vaut vraiment la peine de se battre pour les gens qu'on aime.
Je décide de faire confiance à Tatsue, pas parce que je pense qu'elle ait raison simplement parce que je suis fatigué de me battre, fatigué de tuer des gens...
Le premier mois vient de s'écouler, je ne sais pas encore dire comment je me sens, je suis mitigé, il y a la partie de moi qui veut s'en sortir et l'autre plus sombre qui tente de ne pas laisser la moindre parcelle de lumière jaillir.
La technique de Tatsue est assez diverse elle pratique sur moi toute sorte de médiation et elle me fait parfois faire des séances d'hypnoses, je déteste ces séances parce que je me vois, je vois vraiment la personne que je suis, je me vois tuer et torturer tout ces gens. Lorsque Tatsue me réveille, je me déteste encore plus qu'avant et j'ai de moins en moins envie de redevenir cette personne parce qu'elle me dégoûte, je ne me savais pas aussi inhumain dénué de tout sentiments. Ce n'est pas moi ça, que penserait Felicity de tout ça, que penserait elle du type qu'elle a épousé il y a cinq ans...
Nous sortons également beaucoup, nous allons en discothèque et nous dansons durant des heures, je vois bien que Tatsue n'est pas à l'aise mais elle le fait pour moi, pas pour elle...
Je croise beaucoup de jeune fille qui n'hésite pas à me laisser leur numéro, parfois je me dis pourquoi pas.
Ce soir nous sortons à nouveau, la séance d'hypnose à été moins éprouvante que les précédentes. J'essaie de me pardonner celui qui j'ai été, c'est difficile mais comme dit Tatsue les blessures les plus profondes mettent du temps à guérir.
Je suis sur la piste de danse et une jolie brune vient se coller à moi, je n'ai jamais vraiment aimait danser mais danser m'aide à oublier alors je n'hésite pas. La brune me chuchote quelque chose à l'oreille, je mords ma lèvre, elle est vraiment sexy, et je dois avouer que j'ai bien envie de me faire plaisir ce soir. Je préviens Tatsue que je ne rentrerai pas cette nuit, je lui laisse les clés de la voiture, elle se dirige immédiatement vers la sortie, elle n'aime pas trop être seule ici. Je ne me fais aucun soucis pour elle, je sais qu'elle peut se défendre, ce n'est pas une femme faible.
J'emmène donc la jeune femme à l'hôtel et nous passons la nuit dans les bras l'un de l'autre. Elle n'est pas curieuse, elle ne me pose aucune question sur les cicatrices qui parcours mon corps, ni sur l'anneau qui est glissé sur la chaîne que je porte autour de mon cou. J'ai retiré mon alliance peu de temps après mon retour de Starling après avoir vu Felicity avec cet homme je me suis dit que je devais la retirer qu'elle n'avait plus aucune signification maintenant mais, je n'ai pas pu la jeter, je l'ai alors mis la près de mon coeur la ou est sa place, mon coeur que ne bât que pour l'amour que je lui porte.
Au petit mâtin, elle est blottit contre mon torse, je la repousse doucement et me rhabille. Je ne veux pas partir en douce, cette fille me plait et j'aimerai passer un peu de temps avec elle.
Elle se réveille juste après que j'ai enfilé mes chaussures, elle passe ses bras autour de mon torse cale sa tête sur mon épaule. Je me retourne et l'embrasse. Nous discutons un peu et avant de partir je lui promet que je la rappellerais.
Cinquième mois, presque un an que je suis arrivé à Coast city, Tatsue est rentrée chez elle la semaine dernière et je m'apprête à faire la même chose, j'ai enfin retrouvé une partie de moi, je ne suis pas totalement moi même mais je me sens beaucoup mieux. Je suis prêt à revoir ma mère, ma soeur et Felicity. Même si je sais que ce sera la partie la plus difficile, renouer avec la femme que j'aime, être simplement son ami parce que je sais qu'elle a sa vie maintenant, un enfant et un homme.
Je suis resté un peu plus de trois mois avec Olivia, la jeune fille que j'avais rencontré en discothèque, c'est moi qui ait mis fin à notre aventure, je l'ai fait parce que je n'avais pas de sentiments pour elle alors que je voyais qu'elle, elle en avait, elle me parlait d'avenir, d'enfant, de mariage... Bref tout ce dont une fille rêve lorsqu'elle est amoureuse. Je l'ai quitté en douceur, je lui ai expliqué que je n'étais pas amoureux d'elle et que je pensais toujours autant à mon ex femme... C'est d'ailleurs à cet instant qu'elle a fait le rapprochement avec l'anneau suspendue sur la chaîne, elle m'avait plusieurs fois posé des questions et à chaque fois je lui disait que c'était une partie de ma vie que je ne voulais pas partager avec elle, ni personne sauf que je mentais parce qu'avec Tatsue je n'avais aucune difficulté pour en discuter. Elle a pleuré, mais elle m'a dit que si un jour je changeais d'avis qu'elle serait la. Je ne lui ai rien répondu, je lui ai juste déposé un long baiser sur la joue avant de la quitter.
Je prends mon sac à dos, je regarde une dernière fois l'intérieur de la maison puis je ferme la porte à clés. Je monte dans le taxi qui m'attend et je lui indique l'aéroport. J'ai contacté Waller en début de semaine pour savoir si elle voulait bien m'accorder une dernière faveur, elle n'a pas refusé. Elle a donc mis à ma disposition un jet. De toute façon je ne voyais pas vraiment comment j'aurai pu rentrer chez moi, je n'ai pas de passeport, pas de papier d'identité.
Pour l'état américain je suis mort.
